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 Pourritures et vices

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Kumiko Ayumi
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MessageSujet: Pourritures et vices   Sam 18 Jan - 2:27

Ushiu, Astigonidd, deux noms à éternuer et une population à éliminer. Ce pays, cette cité regorgeaient de mille et un trésors ou plutôt jouets, car pour le côté précieux, seuls des amateurs de camelotes en seraient comblés ; le plus surprenant cela dit était le nombre de ces dites personnes qui erraient par ici. Les gens n’avaient-ils plus le moindre goût ? Le plus petit raffinement soit-il ? Dans ce monde de décadences, tout existait, tout disparaissait et personne n’y prêtait la moindre importance, ce qui convenait parfaitement à la jeune fille.

Ayumi observait dans l’ombre de la nuit les créatures qui grouillaient dans les ruelles sombres et malodorantes. Perchée sur un toit boisé et quelque peu incertain, elle analysait les profils qui pouvaient se trouver à ses pieds, elle cherchait leur passé, leur présent et… non, leur futur elle s’en moquait royalement car si elle le désirait elle pouvait tous les réduire à l’état de viandes froides. La guerrière balayait du regard les alentours, elle s’arrêtait de temps en temps sur un protagoniste, émettait des hypothèses sur sa manière d’être, les possibles craintes et faiblesses qu’il pouvait avoir ; elle aimait bien ce jeu et puis cela lui permettait d’entretenir son don inné, celui qui consistait à cerner les personnes, en dehors de l’utilisation de ses capacités…. Ascetiennes, bien sûr. En effet, la gamine était prudente, elle avait déjà perdu par le passé des acquis lors de sa… métamorphose était le mot qu’elle employait, elle ne tenait pas à être prise au dépourvu si jamais il lui arrivait encore de changer et d’après le peu d’informations qu’elle avait sur sa condition, cela pouvait arriver lorsqu’elle se délecterait du sang d’un Nosphéra pur. Cependant elle ne savait pas exactement ce qu’elle deviendrait ou quelle transformation elle pourrait bien subir, alors dans le doute, elle tentait de conserver ce qu’elle savait, et cherchait à s’améliorer chaque jour qui passe. C’était sa nature propre à elle d’être toujours prête à toute éventualité, tout le temps.

La demoiselle se leva lentement, les planches sous elle craquaient d’une manière relativement inquiétante et elle sentit une tuile céder sous son poids, elle retira rapidement son pied, courbant le dos pour jeter son centre de gravité vers l’arrière et retrouva gentiment son équilibre, observant le trou qui venait de se former. Par curiosité, elle essaya de détailler ce qu’elle pouvait apercevoir mais une étincelle suivit d’une détonation la fit vivement reculer. Ayumi traversa alors le toit, ce dernier cédant sous le choc du bond qu’elle avait dû effectuer, afin d’atterrir dans un énorme fracas dans la pauvre maisonnée qui ne méritait pas vraiment ce nom. A peine le pied mis au sol qu’elle se propulsa sur la créature, lui arrachant l’arme des mains, dégainant dans un même temps, laissant sa lame décrire un arc de cercle puis d’un geste elle la fit traverser dans la chair, embrochant la chose au mur.

Ses sens en éveil, elle analysa la situation, elle ne perçut pour le moment pas d’autre présence et son regard plongé dans ce qui lui faisait face guettait le moindre mouvement. Le pauvre être ne s’était probablement pas attendu à ça, et bien qu’il essayât de se débattre, il ne faisait qu’aggraver la blessure, sa chair se rappant sur la lame particulièrement tranchante de Shieien. Il était en panique, et au vu de sa carrure, de son accoutrement et de son comportement, la jeune fille en déduit qu’il n’était qu’un simple voleur, probablement avec peu d’expériences et livré à lui-même assez tôt…. Pauvre être en effet, il n’aurait pas dû chercher à lui tirer dessus.  

Ayumi porta sa main à la gorge, le contact seul suffit à jeter un froid sur l’humain qui se figea une micro seconde, croisant son regard. La fascination qu’il éprouva à cet instant l’apaisa et il se laissa gentiment noyer, oubliant l’espace d’un moment la souffrance, la peur tandis que son agresseur se ressourçait de son énergie vitale. Un rictus se dessina alors sur les délicieuses lèvres de l’Ascet qui d’un geste tourna son sabre lame vers le ciel, et s’amusa doucement à remonter jusqu’à ce qu’elle sente une résistance au niveau du thorax. L’odeur putride de ces intérieurs chatouilla les narines de la guerrière. Celle-ci retira lentement shieien et ‘écarta d’un pas, laissant le corps s’effondrer face contre terre.

Elle essuya la souillure sur le pan de sa manche et rengaina son arme. Son attention se porta un instant sur sa victime, elle sentit sa gorge se serrer, soudainement assoiffée. Bien que son ouïe semblait la mettre en alerte, elle se laissa tomber à genou, arracha à main nue un morceau de peau, découvrant ainsi une plaie suffisamment ensanglantée pour qu’elle y plonge la main récoltant un peu de ce précieux liquide qu’elle porta ensuite à sa bouche. Là, elle se sentait revivre, et qu’importe l’importun qui se trouvait non loin, elle était de bonne humeur maintenant, autant qu’elle puisse l’être en tout cas…

Ayumi continua son festin et si elle n’avait l’air de rien, elle était pourtant bien sur ses gardes, guettant les faits et gestes possibles mais la personne ne semblait pas vouloir bouger, que faisait-elle ? Se demandait-elle en se régalant goulument.
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Aciana Doryëen
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Sam 18 Jan - 16:48

 La vagabonde bleue leva une dernière fois son regard vers le jardin suspendu, cette journée avait été une des meilleurs depuis bien trop longtemps. Elle n'aurait jamais pu penser croiser quelqu'un de son espèce dans un coin aussi reculer, mais en même temps, elle avait eu la plus belle surprise de sa vie. Elle devait remercier Abel pour ce joli cadeau. L'entrevue c'était très bien passé, mais elle n'en avait très que rien retenu, elle avait les documents et les informations à transmettre, il ne lui restait plus qu'a retourner à Ansil'lith au fortin. Elle rabattue à nouveau le capuchon bleuté sur sa tête blanche, cachant une partie de son visage et à nouveau, la petite créature qui vient confortablement se caler contre ces épaules et sa nuque. Elle serra son sac de gemmes, le soupesa et vient le cacher sous ces vêtements, le laissant disparaitre dans le néant de son corps. Elle caressa distraitement l'animal puis reprit sa route vers la grande ville d'Ushiu.

Autrefois, elle était venue vagabondé par ici, mais c'était il y a bien au minimaux cinquante ans. Elle avait fait le travail pour que sa réputation parcoure les coins désertiques. Elle c'était donc mis à vagabonder dans les innombrables couloirs ou chemin de la ville, regardant et posant son regard acier sur ce qui pouvait attirer son attention. Les gens semblaient bien souvent indifférents aux autres, s'ignorant de manière magistrale, mais les marchants vendaient leurs salades au passant, qui certain leur donnait attention ou les ignorait.



Plusieurs fois, un marchant d'esclave voulu son attention, posant la main sur elle pour attirer son attention, mais il ne lui suffisait que d'un regard pour les dissuader de refaire ceci. Elle n'avait point besoin de dire ou faire un geste ou encore ouvrit la bouche pour donner un avertissement. Mais c'était surtout aussi les traits Nosphéra qui les surprenaient, elle se promenait de jour. Ils finissaient rapidement par s'éloigner en regardant dans une autre direction, vendant à nouveau leurs salades habituelles.




Mais bien rapidement ses pas la menèrent dans les taudis. On ne pouvait pas comprendre le malheur des gens, et encore moins le croire qu'après avoir vu les taudis d'Ushiu. C'était un endroit à part, qui ne pouvait exister ailleurs. Cet endroit ou des maisons, si on pouvait bien appeler quatre murs et un toit de carton une maison. C'était un endroit sale, pas simplement comme exemple, mais au littéral, ou que tu regardais, il n'y avait qu'un seul mot qui lui venait en tête. Comment ces gens pouvaient-ils réussir à vivre dans cet état lamentable ?

