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 Toc Toc qui est là? (PV Selinia)

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R.
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MessageSujet: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 5:30

Cela faisait deux jours que la pluie n’avait pas stoppée. Deux jours  que le sol de la forêt s’était transformé en marécage boueux, forçant toutes créatures vivantes à penser avant de faire un seul geste. Autrement, le sol ramolli se chargerait d’emprisonner l’un de leurs membres. C’était tout ce qu’il fallait pour que la mort leur tombe dessus. La plupart des grands animaux s’étaient trouvé un refuge pour se cacher de la pluie, alors que d’autre se trouvaient sur les hautes branches, protégés par un épais feuillage. Cette pluie diluvienne forçait tous les êtres vivant de la forêt à trouver refuge quelque part. Certains avaient cependant un refuge plus sophistiqué que d’autre.

Profondément dans la forêt se trouvait un bâtiment comme peu oseraient espérer en voir dans un endroit pareil. Fait de bois et de pierres, un énorme manoir trônait au milieu d’arbres gigantesques. D’innombrables plantes grimpantes s’étaient appropriés la plupart des murs extérieurs de la maison, et le toit ressemblait d’avantage à une énorme ruine. Cependant, si on regardait bien, on pouvait voir que tout avait été réparé de façon fonctionnelle. En d’autres mots, Le style du manoir ressemblait toujours à une ruine, mais tout était rénové. Néanmoins, la couleur des pierres et du bois de cet imposant bâtiment, en plus de la pluie torrentielle et du noir constant seulement illuminé par quelques éclairs donnait un air véritablement sinistre à l’endroit. Et que dire des rumeurs, et des légendes qui courraient au sujet d’un manoir occupé par d’innombrables esprits frappeurs, situé dans la forêt d’Eriat! Personnes n’avait pu trouver le manoir pour vérifier, cependant. Pour le trouver, il fallait savoir son emplacement exact, ou alors ne pas savoir où on va.

Pour les voyageurs perdus, cependant, ce lieu pourrait sembler presque hospitalier. La petite lumière dans la pièce du haut laissait présager qu’une bonne âme se trouvait là, éveillée à une heure tardive. Et la lumière qui filtrait au travers des fenêtres de la pièce centrale semblait indiqué qu’un grand chandelier était en état de marche. Rien que des esprits ou des fantômes pourraient faire… N’est-ce pas?

En réalité,  le grand chandelier accroché au plafond pourrait bel et bien avoir été créé par un esprit. Une énorme tige de métal en provenance du plafond se séparait en quatre bouts de bois recourbés, sur lequel brillait de petites lumières. Un seul regard sur celles-ci, et on pouvait immédiatement remarquer qu’il ne s’agissait pas de bougies, ni d’aucun autre moyen habituel pour produire de la lumière. Non, il s’agissait de petites boules flottantes, qui avaient tout d’un air magique. Et l’énorme rune située entre les branches de cet étrange dispositif le confirmerait à n’importe quel mage.

Et c’est cette nuit que le philosophe avait choisi pour s’activer dans ses recherches. En fait, il avait commencé avec la pluie, pour être sûr de ne pas être déranger pendant ses créations. Le hurleur enchainait rune après rune, toile après toile. Le tout ressemblait à un énorme chaos de rune ne faisant aucun sens. Sa bibliothèque s’était remplie d’une cinquantaine de rouleaux, et d’une vingtaine de livres sur son étude de la magie, pendant ces deux jours de recherches intensive. Chaque rune était répertoriée dans ces livres. Le symbole, la prononciation, l’incantation, et bien sûr, la description de l’effet. Bien sûr, chaque rune n’était pas utilisable en combat. Plusieurs ne faisait pas grand-chose, en fait. Par exemple une petite lumière, ou alors un léger filet de fumée. Mais toute ces runes, R. les avait découvertes. Et elles se devaient d’être répertoriées quelque part.

Déposant sa plume sur son bureau, R. retira son monocle, et le déposa dans sa poche. Fixant la petite chandelle sur son bureau, il ne put que soupirer en voyant qu’elle tirait sur sa fin. Il s’étonna d’abord, se demandant combien de temps il avait passé sur ces runes. Il fixa la fenêtre, et remarqua l’horrible pluie qui tombait encore, et ensuite, qu’il faisait nuit noire.

« Juste ciel! Quel étrange phénomène que le temps! Quelqu’un a dû l’accélérer, ce n’est pas possible autrement. Je ne suis ici que depuis… Hmm, voyons voir. »

R. leva les yeux vers l’horloge, qui confirmait l’heure tardive. Pire encore, la journée commencerait probablement dans plus ou moins cinq heure. Pas de doute, il faisait nuit.

« Depuis près de vingt-quatre heure. Je suis ici depuis près de vingt-quatre heures? Étrange! J’aurais pourtant cru que mon dernier repas remontait à ce soir… Je l’aurais donc prit hier matin? »

R. se leva de sa chaise et sorti de son bureau, en grattant sa barbe. Ses pas le dirigèrent vers l’escalier qui menait à la pièce principale.

« De plus en plus étrange! Pourtant mon corps ne s’en ressent pas… Oh, peut-être que si, finalement. Je ne dirais pas non à un de ces délicieux rôtis! Oh, ils ont cette façon de le faire à Occei!... Je devrais y retourner bientôt. Mais sous cette forme, il sera difficile de m’en trouver un. J’ai sûrement de quoi me faire à manger, ici… Et me voilà à parler seul! Splendide! Tout simplement splendide! Je devrais vraiment me trouver un animal de compagnie. Un chat, ou l’une de ces créatures de la forêt d’Eriat, dont le nom m’échappe. Peut-être que je parlerais moins… Non pas moins, mais au moins, j’aurais l’impression qu’on m’écoute. »


Les pas de R. le menaient à une salle peu éclairée où pendait divers couteaux, et bien sûr, d’innombrables ingrédients. Tous étaient plutôt frais, ou du moins, propres à la consommation. Une table trônait au milieu de la pièce, avec quatre énormes bancs à chaque extrémité. Il prit une pierre étrange, muni d’une rune, et se dirigea vers ce qui ressemblait à une cheminée pourvu d’une grille de fer au-dessus. Il se pencha, et approcha la pierre, en murmurant une incantation. Un minuscule jet de flammes parti de la pierre, en direction des bûches, et les embrasa promptement. Un sourire satisfait apparu sur le visage de R. alors qu’il se relève.

Un étrange son provient de la porte du manoir. R. se retourne, surpris. Le bruit se répète plusieurs fois. Quelqu’un cogne à sa porte. On cogne à sa porte. C’est une chose complètement inhabituelle. La plupart des hurleurs se contentent d’entrer, et c’est très rare. Lorsqu’ils entrent, c’est pour une raison critique, ou pour apporter les enfants loups à R., pour qu’il les garde.

« Cette nuit est la plus étrange, en effet! Le temps s’accélère, je suis affamé après avoir pris un repas récemment, et comble de tout, on cogne à ma porte! Que se passe-t-il donc dans cette forêt? Et qui donc pourrait bien cogner à ma porte, Nom d’une pipe! Je n’attendais personne, aujourd’hui! »

Les pas du philosophe le mènent à la pièce principale du manoir, alors qu’il passe devant sa porte. Il resta devant celle-ci pendant quelques secondes, se demandant encore ce qui pouvait bien être derrière. C’était un étrange sentiment d’excitation qu’il ressentait, alors qu’il se disait qu’il allait enfin recevoir un visiteur, après tant d’années. Il se décida finalement à ouvrir la porte, et il baissa les yeux vers la créature qui se trouverait possiblement derrière sa porte.
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Sélinia N. Doreth
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 6:45

Sélinia avait eu une de ces meilleures et pires journées à la fois, et en soirée ? Elle avait été pire, la pluie l'avait fait dévier de sa trajectoire, elle avait été incapable de retrouver son chemin dans cette satanée forêt, même en survolant cette dernière. Elle avait fini par se réfugier dans un arbre, reprenant du repos et s'endormant même, bien coincée entre les branches. Et sure de ne par tomber au sol. Mais elle devait avouer que la chevauchée à dos de loup avait été quelque chose de spectaculaire, elle avait senti chaque muscle travailler sous l'épaisse fourrure, sa respiration rapide, son cœur qui battait en pompant le sang. Elle c'était senti emporter d'une toute autre manière.

Elle secoua la tête, entièrement trempée et désespérée. Elle soupira, leva les yeux vers l'épais feuillage qui l'avait plus ou moins protégée de la pluie. Pas que cette dernière la dérangeait, c'était plutôt l'humidité qui semblait beaucoup plus affecter l'humeur de Sélinia. Elle passa les jambes autour de la branche sur laquelle elle c'était endormi et s'étira, se laissant tomber son corps dans le vide, mais serra les cuisses pour se retenir. Elle poussa un long bâillement, la tête vers là-bas, là vu était différente. Elle observa de gauche à droite, puis frissonna à nouveau, comme elle rêvait de vêtements bien chauds. C'était ceci le plus gros problème de ça rune, elle ne transformait pas les vêtements, du coup, elle se retrouvait aussi nue d'une verre. Pas que le fait de se retrouver nu la dérangeait réellement, mais c'était parfois gênant pour les autres ou dans de telle circonstance que la pluie.

Elle caressa la marque qui paraissait sur sa poitrine, elle se sentait en pleine forme, surtout recharger, elle pourrait facilement se remettre en route malgré la pluie, mais elle ignorait si c'était une bonne idée en ces temps troublés. Elle regarda à nouveau autour d'elle, et réalisa qu'elle ne voyait absolument rien que cette épaisse noirceur qui enveloppait cette forêt. Elle finit par brusquement lâcher les jambes, prononça très rapidement les mots magiques et reprit l'apparence d'un corbeau au regard beaucoup trop doré et encore une fois trop gros pour réellement passé pour telle. Elle s'envola, frôlant le sol ce son plumage noir avant de retrouver son chemin vers le ciel couvert. À peine était-elle sortit du couvert des arbres, qu'elle fut immédiatement attaquée par la pluie, elle secoua la tête, avant de se chercher un point de repart et de piquer à nouveau vers la forêt.

Elle déambula ainsi au travers de la forêt à la recherche de son chemin, espérant retrouver les arbres déracinés par le jeune loup à la fourrure rouge ou même le village, mais rien, elle ne fit que s'enfoncer ou tourner en rond dans cette foutu forêt. C'était-elle perdue dans cet endroit qu'elle pensait maudit ? Elle craignait de plus en plus les rumeurs qu'ils se disaient comme telle maintenant. Elle poussa un cri de frustration qui ne fit que se répercuter lui retournant même tel une mauvaise farce le silence.

Puis telle un mirage, elle vit une toute petite lumière au loin, elle ne rêvait pas ? Elle voyait vraiment un signe de vie dans toute cette noirceur ? Elle s'enligna donc pour cette voix et fut des plus surprise de déboucher devant un vieux manoir. Elle vient s'installer sur la muraille, choisissant un endroit encore solide, dévisageait la façade incertaine. Comment un tel endroit avait-il pu survivre ici même ? Elle remarqua les petits détails, même si le propriétaire avait laissé l'extérieur délabré, on y avait fait des rénovations pour la remettre en état fonctionnel. Elle remarqua la toute petite lumière qui l'avait guidée jusqu'ici, puis l'autre lumière plus grande en bas et qui ne ressemblait point à celui de chandelle, elle reconnaitrait que trop bien ce style.

* de la magie... * Pensa-t-elle

Puis elle remarqua l'immense forme qui passait d'une pièce à l'autre dans le manoir. Elle fut rassurée, c'était loin d'être un de ces manoirs hantés de fantôme et autres. Les rumeurs pouvaient être parfois si vraies. Elle s'élança donc vers la porte d'entrée, désireuse de demander hospitalité le temps que la pluie prennent fin. Elle reprit donc forme humaine, frissonna au contact de ça chevelure mouillée et froide qui se colla contre son corps, cachant à peine ces formes. Pas que là vu soir désagréable, loin de là même, il y avait certaine réaction normal chez une femme et surtout qu'elle était nue pourrait soit porter à confusion où être enchanteur.

Elle glissa un bras autour de sa poitrine, serrant pour s'aider à se réchauffer et cogna plusieurs coups à la massive porte de bois qui s'élevait devant elle. Puis quand la porte s'ouvrit, elle leva son regard animal d'un magnifique jaune-doré vers l'homme loup ? Elle fut surprise, et figea sur place, observant l'homme avec intéret. Une telle personne pouvait exister ? Elle le fixa, loin d'être apeurée ou même horrifier, mais elle eut la même réaction qu'avec l'homme, intrigué par lui et ce qu'il était. Un nouveau frisson parcourra son corps, hérissant le duvet pâle qui pouvait recouvrit le corps de la demoiselle, montrant des signes révélateurs de sa personne.


Sa longue chevelure brun foncé semblait noire, son regard amande était fixé sur le loup qu'elle essayait de comprendre et ces lèvres pulpeuses entrouvertes de surprise, elle ne c'était au grand jamais attendu à vivre ceci. Son corps svelte se contracta légèrement et ces mains se crispèrent contre ces flancs, elle avait une envie folle de toucher sa fourrure et de connaitre la sensation qu'elle pouvait offrit.
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R.
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 7:58

Le hurleur fut quelque peu surpris de la vision qu’il avait. Non seulement s’agissait-il d’une femme humaine, mais une femme humaine nue, en pleine forêt d’Eriat, devant son manoir perdu, sous la pluie glaciale. R. resta donc là, une bonne minute, à fixer la femme devant lui. Il était aussi surpris qu’elle puisse l’être. Son regard gris ne trompait guère sur son état d’âme. Le philosophe fixait la femme, de haut en bas, des orteils à la tête, en se posant une foule de questions.