* je n'appelle même pas ceci survivre. *

Un troupeau d'enfants vient l'entourer, levant leurs petites mains sales vers elle, quémandant visiblement de l'argent, mais il allait être déçu, elle n'en avait point. Elle n'avait que faire de l'argent, tout ce qui comptait pour elle était l'aigre-marine. Mais ce n'était pas les enfants qui attiraient son attention, mais plutôt les deux hommes qui essayaient de la prendre par surprise dans son dos. La petite créature bougea, laissant échapper un léger cri de panique mais avant même que quoi que se soit arrive, la jeune femme c'était retourné en pointant une longue et fine lame. Cette dernière était venue intercepter le plus téméraire, la fine lame vient se glisser sous la gorge, à une bonne distance de bras d'elle.




Elle sentait les enfants poser les mains sur elle, s'accrochant à ces vêtements mais c'était surtout les petites mains baladeuses qui recherchaient son sac d'argent, qu'ils ne trouveraient point. Elle plongea son regard acier dans celui paniquer de l'homme, il ne s'attendait visiblement pas à ceci. Elle força à peine un peu plus, perçant la chair et laissant couler un filet rougeâtre.


-Tu n'es pas tombé sur la bonne personne. Déclara-t-elle doucement


-Je... J'ignorais que vous étiez... Des leurs... Bégaie l'homme


L'homme semblait fixer son visage, reconnaissant les traits d'une race bien supérieure.

-Demande gentiment aux enfants de s'en aller, je n'ai pas envie de les hacher en petits morceaux.

-Les enfants... Soyez sages et aller-vous-en. Réponds un peu plus fermement l'homme.



Les enfants quittèrent immédiatement, à peine paniquer de la situation. Ils devaient être habitués à voir ce genre de situation. La lame finement gravée et travaillée vient perforer un peu plus l'emplacement ou elle c'était poser, mais rien ne se passa. Elle fit pivoter la lame et déclara doucement :

-Tu as cinq secondes pour quitter, et fait passer le message que la vagabonde plus ne toléra plus ceci.

Le regard de l'homme s'agrandit, il connaissait visiblement ce surnom et sa légende de mercenaire aux talents exceptionnelles. Il ne fit que hocher la tête et partit sans demander son reste. Elle abaissa son arme puis tourna les talons, et déjà, il n'y avait plus aucune arme en visuel.




Elle reprit donc sa route, s'enfonçant toujours plus dans les taudis quand un fracas et un coup de feu retentirent. Elle tourna la tête vers la direction, avant de la prendre, un peu curieuse, d'ordinaire les pauvres ne pouvaient pas avoir d'arme à feu. Quelques pauvres personnes semblaient savoir retrouver au même endroit qu'elle, observant une maison à l'allure aussi pauvre et délavée que les autres. Elle s'avança doucement, puis observa les âmes perdues qui fixaient l'endroit. Elle posa son regard sur eux puis ils s'éloignèrent sans demander leurs restes.




Elle s'avança vers ce qui semblait faire office de porte puis cogna un simple coup, avertissant de sa présence, signe de politesse ? Vielle habitude ? Puis posa les mains sur la poignée pour la tourner et ouvrit la porte. La lumière vient illuminer l'intérieur, puis elle remarqua le trou au toit, qui lui offrait une autre source de lumière. Mais son regard ne s'attarda point sur ceci, mais plutôt sur l'étrange spectacle d'une jeune femme habiller de couleur pâle.




Cette dernière pencher sur un corps mort, baignant presque dans le sang de la pauvre victime, et ces mains, remplis du sang de cette dernière, mais surtout les quelques traces sur son visage lui offrit une toute nouvelle histoire de la scène. Mais elle ne dit mot, fermant même la porte derrière elle pour cacher la scène macabre des yeux indiscret et abaissa son capuchon, offrant son visage pâle aux traits caractéristiques d'une race bien connue et sa longue chevelure blanche. Elle plissa les yeux, elle n'aurait jamais cru qu'un Norphéra  puis ce faire une t-elle chose.

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Kumiko Ayumi
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Dim 19 Jan - 3:41

La jeune fille était intriguée ; la nouvelle présence ne semblait pas vouloir effectuer le moindre geste ni même prononcer le moindre mot, elle restait juste là à l’observer. Ayumi analysa la situation, elle ne percevait pas d’animosité, ni de crainte, la personne semblait calme et posée. En effet, l’absence d’un bruit trahissant un pas incertain ou celui du choc retenant une chute démontrait la sérénité de l’inconnue. De plus l’instinct de la guerrière lui soufflait que la personne n’était pas tétanisée devant un tel spectacle. Maintenant la seule question qui restait à élucider était qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir faire de cette nouvelle venue ?

Au vu du comportement elle pouvait émettre deux théories, soit l’étrangère était complétement inconsciente du danger que les Mains Sanglantes pouvait représenter révélant ainsi un crétin fini, soit c’était encore un cas de faible qui se prend pour le guerrier absolu…. Après il y avait bien une dernière possibilité, mais elle avait tellement perdu espoir dessus qu’elle ne prenait même plus la peine d’y penser, celle-ci consistait en le fait que la personne puisse être effectivement un bon combattant, une personne digne de respect… Dans tous les cas, il lui fallait résoudre la question précédente.

Ayumi suffisamment repue essuya du revers de la manche sa gueule ensanglantée puis elle retourna le corps, l’observa un instant et à l’aide de ses deux mains écarta dans un craquement sinistre la cage thoracique, déchirant la chair au fur et à mesure. Elle plongea ensuite sa main dans la dépouille, trifouilla un instant puis un rictus se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle trouva ce qu’elle cherchait et qu’elle réussit à le déloger. Délicatement elle ôta le précieux des restes puis dans un clin d’œil se retrouva à quelques centimètres de la personne, un cœur en main qu’elle lui tendait, tandis que l’autre caressa son visage, déposant une délicate trainée de sang sur le teint laiteux de la jeune femme. Elle la regarda droit dans les yeux et recula d’un pas ou deux afin de laisser une distance d’un bras, lui tendant toujours le membre comme une offrande.

La guerrière fixait la créature, elle la détaillait minutieusement, se demandant bien quelles pouvaient être ses capacités. Elle reconnaissait les traits caractéristiques d’un Nosphéra mais quelque chose la perturbait, il y avait une impression dont elle n’arrivait pas à se débarrasser mais qu’elle ne parvenait pas non plus tout à fait à cerner. Etrange…. Pensa-t-elle tandis qu’elle observait la tenue, l’armement, les traits, tout ce qui constituait cet être qui lui faisait face. Ayumi crut bon de susurrer :

« Le rouge vous va si bien »
Avant d’effectuer un rictus malsain. Jusque-là, la gamine n’avait pas cherché à utiliser son drain ni lors du contact physique ni lors du contact visuel. Non, pour le moment elle se contentait juste d’observer les réactions, la lueur dans le regard, la déformation de son expression. Oui, pour le moment elle cherchait juste à découvrir à quoi elle avait à faire et ce qu’elle allait pouvoir en faire. Elle avait envie de jouer un peu, ce dont la victime précédente ne lui avait pas donné l’occasion, beaucoup trop faible pour résister à la douleur…. Ou peut-être avait-elle juste eu la main lourde mais cette fois-ci, elle pourrait prendre son temps, y aller un peu plus doucement, s’amuser un peu et qui sait…. Peut-être aurait-elle une bonne surprise ?

Elle constata d’ailleurs un petit détail qui l’intrigua, décidemment elle était d’une curiosité… elle fixa un instant le cou de la personne puis replongea son regard noir dans l’océan bleuté de la créature.
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Aciana Doryëen
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Dim 19 Jan - 18:46

Aciana observa la demoiselle sans souffler mot, essayant de comprendre à son tour ce qu'était cette femme. Ces vêtements ressemblaient à l'étrange robe de Saël, venait-elle du même coin ? Ou ce n'était qu'une coïncidence donc elle ne devait point porter attention ? Elle continua de la regarder, mangeait son repas avec beaucoup moins de grâces que chez les Nosphéras, mais ça ne la dérangeait point, elle avait vu tellement de choses, qu'il lui en fallait beaucoup plus pour un minimal l'affecter.

Tout comme elle, la demoiselle ne semblait pas agressive, mais son instinct de guerrière lui susurrait de faire bien attention avec cette femme au apparence trompeuse, le sourire carnassier le lui confirma. Mais ce qui la surprit un peu fut l'étrange scène que lui offrit la femme, fouiller ainsi dans les entrailles de sa victime pour y chercher quelque chose en précis. Elle se demanda bien se pouvait bien encore autant intéresser cette dernière, mais elle eut rapidement sa réponse et la présence de la créature près d'elle.