Tout d’abord, que faisait-elle ici, sur le territoire des hurleurs, au beau milieu de la nuit? La forêt d’Eriat n’était pas connue pour son hospitalité. Les innombrables bêtes qui la parcouraient aurait tôt fait de la mettre en pièce. Bien sûr, elle pouvait aussi être une hurleure sous forme humaine, mais elle n’avait pas l’air, ni les attributs des hurleurs alphas. Cependant, elle avait cette aura, autour d’elle… Une aura animale, bestiale. Son regard était perçant, comme celui d’un félin. R. ne pouvait que se demander ce qui l’avait mené à son manoir, qui, bien qu’il ne fût pas caché du tout, n’était pas non plus facile à trouver. Soit elle était perdue, soit elle savait exactement où aller. Et sa nudité, ainsi que son air de stupéfaction laissait sous-entendre la première option.

Au bout du temps que R. prit pour contempler la jeune femme et se demander ce qu’elle pouvait bien faire ici, le hurleur fut contraint d’agir. Il secoua brusquement la tête en fermant les yeux, avant d’ouvrir complètement la porte du manoir.

« Juste ciel! Vous êtes nue, et trempée! Venez, entrez pour vous réchauffer! »


R. invita ainsi en désignant l’intérieur du manoir de sa main. Il recula, laissant tout l’espace nécessaire à quiconque pour entrer dans le bâtiment. Les yeux du hurleur restaient cependant fixés sur ceux de la jeune femme. Ils avaient quelque chose de fascinant. Ils n’étaient pas… Humains. Ou en fait, si, ils l’étaient. Le problème, c’est qu’ils dégageaient quelque chose qui ne l’était pas. La magie était très probablement à l’œuvre, mais R. n’aurait su dire ce qui animait un tel regard. Et c’était précisément pourquoi il espérait qu’elle reste dans le manoir, au moins pour quelques heures, voire plus. Il espérait ainsi en savoir un peu plus sur ce nouveau sujet d’étude. Bien sûr, le fait qu’elle soit un être vivant lui donnait envie de l’aider. Et sa curiosité lui donnait évidemment l’envie d’en connaître un peu plus sur la jeune femme devant lui.

Il passa sa tête par l’embrasure du portail, regardant l’épaisse noirceur de la forêt, espérant qu’un monstre n’avait pas suivi la jeune fille. Il n’était certes pas effrayé à cette perspective, mais ce serait un dérangement, pour lui. R. n’avait pas du tout envie de s’embarrasser d’une créature désireuse de faire un repas de son invitée. Après s’être assuré que rien n’arrivait, il referma la grande porte de bois, et il se tourna vers la jeune femme.

« Vous vous êtes enfoncé très loin dans la forêt, ma foi! Spécialement pour une humaine! Je ne sais pas comment vous êtes arrivé jusqu’ici, mais, je vous félicite. Et complètement nue, et sans équipement, en plus! Soit vous êtes inconsciente, soit vous vouliez prouver quelque chose. Dans les deux cas, la bravoure croise souvent le chemin de la folie, dirons-nous! Enfin bref, Bienvenue dans mon manoir! Ne faites pas attention au désordre de l’endroit, lorsque je m’y mets, j’ai du mal à garder mon lieu de travail en ordre. »

La pièce principale était complètement dénudé d’artifice, ou de désordre, comme R. le disait. Cependant, on pouvait remarquer facilement, dans la pièce de droite, qui s’adonnait à être un espèce de salon, qu’il y avait d’innombrables parchemins recouvert d’écritures incompréhensibles, et de plusieurs runes.

« Ainsi donc! Vous êtes sûrement venu ici pour une raison, que ce soit par simple curiosité, ou avec un but précis. Ma foi, je crois bien que vous êtes venu pour chercher refuge face à cette pluie, n’est-ce pas? Ah, cette pluie diluvienne qui tombe depuis quelques jours, déjà… J’espère bien sûr qu’elle stoppe bientôt… On me dira que cela fait du bien aux arbres, mais cela empêche le bon fonctionnement de la faune… J’ai étudié son développement, et des pluies comme celle-ci ne font que tout perturber!... »

R. posa ses yeux sur la jeune femme, de haut en bas, puis réalisa soudainement.

« Oh, mais je doute que cela vous intéresse pour le moment! Que je suis bête! Attendez-moi, voulez-vous? Vous pouvez passer dans la cuisine, à votre gauche. Le feu pourra vous réchauffer, et vous pouvez toujours vous servir, et prendre quelque chose à manger. Je vais aller vous chercher quelque chose! »

Le hurleur se dirigea vers les escaliers, et promptement, les escalada pour se retrouver au deuxième étage. En fouillant dans une des pièces, il trouva ce qu’il cherchait ; une énorme couverture, faite avec la fourrure d’un animal vivant dans les montagnes, un peu plus au nord. Elle était donc extrêmement chaude. Et la douceur qu’elle avait contrastait énormément avec l’animal auquel elle appartenait.

« Hmm… Ce sera parfait! Oh, je pourrais faire du thé… Je crois qu’un hurleur m’en a rapporté des feuilles, lors de sa viré dans un village… Et je parle encore seul? Hm… cela devient une manie, chez moi. »

R. descendit les escaliers, et alla rejoindre la jeune femme, lui présentant la couverture. Son sourire témoignait de sa fierté. Il pouvait aider quelqu’un, ce soir, et il avait bien l’intention de le faire.

« Voilà qui devrait vous tenir au chaud. Vous devrez excuser mon manque de courtoisie, je n’ai pas de vêtement de femmes, ni même de vêtement qui pourraient être à votre taille… Enfin! Cela doit bien être le cadet de vos soucis, présentement. Désirez-vous un peu de thé, ma chère? J’allais justement en faire! L’un de mes amis m’a rapporté un thé bien sucré. Avec une touche de miel, il est parfait! Je n’ai pas de miel… Hm... Enfin! Cela vous réchauffera quand même, je crois, n’est-ce pas? Enfin, je devrais peut-être le faire, ce thé! »

Le philosophe parti à nouveau dans une autre direction, et ouvrit une plus petite porte qui menait à l’extérieur du manoir, vers un puits, où il puisa de l’eau, pour revenir. Se dirigeant vers un comptoir où se trouvait une bouilloire, il la versa à l’intérieur, et se dirigea vers la cheminé, où il déposa la bouilloire.

« Voilà! Nous devrons cependant attendre un peu, malheureusement. »


R. se retourna vers la jeune femme, en la regardant à nouveau. Se laissant tomber vers l’arrière, il s’appuya le dos contre le mur, en croisant les bras sur son torse, toujours avec son chaleureux sourire.

« Alors, gente dame! Puis-je me permettre de vous demander votre nom? Je vais commencer, cela sera ainsi plus facile pour vous! Je me nomme R., et comme vous pouvez le voir, je suis ce qu’on appelle un hurleur. Et vous? Qui êtes-vous? Et que faites-vous ici, par une nuit si noire et pluvieuse? »

Les questions de R. avaient été posées sous un ton cordial. Elles n’avaient rien d’un interrogatoire. Elles ressemblaient plutôt à la simple curiosité, de l’hôte qui se demande comment son chemin a pu croiser celui de l’étranger qu’il a invité chez lui.
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Sélinia N. Doreth
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 9:09

Se prit quelques secondes à Sélinia, pour assimiler que le loup lui avait parlé, il avait un très beau langage et semblait parfaitement calme pour un Hurleur. Elle l'observa tout au long, assimilant c'est paroles et comprenant rapidement que l'homme devant elle devait être quelqu'un de très intelligent ou avait énormément de connaissance en soit. Il l'invita à pénétrer à l'intérieur où elle ne se pria pas pour si glisser, appréciant déjà le fait qu'il n'y est plus de pluies sur sa petite personne frigorifiée.


Elle ne se soucia pas de la salle d'entrée, mais s'attarda sur le salon, ou trainait livres et parchemins aux runes qu'elle reconnaitrait facilement dues aux longues heures d'étude. Il apprenait la magie ? Où était-il déjà magicien et prenait des notes sur toutes les runes qu'il avait vues et connu ? Elle cligna des yeux à plusieurs reprises avant de se diriger sas un mot et docilement vers la cuisine où il l'avait si gentiment envoyé. En revenant à l'entrée, elle ne fit que s'arrêter et essora sa longue crinière, laissant le surplus d'eau sur le bas de la porte. Il serait préférable de ne pas amener sa piscine personnelle partout.


* Se pourrait-il qu'il soit ? * Elle ne termina pas sa pensée, l'étouffant dans l'oeuf.


La cuisine était en bonne était, belle et décoré par de la nourriture diverse et même un début de lunch nocturne, elle l'avait probablement dérangée, mais ça ne semblait pas le déranger. Elle remarqua l'entre et si précipita presque, laissant à peine la plante de ces pieds résonner contre le sol de pierre. Elle s'agenouilla et tendit les mains vers le feu, assimilant, mais surtout appréciant la douce chaleur que lui procurait la présence du feu en ce moment. Elle soupira, jamais elle n'aurait pensé vivre une telle pluie, elle lui rappelait ce que lui disait sa mère, elle était née une nuit ainsi. Elle secoua la tête, les pluies diluviennes perturbaient donc les environnements fauniques ? C'était bien ce qu'il avait dit plutôt ? Mais quel intéressant personnage.


Peut-être pourrait-elle en apprendre davantage sur lui en restant un peu plus ?


Quand il revient, elle sentit la fourrure sur ces épaules, elle leva les yeux, une couverture ? Elle sourit doucement, puis s'enroula à l'intérieur avant de se rapprocher du feu. Que la fourrure pouvait être douce et agréable au contact de sa peau. Elle avait toujours aimé le contact, il était à sa façon spécial, chaude et réconfortante, elle avait même leur propre odeur, leur histoire personnelle. Elle n'avait pas besoin de parler, il fallait la déchiffrer par soit même.


* si douce, si chaude, elle sent si bon. * se dit-elle en frottant son visage à l'intérieur.


Elle ramena doucement son attention sur l'homme loup, il avait pris place proche d'elle, appuyant son dos contre le mur. Elle avait vu son regard surprit, l'avait-elle également intriguée ? Elle était heureuse alors, il était rare que les gens ne l'évitaient pas, il était la troisième personne en si peu de temps. C'était nouveau mais combien agréable de ne pas se faire détester à première vue. Il avait également parlé de thé ? Il parlait vite et agissait rapidement, elle n'avait pas le temps de réagir, ou ne voulait-elle pas ? Quelle était la différence après tout ?


Quand il avait passé proche d'elle pour mettre l'eau sur le feu, elle avait eu Terriblement envie de toucher à sa fourrure, c'était étrange comme sensation, jamais au par avant elle n'avait sentit un tel besoin de satisfaire sa curiosité, il avait son odeur propre, un étrange mélange, loin d'être déplaisant, mais donc elle ne se serait jamais attendue d'un Hurleur. Elle avait pris une grande respiration, l'odeur de loup était présente, lourde et suave, mais une odeur de parchemin ? Et même d'encre ? Semblait s'accrocher à son pelage et peut-être même un peu de renfermés, avait-il passé de longues heures dans une pièce fermée ? Le salon aurait pu être l'endroit, toutes ces feuilles de parchemins. Il devait être alors cherché, un professeur même ?


Elle ramena son attention sur lui, l'observant à nouveau. Il avait tellement l'air vrai, il était vrai bien sure, mais son caractère différenciait tellement avec son allure de Hurleur. Il était clairement différent des autres hurleurs, mais comment ? Pendant qu'il parlait, se présentant pour qu'ensuite, elle puis faire de même, elle essayait de bien comprendre la situation, mais elle la trouvait tellement surréelle qu'elle avait une certaine difficulté.

Puis tout à coup, elle craqua, elle se leva et s'avança vers lui, retenant à peine la couverture d'une main et avança l'autre main vers son visage, la fascination se lisait sur son visage. Elle voulait caresser cette fourrure, elle devait être si douce, si agréable au touché, elles l'étaient tous ! Il avait dit qui s'appelait R et il était réellement un Hurleur ? Elle n'en croyait pas ses oreilles, il était beaucoup trop différent pour être vrai. Elle caressa très doucement une de ces mèches de cheveux, avant de glisser la main sur son torse à découvert pour enfin toucher sa fourrure. Elle leva enfin les yeux vers lui disant très calmement :


-Enchanté R, appelez-moi Sélinia. Vous être vraiment un Hurleur ? Vous être si calme et différent de ceux que j'ai vu...


Elle se tut à nouveau, glissant et entremêlant les doigts dans sa fourrure qui était effectivement chaude et agréable au touché. Elle mi-clos les yeux savourant visiblement la sensation, de la fourrure était toujours agréable et rien ne changerait l'étrange fascination qu'avait la demoiselle pour ceci. Elle continua doucement :

-Vous êtes quoi ? Chercher, professeur magicien ?
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 10:38

Une seule chose venait à l’esprit de R. alors qu’il regardait la jeune femme. Un seul mot pouvait la décrire, et il s’agissait du terme surprise. Elle était arrivée chez lui sans que le philosophe ne puisse s’y attendre. Une humaine dans la forêt d’Eriat était aussi commun qu’un soldat de Daoloth en Cerandor. Et puis, il y avait son regard, son si fascinant regard. Une humaine n’aurait généralement pas un tel regard, ni même une telle prestance. Son aura avait quelque chose d’animal, quelque chose de peu caractéristiques chez les humains. Elle lui rappelait bien plus un hurleur, mais sans la violence et la brutalité.

Il y avait, quelque chose dans la façon dont elle le dévisageait, qui surprenait encore une fois R. Elle n’était pas effrayée par lui. En somme, elle n’avait pas une réaction humaine standard. Elle avait une réaction très particulière. La jeune femme était curieuse, étonnée. Le hurleur pouvait sentir son regard sur lui. Il pouvait sentir qu’elle n’avait pas peur, et son geste suivant le lui confirma. Elle s’était approchée, pour caresser sa fourrure, tout en se présentant. Elle s’appelait donc Sélinia, et cette jeune femme était d’une grande perspicacité.