Joyeusement, la femme lui offrit le membre sanglant, un cœur encore gorgé de sang. Elle sembla la fixer à son tour, laissant la créature poser ces doigts encore marqués de sang sur elle, marquant à son tour son visage. Elle ne broncha point, mais quelque chose sembla s'écraser un peu plus contre sa nuque et s'enfoncer dans la noirceur de son capuchon, loin du regard scrutateur de la dame de sang.

Mais rapidement, cette dernière reprit une distance respectable, offrant par contre toujours l'offrande à la nouvelle intruse qu'elle était. Tout comme elle plutôt, la dame d'acier l'observa pour l'examiner, elle semblait vive d'esprit, mais également en réflexe, et elle dégageait une confiance seulement digne des guerriers. Puis toujours en souriant, elle lui susurra une phrase qui faisait référence à sang sur son visage. Un léger sourire s'étira sur la commissure des lèvres pâle. Elle posa à peine son regard sur le cœur puis déclara en reportant son regard acier sur la dame :

- Merci beaucoup, mais je préfère le bleu, beaucoup plus discret.

Un doux silence s'installa dans la pièce éclairée par le toit. Elle y jeta un œil, évaluant à nouveau la situation, elle était surement venu de la haut, ce qui expliquerait le trou, mais elle n'avait que faire de ces raisons, pour le moment, elle se devant de faire quelque chose. Pas que le fait qu'elle tuait des gens la dérange énormément, elle ne les connaissait point et maintenant, il devait avoir une bien meilleure vie.

- Si la question n'est pas déplacée, pourrais-je vous demander ce que vous fassiez ici ? Simplement, une balade de jour ? Ou une envie soudaine de faire un massacre ? Mais du coup, dans les deux cas, vous devriez être un peu plus discret, vous semblez attirer les gens et en même temps, leurs attentions. Vous savez, ils parlent vite et les gardes pourraient répliquer ici.

Elle laissa un nouveau silence, il se pouvait qu'ils rappliquent tout comme non, vu qu'il se trouvait dans la parti pauvre de la ville, mais un noble beaucoup trop paranoïa pourrait en envoyer en croyant que si cette personne remontait jusqu'à eux pourrait faire des ravages. Elle sautait peut-être aussi trop vite aux conclusions, et ce n'était qu'un accident à part, mais elle connaissait la soif de sang de cette race, parfois, elle pouvait être meurtrière.

- Merci pour le cadeau, mais je n'ai point faim, alors ne vous gêner pas pour le prendre, il serait très dommage de faire du gaspillage.

Elle se tut à nouveau, elle ignorait pour le moment quoi faire exactement, elle n'était pas stressée, mais elle pouvait toujours tourner talon. Mais étrangement, au plus profond d'elle-même, elle ressentait un besoin d'aider une semblable, si bien sure, elle était Nosphéra, et sinon ? Quels choix autres s'offraient-ils ? Une Scilscet ou une Ascet ? Dans les deux cas, elle était autrefois comme lui. Mais elle réalisa qu'au plus loin d'elle-même, elle les détestait tout comme elle voulait les protéger.

* Étrange *

- Que compter vous faire maintenant jeune demoiselle ?

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Kumiko Ayumi
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Lun 20 Jan - 0:48

Ayumi éclata le cœur au sein de sa main en refermant sèchement celle-ci en un poing. Le sang éclaboussa les alentours, giclant sur les vêtements et visages des deux protagonistes. Elle accueillit d’un coup de langue le liquide qui se trouva au coin de sa lèvre supérieure puis essuya calmement ses extrémités sur le tissu de son habit, retirant un maximum de souillures, s’assurant que ses doigts n’étaient plus glissants. Elle posa ensuite son bras sur le fourreau de son sabre, la main reposant sur la garde. Elle n’avait nulle intention de dégainer pour le moment, bien que l’envie la démangeait quelque peu après tout le blabla que la créature avait pu lui déblatérer.

Comment cette chose se permettait-elle de lui adresser si impudemment la parole ? Comment osait-elle lui poser des questions si déplacées ? Mais le plus agaçant de tout, ce qui lui fit légèrement serrer la mâchoire et qui créa l’explosion à retardement du cœur était la mise en garde que la personne avait eu l’affront de lui faire. Etait-ce des menaces ou un conseil ? La guerrière ne connaissait pas la différence puisque pour elle, les conseils n’existaient pas alors cela ne pouvait être que des menaces et nulle créature ne pouvait s’autoriser une telle chose à son égard sans y laisser sa tête. Une tête d’ailleurs qu’elle avait la vague impression d’avoir déjà vu à maintes reprises mais elle ne se souvenait plus vraiment à quelle occasion, pourtant elle avait une bonne mémoire d’habitude…. Peut-être avait-elle été trop occupée à ces moments-là… ou tout simplement qu’elle n’avait pas été intéressée sur le coup.

Ayumi scrutait des pieds à la tête la dame, une phrase avait fait tilt dans son esprit, trahissant involontairement la nature incertaine de cette Nosphéra, mais peut être qu’elle sautait trop vite aux conclusions, après tout ce n’était qu’une phrase comme une autre….Cependant la gamine était un peu près sûre d’elle, elle commettait très rarement des erreurs de jugement même si ces derniers étaient souvent basés sur pas grand-chose. C’était un don tout simplement.

« Aaah, cela fait bien longtemps que je n’ai pas éradiqué une garde entière… » Souffla-t-elle pour toute réponse guettant la réaction de la personne qui ne semblait pas trop intimidée jusqu’à présent. Elle devait avoir une certaine habitude de ce genre de situation, en plus au vu de sa posture, de sa carrure et de son regard, il était fort probable qu’elle soit du milieu… mercenaire, assassin, soldat…. Non cela ne lui convenait pas, c’était quelque chose d’autres, quelque chose qui demandait de la bienveillance, qui pouvait expliquer l’expression dans son regard et les paroles qu’elle lui avait adressé, sans oublier son sang-froid.

Les Mains Sanglantes commençait à se faire une petite idée de l’inconnue qui lui faisait face. Cependant elle n’avait plus grand-chose à faire par ici, la maison étant vide et l’ennuie s’installant. Elle se dirigea gentiment vers la porte et alors qu’elle s’apprêtait à l’ouvrir, elle se retourna, regarda la personne et lui demanda sur son éternel ton glacial :

« A votre avis, combien d’âmes dois-je prendre pour qu’une autorité quelconque essaye de m’arrêter ? »
*J’ai envie de jouer, terriblement envie*

Ayumi ouvrit délicatement la porte, la lumière se propagea tout autour d’elle, dessinant sa silhouette parfaite sur le sol du taudis, et éclairant ses traits parfaits. Elle semblait briller comme neige au soleil et fort heureusement pour elle ce dernier était suffisamment faible pour que son regard puisse le supporter. Elle observa les alentours, les yeux se tournaient vers elle. Les gens la dévisageaient, certains reculaient vivement en l’apercevant, d’autres partaient en courant avec un petit cri de terreur et puis il y avait ceux qui étaient trop habitués à vivre dans la misère et l’injustice pour se préoccuper d’elle ou encore ceux qui la regardaient avec mépris, prêt à lui sauter à la gorge, intéressé par ce qu’elle possédait et représentait : une potentielle esclave à revendre ou exploitée.

La main de la guerrière se resserra sur la garde de son sabre, elle sentait un irrésistible désir que de provoquer une panique, d’effectuer un massacre, ou peut-être même d’évincer cette ville de la carte mais surtout elle voulait savoir, elle voulait connaître, elle voulait s’amuser avec cette dame bleue… Alors elle attendait de voir sa réaction avant de dégainer, ce qui ne saurait tarder… allait-elle y participer en alliée ? En ennemie ? Ou en simple spectatrice?

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Aciana Doryëen
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Mar 21 Jan - 18:40

Quand le cœur éclata, Aciana ne réagit pas, recevant éclaboussure de sang et de chair. Elle ne fit que toujours observer la dame habillée de pâle. Plongeant son regard acier dans le sien, elle comprit que quelque chose l'avait énervée, quelques paroles qu'elle avait prononcées ? Ou sa manière d'être ? Mais elle poussa très rapidement ses questionnements à autre, elle n'avait que faire par contre de son humeur changeante, les Nosphéras étaient toutes pareilles sur ce coté-ci. Elle savait comment jouer, ou plutôt elle excellait dans l'inverse, les énervés. La petite créature avait sursauté au même moment que le cœur, elle pouvait sentir contre sa nuque l'animal qui tremblait, et surtout son petit cœur battre la chamade contre sa chair froide. Elle leva une main, venant la poser à l'intérieur du capuchon sur la petite chose, caressant avec douceur le corps tremblant avant de répondre à sa question.

-Si l'envie vous enchante, faite le, rien ne vous retient à ce que je sache ?

Elle resta là, ne faisant rien d'autre qu'écouter pour le moment, ne montrant aucun signe d'agressivité qui aurait pu la trahir tout comme la dame devant elle, elles étaient si sembla et en même beaucoup trop différentes. Elle ne fit que pivoté en même temps que le déplacement de la dame, ne jamais laisser un potentiel ennemi de dos, c'était une des devises d'Aciana. Elle ne put s'empêche de d'observer une nouvelle fois la dame sous le soleil, ne répondant pas immédiatement à sa demande. Elle connaissant la beauté surnaturelle d'être de ce genre, étant maintenant immunisée à ceci, mais elle devait avouer que cette femme avait un petit quelque chose de particulier. Elle sembla réfléchir à sa question puis répondit :

- Je dirais moins d'une heure si vous laissez des survivants blessés se dirigez vers la haute ville, nous sommes le quartier le plus près.

Après quelques secondes de réconfort, elle retira sa main, venant essuyer son visage. Passant la paume, le tout fut étrange, tel de l'eau sur un plumage de canard, le sang glissa dans sa paume, ne laissant plus aucune marque de son passage sur son visage blanc. Elle rejeta ensuite la main vers l'extérieur, laissant l'étrange comparaison d'une arme secouer pour retirer le sang qui la souille et à nouveau, il n'y avait plus aucune trace ou signe de son passage sur elle. Rien n'avait d'emprise sur cette femme. Une queue longue et fine comme celle d'un chat, au couleur bleu pâle vient se glisser autour du cou de la demoiselle, s'accrochant visiblement de toutes ces forces.

Les créatures animales, avaient toujours eut une facilité à ressentir le danger, ou même les émotions qui pouvaient entourer les gens, et lui, semblait particulièrement sensible à ceci. Elle comprit donc très rapidement les intentions de la dame, elle avait vraiment envie de tuer pour le plaisir, qu'apporte une panique pour en ressentir davantage de sensation. Pour elle, ces gens n'étaient que du menu fretin, mais les gardes pourraient toujours lui donner un peu plus de difficultés. Mais cette femme était visiblement une guerrière, alors elle devait rechercher quelqu'un qui serait à sa taille pour ressentir le plaisir extrême de peut-être réellement mourir sous le fil de l'épée d'un autre.


* Bien étrange *

Puis elle remarqua l'hésitation de sa compagne, elle restait là, à la regarder, pensant à une quelconque raison. Pourquoi n'était-elle déjà pas partit dans un massacre ? Qu'est qui pouvait la retenir de foncer sur ces gens ? Puis un mince sourire se dessina sur ces lèvres, la dame avait peur qu'elle vienne protéger ces pauvres gens ? Elle s'avança à son tour, venant se planter devant à quelques centimètres de son corps.

-Je n'ai que faire de ce que vous allez faire, alors n'ayez point peur que je vous poignarde dans le dos, je ne ferai absolument rien, je n'en voir point l'intérêt...

Puis doucement, elle passa à côté d'elle, prenant la place nécessaire pour se glisser à l'extérieur. Peur de gens l'effrayait, et encore moins une femme qui prenait tout le monde pour son ennemi et qui passait sa frustration sur les autres sans bonne raison. Pour elle, ce n'était pas une guerrière, mais plutôt une lâche qui s'en prenait à plus faible. Elle venait de perdre tout intérêt en ce qui se trouvait ici. Mais elle était tout de même curieuse de comment allait se passer le reste de l'évènement. Les personnes lui jetèrent un regard, ne savant pas qui devait être la plus grande menace entre les deux femmes, mais ils réalisèrent bien vite son manque d'intérêt et retournèrent leurs attentions sur la femme aux habits de soie.

Elle glissa une main sur son cou, caressant la queue de couleur pâle avant de venir s'installer avec nonchalance contre un des murs de la dite maison. Puis elle leva à nouveau les yeux vers elle, avant de faire un geste de la main vers la foule des curieux amassés.

-Je vous laisse la voie ma dame... Susurra-t-elle pour réponse.

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Kumiko Ayumi
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Mer 22 Jan - 1:18

Le verdict était tombé. La personne réagissait comme si elle était indifférente, insistant sur le point qu’Ayumi pouvait bien faire comme elle le désirait puisque rien ni personne n’était là pour l’en empêcher insinuant donc qu’elle n’avait pas la moindre intention de s’interposer. Ah comme c’était décevant ! Décidemment il n’y avait ici-bas plus aucun respect pour la vie, nulle âme ne cherchait donc à protéger une autre ? Nul être ne souhaitait sacrifier sa vie pour celle de son prochain ? Quel monde désolant !
Les Mains Sanglantes se souvenait d’un guerrier qui aurait tout donné jusqu’à la dernière goutte de son sang, jusqu’à la moindre parcelle de son âme pour servir de bouclier à l’être qu’il dénommait maître. Elle l’avait gravé dans sa mémoire comme une personne honorable et parfois il lui arrivait de repenser à lui, se demandant si d’autre de ce genre-là existait encore, en tout cas lui n’était plus, elle le savait parfaitement car ce qui lui avait apporté le respect de cette jeune fille était le valeureux combat qu’il avait mené contre elle, malheureusement il y avait laissé la vie, et son protégé aussi par la même occasion. Cependant elle ne le regrettait pas, elle avait accompli sa mission et avait pu savourer l’espace d’un moment, qui lui parut court et pourtant dura tout de même quelques heure, un délicieux duel. Ce fut une mort digne pour un guerrier admirable, une mort comme Shieien en offrait que très rarement.

Toujours dans le pas de la porte, Ayumi avait entendu la réponse de la dame bleue, bleue qui décidemment l’agaçait car son apparence lui rappelait quelque chose mais elle ne parvenait absolument pas à mettre la main dessus, qui était donc cette personne pour lui sembler familière ? Avait-elle déjà eu à faire avec elle ? Ou bien l’avait-elle croisé comme cela par hasard ? Après tout le monde était si petit et elle bougeait tellement souvent… Peut-être l’avait-elle observée lors d’un quelconque évènement, cela lui semblait tout à fait probable et à y réfléchir elle trouvait même que c’était la meilleure des possibilités ; elle qui se tenait si souvent dans l’ombre à guetter, analyser… cela lui reviendrait en mémoire en temps et en heure utile, elle le savait, il lui fallait juste faire le tri des informations et pour le moment en réalité, elle s’en moquait bien de savoir, si ça se trouve elle avait juste vu sa tenue et était passée à autre chose. Elle décida donc d’arrêter d’y penser une bonne fois pour toute, jugeant que c’était une perte de temps et une recherche d’informations inutiles puisque cette personne finalement n’avait rien d’intéressant, à part peut-être la chose qui s’agitait dans son cou et dont la guerrière percevait l’angoisse.

« C’est long… » Souffla-t-elle en guise de réponse lorsque l’étrangère estima qu’il faudrait au moins une heure pour que la garde fasse son entrée, si jamais elle venait effectivement intervenir car il fallait pour cela qu’Ayumi daigne laisser un messager s’échapper vers la ville noble pour en alerter les autorités…. Autant dire qu’elle avait la possibilité d’éradiquer toute la population avant même qu’une personne puisse l’en empêcher et que ce serait probablement seulement une fois arrivée à la frontière de la ville haute qu’elle rencontrerait un obstacle, à moins que parmi ces viles créatures sans intérêt ne se cache une perle rare et qu’en créant un massacre elle parvienne à la dénicher. Cela lui paraissait… idyllique.

La gamine était toujours là, malgré les paroles de la personne, elle la regardait, scrutant de la tête aux pieds, mais surtout intriguée par la bestiole qu’elle n’avait pas encore pu nettement distinguer mais dont certaines parties se laissaient entrevoir, quelle créature était-ce ? Elle se posait sincèrement la question, appréciant les familiers, elle-même en avait eu un… il y a longtemps...
Donc elle restait là, attendant de savoir si l’inconnue allait faire le moindre geste, la moindre action mais non, elle se contentait de la… rassurer était certainement le mot car elle lui disait de ne pas avoir peur… Peur ? Quel mot encore cette étrangère osait-elle employer à son égard ?