Elle devinait, aux agissements de R., qu’il n’était pas un Hurleur, ou plutôt, qu’il n’en était pas exactement un. Il sourit à son commentaire, puis, fut à nouveau surpris. Sélinia avait donc déjà rencontré des hurleurs? Voilà qui expliquait qu’elle n’avait pas peur de lui. Cependant, la façon dont elle s’était approchée pour caresser sa fourrure, était quelque peu inhabituelle. R. la regarda faire, alors qu’elle glissait ses doigts sur son torse. La sensation était loin d’être désagréable, il devait l’avouer. L’approche de la jeune femme était peu ordinaire, mais le résultat était le même. Le hurleur avait décroisé les bras, laissant ainsi Sélinia faire. Visiblement, elle appréciait la texture de son pelage. Était-ce spécialement le sien? Peut-être que oui, ou peut-être que non. R. n’aurait sûr le dire.

« Eh bien, Je me dis être un hurleur, puisque j’ai accepté le fait que je n’étais plus humains il y a de cela quelques années. Mais il est vrai, je ne suis pas un hurleur véritable. Il s’agit là d’une rune magique que j’ai utilisée sur ma propre personne, mais elle était bien trop puissante pour mes capacités, et ceci en fut le résultat. Si au départ je cherchais un moyen de redevenir humain, j’ai fini par accepter cette nouvelle forme, et tous les avantages qu’elle me donnait. Donc, pour dire vrai, je suis un… morphomanciste qui a réussi à prendre la forme d’un hurleur, mais de façon permanente. Et comme les hurleurs, je n’arrive plus à utiliser la magie, donc… Me voilà pris sous cette forme! Cependant, je dois avouer que je me plais, ainsi. Après tout, c’est que je devenais grisonnant, lorsque je suis devenu un hurleur. »

La deuxième question de Sélinia fit en sorte que R. ne savait plus trop quoi répondre. Il ne pratiquait pas de réel métier… Enfin, certes, il était une lettre, et il exécutait ses tâches. Mais est-ce que cela était quelque chose à dire dans cette conversation? Cela lui semblait plus ou moins approprié. Il caressa doucement sa barbe.

« C’est une bonne questions! Que suis-je, en fait? »

R. se décolla de son mur, et prit doucement la main de la jeune femme avant de la retirer de son torse, toujours avec une douceur très peu relative aux hurleurs. Il se dirigea vers son comptoir, où il prit un pot, avant de l’ouvrir.

« Eh bien, pour tout dire, mon temps est majoritairement consacré à l’étude de la magie runique. Qu’est-ce que cela fait de moi? Suis-je un professeur, puisqu’il me serait possible de partager mes connaissances? »

Il en sorti une petite poche de toile, avec à l’intérieur, des herbes, qu’il laissa retomber dans la bouilloire, en tenant un petit crochet qui retenait le sachet à une certaine hauteur dans l’eau. Il regarda à nouveau la jeune fille.

« Ou suis-je plutôt un étudiant? Après tout, je suis moi-même à l’étude en permanence. Je cherche des runes, et je les montre à celui que l’on pourrait appeler mon… professeur. Plus ou moins. Enfin bref! Je suis un chercheur, plus spécialement. Je fais l’étude des runes pour mon… Patron, si on veut. Je crois qu’on peut dire que je suis… Un chercheur. Pardon pour cette tirade, ma chère! Je suis un chercheur de rune, de magie. Je ne peux la pratiquer, mais je peux l’étudier. Donc… Je suis un théoricien sur la magie. Voilà. »

Il Prit doucement la bouilloire, et la retira du feu. Elle bouillait, et une vapeur blanche s’en échappait. Il leva son bras pour atteindre les armoires, et y prit deux tasses faites d’une porcelaine sobre, mais tout de même luxueuse. Il les déposa sur le comptoir, et y versa une partie du contenu de la bouilloire, et de déposer celle-ci. Prenant les deux tasses, il en tendit une à Sélinia.

« Attendez qu’il soit un peu moins chaud avant d’en boire, cela pourrait être une sage décision. Autrement, vous risquer les brûlures de langues. C’est très désagréable, pour tout vous avouer. Je m’en fais chaque fois que je bois de la soupe! Et ensuite, il est impossible de gouter quoi que ce soit. Et puis, il y a cette sensation étrange, que nos papilles sont étrangement gonflées… Bref! Rien de bien agréable. »

R. se retourna vers le comptoir, et déposa sa tasse dessus. Il tourna la tête en direction de Sélinia, et sourit.

« Auriez-vous faim, ma chère? J’ai créé une boîte où il fait toujours froid, et où la nourriture se conserve bien plus longtemps! J’ai donc beaucoup plus de viande que j’en aurais besoin… »

R. se remit à penser qu’il avait lui aussi envie de poser des questions à la jeune fille devant lui. Par exemple, que faisait-elle ici. Mais cela pouvait attendre un peu. Croyait-il. Ces questions le démangeaient bien plus que prévu, et il avait envie d’en savoir immédiatement plus sur cette Sélinia. D’ailleurs, il lui avait posé les questions, mais elles étaient restées sans réponses.

« Pardonnez ma curiosité, Sélinia… Mais que faites-vous ici, par cette nuit pluvieuse? Les humains viennent rarement dans ce coin de pays. Encore plus rare, ils ne cognent pas à ma porte, généralement! Mais je ne me plains pas de la compagnie. À vrai dire, cela me ravie de voir quelqu’un chez moi. »
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Sélinia N. Doreth
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 11:42

Malgré son intérêt pour sa douce fourrure qui était au goût de la demoiselle, elle écoutait attentivement l'homme, il était donc un ancien humain qui avait été maudit par un rune trop forte ? Il était rare d'entendre de tel chose, mais en même temps très peu de gens pouvais se venter d'avoir survécu à une surpuissance de magie. Tout au long, elle avait plongé son regard dans le sien, gardant le contact visuelle en lisant en même temps sur ces lèvres. Elle avait remarqué qu'il parlait très vite, beaucoup même, pas que le son de sa voix lui déplaise, loin de là, elle avait un petit quelque chose de spécial et agréable à entendre. Même s'il ne pouvait plus pratiquer la magie, il continuait à l'étude, aidant au progrès. Ce qui était louable.

Ça deuxième question sembla le surprendre pour ensuite le faire questionner sur son métier ou plutôt ce qu'il pratiquait. Il n'était pas réellement professeur, mais ne rejetait pas l'idée de l'être ce qui attira l'attention de la demoiselle. Il pensait être encore un étudiant, apprenant toujours plus la magie et les secrets des runes, mais il semblait apprécier beaucoup plus l'idée d'être considéré comme un chercheur ce qui revenait au même avec l'étudient et le professeur non ?

Elle fut hypnotisée par cette massive main qui prit la sienne, les griffes qui pourraient aisément lui déchirer la peau, cette force qui malgré la douceur pouvait la brouiller dans le moindre problème et surtout la fourrure qui recouvrait le tout. Elle le laissa donc partir, sans caché la pointe de triste devant la perte de la fourrure. Elle s'enroula beaucoup plus dans la couverture que lui avait offerte R, s'approchant à son tour du comptoir où il préparait le thé. À peine finit ces spéculations qui allaient chercher la bouilloire et revenaient en reprenant de plus de belles, en trouvant que les mots Théoricien sur la magie étaient beaucoup mieux que tous les autres.

Elle laissa échapper un petite rire devant, tout ceci, il y avait beaucoup trop de mots pour dire qu'il aimait tout simplement faire des recherches sur la magie. Ensuite, il lui offrit une tasse de thé en lui expliquant de bien faire attention avant de la boire, qu'il serait plutôt désagréable de se bruler la langue et que papilles une fois gonflé deviennent impuissantes et inutiles pendant un certain nombre de temps, ce qui était normal du la soudaine inflammation qu'elles venaient ou juste de subir.

* une boîte où il fait toujours froid *

Il venait tout juste de la prendre par surprise, où il fait toujours froid ? Rien de normal ne pouvait faire ceci, de la magie ? Il y avait beaucoup plus de change, une rune de glace ? Peut-être mais il faudrait qu'elle dois faible sans trop l'être mais sans pour autant qu'elle ne congèle tout à l'intérieur de la dite boite. Elle était tout de même curieuse. Elle hocha la tête positive, et déposa à son tour la tasse de thé sur le comptoir.

Puis il y eut un cours silence ou elle l'observa à loisir.

Il voulait savoir ce qu'elle faisait ici, comment et pourquoi se trouvait-elle dans un tel lieu que la forêt. L'endroit sacré et le territoire des Hurleurs. Elle laissa un cours silence s'installer à son tour, replaçant les idées qui vagabondaient librement avec de ramener son attention sur l'homme. Elle plongea son regard doré dans le sien puis déclara doucement :

- J'étais venu à la base me promener, découvris les lieux. J'y es vu des Hurleurs, chevauchée un loup au pelage de feu, et puis je me suis perdu. Je crois que je me suis un peu trop sentit aventureuse et enfoncée dans la forêt. Et ensuite, j'ai été prise par la pluie. Je me suis caché, mais j'étais tanné à la longue et je n'avais plus sommeil alors je me suis risqué à reprendre la route à vole d'oiseau en me disais que se serais plus facile. Je me suis trompé et ces la lumière du manoir qui m'a guidé jusqu'ici. Je suis également heureuse d'être tombée sur ce petit bijoux. Termina-t-elle en lui souriant.

Elle finit par lui tourner dos, allant au feu pour se pencher en se plaçant en petit bonhomme. Elle laissa retomber la couverture sur ces hanches et dos à l'homme se mit à sécher sa longue chevelure devant le feu en la secouant. Elle laissait également l'humidité quitter le haut de son corps, elle en avait bien de besoin et se rappeler à quel point la chaleur d'un feu pouvait être agréable n'avait pas de prix, mais ne battait certainement pas la fourrure de l'homme ici présent.

Jamais au par avant elle n'avait eut autant envie de toucher à une fourrure, elle avait un petit quelque chose de particulier, elle ignorait si c'était précisément celle de R, mais celle de Fearghus avait été également douce, mais elle avait une texture à peine étrange à comparer de R. Elle avait son charme propre à elle et elle en voulait plus. Elle pinça les lèvres, mais qu'elle était donc cet étrange sentiment ? Elle ne comprenait pas bien et ne cherchait pas spécialement à comprendre, mais quand même, c'était frustrant ?

* Frustrant ? *

Elle secoua ces cheveux jusqu'à ce qu'il reprenne leurs volumes habituels et qu'il cascade à nouveau sur son corps, revenant chocolat au lieu de noir. Elle tourna la tête vers l'homme, les avant-bras bien appuyés sur ces cuisses, elle gardait un équilibre parfait. Elle l'observa pendant qu'il cuisinait et fini par demander :

-Et vous R, commença-t-elle en faisant un peu rouler le r sur sa langue. Que faite vous ici ? Et seul ? Si vous n'aimez pas pourquoi ne par trouver quelqu'un qui pourrait vous tenir compagnie ?

Tout en posant ces questions, elle se mit doucement à frotter son corps, passant sur ces bras, ces épaules, son ventre, elle donnait l'impression d'un félin ou même d'un tout autre animal qui faisait sa ''toilette'', le terme étrange mais elle chassait l'humidité qui s'accrochait à elle et en frissonnant son corps, elle le réchaufferait.
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 13:35

La réponse positive enchanta le philosophe, qui se mit immédiatement à la tâche. Il ouvrit la porte de sa fameuse boîte, d’où s’échappait un froid constant. À l’intérieur, on pouvait détecter une température relativement basse, mais pas assez pour geler les aliments à l’intérieur. Il en sorti une volaille, complètement désossée, qu’il déposa sur le comptoir. Le hurleur se saisit d’un couteau, qu’il tenta de tenir correctement près d’une minute. Ses griffes ne lui permettaient pas. Il déposa son couteau en soupirant, irrité par la situation. Il tapota le comptoir de ses griffes plusieurs fois, avant d’être illuminé d’une idée. Il fixa sa patte de loup, et plaça ses griffes dans la chair, pour la déchiqueter en plusieurs morceaux. Il se tourna ensuite vers la jeune femme.

« Eh bien, pardonnez mes manières rustiques! J’ai quelques problèmes avec les ustensiles. Et puis, des griffes, c’est très conventionnel! Oh, et ne vous inquiétez pas, elles sont propres. Je les nettoie tous les jours avec l’eau du puits. J’aurais peut-être les nettoyer à nouveau… Oh et puis au diable. Je n’ai rien touché de sale depuis. »

Il s’affaira ensuite à couper d’innombrables légumes différents, alors qu’il jetait le tout dans un grand contenant de fer. Ce même contenant fut rempli d’eau, et mit sur le feu. Les vas et vient incessant de R. entre le comptoir et le feu pouvaient bien étourdir les gens. Il prenait tout ce dont il avait besoin pour ce qu’il cuisinait à l’instant. Pour n’importe qui, cela ressemblait bien sûr à un ragout tout simple, bien chaud, et bien réconfortant. S’il avait été seul, il ne se serait peut-être pas donné la peine de faire un repas nécessitant une bonne cuisson. Mais en ce moment, il avait une invitée frigorifié par la pluie. Peut-être plus maintenant, mais un peu de nourriture chaude ne lui ferait sûrement pas de mal.

Alors qu’elle lui expliquait son périple jusqu’à son manoir, R. ne put que penser au clan des RedTalon. Ce qui, d’ailleurs, le perturbait quelque peu. Ils étaient des êtres d’une violence inouïe. Elle parlait aussi de vol d’oiseau. Elle pouvait donc voler? Comment le pourrait-elle? Elle était humaine, pourtant. Le philosophe aurait une autre question à lui poser. Dans tous les cas, il ne pouvait que se dire que la jeune femme avait été bien inconsciente de venir se promener dans la forêt d’Eriat, avec tous les dangers qui rôdaient en ces lieux. Certes, les hurleurs à eux seuls étaient quelque chose, mais il y avait aussi tous ces monstres étranges, et ces choses qui arpentaient la forêt en quête d’une proie facile. Or, Sélinia avait tout d’un air de proie facile. Il ne le lui aurait pas dit, bien sûr, pour ne pas l’offusquer. Mais même si elle aurait été la plus puissante des magiciennes, elle semblait tout de même facile à tuer, spécifiquement pour des créatures aussi dangereuses que celles qui rôdaient dans la forêt d’Eriat.