La personne passa sous le nez de la guerrière et alla s’installer dans un coin, s’adossant au mur incertain du taudis et invitant d’un geste Ayumi à faire son carnage. Celle-ci se contenta de murmurer :

« Quelle prétention »
D’un geste elle attrapa l’homme qui passait devant elle et lui brisa la nuque, jetant le corps aux pieds de l’étrangère. La foule s’affola, et le regard sombre de la jeune fille se posa tour à tour sur les individus qui se trouvaient à proximité, certains partaient en courant, d’autres étaient tétanisés, mais nul ne vint à son encontre. Elle posa la main sur son sabre, laissant le bras reposer sur le fourreau et, tournant le dos à l’inconnue, se déplaça de son pas lent et posé sur ses étranges chaussures formées de deux morceaux de bois.

Sa démarche était fière, son équilibre parfait, sa tête redressée, son regard droit. Elle s’en allait lentement sans mot dire, après tout elle n’était pas une bête de foire et effectuer un carnage sous le regard d’une personne était loin d’être divertissante. Non, elle aurait préféré que cet individu prenne part au massacre de son côté ou non mais comme cette personne ne désirait rien faire, cela était d’un ennuie et bien qu’Ayumi aurait pu aisément se jeter sur elle pour la provoquer un peu, la forcer au combat, elle décida que cela n’en valait pas la peine. Elle avait besoin de divertissement mais pas d’être le divertissement. Alors puisqu’il en était ainsi, elle irait faire un massacre quelque part d’autres, où elle pourrait y prendre plaisir et peut être rencontrer quelques difficultés ou quelques compagnons de jeu.

En tout cas, elle s’éloignait tranquillement, sans se presser, laissant si jamais le cœur lui en disait, le temps à l’inconnue de la rattraper, cependant la gamine avait le vague sentiment qu’elle n’allait pas pouvoir partir comme ça, aussi facilement…
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Mer 22 Jan - 19:13

Aciana observa, la jeune femme, attraper puis briser d'un rapide coup du poignet la nuque du pauvre homme. La mort ne lui avait jamais fait peur, mais tout au fond d'elle-même, elle sentit un pincement désagréable d'avoir perdu une vie. Même si elle n'était du genre à se jeter la première, parfois, il lui arrivait, elle avait simplement espéré que sa manigance marcherait contre son caractère. Beaucoup de personnes marchèrent ainsi, quand on lui offrait pleinement ce qu'il désirait, il s'en désintéressait comme elle venait de le faire. Aciana avait su lire en elle comme dans un livre ouvert, au final, elle avait peut-être un mauvais caractère, mais elle n'était pas si mauvaise, seulement sur ces gardes, comme la plupart des gens ici.

Elle laissa quelques secondes son regard fixer le corps inerte à ces pieds, n'aillant même pas réagit quand il avait lourdement rebondi au sol puis atterri presque sur ces pieds, puis lentement, elle regarda les personnes qui étaient toujours ici, tétanisées par la peur de la mort, c'était bien souvent une réaction des gens faibles. Elle ne fut pas déçue de son choix, une seule vie avait été sacrifiée pour la vie de biens autres. Elle avait joué un jeu serré, il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas fait ceci, à cause d'Abel ? Avait-il réussit à réveiller cette vielle habitude de tester les gens pour les connaitre et comprendre ? Elle devait faire beaucoup plus attention maintenant.

Mais elle ressentait tout de même une pointe de déception envers elle-même. Autrefois, elle se serait dévouée corps et âme pour une personne, et maintenant ? Pourquoi rejetait-elle ceci ? La question était beaucoup trop facile...

* Il est si facile de jouer avec la vie des gens...*

Pendant que la silhouette fine de la belle demoiselle s'éloignait, un large sourire de satisfaction s'étira sur ces lèvres, mais tout de même, cette petite se révélait un peu plus intéressant, elle lui laissait la chance de la rattraper. La petite créature s'apaisa, ces tremblements se turent et elle sentit sa langue sur sa nuque, signe qu'il c'était calmer. Décidément, elle devait chercher des informations à son propos, cette créature magique était beaucoup trop intelligente. Elle desserra le poing laissant aller dans un néant inexistant l'arme qui prenait doucement place au creux de sa paume.

Elle avait joué beaucoup trop risqué, mais elle avait tout de même eut le résulta final désiré.

Elle se mit donc en marche à son tour, laissant son poids faire marquer chaque pas dans le sol, laissant un son épais et lourd dans l'air chaud et sale de le taudis. En de quelques enjambées, elle rattrapa sans la moindre difficulté la jeune femme qui marchait doucement. Elle vient calquer son rythme de marche, au siens, s'assurant de ne pas marcher trop vite pour le style de pas que pouvait lui permettre sa robe et ces étranges souliers de bois.

Elle ne fit que marcher à ces côtés, ne proférant aucun son ou mot. Même à ces côtés, la dame d'acier qui plutôt avait fait entendre son pas lourd, maintenant, il était absent, ne laissant aucun bruit se répercuter sur les murs de terre et de pierres des taudis. Elle avait à nouveau rejeter son capuchon sur son visage, laissant que de longues mèches d'une blancheur pure sur son armure d'acier. Et malgré la chaleur étouffante de la ville, Aciana ne semblait pas affectée par cette dernière, sa respiration restait régulière et aucun signe de sueur ou même de difficulté dû à cette dernière. Elle agissait comme si la température n'avait pas d'emprise sur elle.

Maintenant que la dame semblait un peu plus calme, la créature sembla montrer un peu de ça présence, aillant remarquer l'intérêt que lui avait porté cette femme. Il pointa le bout de son nez orangé, du côté visible pour la dame, puis une patte sembla agripper doucement le tissu pour le tirer vers lui pour dévoiler son visage d'une bleu cyan. Ces pupilles d'un noir d'encre et au contour des yeux orangé vient se poser sur la dame, l'observant un peu plus. Il sembla essayer de voir au travers elle, de la comprendre pour mieux agir ? C'était une créature des plus étranges, mais combien son regard brillait d'intelligence en ce moment.

Aciana ne fit que légèrement tourner la tête vers lui, offrant un peu plus de visions sur la petite chose, elle ne fit que prononcer un mot :

-Cyan, que fais-tu donc ?

La petite créature sursauta, feignant l'émotion d'un enfant prit la main dans le sac pas sa mère puis sembla se jeter dans le capuchon. Aciana ria de l'absurdité puis rejeta son tissu bleuté qui lui faisait office de chapeau pour dévoiler le haut du corps de la créature qui fut, cette fois-ci, réellement surprise. Elle cligna des yeux, puis s'étira un peu avant de reprendre place sur l'épaule de la dame d'acier. C'était une créature qui ressemblait à un chat, mais plus allonger comme un furet. Son pelage était soyeux et d'un bleu cyan, quelques petites tâches blanches coloraient le pelage à certains endroits et son visage était marquer par du orange. Mais ces oreilles étaient une des attraits les plus marquantes sur son corps aux couleurs pastel, elle ressemblait à de petites feuilles.

Après quelques secondes à feignez l'ignorance, il se tourna à nouveau vers la dame de sang, posant encore une fois son regard noir sur elle, il avança une patte dans sa direction, voulant peut-être touche ? Offrant sa main comme le faisaient les humains quand il se saluait ? C'était quelque peu ressemblant. Sa queue, c'était à nouveau entouré autour de la gorge de sa maitresse, réconfort ? Peut-être seulement un appui solide pour se retenir ? Pour sa part, Aciana trouvait la scène bien étrange, elle était plus grande que la femme, peut-être d'une tête, alors la patte de l'animal penchait vers le bas, s'offrant gentiment, mais elle sentait à peine ces tremblements, de la peur ? De l'excitation de rencontrer une nouvelle personne ? Mais un doux sourire flottait sur ces lèvres, laissant une expression plus calme et douce, aillant balayer la neutralité de plutôt.

Décidément, Abel avait donné une toute nouvelle tournure à leurs vies. Une tournure qu'ils avaient depuis bien longtemps besoin. Elle vagabondait depuis beaucoup trop longtemps, il était temps pour elle se trouver quelqu'un avec qui partager sa vie à nouveau.

Elle tourna la tête à nouveau vers la jeune demoiselle puis parla enfin :

-Mon nom est Aciana, et le vôtre gente dame ?


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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Ven 24 Jan - 3:34

Il y a en ce bas monde des âmes qui pensent être meilleures que d’autres, et d’autres qui le sont effectivement. Ayumi se pensait supérieure mais nulle créature était venue lui prouver le contraire jusqu’à présent. Elle était une manipulatrice née par son empathie surdéveloppée et sa capacité d’analyse accrue, elle était une merveilleuse combattante, dansant avec la mort comme avec une amante trop attendue mais surtout elle était dénuée de… logique. En effet la gamine agissait selon son bon vouloir, sautant d’un caprice à une envie ; elle se laissait bercer satisfaisant ses désirs et ses pulsions aussi malsains et sombres qu’ils puissent être… Un démon caché dans un corps d’ange au visage de glace.
La vérité était aussi simple que cela, et c’est pour cette raison qu’elle souriait en son fort intérieur tandis que son visage restait de marbre.

La guerrière s’était détournée de son idée de massacre, elle ne souhaitait pas être observée par une tierce personne tel un animal sauvage sous le regard scrutateur d’un scientifique mais cela ne signifiait pas qu’elle n’avait pas d’autres projets, et puis elle n’avait que retardé le bain de sang jusqu’au moment où elle se retrouverait seule face à des milliers d’âmes. Elle sentit un frisson lui parcourir l’échine à l’idée de plonger dans le liquide poisseux de ces êtres vils et corrompus, étrangement cette vision la calma et son aura meurtrière paradoxalement s’affaissa.

C’est à ce moment-là qu’elle sentit l’étrangère s’avancer vers elle. Celle-ci s’installa à ses côtés, calant son pas sur le rythme de la jeune fille. Les deux protagonistes marchaient vers une direction indécise, du moins pour l’une d’entre elle puisqu’Ayumi savait parfaitement où elle se rendait, et elle devait le reconnaître s’était une victoire que d’avoir réussi à traîner cette personne avec elle. Décidemment, elle se sous estimait des fois, ayant douté pendant tout ce temps que cette inconnue la rattraperait, surtout avec ce qu’elle venait de faire… elle ne s’était pas attendue à un tel résultat… La réalité était qu’elle avait calculé les choses bien différemment et se sentait déçue d’avoir échoué sur un point mais la suite promettait d’être intéressante et bien plus amusante qu’actuellement.

Du coin de l’œil la gamine put apercevoir la créature qui l’avait quelque peu intriguée plus tôt. Cette dernière semblait un peu plus curieuse et confiante, surement sentait-elle la bonne humeur de l’Ascet, provoquant un changement soudain sur son aura alors qu’elle ne pensait qu’à ôter des vies. Il était incroyable de concevoir qu’un animal puisse ressentir ce genre de changements mais surtout constater que le danger n’était pas directement dirigé sur son être. La chose au pelage bleue semblait désirer l’approcher mais Ayumi l’ignora, ce n’était ni le lieu ni le moment de s’occuper d’une petite bestiole qui appartenait de surcroit à la personne avec qui elle cherchait à jouer. Celle-ci par ailleurs affichait un air plus décontracté et eut même l’idée particulièrement stupide que de se présenter d’une manière banale, comme si elles étaient deux inconnues autours d’un café, faisant amie-amie. Les Mains Sanglantes ne répondit nullement à la question, et se contenta d’afficher un étrange rictus au coin de lèvres.

A cet instant même, sortant des ombres, une vingtaine d’hommes encerclèrent les deux protagonistes, tous armés et prêts à leur sauter à la gorge.
« Rapide » fut le seul mot que murmura la guerrière, observant tranquillement la foule qui se présentait à elle.
Ces hommes avaient un point en commun, tous portaient à leur ceinture une dague noire ornée d’un V sur le pommeau, ce même objet se trouvait sur le corps dont la nuque avait été brisée et qui gisait au pied d’un taudis, abandonné quelques minutes plus tôt.

« Elles ont tué l’un des nôtres
- Elles perturbent l’ordre de notre territoire
- Faisons régner notre loi
- Les Vautours ici sont les rois. »

Les Vautours, groupe d’assassins relativement médiocres mais dépassant de loin l’excellence de ces bas-fonds, agissaient comme une milice sur la pauvre ville en dehors de leurs missions. Ils patrouillaient en toute discrétion ou non parmi les taudis, laissant le peuple évoluer selon son bon vouloir, ne se mêlant d’aucune activité sauf lorsque l’envie leur en prenait ou bien qu’ils sentaient une potentiel menace mais la vérité était qu’Ayumi les avait purement provoqués ; cela lui avait semblé plus drôle qu’un massacre et surtout en jetant le corps aux pieds de sa compagne, elle l’avait tout simplement impliquée puisque par ce geste ils les pensaient complices. C’était ce qu’il y avait de beau dans ces créatures misérablement faibles, elles n’avaient pas l’intelligence d’analyser une situation ni le bon sens pour chercher à le faire. Ce n’étaient que des machines à tuer mais dans le sens le plus péjoratif qui pouvait exister c’est-à-dire recevoir un ordre, l’exécuter. Leur seul but étant de parvenir à leur fin même si c’était purement suicidaire. Leur avantage était également leur rapidité, bien plus efficace qu’une garde puisque directement sur les lieux mais surtout ils ne cherchaient aucunement à attraper leurs proies vivantes pour les faire exécuter publiquement afin d’en faire un exemple. Ils n’avaient pas besoin de cela car ils ne cherchaient pas répandre leur nom à toute la population mais seulement à être connu par quelques personnes, suffisamment pour être influant tout en restant dans l’ombre.

La guerrière restait tranquille tandis que le cercle autour d’elle se resserrait. Elle savait parfaitement ce qui pouvait se passer, elle les connaissait par observation, et puis elle les avait déjà suivi à plusieurs reprises et provoquer maintes fois mais elle s’interrogeait sur les réactions qu’allait avoir Aciana, après tout cette fois-ci elle était en première ligne, et les Vautours ne reculaient devant aucune menace, ils avaient une idée, ils y restaient accrochés. Ayumi les aimait bien pour cette raison ; bien qu’ils la connaissaient de réputation ils ne fuyaient pas, ne renonçaient pas, ne suppliaient pas et persistaient dans leur bêtise jusqu’à la mort. Ils étaient des bons défouloirs et se renouvelaient tellement vite, pire que des rats….Une sorte de véritable secte d’êtres dépourvus de pensées.

Trois, deux, un.... mètre et l'attaque fut lancée. Une partie s’élança sur la dame bleue et l’autre sur la gamine. Cette dernière se contenta d’esquiver les assauts, son regard observant froidement les réactions qu’avait l’autre personne.
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Ven 24 Jan - 19:57

Elle avait doucement perdu son sourire en remarquant les présences qui les entouraient avec silence. Le petit animal sous le nom de Cyan, s'était redressé, observant dans diverses directions, oreilles dressées avant de se glisser dans le vêtement bleu de sa dame. Une légère bosse fit son apparition au niveau de son dos puis disparue au niveau de ses reins. Il y avait là, une poche sécuritaire pour la petite créature, renforcée d'une fine couche de métal. Ainsi, elle pouvait combattre l'idée en paix et lui était en sécurité. À son tour, elle observa les quelques hommes qui se ressentaient à elle et écoutèrent sans les moindres émotions leurs paroles futiles :

« Elles ont tué l'un des nôtres
- Elles perturbent l'ordre de notre territoire
- Faisons régner notre loi
- Les Vautours ici sont les rois. »


* Les rois ? *


Un sourire moqueur se dessina sur son visage, il n'y avait aucun roi dans e bas monde, et encore moins des enfants qui pensaient avoir la moindre chance envers elle. Elle avait bien envie de rire de leurs fantasmes amers, cette source qui leur apportait une fausse idée de l'originalité de ce mot, des rois ? Oui, elle avait bien envie de rire d'eux, mais elle ne fit rien, son sourire finit doucement par disparaitre, personne ici, ne savait ce que voulait vraiment dire le mot roi, pas même cet homme qui avait assassiné et voler la place sur le trône.

* Quelle déception... * pensa-t-elle en laissant un soupire passer ces lèvres.