« Eh bien ma foi, vous aimez les risques, »
laissa tomber R., qui continuait de s’activer sur son ragout, alors qu’une odeur alléchante commençait à s’échapper du contenant. « Il eût été malheureux qu’une charmante demoiselle tel que vous finisse dans l’estomac d’un monstre rôdant dans la forêt! »

Il la regarda lui tourner le dos, alors qu’elle dévoilait ses épaules, son dos. La couverture lui tombait sur les hanches. Cette vue laissa R. une nouvelle fois surpris. Il y avait une telle spontanéité dans les actes de cette femme… Et la vue ne lui était pas du tout déplaisante. Néanmoins, il réussissait sans mal à continuer son ragout. Il regardait les gestes de la jeune femme, d’avantage que sa jolie silhouette. Elle semblait quelque peu agacée par un détail qui échappait à R. Était-ce quelque chose en rapport avec le lieu? Ou peut-être était-ce la situation dans laquelle elle était? Quoi qu’il en soit, le détail échappait à R. Et celui-ci était sur le point de terminer son ragout. Il se dirigea vers son armoire, d’où il sorti deux grand bols, et deux cuillers, qu’il déposa sur la table, avant de retourner s’affairer sur son chaudron.

R. ne put que relever les yeux lorsqu’elle lui demanda ce que lui faisait ici. Elle avait raison, pourtant. Pourquoi rester seul, dans ce manoir? En réalité, il n’était que très peu seul, étant donné qu’il était aussi très souvent en mission avec les autres lettres, mais tout de même, la question se posait. En remuant le contenu du chaudron, R. regarda la jeune femme devant lui, et il ne put que remarquer sa gestuelle. Elle avait quelque chose de si animale, bestiale. Elle n’était certes pas un être d’agressivité. Mais quelque chose chez elle lui rappelait tant la démarche d’un félin. Il sourit en la regardant.

« Je ne suis jamais vraiment seul, sachez-le. Il y a presque toujours quelqu’un, ici. Que ce soit des enfants loups, ou alors un hurleur cherchant refuge pour un moment. Et quand ce n’est pas quelqu’un des hurleurs, il s’agit de mon patron ou de son associé, qui viennent alors me chercher pour exécuter l’une de mes recherches. Et mes moments de solitudes sont remplis par mes études, donc je ne suis pas exactement seul. Enfin! Sinon, ce manoir est une position stratégique pour un être comme moi, et pour le territoire des hurleurs. Il leur permet un repos, un endroit où garder les enfants, ou quoi que ce soit d’autre. Et puis, généralement les humains me fuient, alors je leurs évitent de s’essouffler eux-mêmes, et je me cache. »

R. retira le chaudron du feu, et le déposa sur la table, avant de se retourner à nouveau vers la jeune femme. Elle lui demandait vraiment pourquoi il ne trouvait pas quelqu’un pour lui tenir compagnie? Elle voulait parler d’une compagne? Il ne put retenir un rire.

« Eh bien, ma foi, c’est une question étonnante. J’ai aimé, autrefois, mais jamais de façon sérieuse, lorsque j’étais humains, il y a de cela des années. Et puis, comme je vous l’ai dit, les gens me fuient, généralement. Vous imaginez? Un Hurleur en plein centre-ville! Tout le tohu-bohu que cela causerait. Et en plus, si j’arrive en plein jour, j’aurai l’armée à mes trousses en moins de deux. Enfin bref! Si vous voulez, vous pouvez vous servir, car la nourriture est fin prête! »


R. prit, dans l’une des armoires, une choppe, ainsi qu’une jarre foncé. Il en déversa le contenu dans sa choppe, qui se révéla être d’une couleur brunâtre, et à l’odeur que cette boisson avait, on pouvait bien sûr deviner qu’il s’agissait d’une boisson alcoolisée. Il sourit à Sélinia.

« Une vieille habitude de mon passé d’humain. »


Il en prit une bonne gorgée, avant de s’asseoir sur la première chaise qui lui tombait sous la main. Il déposa sa choppe, et son regard se porta à nouveau sur les yeux d’or de la jeune femme devant lui. Chaque fois qu’elle parlait, quelque chose de nouveau lui apparaissait surprenant. Cette fois, il s’agissait du mot voler. Elle avait dit être venu ici en volant. Était-elle dotée d’aile? Peut-être contrôlait-elle le vent. R. devait le savoir.

« Comment avez-vous pu voler? Vous n’avez apparemment pas d’ailes. Je me demande donc s’il s’agit d’un sort d’aeromancie que vous pratiquez? Ou peut-être est-ce une tout autre raison! Cela m’intrigue beaucoup de savoir comment vous faites. Pourriez-vous m’en faire part? Enfin, si cela n’est pas trop indiscret, bien sûr! »

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Sélinia N. Doreth
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 14:52

Elle secoua simplement la tête à ces premières paroles, il n'y avait aucune mauvaise façon et elle ne se sentait le long du monde offusquée par ces geste qui était totalement normal pour un être de ça race. Elle lui retourna son attention et l'observa à nouveau, mais un peu plus lointaine et distraite qu'a l'accoutumé. Il était dommege d'entendre qui n'avait pas de fixe compagnon avec qui il pouvait se confier ou tout simplement âsser du temps tranquille a discuter de tout et rien. Et elle sembla revenir à lui quand il la traita de charmante demoiselle. Elle lui sourti doucement surprise et peu habituer à être traité avec de tel propos autres qu'avec ça mère.

* Que vous finisse dans l'estomac d'un monstre rôdant dans la forêt *

Avait-elle bien entendu ? Des monstres dans la forêt ? Il y avait autre chose que les Hurleurs das cette forêt ? Pourtant elle n'avait rien vu de telle durant son périple. Elle soupira, un peu plus à l'aise et confortable. Étrangement, elle se sentait bien ici, dans ce vieux manoir à l'abris de tout et la compagnie de R était des plus agréable. Elle pourrait peut-être revenir ici plus souvent ?

* Où sinon elle pourrait toujours...*

Les paroles de R la tira de sa rêverie, la remanant dans la réalité présente. Elle prit une pause dans sa toilette personnelle et tourna la tête vers lui, elle trouvait dommage que les gens le fuient sans connaitre ça vrai personnalité, il était quelqu'un de bien pourtant. Elle avait de la difficulté à l'imaginer à faire le moindre mal, même si ce n'était pas exclu.

* Alors il n'avait jamais eu de compagne rien à lui ? *

Elle pencha la tête et fini par ce lever à son tour, laissant la couverture de fourrure au sol. Elle alla le rejoindre à la table prenant le bol au passage et prit place à ces côté, glissant le bol jusqu'à elle. Dans sa pure nudité qui ne semblait plus la déranger maintenant que sa chevelure était sec et qui cascadaient sur elle en cachant une bonne partit du haut de son corps. Et maintenant la table venait cacher le bas sansle moindre remords pour l'homme qui pu admirer la vu de son corps athlétique quelques secondes.

Elle prit une cullière et porte le ragout à ces lèvres. Il était succulant et varié dans son goût. Elle sourit doucement à nouveau, et reprit une bouché en la savourant. Elle avait l'impression que revivre à nouveau, cette douce chaleur qui lui descendait le long de la gorge et qui terminait dans son estomac pour le lui réchauffer. Elle soupira d'aise puis regarda la choppe remplis d'un étrange liquide, elle n'avait jamais adoré se qui sentait très fort. Mais celui-ci ne semtait pas comme les autres, un fumet plus léger mais tout de même présent.

Elle s'étira sur la table, avançant la mains pour prendre la choppe. La chevelure de Sélinia sembla venir créer une mare sur la table, laissant à peine entrevoire la poitrine ronde ou au niveau de son coeur semblait marqué qu'une étrange marque. Elle porta le verre de métal à sa bouche et goût un peu au jus brun. Il était fort mais non désagréable, mais elle ne sembla pas en vouloir d'autre.

Puis une fois sa curiosité assouvie, elle répondit à l'homme loup, comme ci la scène n'avait jamais existé et que c'était parfaitement normal.

-Je pratique la biomancie, plus précicément la Morphomancie et la guérison. Mais mes parents mon apprit à comment enlever la souffrance, quelque soit-elle, de quelqu'un pendant quelques minutes et a implanter une émotion de mon choix chez une personne. Mais ces plutôt ma rune unique qui m'aide beaucoup, elle me permet de prendre la forme d'une animel de mon choix. Et vous, vous avez une spécialité ?
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R.
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 16:50

R. fut à nouveau surpris par la spontanéité de la jeune femme, alors qu’elle se relevait, laissant la couverture au sol. Elle était entièrement nue devant ses yeux. Étrangement, cela ne la dérangeait pas le moins du monde. Évidemment, le fait qu’il ressemble plus ou moins à un animal devait aider. Il n’avait pas l’air d’un homme prêt à lui sauter dessus à la vue de la moindre parcelle de peau. Et d’ailleurs, la chose lui paraissait étrange parce qu’elle était une humaine. Les hurleurs, et les hurleures étaient presque en permanence nus, à l’exception d’Esméralda. La chose lui était donc plutôt familière. D’ailleurs, lui aussi pourrait être complètement nu tant qu’il le voudrait. S’il prenait le temps de s’habiller chaque matin, c’était parce qu’il en avait gardé l’habitude de sa vie d’humain. Et de toute façon, ses vêtements étaient imprégnés de son odeur, et donc, méconnaissable, pour les animaux. Il ne se souciait que très rarement du regard amusé des autres hurleurs, qui le regardaient, lorsqu’il portait des vêtements.

Il ne put que regarder, emplit de fierté, la jeune femme déguster son ragout, sa cuisine. Le sourire sur son visage le lui confirmait. Il décida donc de se servir lui-même, et à l’aide de sa cuiller qui semblait minuscule dans sa main, il se mit à manger. Certes, c’était un bon ragout. Ce qui lui manquait le plus, c’était le pain. Cette chose qu’il n’était jamais parvenu à faire. Il s’apprêtait à prendre une autre gorgée de sa boisson, mais il se fit interrompre.

La jeune femme en face de lui se pencha sur la table, et lui prit sa choppe. Il put ainsi voir tout le mouvement de ses jolis cheveux bouclés s’Étaler sur la table, lui laissant entrevoir sa poitrine, ainsi qu’une chose qui l’intéressa bien d’avantage que sa magnifique silhouette. Il vit, situé au niveau de son cœur, une forme, un dessin gravé dans sa peau, et c’était bien plus qu’un simple pictogramme prit au hasard. R. aurait reconnu cela à des lieux à la ronde. Il s’agissait bien sûr d’une rune. Que faisait-elle? Qu’était donc cette magie qu’elle utilisait? C’est ce que R. voulait savoir. Normalement, il se serait empressé d’aller prendre de quoi écrire des notes. Cependant, il ne voulait pas choquer son hôte avec ses méthodes. Une chose à la fois, se dit-il.

Et sa réponse vint d’elle-même, lorsqu’elle voulue expliqué pourquoi elle volait. Il apprit donc qu’elle était une biomancienne, et une médecin. Les explications sur la rune unique intéressèrent beaucoup plus R. que le reste. Elle était capable de changer de forme, de devenir un animal, celui de son choix, qui plus est. R. caressa sa barbe doucement en pensant au potentiel de cette rune. Jusqu’à quel point cette rune pouvait-elle aller avant de briser son porteur? Quelle créature devait-elle prendre pour atteindre le paroxysme de sa puissance? Une foule de question se mettait dans sa tête, et l’envie de prendre des notes le démangeait.

Qui plus est, son comportement pouvait-être expliqué par cette rune. Ou alors, l’inverse. Soit elle possédait cette rune pour son caractère, ou alors sa rune unique était l’origine de son aura animale. Il se demanda lequel était à l’origine de l’autre. Peut-être était-elle vraiment plus proche des hurleurs que le philosophe ne le pensait? Peut-être était-elle un peu comme lui, au bout du compte. Ni à sa place avec les humains, ni à sa place parmi les hurleurs. Rejeté par les uns, et toléré parmi les autres.

La question de la jeune femme fit sourire R., qui se demandait comment il pourrait avoir une quelconque spécialité, alors qu’il lui était incapable de pratiquer la magie. Le hurleur se mit à penser à sa spécialité, en buvant une nouvelle gorgée. Puis, il releva les yeux, ancrant son regard dans celui de la jeune femme.

« Ma spécialité… Je ne pratique plus la magie, ainsi donc… Pour ce qui est de l’étude, cela dépend de l’envie que j’ai. Ces derniers temps, j’ai beaucoup étudié la pyromancie. Cela dit, ce n’est pas ma spécialité. Non, ma spécialité réside dans les runes elles-mêmes. Ainsi donc, je n’ai pas de runes à moi, en soi. »

R. sorti de sa poche la petite pierre avec un symbole gravé dessus, et la montra à la jeune femme. Il sourit fièrement, en dévoilant l’une de ses créations.

« Ceci est l’un des objets que j’utilise. Dites la bonne formule, et un jet de flamme en sortira. C’est un jet minime, cependant. Il n’y a pas de quoi s’alarmer. Je m’en sers surtout pour allumer mon feu. Je ne sais pas s’il a une limite d’utilisation. Je l’ai utilisé une dizaine de fois, et il n’a pas encore flanché. Mais comme ce genre de runes se sert généralement de la force de l’utilisateur, je ne crois pas craindre grand-chose. Et vous avez du remarquer le chandelier, dans l’autre pièce, qui n’est clairement pas illuminé par des bougies. Sans compter ma « boite à froid », qui, bien sûr, n’est pas exactement naturelle. Certes, certains ont trouvé comment conserver leur nourriture de façon non magique, mais, avouons-le, posséder une boite dans laquelle la température est plus basse, c’est tout de même bien. »

Commençant à avoir la gorge sèche, par tout ce qu’il disait, il prit une nouvelle gorgée, et soupira ensuite, avant de regarder la jeune femme de haut en bas à nouveau. Elle avait quelque chose qui l’intéressait soudainement. Il ne pensait qu’à sa rune, qu’elle possédait.