Elle les observa, mais fut déçue rapidement, tout comme ces grands bandits des routes de Soldar, ils n'étaient rien face à elle, juste de la chair à pâté qui se jetait dans la gueule du loup, ils n'avaient pas les connaissances ou même les compétences nécessaires pour la tuer, ou même se débarrasser d'elle. Elle vient à son tour, se détacher de la demoiselle, se plaçant devant son propre groupe d'hommes suicidaire, et attendit sagement qu'ils se jettent sur elle tel des Vautours trop affamés sur une proie, n'attendant pas que le lion est terminé. Elle écarta légèrement les bras des on corps, ouvrant les mains prête à dégainer ou tire de leurs fourreaux des armes qui n'étaient point visible sur elle.

* Trop facile, ils ne savent même pas ... *

Les hommes se jetèrent sur elle, et ne la virent pas venir vers eux. Elle se glissa au centre de l'attaque, penchant son corps vers l'avant, sa chevelure couleur neige vient caresser les lames qui se jetaient sur son corps, mais étrangement, ils ne coupèrent rien, et ne firent que glisser contre un bruit caractéristique d'une lame contre une lame, elle releva rapidement la tête, attrapant la lame à main nue du plus prêt, et pourtant aucun sang ne sortit de sa main. L'attirant vers elle en rejetant son propre corps vers l'arrière, et qui se dirigeait très vite vers le sol. Elle donnait l'impression d'être un objet trop lourd pour la grosseur et la forme donnée. Quelques-uns furent tentés d'utiliser ceci comme feinte, voulant frapper la femme, mais réalisèrent trop vite que même si leurs lames lui étaient destinées, elles furent retournées contre leurs compagnons, l'acier avait toujours été sa meilleure amie.

À peine sa main avait touché le sol qu'elle se relevait avec une culbute arrière, se retrouvant sur une main, droite comme un pique avant de se jeter vers l'avant. Elle s'élança dans l'air, propulsant son corps et ces jambes vers l'avant pour venir attraper une autre âme. Elle se retrouva assit sur ces épaules, mais étrangement, l'homme sembla perdre l'équilibre, ne pouvant supporter le poids sur son petit corps. Elle sembla entendre craquer au niveau des clavicules, et un cri de douleur retentit. Elle leva son poing et frappa rapidement l'arrière de la tête qui explosa telle un melon trop mure, éclaboussant les environs de sang de cervelles. Elle atterrit sur ces pieds, laissant le corps retombé au sol inerte et sans tête en plongeant son regard acier dans sa prochaine victime.

Ce qui était étrange, c'était que chaque coup porté contre elle, semblait toujours manqué leur cible, déviant toujours au dernier moment et frappant que le vide, mais eux, savaient très bien que leurs armes ne manquaient pas leurs cibles, ils ressentaient qu'elle était déviée tout simplement de cette femme.

Deux Vautours de morts, il ne restait plus que huit debout.

Elle écarta les mains de son corps, récrivant un cercle autour d'elle, puis doucement, les armes qui se trouvaient au sol semblèrent bouger et puis s'envoler doucement dans les airs pour venir flotter à porter de main de la demoiselle d'acier. Les épées courtes dansaient autour d'elle, laissant entendre et voir une future danse mortelle aux âmes présentées. Les deux dagues semblèrent tourner, décrivant des cercles avant de venir se glisser dans les mains de la femme, elle les agrippa solidement, faisant entendre le son de l'acier qui criait sous une poigne trop solide.

Ce n'était que de l'acier contre de l'acier, deux armes mortelles qui frottaient une contre l'autre.

Elle les jeta en l'air, ne quittant toujours pas un des hommes devants elle. De son regard, une légère fumée verdâtre semblait s'en détacher. Les dagues lancées, semblaient monter doucement dans les airs, décrivant leurs éternels cercles avec une lenteur, presque figer dans le temps, mais Aciana savait pertinemment que ce n'était pas ça, elle ne contrôlait le temps, mais le matériau qui volait. Puis, brusquement, l'une d'elles retomba vers la Vagabonde bleue, elle l'attrapa et au contact de ses doigts sur la lame, un son strident se fit, et déjà, l'autre dague tombait du ciel. Avant même qu'elle ne l'attrapa, elle lança sur sa gauche, la dague déjà en main alla trouver cible. La lame percuta l'œil, s'enfonça jusqu'à la garde dans la chair tendre, mais au passage, elle avait entendu le son d'os qui se brisait sous une trop grande secoue, la moitie du crâne était renfoncé vers l'intérieur. Le corps se raidit puis retomba au sol, suivit par la deuxième cible, l'homme qu'elle n'avait jamais quitté de vu et qui avait subit le même sort.

Quatre Vautours de morts.

Pendant que trois des hommes bougeaient, elle remarqua la fuite du dernier, espérait-il pouvoir aller chercher des renforts ? Un étrange sourire se dessina sur ces lèvres, mais c'était surtout son regard qui trahissait son plaisir du jeu en ce moment. Elle n'était qu'un prédateur s'amusait avec de pauvres petites proies qui avaient pensé trop loin. Elle n'eut même pas besoin de toucher l'une des épées courtes qu'elle partait dans la direction de l'infortuné, passant au travers de son corps telle une flèche sur sa cible de paille.

Cinq Vautours de morts.

L'autre épée courte vient rapidement prendre place dans sa main, ce qui lui permit en se penchant et décrivant un cercle autour d'elle de parer les armes. Elle les repoussa brusquement, avant de décrire une nouvelle danse macabre pour ces cinq derniers Vautours. Le premier reçu la lame au niveau de la gorge, une large entaille qui lui ouvrit son tube respiration, offrant une vue sur l'intérieur. Il éclaboussa la jeune femme de son sang puis tomba inerte au sol, elle ne lui porta pas plus d'attention, pivotant déjà son corps vers un autre. Elle resserra sa poigne sur le manche qui sembla crier de douleur, avant d'étendre brusquement son bras vers le crâne d'un autre. Elle donna un brusque coup vers la verticale, s'offrant une tranche de crâne et de cerveau au passage. Quand son corps retomba au sol, on pouvait voir les couleurs foncées de l'intérieur de son crâne se mélanger unes à l'autre avant de glisser au sol, ressemblant maintenant à une bouilli informe.

Sept Vautours de morts.

Elle se rétracta sur elle-même, puis brusquement, sembla faire telle une toubib effectuer quelque tour sur elle-même, bras tendu. Un des malheureux fut prit dans le tourbillon de lame, offrant son ventre à la morsure du métal. La chair se déchira dans un bruit sonore, ces entrailles semblèrent se jeter hors du trou béant, étalant toutes leurs beautés à offrit en se bas monde sur le sol sale des taudis. Les deux autres furent un peu plus rapide, s’aillant jeter vers l'arrière pour éviter le coup. Elle s'avança vers le plus près, il sembla tendre la main et l'arme vers elle pour une toute autre attaque, mais elle lui happa la main, lui coupant net. Cette dernière rebondit au sol, toujours armé suivit très rapidement de la tête de l'homme qui avait la bouche béante sous un cri maintenant muet.

Neuf Vautours de morts.

Elle fit quelques pas à reculons, puis tourna brusquement dos au dernier avant d'effectuer une toute nouvelle culbute aérienne, atterrissant sans bruit dans le dos du dernier. Mais elle était tout de même surprise, quoi qu'elle fasse, ces hommes restaient toujours, elle les trouvait tout de même, soit courageux ou tout simplement idiot et sans cervelle. Ils voyaient tout de même les leur mouraient sans rien pouvoir faire et pourtant, ils restaient toujours là. Quand elle posa une main sur son épaule, s'agrippant solidement, il sembla enfin réaliser la suite. Elle entendit la chair et l'os se tendre puis se tordre de douleur, tout comme l'homme qui venait prendre conscience de la force exercée sous son corps fragile. Elle leva ensuite sa main libre et puis tel un pieu, elle fondit sur lui, transperçant l'homme de par en autre. Elle avait agrippé quelque chose au passage, une offrante qu'elle offrait à son tour à la demoiselle qui l'observait maintenant.

Un cœur encore chaud et battant dans la paume de sa main offert dans sa direction.

Elle plongea un regard sombre dans le sien une lueur dédaigneuse si lisait à peine, laissant l'étrange fumée disparaitre. Puis brusquement, tout comme elle l'avait fait plutôt la dame de sang, elle referma la main sur le membre fragile. Il explosa, rejetant de part et autre sang et chair. Elle repoussa ensuite l'homme, extirpant son membre d'acier, avant de le laisser tomber au sol. Elle secoua son membre droit comme le ferait une épéiste avec son arme, rejetant le sang qui souillait sa lame au sol. Puis doucement, elle tourna talon, marchant à son tour d'un pas calme. Elle reprit donc sa route, laissant peut-être la chance cette fois-ci à la dame de la suivre si elle en avait envie...

 
Dix Vautours de morts.

Mais sinon, elle avait autre chose à faire que je jouer avec des gamines.


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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Dim 26 Jan - 4:08

Le combat avait commencé.
La jeune fille se contentait d’esquiver les assauts, son regard fixé sur la dame bleue, guettant le moindre de ses faits et gestes, ses sens en éveils. Elle sentait l’agacement naître chez les Vautours ; ces derniers constataient qu’elle n’était pas du tout attentive à eux mais qu’en plus de cela ils ne parvenaient pas à la toucher, un double échec de leur part. Heureusement qu’ils étaient incapable de penser, sinon il y a longtemps qu’ils auraient compris que les Mains Sanglantes s’était tout simplement contentée de se servir d’eux comme appâts afin de dévoiler un peu plus de la nature de sa compagne. La manipulation était tout un art, il fallait la penser à plusieurs échelles, réfléchir aux conséquences d’une action, évaluer les diverses réactions possible, analyser, cerner, s’adapter et développer, une véritable toile d’araignée, minutieuse et très fragile.

Ayumi avait laissé le chaos s’installer, la foule était en délire, les Vautours volaient en tous sens, et dix d’entre eux s’effondrèrent à la même seconde, la gorge ouverte. Bien sûr que ces créatures ne faisaient absolument pas le poids contre elle et elle en avait assez de devoir gesticuler pour observer le spectacle alors il suffisait d’allier sa rapidité avec sa dextérité et un coup de sabre par corps avait amplement suffit à se débarrasser de la gêne. A présent assisse parmi les corps éparpillés, elle essuyait avec un morceau de tissu et beaucoup d’amour la lame de son sabre, ses yeux ne quittant pas un seul instant Aciana. Une fois Shieien nettoyé, elle le remit dans son fourreau, étouffant le chant envoûtant qu’il lui murmurait à l’oreille, l’incitant gentiment à la confrontation, à l’appel du sang.

Assisse dans la poussière, en position dite du lotus, les mains posées sur le haut des cuisses, proche de la hanche, elle guettait, analysait et mémorisait le moindre faits et gestes de son regard glacial et inexpressif. Au fond d’elle-même, elle était satisfaite, même si ce n’était qu’un tout petit début, elle avait tout de même réussit à faire bouger cette personne, elle l’avait incitée dans un massacre, même s’il ne s’agissait que d’une vingtaine de personnes, c’était tout de même une petite victoire, sans compter qu’elle pouvait prendre pleins d’informations, inversant ainsi les rôles ; elle n’était plus la bête de foire qui allait être observée lors du bain de sang, c’était la dame en bleue qui l’était devenue, et cela s’avérait plutôt intéressant.

L’ouïe en alerte, les sons l’intriguaient, il y avait des incompatibilités vis-à-vis de ce qu’elle voyait, de ce qui pouvait être et de ce qu’elle entendait. Puis vint les petits tours de la personne, le contrôle des armes, les acrobaties… Ayumi pouvait y lire beaucoup de savoir-faire, elle y reconnaissait une certaine expérience dans les arts martiaux, et le maniement des dangereux métaux. Cette personne n’était pas des bas-fonds, cette personne n’était pas juste une belle fille qui se promenait, non, trop d’éléments trahissaient une nature guerrière mais aussi menaçante, imposante….

La gamine rassemblait les morceaux, elle se souvint des regards que les gens avaient eus sur la dame bleue, elle nota aussi le comportement qu’elle avait auparavant abordé dans la maison en ruine puis là, le combat qu’elle menait. Ainsi elle ne s’était pas trompée, la personne était bien douée, mais surtout sa nature ne correspondait absolument pas avec l’image extérieure qu’elle donnait. Cette créature… son apparence était un leurre, maintenant le doute était effacé. L’incertitude lié à plusieurs éléments ne pouvait plus avoir lieu, et même si une théorie était fort possible, Ayumi ne la jugeait pas du tout probable.

*Dommage que ces Vautours ne suffisent pas…* Pensa-t-elle quelque peu déçue car elle avait échoué sur un point. Même si elle était parvenue à éclaircir le doute, elle n’avait pas réussi à mettre fin à sa mission et maintenant que les dix corps gisaient au sol, elle avait deux solutions : soit elle laissait couler l’affaire pour cette fois, se contentant des informations qu’elle avait réussi à récolter ; soit elle devait elle-même prendre part au jeu, et directement provoquer Aciana en face à face. Bien que la seconde idée lui plaisait énormément, notamment après la provocation que venait de lui faire la beauté en imitant un geste qu’elle avait fait au plus tôt à son égard, elle prit la décision de remettre cela à plus tard.

La jeune fille regardait la personne s’éloigner, elle ne chercha pas à la rattraper, elle songeait qu’elle la rêverait bientôt et qu’à ce moment-là elle ne résisterait probablement pas à l’inviter en duel car la nature de cette personne l’intriguait énormément et Ayumi savait par vent et murmures qu’il était très difficile dans venir à bout. Ainsi elle allait rassembler plus de renseignements, analyser un peu plus ce qu’elle croyait avoir compris et la retrouver ou la recroiser par hasard dans un futur proche.

Cependant alors qu’Aciana était à bonne distance, la gamine dit d’un ton suffisamment fort pour être entendue et d’une voix absolument neutre :
« Ayumi est le nom que je porte »

La guerrière avait jugé qu’il était impoli que de ne pas se présenter à son tour, afin de laisser si le cœur lui en disait une chance à sa future proie de se renseigner sur elle ; bien qu’elle doutait fortement que quiconque puisse réellement la renseigner… peut-être obtiendrait-elle quelques échos de ses plus célèbres massacres…. Ou son surnom… ou un bout de ses capacités lorsqu’elle était encore humaine et combattait avec sa magie… Après tout elle ne pouvait pas savoir ce qui pouvait rester d’elle dans ce monde, elle anéantissait tellement d’âmes, laissant parfois des témoins et vivait dans l’ombre.

Ayumi la regarda partir, et alors que son ouïe l’informait d’être prudente, elle se fondit parmi les ombres, disparaissant complétement et se déplaçant de ruelles en ruelles, quittant tranquillement cette ville se faire voir.
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A.
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Lun 10 Mar - 22:54

HRP:

Modus Operandi: Les points d'expérience sont attribués pour chacun des postes de manière individuelle et un bonus ''d'équipe'' est rajouté pour récompenser les interactions entre les personnages ainsi que la cohérence entre ceux-ci.

L'xp est calculé suivant un système strict comprenant l'orthographe, le respect des règlements, du contexte, la complexité de l'évènement, la complexité du style de rp ainsi que sur le contenu général du sujet.


---

Kumiko Ayumi: 40 + 30 + 30 + 35 + 40 + 35 = 210 + Bonus: 40/Total: 250 pts xp.

Remarques: Je n'ai absolument rien à dire sinon que c'est toujours un plaisir de te lire! Continue comme ça!

Aciana: 30 + 25 + 30 + 35 + 40 = 160 + Bonus: 30/Total: 190 pts xp.

Remarques: Tu t'améliores de post en post et c'est très bien! Cependant, prend garde à bien lire les posts des autres, plusieurs petites incohérences se sont glissées dans tes textes pour cette raison.


---

Remarques générales: Sujet interessant! J'ai bien aimé voir notre première Ascet à l'oeuvre et Aciana participer à la chose!

Vous devrez poster suite à mon topic pour me dire que vous avez ajouté vos points. Vous aurez une semaine pour le faire sans quoi j'enverrais le sujet aux archives sans aucun second avis.

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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Lun 10 Mar - 23:24

Sauf erreur tout est à jour !
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Aciana Doryëen
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   Mar 11 Mar - 0:11

Okidouki !

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C’est elle qui dicte les actes.

C’est elle qui peint le monde.
Et elle qui vous emportera tous.''
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MessageSujet: Re: Pourritures et vices   

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Pourritures et vices
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