« Ce qui m’amène à penser que votre rune semble… dangereuse. Pour les autres, et pour vous-même. Si vous devenez un animal puissant, vous pouvez soit ravager les autres, ou alors… vous briser sous la magie nécessaire à produire cette transformation. Les runes se nourrissent de leurs porteurs, ou plutôt de l’énergie qu’ils déploient dans ses sorts et applications. Et si je vous en parle, c’est que je sais de quoi je parle. C’est d’ailleurs la raison pourquoi je suis coincé sous cette forme. Et bien que j’aie accepté ce destin, je ne le souhaite pas pour autant à qui que ce soit. D’ailleurs, ceci m’amène à penser que j’ai reçu un sort très clément, comparativement à ce qui aurait pu se produire. »

Ses yeux se perdirent dans un horizon imaginaire, alors qu’il se posait dans sa tête les possibilités qu’aurait pu entrainer sa sottise de l’époque. Se graver une rune de quinze ans d’étude après n’avoir jamais pratiqué la magie et à l’article de la mort? Oui, cela lui avait semblé être une bonne idée, sur le coup. Et au final, aujourd’hui, il ne regrettait guère son geste.

« Pour utiliser correctement sa rune, il faut être puissant. Et pour devenir puissant, il faut s’entrainer. Chose que j’ai omit de faire il y a de cela plusieurs années. »


Ses yeux revinrent à ceux de Sélinia. Un sourire s’afficha sur son visage.

« Mais trêves de nostalgie! Je ne suis pas ici pour ressasser le passé, mais pour tenter de faire avancer les connaissances sur la magie. C’est d’ailleurs pourquoi je possède d’innombrables ouvrages sur les runes, dans ma bibliothèque, dans mon salon, et dans mon bureau… et dans ma chambre, aussi. Je ne sais plus trop où les mettre, à vrai dire. Je devrais sûrement rénover le grenier, et en faire ma bibliothèque personnelle. Or donc! Je sais que cela est abrupt, mais, que comptez-vous faire cette nuit? J’ai une chambre libre, même plusieurs, en fait. Et je n’ai pas exactement envie de vous laisser repartir dans cet état. »

R. porta le bol dans lequel se trouvait le reste de son ragout, qu’il porta à sa bouche, pour avaler d’une traite, sans s’en soucier d’avantage. Il se releva de sa chaise, et regarda la jeune femme, toujours souriant.

« Et puis, je dois avouer que l’étude de votre rune me tente au plus haut point, ce qui nécessiterait que vous restiez quelques temps, au moins. Et bien sûr, sentez-vous libre de parcourir la bibliothèque comme bon vous semble. Enfin, tous cela, si jamais vous restez ce soir… Mais qui serais-je pour vous forcer à une telle chose, après tout! Vous êtes votre propre maître! »

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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 10 Déc - 17:54

Il semblait amusé de ces agissements, loin d'être offusqué ou même dégouté par elle. Il l'écoutait même tout comme elle le faisait avec lui. Elle aimait bien être ici, c'était, c'était bien. Elle voulait rester ici encore quelque temps voir même longtemps, savourer encore sa nourriture, sentit sa chaleur, sa présence, mais surtout, elle leva les yeux vers lui, elle voulait encore toucher sa fourrure, elle mangeait avec appétit sans toutefois manquer de classe envers lui. Elle ne voulait tout de même pas passer pour une mal polie. Elle été bien élevée par sa famille et elle devait s'en montrer digne.

* Il est brillant pour un Hurleur, qui était-il donc ? *

Mais dans ce qu'il disait, il y avait un avantage sur le fait de ne pas faire de magie, il avait pu ainsi créer autre chose pour innover son manque. Elle tendit la main quand il lui montra la petite pierre à feu, l'observa avec douceur avant de la lui redonner. Elle hocha la tête en murmurant :

- C'est fantastique...

Il eut un cours silence ou R but une gorgée et elle en profita pour avaler quelques bouchées de plus. Elle allait poser une question quand il la devança. Elle avait remarqué son tout nouveau intérêt envers sa rune, à partir du moment où elle lui en avait fait par. Mais elle fut surprise par ces propos, elle pouvait se révéler dangereuse pour elle-même et les autres ? Quand il y terminer son discours sur la dangerosité de la rune, elle le sentit partir au loin, de vieux souvenirs nostalgiques ? Elle étira le bras et voulu lui toucher la joue, mais il sembla revenir à elle, elle se retira, surprise et un peu honteuse de c'être faite prise sut le vif.

* Avait-il vu son geste ? Pourquoi était-elle si nerveuse ? *

Puis à son sourire, elle réalisa qu'il n'avait surement pas vu son geste, trop pris dans ces souvenirs. Elle plongea donc le visage dans son assiette, dégustant le ragoût qui était toujours autant goûteur et bon. Que pouvait-elle bien faire ? Mais elle fut à nouveau devancé, et même invité à passer la nuit ici, son hôte ne semblait pas vouloir la laisser partir seule dans le noir de la sombre forêt. Il s'égara même sur une toute nouvelle bibliothèque qui la fit rire, il était drôle à voir, il s'égarait toujours de cette manière. Une fois qu'il semblait partit sur une idée, plus rien ne l'arrêtait.

Puis il lui offrit de reste à ''long terme'' elle sourit, elle avait remarqué son intérêt et elle retrouvait maintenant le chercher en lui. L'homme donc il avait parlé plutôt. Il semblait tellement mettre de vie dans ce qu'il disait que parfois, elle ne savait que dire et préférait rester silencieuse, mais maintenant ?

* Maintenant quoi ? *

Qu'attendait-elle ? Elle rien et lui ? À vrai dire, elle attendait beaucoup et espérait se trouver un professeur, elle plongea les yeux dans les siens avant de les perdre quelques secondes pendant qu'il terminait son assiette. Elle se leva à son tour, s'approcha de lui et déclara :

- Fessons un accord, je resterais aussi longtemps que vous en aurez besoin pour apprendre ma rune et ces limites, mais en échange apprenez moi à devenir plus puissante pour vous aidez dans vos démarches. Continuer à cuisiner ainsi et je m'occuperais d'aller en ville pour les provisions, vous n'aurez qu'à m'attendre à l'orée de la forêt pour ''m'escorter'' avec tout le matériel, ainsi, j'éviterais de mourir.

Elle laissa un silence planer, lui laissant le temps d'assimiler le tout et elle prit visiblement fière d'elle :

-Ainsi, j'aurais un endroit où je suis à l'aise et vous vous aurez une compagne stable qui vous attendra au manoir, qu'en pensez-vous ?

Puis elle l'observa de son regard doré, attendant la réponse qui allait peut-être les lier d'une étrange manière pour un temps indéterminé. Elle était sérieuse et déterminée dans ces paroles, elle ne briserait rien de tout ce qu'elle venait de suivre.

Sans réellement se rendre compte de quoi que se soit, elle venait d'offrit à R ce qu'il lui manquait, un tout nouveau projet d'étude et un petit animal de compagnie. Elle serait la quand il quitterait et la quand il reviendrait. Elle l'attendrait ''sagement'' au manoir impatient de reprendre ces cours pour prendre en puissance.

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R.
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Jeu 12 Déc - 15:49

La jeune femme semblait complètement passionnée par ce que R. lui montrait, notamment ce qu’il appelait sa pierre de feu. Cet intérêt chez elle indiquait une volonté d’apprendre très forte. Le hurleur ne put que sourire devant une telle fascination envers les objets qu’il utilisait au quotidien. Évidemment, cette forme de magie n’était pas connue de tous, ou plutôt, presque personne ne la connaissait. C’était une forme de magie disparue, et secrète. Le philosophe était parfaitement au courant que cette magie devait normalement rester secrète, et qu’il était interdit d’en dévoiler quoi que ce soit aux non-initiés. Si A. aurait été présent, ou n’importe quelle autre lettre, il y aurait longtemps que le hurleur se serait fait rouer de coups.

Et pourtant, R. savait tout cela. Il était conscient que ses agissements allaient à l’encontre de la volonté des lettres. Alors pourquoi continuait-il à en parler? Il aurait tout simplement pu la laisser dans l’ignorance, lui disant qu’il ne savait pas comment cela marchait, qu’il avait trouvé ces artéfacts lors de ses voyages. Et il était là, à dévoiler des runes, et diverses applications magiques à une parfaite inconnue. Une magicienne, certes, mais aussi, et très probablement, une personne qui n’aurait même pas intéressé A., en temps normal.

Le fait étant, R. discutait, en ce moment. Il n’avait dévoilé aucunes incantations, aucun procédé pour fabriquer ce genre de choses. Il parlait de ce qu’il avait créé. Et l’intérêt que portait la jeune femme pour ses propos était nouveau, pour lui. Elle voulait en connaitre d’avantage, et elle voulait aussi, semblait-il, apprendre la magie plus avant. Le philosophe avait une envie folle de lui apprendre ce qu’il savait. Tel un professeur, pour partager la connaissance qu’il avait accumulé en tant d’années. Cependant, il doutait fortement de l’accord des autres. Il risquait beaucoup, s’il acceptait de la prendre sous son aile, et de lui enseigner. Le risque était-il plus élevé que la satisfaction que cela lui procurerait? Au-delà de la satisfaction, il y avait aussi un enjeu moral. Lui qui avait envie de partager la connaissance, les lettres, quant à elle, réduisait au silence les différentes magies, et les enfermaient dans l’Erathum. Le dilemme était forcé, et les enjeux étaient gros.

Il pensait en se caressant la barbe. Devait-il accepté la proposition de la jeune femme? Ce serait splendide, d’avoir quelqu’un avec lui, pour étudier sa rune, pour lui faire étudier de nouvelles runes, et de nouvelles sortes de magies. Et puis, simplement l’idée d’avoir quelqu’un avec qui parler de magie, et qui l’;couterait enfin, c’était quelque chose de plutôt agréable, aux yeux de R. Après tout, les lettres avaient arrêtés depuis longtemps de l’écouter énoncer ses théories, et le fonctionnement de ses runes, qu’il s’efforçait pourtant de retranscrire plusieurs fois, dans plusieurs ouvrage. Ici, ils serviraient à au moins une personne.

« Eh bien. Cela ne serait pas sans conséquences pour moi, je dois l’avouer. Mais est-ce que les conséquences seraient désastreuses? Que ferait A. s’il apprenait que j’ai désormais ce qu’on pourrait appeler une apprentie? Car c’est bien ce que tu seras, si je te prends avec moi! Je t’apprendrai la magie telle qu’elle est, et telle que je la connais. Les autres n’apprécieront peut-être pas. Peut-être, que dis-je! Il est certains qu’ils n’apprécieront pas. Mais Que diable en ont-ils à faire, après tout? »

R. fit claquer ses deux pattes ensembles, avec un énorme sourire sur le visage. Il acceptait. Cette proposition était probablement la meilleure qu’il avait eu, après celle de A., il y a de cela plusieurs années. Il était dommage de penser que, pendant tout ce temps, il n’y avait eu presque rien d’autre que des missions, et l’étude des runes. Et maintenant, quelqu’un était chez lui, pour lui proposer de devenir son apprenti.

« Il est évident que j’accepte, charmante damoiselle. Qu’ai-je à perdre, après tout? A. me grondera comme un gamin peu importe l’initiative que je prends. Autant lui donner une vraie raison, cette fois. »


Il se mit à rire. Il se retourna contre le comptoir, où il se saisit de sa tasse de thé, versée un peu plus tôt, qu’il avala en une petite gorgée. Il regarda sa tasse, et la déposa. Ses ustensiles n’étaient pas du tout adapté à sa taille. Il se retourna à nouveau, pour regarder la jeune femme. Elle était toujours aussi nue devant lui. Pourtant, la chose qui attirait le plus son regard, c’était les yeux de la demoiselle. Ce n’était pas parce que le reste était déplaisant. Cependant, les yeux avaient quelque chose de particulier, d’animal. Et c’était bien cela qui rendait ses yeux si spéciaux. Elle pouvait d’ailleurs se transformer en animal, ce qui était, pour R., quelque chose de très intéressant. C’est bien sûr ce qu’il avait essayé de faire, d’innombrables années auparavant. Mais le fait étant, lui n’avait pas réussi. Il avait été beaucoup plus spécifique dans son choix, et… le choix qu’il avait fait avait finalement réussi de façon irréversible. Il espérait, avec Sélinia, faire d’elle une magicienne capable de prendre des formes puissantes, certes, mais de contrôler aussi ses formes. Voilà pourquoi la rune de la jeune fille intéressait autant R.

Le philosophe se mit à avancer vers le feu, où il ramassa la couverture, désormais humide. Il se dirigea ensuite vers la pièce centrale, où il se retourna pour regarder la jeune femme.

« Mais tout d’abord, Sélinia, vous êtes épuisée. Et pour être franc, moi aussi! J’ai passé deux jours et deux nuits éveillé! J’étais complètement prit dans mes recherches, il faut dire. J’aurai bien besoin de prendre une nuit de sommeil. Et je vous recommande de faire de même! J’ai deux ou trois chambres de libre à l’étage. Je peux bien vous en laisser une. Évidemment, ce ne sera peut-être pas un confort aussi grand que votre propre chambre, mais les objets que je possède sont de qualités. Je pourrai vous apporter d’autre couverture, si jamais vous avez froid. Je me rappelle d’un hiver, qui avait été long. Oh, et mes murs non isolés, criblés de trous, à certains endroits! C’était horrible pour dormir. Mais je m’égare! Aujourd’hui, les pièces sont réparés, et en état! Sans compter le feu qui brûle dans l’antre, vous n’aurez certainement pas froid ce soir! Désirez-vous que je vous montre les chambres? »

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Sélinia N. Doreth
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Jeu 12 Déc - 18:10

Un large sourire s'étira sur les lèvres de Sélinia, elle était heureuse par la réponse de l'homme-loup. Elle laissa retomber les bras le long du corps, visiblement satisfaite. Elle avait presque envie de commencer maintenant, mais la fatigue commençait à se faire sentir. Disions qu'elle n'avait pas dormi dans le meilleur des endroits la dernière fois et un bon lit douillet ne lui feraient pas de mal. Elle retient un bâillement, puis hocha la tête, mais elle resta quelque peu accrochée sur quelques mots comme conséquences. Allait-il lui arriver quelque chose si des gens apprenaient leurs relations ?

Mais elle fut rassurée par la détermination que R lui montra par la suite. Il ne semblait pas plus s'inquiéter du sujet, le balayant de la main. Sélinia garda tout de même ceci en tête, elle devrait faire attention aux personnes qui se présenteraient au manoir. Dans le pire des cas, elle pourrait toujours prendre la forme d'un petit animal domestique. Elle en avait souvent vu et il n'était pas difficile et très peu coûteux en énergie de les prendre en forme. Elle se demanda bien qui était-ce A, quelqu'un avec qui il travaillait ? Où il était peut-être même le fameux patron de R ? C'était une éventualité qu'elle ne devait pas perdre de vue.

* Je devrais faire attention. * pensa-t-elle

Elle fut brusquement sortie de sa rêverie par la rire fort de R, c'était la première fois qu'elle l'entendait et c'était particulier à entendre. Elle se mit à son tour à rire, étrangement heureuse d'entendre une voix aussi rauque gronder amicalement autour d'elle. Mais également dû au fait que tout ce qu'il semblait prendre dans ces mains était beaucoup trop petit pour lui. Elle se saisit à son tour de sa tasse de thé, élançant son corps pour venir le porter à ces lèvres entrouvertes. Le liquide était encore chaud, mais elle fut surprise par son goût, combien agréable et réconfortant.

Elle perdit son regard de vue, en profita pour l'observer un peu plus. Elle trouvait comique qu'un loup comme lui porte des vêtements, mais il était vrai d'autrefois, il avait été humain, était-il une autre de ces manies humaine ? Comme l'étrange boisson qu'elle avait goûtée ? Elle savait plus que qui qu'on que, qu'il était dur de perdre des vieilles habitudes. Elle finit par relever les yeux vers lui quand elle réalisa qu'il la fixa. Elle sembla se figer, pourquoi la fixait-il si soudainement ? Elle n'avait rien au visage ? Puis se souvient que beaucoup de personnes semblaient être fixées et interrogatrices sur ces yeux de fauve.

* Doit-elle lui répondre ? Lui expliquer qu'elle était née avec ? *

Elle allait parler quand il le fit en premier. Effectivement, elle était épuisée et un endroit chaud et confortable serait apprécier. Elle sourit doucement, hochant la tête en lui suivant. Une chambre qui serait bien à elle sous peu et pendant un temps indéterminé ? Sa mère serait tellement heureuse qu'elle est trouvé quelqu'un qui n'avait point peur d'elle. Mais elle ignorait si c'était une bonne idée de lui dire que c'était un ancien homme transformé en Hurleur dû à sa rune ? Parfois, il fallait garder certain secret. Pas qu'elle voulait lui mentir, mais elle avait toujours eu y tendance à vouloir la surprotéger. Mais elle aimait tellement les membres de sa famille.

Elle lui fit signe affirmatif, elle était pour la chambre, espérant seulement qu'elle pourrait être non loin de la sienne. Elle observa encore une fois les lieux, assimilant doucement les pièces qu'elle traversait, mais surtout le chemin. Il y avait très peu de décorations, et ce qui semblait l'être, était les livres, les rouleaux de parchemin et tout ce qui semblait se rapprocher de proche ou de loin à l'étude et la recherche de la magie. Elle fut étonnée et émerveillée par autant de connaissance dans ce lieu, mais davantage en réalisant que l'homme qui la conduisait avait tout fait ceci et qu'il en connaissait davantage.

* Quel endroit agréable et étrange à la fois... *

Elle sourit encore une fois, amusée de cette façon qu'il avait de s'éparpiller dans les vieux souvenirs et moment passé dans son ancienne vie. Loin de là de dire que c'était désagréable, mais c'était si rapide que s'en était fluide et elle en apprenait plus sur son nouveau compagnon. Elle avait hâte et surtout était curieuse des évènements à venir. Quel genre d'aventure allait-il leur arriver ? Allait-elle apprendre vite la magie ? Elle espérait seulement qu'elle pourrait rester ici longtemps sans se faire chasser.

Elle apprendrait rapidement, elle serrait une bonne élève et écouterait R, elle ferait tout ce qui serrait nécessaire pour sa survie et son apprentissage. Puis elle repensa à la fixation qu'il semblait avoir sur ces yeux, elle pourrait lui dire, peut-être qu'il serait capable de lui expliquer ce qu'elle ignorait ? Le suivant dans les couloirs, elle lui posa enfin la question :

- R, tu sais mon regard...

Elle fit une pause, son regard ne la dérangeait pas, mais c'était surtout le fait de poser des questions. Elle ne l'avait que très peu souvent, c'est parent étaient toujours trop occupés et son professeur d'école était visiblement effrayer par elle, malgré les longues heures qu'elle avait passée en sa compagnie à l'époque. C'était tout nouveau pour elle. Elle reprit, réalisant qu'elle, c'était encore égaré dans ses pensées.

- Mes yeux son comme ceci depuis ma naissance... Comment est-ce possible pour moi une humaine ?

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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 17 Déc - 15:43

R. sourit à la gestuelle de la jeune femme, signifiant qu’elle acceptait de voir les chambres. Bien sûr, le philosophe en avait une précisément en tête. Il s’agissait de la plus petite chambre, certes, mais c’était en partie à cause de l’énorme lit et matelas qu’il avait réussi à dégoter, et qu’il avait ensuite insérer dans cette chambre. Il s’agissait probablement de son lit le plus moelleux. Le hurleur, quant à lui, dormait sur son lit habituel, qui avait pris, sur le côté gauche, la forme exact de son corps, lorsqu’il dormait. Il le possédait depuis très longtemps. Pas depuis son arrivée, bien sûr, mais suffisamment longtemps pour que cela mérite de vouloir le garder. Une autre habitude, pour R. Il fit signe à la jeune femme de le suivre, alors qu’il grimpait l’escalier, se dirigeant vers l’aile droite du bâtiment.

« Les chambres sont à l’étage, cependant. J’aurais préféré que ma chambre soit ici, dans une aile du rez-de-chaussée, mais comme je ne suis pas l’architecte de ce bâtiment, j’ai dû faire avec certains petits désagréments. Enfin! Cela me permet certaines petites folies, avec les autres pièces de ce manoir… Sais-tu qu’il y a une cave, en plus? Comme si deux étages n’étaient pas déjà suffisants! Il m’a fallu quelques semaines pour rénover cette pièce. Après tout, les fondations y sont! Alors j’y ai installé quelques petits outils, comme ce chandelier, pour pouvoir voir où je mettais les pieds. Lorsque j’étais jeune, j’avais peur des caves. Il faut dire aussi qu’un fantôme hantait la maison de mes parents! Ou peut-être n’était-ce qu’un des amis de l’un de mes frères qui aurait trouvé un sort pour produire l’illusion d’un fantôme. »

R. s’arrêta quelques secondes dans sa tirade. Il frotta doucement sa barbe grise, avant de sourire, et de continuer.

« Oui donc! C’est une vieille histoire dont je n’ai que peu de souvenirs. Il faut dire que ma jeunesse a passé il y a de cela plusieurs années! Et aujourd’hui, une cave, ce n’est qu’une pièce un peu plus humide que les autres, pour moi. Oh! Voici la chambre qui serait la tienne. »

Le philosophe désignait ainsi de la patte une pièce dont la porte était fermée. Il s’apprêtait à saisir la poignée, mais se ravisa, en retirant prestement la main. Il murmura des mots, comme s’il réalisait soudainement l’erreur qu’il s’apprêtait à faire. De ses mains, il tâta l’ensemble de son manteau, visiblement à la recherche de quelque chose. En fourrant sa patte dans l’une de ses poches, il en ressortie une clé dorée, qu’il montra à Sélinia.

« Tu auras besoin de cela, pour ouvrir la porte. Autrement…  Eh bien, mieux vaut que tu ne saches pas exactement le piège auquel j’ai pensé pour cette pièce. D’ailleurs, pourquoi y ai-je mit un piège? Ce n’est pas comme s’il y avait quelque chose de précieux ici… »


Les yeux de R. se levèrent vers le plafond. Il haussa les épaules, avant d’insérer la clé dans la serrure. Un éclat brillant s’échappa de la serrure, alors que la porte s’ouvrait d’elle-même. D’un mouvement de la main, R. désigna la chambre à Sélinia, dévoilant l’énorme lit, ainsi que les autres meubles, tous incroyablement gros pour la taille de la chambre.

« Bien sûr, vous devrez excuser la taille des meubles. Je les ai fait à ma taille, après tout… Et je dois l’avouer, je ne m’attendais pas à rencontrer une humaine un jour! Enfin bref! Oui, pour ce qui est du piège, Il y en a un sur toutes les pièces de l’étage. Simple précaution, après tout! Et puis, cette clé te permet d’ouvrir toutes les serrures piégées de cet étage. Elles ont tous le même sortilège. Je ne suis pas un fou, après tout. Oh, mais oui, j’y pense! Il n’y a que la porte du fond de l’aile gauche, que cette clé n’ouvre pas. D’ailleurs, n’essayez pas de l’ouvrir. Cela est pour votre sécurité! La porte est complètement noire, elle n’est pas difficile à remarquer. »

Le philosophe préférait ne pas évoquer la raison de cette interdiction envers cette porte en particulier. De toute façon, il n’y avait rien de valeur éducative, dans cette pièce. Simplement des choses dangereuses et mortelles, pour la plupart.  En y pensant bien, R. ne se souvenait plus exactement de ce qu’il avait laissé dans cette pièce.

Le hurleur fut surpris d’entendre à nouveau parler la jeune femme. Pas parce qu’elle ne parlait pas, et que lui discutait depuis plusieurs minutes, mais bien parce ce qu’elle avait dit, et le ton qu’elle avait employé. La pause qu’elle fit aussi, marquait une certaine dramatique. R. se demandait ce qu’elle voulait dire. Son regard se fit insistant, remarquant qu’elle pensait, visiblement. Le philosophe aurait bien aimé qu’elle pense à voix haute, comme lui, le faisait souvent. Le retour à la réalité de sa jeune élève le fit sourire.

Elle parlait de ses yeux. Elle avait raison, de poser une telle question. De s’interroger sur ses yeux de fauves, qui n’avaient clairement rien d’humain. Alors qu’étaient-ils? R. pouvait imaginer les tourments par lesquels elle était passée. Connaissant les humains pour en avoir été un, il savait que, généralement, ils jugeaient par l’apparence, excluant les différends, les « étranges », comme disaient les moins diplomates. Mais pour R., il s’agissait là de quelque chose de magique, et il n’y avait absolument aucun doute. Ses griffes se placèrent sous son menton. Il était pensif, ne sachant trop que répondre.

« Eh bien… Je dois vous avouer, ma chère, que la réponse à votre question ne fait malheureusement pas partie de mes connaissances. Enfin, je n’en ai qu’une partie. Pourquoi avez-vous ces yeux, alors que vous êtes humaines? Il s’agit bien sûr de magie. Cependant, je dois avouer que je croyais qu’ils étaient un… « Effet secondaire », pardonnez l’expression, de votre rune, qui vous permet de vous changer en animal. Mais vous dites qu’ils sont ainsi depuis votre naissance? Alors vous m’en voyez confus! Ce serait un autre sujet digne d’étude, si vous voulez mon avis. Enfin, vous devrez probablement rester pour cette raison aussi… »


Un sourire s’étira sur son visage. Cela ne lui déplairait pas du tout. Qu’elle doive rester à ses côtés un peu plus longtemps lui permettrait de partager ses études avec quelqu’un d’autre plus longtemps, sans compter que le sujet piquait sa curiosité. Il avait bien sûr envie d’en connaitre d’avantage sur la charmante jeune demoiselle qu’il avait en face de lui, mais les yeux de la jeune femme, ainsi que sa rune lui semblait tout aussi intéressant, comme sujet. R. avait tant de raison de porter de l’intérêt à Sélinia.
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 17 Déc - 23:05

Sélinia le suivit docilement, hochant la tête et l'écoutait raconter des vieux souvenirs d'enfance avec un léger sourire aux lèvres. Plus elle l'observait et l'écoutait plus elle le trouvait humain malgré son apparence Hurleur. Mais elle trouvait agréable également que quelqu'un partage de tels moments avec elle, autre que sa famille, très peux de personnes avaient si ouvertement parlé avec elle.Une étrange émotion l'envahit, un mélange de joie et de nostalgie, un vieux souvenir lui revien en tête.

C'était par une belle soirée d'été, ses parents avaient organisés une grande fête pour célébrer la fête d'Élisabeth. Sélinia avait été habillée de ces plus beaux habits, une robe de satin d'un vert émeraude, un corset noir lui serrait affreusement le ventre et la poitrine. Sa mère avait tenu à ce qu'on dégage sa nuque, retenant sa longue crinière dans un chignon relâché et un collier avec une lourde émeraude avait été déposé en un collier sur sa poitrine légèrement découverte par un décolleté. La jeune femme ne pouvait pas dire qu'elle appréciait énormément ce genre de soirée, mais elle ne pouvait pas dire que le sourire rayonnant sur le visage de sa soeur lui déplaisait.

Elle avait reçu une demande en mariage par un haut riche de la société. Elle se mariait dans quelques semaines et quitterait la maison. Sélinia était heureuse pour cette dernière, mais un peu triste de perdre une amie, une soeur et sa seule confidente. Tendit que tous dansaient, fêtant l'heureuse élue de ce soir, Sélinia regardait le tout de loin, installé sur un des balcons extérieurs, quand elle fut rejointe par un vieux ami de la famille. Elle lui avait doucement souri, ce dernier l'avait vu grandir, c'était un très gentil Monsieur qui lui avait toujours porté attention, ne saisissant de lui répéter que s'il avait été plus jeune, il l'aurait demandé en mariage, ce qui lui arrachait toujours un doux sourire.

L'homme d'âge mûr vient s'installer à ces côtés, sembla observer tout comme elle le paysage du grand jardin avant de se tourner vers elle et de lui tendre une main, il lui offrait une danse. Il ne dit point un mot, savant pertinemment que la demoiselle parlait très peu et tout comme elle, il ne ressentait point le désir de le faire ce soir. Elle l'observa quelques secondes, elle n'avait jamais vraiment dansé autres durant ces cours, et ça n'avait jamais été très agréable. Elle avait fini par regarder cette main, qu'avait-elle plus à perdre ? Elle avait simplement pris cette main et laissé guidé sur la piste de danse ou plusieurs couples les avaient regarder surprit et hypnotisé par l'étrangeté de la scène.

Elle ne sut dire quels sentiments à ce moment exact elle avait ressentit, mais elle se souvenait à la perfection de la scène et des détails. Elle c'était retrouvé rapidement entres ces bras, avec une douceur, il l'avait rapproché et collée contre son torse, lui offrant son épaule. Elle y avait posé la tête, puis fermé les yeux pour mieux apprécier. Son corps était chaud et dégageait quelque chose de bienveillant, elle entendait son cœur battre avec celui de son cavalier, leurs mouvements étaient en parfaite synchronisation, ils ne faisaient qu'uns en ce moment. Elle se souviendrait toujours ses larges mains qui enserraient les siennes avec douceur. Elle c'était senti nerveuse au début et très loin d'être à sa place, mais elle avait très rapidement oublié tout les restes, pour laisser ses sensés danser cette valse pour elle.

Elle hochait toujours un peu la tête, lui montrant qu'elle l'écoutait, mais était légèrement distraite, elle fut rapidement ramenée à la réalité par la voix de R, qui semblait vouloir répondre à sa question, elle remarqua la clé dorée dans ces mains et la toute petite pièce envahit par les meubles beaucoup trop grands et larges. Elle se souvient vaguement d'un avertissement contre une porte noir puis elle monta son regard, vers lui, retenant toute son attention sur lui. Elle avait à nouveau envie de danser, elle ne voulait pas le faire seule, se ne serait pas pareille, mais peut-être que lui voudrait bien le faire.

- Vous voulez bien danser avec moi ? Je ne sais pas pourquoi, mais, j'aimerais célébrer ceci, je parle de notre entente, ma famille avait pour habitude de célèbre le tout avec de grande fête, mais je veux simplement danser une valse avant d'aller dormir. Vous voulez bien ?

Elle savait que c'était sorti de nulles parts, qu'il n'y avait aucun lien dans tout ceci, mais elle voulait danser, elle avait comme une envie folle et incontrôlable de vouloir danser, que se soit seule ou avec quelqu'un, même s'il était beaucoup plus apprécier avec quelqu'un. Elle espérait de tout son que R accepterait tout de même cette étrange demande.

- Si vous ne savez pas danser la valse, je peux toujours vous montrer, ce n'est pas difficile.

Elle tendit les mains vers lui, déjà en position, elle semblait déjà compter dans sa tête les pas de danse et entendre une musique silencieuse que seule, elle pouvait entendre. Elle avait également un léger mouvement de basin qui partirait très rapidement la danse, elle voulait à nouveau ressentir de doux sentiments de douceur, la chaleur et la paix intérieure.
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Jeu 30 Jan - 4:48

Le hurleur n’était pas dupe. Il remarqua un léger manque d’attention dans l’attitude de la jeune femme. Elle semblait perdue dans ses pensées, alors qu’il lui parlait. Sélinia paraissait rêveuse. Mais le philosophe n’était pas exactement choqué par son comportement, ni même outré. C’était quelque chose qu’il vivait au quotidien, une banalité, désormais. Il avait légèrement tendance à tout expliquer avec beaucoup trop de détails. Il savait qu’il était facile pour les gens de perdre le fil avec lui. Au moins, elle l’écoutait encore, même si elle ne prêtait qu’une partie de son attention à ce qu’il disait. Elle ne l’interrompait pas, non plus, comme faisait souvent son patron. Enfin, c’était mieux ainsi. Sinon, il se perdait dans ses explications.

Non, ce qui surprit R., en revanche, fut sa demande, après sa mise en garde contre la porte. Elle lui demandait de danser, là, dans le couloir, d’un coup. Bien sûr, elle faisait fi de tout le reste, ne se souciant plus du tout de la fameuse mise en garde, celle de la porte noire, ni même des mises en gardes sur les poignées de portes. Elle ne s’était pas non plus interrogée d’avantage sur la nature de la réponse que le philosophe avait donné à sa réponse. Elle semblait avoir balayé de la main toutes ces idées, pour laisser la place à cette demande étrange, cette envie de danser. En soit, cette demande n’avait rien de bien particulier. C’était une demande toute banale. Danser, tout le monde le fait, et souvent. Généralement dans les bals et les fêtes, mais dans un couloir, juste devant un escalier, sans musique, ni d’occasions, pourquoi pas? En fait si, ils avaient une occasion ; leur union professionnelle. Était-ce suffisant pour fêter? La jeune femme semblait le croire. Et R., quant à lui… Il ne put s’empêcher de sourire. Un léger rire s’échappa d’entre ses mâchoires. La situation avait quelque chose de cocasse, surtout pour lui, peu habitué de recevoir de la visite de quoi que ce soit.

« Eh bien! Voilà une demande tout à fait inusitée! Ne le prenez pas mal, surtout. Ce n’est que la surprise, et… ma foi! Cette situation est au moins étrange. Imaginez, si quelqu’un serait là, à nous regarder. Quel retour de votre part! Mais en toute honnêteté, même si cela fait des années… des décennies, que je n’ai pas dansé… » R. s’approcha d’elle, et prit délicatement les petites mains de Selinia dans ses grandes pattes griffues. Un large sourire illuminait son visage de loup. « Je vous avoue que j’ai bien envie de me laisser tenter. Je dois vous prévenir, cependant, que je n’ai pas beaucoup de connaissances en danse! Mon passé de bûcheron ne m’as pas permis d’avoir bien des occasions de danser, autrement que pour évacuer la fatigue autour du feu! Dans tous les cas… j’accepte votre offre. Après tout, ceci est en quelque sorte une petite fête privée, n’est-ce pas? »

R. se remit à rire. En dépit de ses dires, il avait cependant profité de bien des bals, dans sa jeunesse. Après tout, il avait été un rustre, autrefois. Un rustre plus apprécié des jeunes dames que par leurs pères, d’ailleurs. Il s’était parfois fait invité clandestinement dans ces petites fêtes. Il portait alors un masque, se présentant comme un inconnu... Il savait avoir des manières polies, et bien sûr, les gens n’y voyaient que du feu…

Ce petit retour dans ses souvenirs permit à R. de se laisser prendre au jeu de la danse dans le présent. Il répondait au mouvement de la jeune demoiselle qui lui avait si gentiment demandé d’être son cavalier, et il valsait avec elle, entendant sa propre musique, dans sa tête. Ce n’était très probablement pas la même que celle de Selinia. Ils n’étaient sûrement même pas dans le même état d’esprit. Mais quelque chose unissait leur état, soit, un certain lien avec le passé.

Certes, Selinia rappelait au philosophe ce qu’était être humain. Il avait oublié depuis longtemps, ce qu’impliquait être un humain ordinaire. Les gens qu’il côtoyait généralement étaient loin d’être ordinaire. Mais autrefois, il avait été, cet homme ordinaire, du peuple. Et cette femme devant lui, l’emplissait d’une certaine nostalgie pour le passé. Voulait-il revenir à son état d’humain? Non, certainement pas. Maintenant, il n’aurait jamais eu envie de changer de forme à nouveau. Mais cela ne l’empêchait pas d’apprécier ses souvenirs du temps où il était complètement humain.

La danse continua dans le couloir. La scène semblait irréelle. D’un côté, une jeune femme nue dansait dans les bras d’un énorme hurleur portant un pantalon et un manteau, tous deux éclairés par un chandelier magique géant, au plafond d’un manoir abandonné et rénové au milieu de la forêt d’Eriat. Cette pensée tira un sourire à R., qui avait les yeux plongés dans ceux de sa partenaire.

« Ma foi, je n’aurais pas cru apprécier autant l’expérience. Autrefois, pour moi, danser n’était qu’un petit passe-temps, pour aller faire la cour aux femmes! Cela peut sembler bien étrange, provenant de la bouche d’un homme comme moi. Mais cette danse est probablement la plus agréable que j’ai eu. Enfin, je n’ai pas dansé des masses non plus! Mais je ne crois pas que cela ait à faire avec l’expérience, ou le talent. Non, danser avec vous… voilà quelque chose qui me rend heureux. »
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Sélinia N. Doreth
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Mar 4 Fév - 13:57

Elle eut presque peur qu'il refuse, qu'il voit cette demande un peu spéciale défavorable et la rejeter, elle se serait sentir mal à l'aise, elle savait que sa demande pouvait avoir l'air spécial, mais pour elle ne lui semblait qu'inoffensive et surtout facile à faire. Elle n'avait demandé qu'une danse pour pouvoir à nouveau profiter de la présence rassurante de quelqu'un. Et R semblait dégager quelque chose de rassurant, elle ignorait si c'était réellement le bon terme, mais elle ne se posa pas davantage de question. Elle attendait là, mains offertes que son sauver de la nuit vienne vers elle quand elle frissonna de joie en l'entendant rire, sans même avoir dit u mot ou poser un geste, ce simple rire l'avait rassurée et apaiser toutes les craintes de plutôt.

Il avait accepté son offre. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas été aussi heureuse.

Les fines mains de la demoiselle vinrent s'accrocher à lui, pressant sa paume contre la sienne puis doucement, ils semblèrent s'apaiser, tout comme l'humaine qui se trouvait devant le loup. Elle donna rapidement le pas à la danse hypnotique des deux nouveaux compagnons. Même s'ils ne semblaient pas écouter la même musique, leurs pas s'accordaient avec une perfection surprenante, mais combien rafraichissante pour la demoiselle. Les quelques premières secondes avant de venir à peine poser le front contre le torse chaud de l'homme loup. Elle appréciait les différences accentuations de l'air sur son corps.

Le devant de son corps qui était tenu au chaud dû à la chaleur du corps de R contrastait avec la froideur que dégageait l'air environnant et qui refroidissait son dos. Elle se sentait prise entre deux éléments différents. Mais ce n'était pas tout, ses mains semblaient bouillir dû au contact des mains de l'homme loup, le simple contact de leurs mains semblaient la bruler, mais tout comme à son inverse, ces pieds qui se mouvaient et bougeaient sur le sol de bois froid semblaient autant geler. Mais ce qui l'extasia dans cet étrange mélange, était le souffle chaud et régulier qui fondait sur sa nuque et sur ces épaules. Le souffle de R semblait dégager sa propre chaleur, et s'accrocher à sa peau pour vouloir y rester et la réchauffer.

Sans réellement s'en rendre compte, elle releva les talons, augmentant sa grandeur d'un pouce, commençant à marcher simplement sur la pointe des pieds, comme elle l'avait si souvent fait pendant les cours de danse et avec les bottes à talons que lui faisait porter sa mère pendant ce genre d'évènements spécial. Elle pouvait imaginer les fins coups de talon sur le bois, rythmés et doux à la fois. Elle releva la tête vers lui, à son tour par un doux sourire qui semblait changer l'expression de son visage, devenu doux et délicat, mais représentant surtout davantage celui d'une belle femme heureuse, offrant encore une une fois une toute nouvelle expression sur son visage.

- Je vous l'accorde, vous avez raison, un peu étrange mais combien agréable, et oui, si on peut qualifier ceci comme une fête privée, je ne vous l'enlèverais pas.

Mais Sélinia n'aurait jamais pensé aller à une petite fête habillée ainsi, avec seulement une chevelure pour lui faire office de robe. Elle rit à son tour doucement, entrainé dans le rire de celui de R, mais elle se trouvait chanceuse ces derniers temps. Elle avait fait de merveilleuses rencontres. Elle devrait certainement écrit à sa mère et son père pour lui annoncer la bonne nouvelle, et bien sure avertir son oncle pour ne pas qu'il se fait du sang d'encre dû à son absence. Mais il serait rassuré d'une manière, il n'aura plus à s'occuper d'elle et pourra reprendre son travail sans s'inquiéter qu'elle lui apporte mauvais œil.

Elle ouvra doucement les yeux, offrant un océan brillant et doré à l'homme qui se trouvait être son cavalier. Son doux sourire n'avait toujours pas quitté ces lèvres, lui offrant toujours cet air plus mature de femme. Elle plongeant son regard dans le sien, fondant dans le regard de son interlocuteur avec un joie visible, s'accrochant à quelque chose d'invisible qu'elle voulait en aucun cas quitter. Le fait d'être ici, dans ce manoir, avec cette personne la rendait à l'aise, elle se sentait si bien qu'elle ait pu tenir tout la nuit, mais elle savait qu'il y avait toujours une fin avec les fêtes, mais pour le moment, elle ne faisait que savourer avec un joie visible l'évènement qui n'était qu'a eux deux. Elle l'écouta attentivement, lui offrant toute l'attention qu'elle pouvait offrit avant de déclarer à son tour :

- Vous ne savez pas à quel point ces paroles me rendre vraiment heureuse. L'expérience est effectivement différente de ce que j'ai pu mainte fois expérimentée avec notre famille noble durant les bals ou les fêtes organisée, mais tout comme vous, je crois plutôt que ces le duo de personne qui compte bien avant l'expérience.

Elle laissa un silence s'installer, profitant amplement de la danse et des avantages qu'elle lui offrait, ou plutôt que lui offrait R. Elle réalisa qu'elle avait une étrange sensation dans le ventre, à peine nerveuse, mais elle avait l'impression d'être légère, très légère, comme si des papillons se promenaient dans son ventre, la chatouillant de part et d'autre. Mais elle réalisa bien des choses dans ce simple échange.

-Je suis vraiment heureuse, c'est étrange, je me sens si légère en ce moment... Murmura-t-elle faiblement.
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R.
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Jeu 13 Fév - 19:42

La scène aurait pu se décrire en plusieurs mots. Mais le seul qui semblait véritablement convenir était un mot tout simple. Le philosophe, alors qu’il dansait, ne pouvait s’empêcher de chercher des mots différents pour décrire ce moment, mais le seul qui lui venait en tête était le mot joie. Il aurait bien sûr pu utiliser n’importe quel synonyme, mais pour une rare fois dans sa vie, il n’avait pas envie de se confondre en explications, ou de chercher des synonymes. Et puis, le terme joie était bien suffisamment vulgarisé pour qu’il n’ait pas à en chercher un autre.

Les paroles de la jeune femme firent sourire le géant. Elle acquiesçait à ce qu’il disait, ajoutant son commentaire personnel. Visiblement, R. n’était pas le seul à ressentir du plaisir dans cette danse. Qui plus est, il paraissait même au hurleur que la jeune demoiselle en tirait bien plus de joie que lui-même. Mais pourquoi s’en soucier? Ce n’était pas un concours de joie, après tout. Non, R. ne faisait qu’apprécier le moment présent. Mais ce moment devrait bien sûr prendre fin à un moment où à un autre. Un regard inattentif vers la fenêtre lui indiqua que le soleil était déjà en train de se lever sur la forêt d’Eriat. Le hurleur arrêta doucement la danse après quelques mouvements, avant de reporter son regard vers la jeune femme.

« Eh bien ma chère, croyez-le ou non, mais nous avons passé la nuit éveillée! Cela ne m’étonne pas de moi, cependant. J’ai, disons, un regain d’énergie lorsque la lune pointe le bout de son nez. Et à certain moment, je ne mesure plus ma force et il m’arrive de faire quelques petites erreurs… Enfin bref! Vous devriez prendre du repos, ma chère. Et moi aussi, d’ailleurs! Si vous voulez en apprendre sur la magie, et devenir une bonne élève, vous ne pourrez pas passer des jours et des nuits éveillés. Vous devrez vous reposer quelque part pour être bien attentive! De mon côté, j’essayerai d’être le plus efficace possible, et de ne pas me perdre en explications désuets, à moins que j’y vois quelque chose de pertinent. »

Toujours avec une douceur qui contrastait énormément avec le colosse, il relâcha les mains de la jeune femme, avant de laisser ses bras de chaque côté de son corps. L’une de ses mains se dirigea vers sa poche, de laquelle il sorti la clé dont il avait parlé, et la tendit à la jeune femme.

« Tenez! Voici pour vous. Comme je vous l’ai dit, cette clé ouvre toutes les portes, excepté la porte noire. Et bien sûr, je vous autorise à aller là où vous le désirez. Cependant, pour votre propre sécurité, j’éviterais de sortir trop souvent seule dans la forêt. Il n’y a pas que des hurleurs, là-bas! Il y a beaucoup de vilaines bêtes qui n’attendent qu’un bon repas! »


Il se mit à rire, en se remémorant sa première rencontre avec l’un des monstres qui peuplaient la forêt. Au moins, il était maintenant ici pour en rire. Il avait eu de la chance, et préférait ne pas la tenter avec la jeune demoiselle.

« Eh bien ma chère! La soirée a été des plus agréables! Ou devrais-je dire la matinée, plutôt. Dans tous les cas, si vous le voulez bien, vos études commenceront demain matin, et quand je dis demain, je veux dire après la nuit, bien entendu. Je vous laisse donc la journée et la nuit pour vous reposer et faire ce que vous avez envie de faire. Après tout, ce manoir regorge de surprise pour petits et grands! »

Il lui offrit un nouveau sourire. R. était véritablement heureux. Cette femme avait quelque chose de peu commun, qui plaisait énormément au hurleur. Et d’ailleurs, par les dires de la jeune femme, c’était réciproque. Le philosophe aurait très bien pu lui décrire en détail le sentiment de légèreté dont elle lui faisait part, mais cela ne l’aurait probablement pas intéressé. Et d’ailleurs, le hurleur commençait à fatiguer. Comme pour confirmer ses pensées, il émit un bâillement sonore, alors qu’il plaçait son avant-bras devant sa bouche, simple question de politesse.

« Veuillez m’excuser jeune demoiselle. Cela fait probablement plus d’une journée complète que je suis réveillé! Je crois avoir besoin d’un peu de sommeil. Cette journée sera parfaite! Regardez, la pluie cesse peu à peu, et le soleil revient! Oh, c’est splendide! Il y a quelques années, je me serais risqué à vous dire que vous emportez le soleil avec vous! Mais aujourd’hui, je sais qu’il s’agit d’un phénomène météorologique tout simple, qui n’a rien à voir avec l’arrivée d’une personne! Bien que j’ai vu des gens utiliser la magie pour contrôler la température… Mais je m’égare! Ma première idée était de vous souhaiter une bonne journée, et de vous informer que je serai en train de dormir pour quelques heures, au moins. Ainsi, je serai tout à fait disponible pour vous enseigner ce que vous désirez savoir. »

R. se retourna, et, extirpant une clé argentée de sa poche, il se dirigea vers l’une des portes, qu’il ouvrit en insérant la clé dans la poignée. Il tourna sa tête en direction de la jeune femme nue, et lui sourit.

« Eh bien Selinia, je vous dit à bientôt. Cela me fera du bien, de partager cet immense habitation avec quelqu’un. Après tout, je ne me plains pas de la solitude, mais la compagnie ne m’effraie pas non plus! Je vous souhaiterai donc une bonne nuit, jeune demoiselle! »

L’immense silhouette de R. s’engouffra dans le cadre de la porte, qui se referma doucement derrière lui. Le hurleur retira simplement son pantalon ainsi que son manteau, avant de se laisser tomber sur le lit dans un fracas bien sonore. Les coussins sur le lit furent projetés un peu partout dans la pièce, alors que le philosophe s’était déjà endormi. Il le serait au moins pour les dix prochaines heures…
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Sélinia N. Doreth
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   Sam 15 Fév - 15:34

La petite demoiselle le remercia d'un doux hochement de tête, ne cherchant pas à rajouter des mots par-dessus ceux déjà offerts par R, il avait déjà tout dit ce que pensait la demoiselle. Elle fut un peu triste quand il éloigna son corps du sien, éloignant la douce chaleur que pouvait dégager sa fourrure, elle se sentit, du coup, vide d'énergie, réalisant qu'il avait raison, qu'il était visiblement temps d'aller dormir à son tour. Elle le salua doucement, le remerciant d'un doux sourire quand il quitta pour sa propre chambre qui n'était qu'a deux portes de la sienne. Elle se sentit à peine rassurée, mais c'était déjà mieux que rien. Refermant un peu plus les doigts sur la clé offerte par le loup géant, elle remarquant qu'elle frissonnant, elle réalisa, que tout son corps avant froid, réagissant comme n'importe quel corps humain au bois franc frais et à l'air froid du matin qui circulait dans le manoir. Elle ne l'avait jamais réalisé plutôt dû à la proximité du corps de R, mais maintenant, il allait falloir qu'elle se trouve des vêtements.

Mais pour le moment, elle devait aller dormir à son tour.

Elle se dirigea donc vers sa propre porte, qui n'était qu'a deux pas d'elle. Elle y inséra la clé à son tour et sembla presque sentir sur sa peau la magie de la porte s'éteindre, lui permettant le passage. C'était étrange, de son point de vu, elle avait l'impression que de l'énergie statique, c'était simplement évaporé quand elle avait tourné la clé et avait éclaté dans tous les sens, venant rebondir au passage sur sa peau. Elle en frissonna une nouvelle fois, avant de pousser la porte et de se faufiler à l'intérieur en refermant sur son passage. Elle sembla dévisager le lit, beaucoup trop grands et qui prenait une bonne partit de la chambre. Les quelques meubles qui se trouvaient dans la pièce seraient parfaits pour y contenir le peu de possessions que la demoiselle avait l'intention d'apporter, mais ceci irait pour une autrefois.

Elle finit par s'approcher du lit, timide avant de se glisser sous les couvertures épaisses, mais elle avait une étrange sensation, elle avait l'impression, d'être dans un endroit beaucoup trop grand. De son regard jaune, elle fixait le plafond e bois. Pas qu'elle n'était pas habituée à ceci, loin de ça, elle aimait les grands espaces, les plaines, la forêt, mais malgré tout, à chaque fois qu'elle avait pu dormir à l'extérieur, elle, c'était toujours trouvé un coin petit et ou on ne pouvait pas la trouver facilement, accessible par de petit animal seulement, et maintenant, même si la pièce donnait l'impression d'être petite à cause de l'énorme lit, le lit pour sa part était...

GIGANTESQUE.

La jeune femme soupira, ce n'était pas comme si elle était en danger ici. La porte était protégée par un sort magique, R se trouvait à deux portes d'elle, et aux dernières nouvelles, personne ne savait pas qu'elle se trouvait ici, alors que pouvait bien t-il arriver ? Rien. Elle se roula donc en boule dans les couvertures, posa la tête sur l'oreiller puis ferma les yeux, essayant de trouver le sommeil donc elle avait besoin. Ce ne fut qu'après une demi-heure qu'elle sentit le sommeil la prendre dans ces bras et l'emporter avec elle dans le royaume des rêves.

La jeune femme sursauta brusquement, sautant presque au sol pour s'éloigner d'un quelconque ennemi, mais le lit était beaucoup trop grand. La sueur perlait à son corps, et son regard était affoler comme sa tignasse en bataille. Elle sembla regarder de gauche à droite, cherchant de son regard un potentiel ennemi et puis réalisa qu'elle n'était pas dehors dans la foret, mais bien dans la chambre du manoir.

- Un rêve ? Non, plutôt un cauchemar. Murmura-t-elle pour elle-même.

Elle se leva, bougeait nerveusement pour se diriger vers la porte en attrapant la clé. Elle sortit, jetant un coup d'œil à l'extérieur, il n'y avait absolument rien d'autre que le silence du manoir et peut-être les ronflement de R. Elle sembla soupirer, puis se mit à déambuler dans le deuxième étage, ouvrant les porte qui lui était permit grave à la clé, voulant changer d'air. Dans une des pièces, elle trouva un vieux piano, mais n'y pénétra pas, passant au autres portes. Elle croisa la dite porte noir, mais n'essaya aucunement la clé, elle n'allait certainement pas désobéir à R après l'hospitalité qu'il offrait. Après l'épluchage complet - ou presque - du premier étage, elle descendit, déambulant pour redécouvrit la salle à manger, la cuisine, le salon, la salle d'études et les innombrables bibliothèques qui étaient présentes. Au moins, la demoiselle ne s'ennuierait pas et ne manquerait certainement pas de lecture.

Elle finit par s'installer au salon, aillant emprunter un livre sur la faune et flore naturelle d'Ériat, un livre ou plutôt des notes prises. Elle se mit à la lecture, mais au bout d'une heure, elle ne semblait plus être capable de garder son attention, trop fatiguée, mais elle ne voulait pas retourner dans la chambre, le lit était beaucoup trop grand pour elle. La découverte du manoir lui avait pris au moins deux heures, le soleil semblait presque à son zénith, elle soupira à nouveau. Elle avait espéré s'endormir sur le livre, mais il semblerait que ça n'avait pas marché. Elle finit par se relever, allant reporter le livre qu'elle pouvait terminer un autrefois, reprenant la marche ensuite vers les marches, elle devait essayer de dormir, à nouveau.

Mais dès qu'elle fut devant la porte de la chambre, elle sentir le même sentiment que plutôt, l'étrange sensation d'être chassé et puis découverte, elle se sentait impuissante à quelque chose de trop gros et qui voulait à tous coups la manger. Elle referma les mains, serrant dans sa paume la clé avant de s'éloigner et d'aller deux porte plus loin. Elle ne voulait pas dormir seule, et encore moins déranger R, mais peut-être que si elle restait silencieuse bien tranquille dans son coin, elle réussirait à dormir ? Elle y inséra la clé, qui lui libéra le chemin. Elle avait à peine ouvert la porte et déposer la clé sur le bureau le plus près que son corps changea, se recouvrant d'une fourrure aussi noire que la nuit et qui sembla adopter une forme plus petite.

Une chatte ébène atterrir sur le lit, son regard jaune se posa sur l'immense silhouette à peine quelques secondes, avant de remonter sur le lit que l'homme remplissait de son corps. Elle jeta un regard aux alentours avant de venir prendre place dans le creux offert, au niveau de ces côtes et de son bras. L'espace était suffisamment grand pour quand elle reprendrait forme humaine sans pour autant déranger l'homme. Elle se roula en boule, déposant la tête sur tête sur ces pattes, puis doucement la présence de l'homme, mais surtout le fait qu'elle n'était plus seule la rassura. Lui offrant la sécurité nécessaire à son sommeil. Ces paupières finirent par tomber et les bras de Morphée vinrent la chercher presque immédiatement. Même quand, bien plus tard, elle reprit forme humain, la jeune femme dormait à poings fermés, presque toujours recroquevillée sur elle-même. Son corps longeait sans presque toucher celui du géant, contrastant énormément dans l'étrange tableau.
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MessageSujet: Re: Toc Toc qui est là? (PV Selinia)   

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Toc Toc qui est là? (PV Selinia)
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