Eleirya

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 L'entrechoc

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MessageSujet: L'entrechoc   Jeu 14 Sep - 23:14

Il était une fois l'Auteur et le Point; une histoire qui commence et qui se termine comme toutes les autres; une idée folle, un début, une oeuvre, un dénouement, une fin. Il y a les rebondissements, les imprévus, les surprises. Certes, une histoire tout ce qu'il y a de plus normal dans sa structure, mais seulement, l'unicité ne se trouve pas nécessairement dans la forme... Non, cette histoire à l'apparence normale est pourtant celle d'une conquête; une conquête de sois, du monde et des dieux! L'épopée d'un monde, en équilibre entre deux titans se tenant dos à dos, l'un regardant vers l'avant, l'autre vers l'arrière. Dans les mains de l'Auteur, le destin du monde et de ses habitants; dans les mains du Point, l'ombre de leurs ambitions... Des titans, des monstres, ils étaient destructeurs, expéditif et calculateur; des sauveurs, des prophètes, ils aimaient cette terre au point de sacrifier ce qu'ils étaient pour plus, pour l'idéal, pour l'Archétype. Non, ils n'étaient pas humains, n'y Nosphera, pas plus que Scilscet, certainement pas Ascet, encore moi Golem ou Ghoule, ils n'étaient pas du même matériel que les dieux, non vraiment, j'insiste, ils étaient bien loin de tout cela, ils étaient A, l'Auteur et Z, le Point.

Certes, cela ne fait aucun doute, leur histoire avait été simple, comme toutes les autres, avec ses instants fulgurants et vivaces, mais aussi sa laideur et ses imperfections. Une histoire d'un monde au bord de l'éclatement comme il y en a déjà une myriade; l'histoire de notre monde, l'histoire d'Eleirya, de cette mère qui voulait tuer ses enfants et de ceux-ci se rebellant contre les forces de la nature pour porter le poignard en son sein. Deux Lames, une histoire à rebours, qui commence par son commencement; le meurtre d'un père. L'histoire de deux Lettres, déchirant le temps, brisant le mécanisme de l'Horloge pour terminer par sa fin; la mort d'une mère.

Il était une fois l'Auteur et le Point, l'histoire de ce monde qu'était le leur et de ceux qui les accompagnèrent au bout du monde, vers cette victoire qui n'épargna aucun sacrifice, n'y aucune liberté, avec foi, la seule qui sait vaincre, celle qui ne s'arrête jamais, la foi du couteau; il était une fois Eleirya...

--

Kirel: Comment t'a fait pour attraper mon projectile ? J'étais à 500 mètres, cachée et tu étais attaqué par trois autres Ven'.
-Je te l'ai déjà dit Kirel, je ne vais pas continuer cette conversation et certainement pas revenir sur un évènement lointain déformé par tes souvenirs glorifiés de l'enfance. Hors de ma vue.

Le plus petit des deux hommes, le prénommé Kirel, soupire de mécontentement, alors que son interlocuteur ouvre son livre à nouveau pour y diriger les yeux.

Kirel: Toujours aussi sérieux. Heh! Tant pis, j'vais bien finir par savoir comment t'a fait. Tu m'écoutes? Bah!

L'homme ne répond pas, les traités de médecine sont une caresse, un plaisir et une joie qu'il garde pour lui, laissant le monde de coté, l'être plonge dans son étude pour un temps, sachant que les plaisirs ne peuvent duré, il sait, plus parlant que le son des grèves poussiéreuses s'éloignant, le vent, lui, tourne...

La circulation de la magie, l'équilibre des forces internes, l'homéostasie, l'odeur... L'odeur de la mort. Le Venari le sait, bien qu'il ne possède le titre que depuis peu, il a l'expérience, oui, l'être est un chasseur pas une proie, honte à celui qui l'observe.

''Ne tente pas d'inverser les rôles Alekdar. Le regret est bien amer lorsque servi au déjeuner.''


Sont nez de quitte pas son livre, pas plus que sa tête, alors que son corps se prépare à la violence. Les traités de médecine sont une caresse, une caresse... Perdu dans son étude, à sa gauche, là-haut, un bruissement, celui de l'Histoire, on l'attend autre part.

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Dernière édition par A. le Mar 19 Sep - 23:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Sam 16 Sep - 22:41

J’ai toujours aimé le calme de la forêt, la sensation de silence vivant. De mon perchoir, je vois tout. Je ne suis Venari que depuis peu et pourtant je goûte avec plaisir, la sensation de pouvoir. Il est amusant de suivre la voie que la vie nous ouvre parfois. Un peu comme le berger avec son troupeau. Je me sens essentiel, dans la fonction que j’occupe. Sous mes ordres des hommes et des femmes triés sur le volet, des responsabilités plus vastes que la forêt qui m’environne. Ces choses ne sont pas importantes pour le moment. Je me sais libre de toutes entraves. Je suis la sente, une piste peu orthodoxe, tout au bout je devine sa fin. Je respire les sapins et l’air pur qui accompagnent comme de vieux compagnons, la brise rafraîchissante.

Je pourrais m’égarer autour, partir à l’aventure seul, retrouvant brièvement une candeur de jeunesse, qui me semble si loin. Seulement, je manquerais à mon devoir. Jamais je ne l’ai laissé seul plus de quelques heures depuis fort longtemps. Il compte sur moi. Je suis l’ombre qui le suit, le frère qui l’appui en toutes circonstances, l’ami qui l’écoute, je suis le point. Je dois accompagner l’auteur. Être toujours alerte à mes devoirs auprès de lui.

Du travail pointe à l’horizon, je traque depuis que j’ai quitté les bâtiments principaux. Mon regard rivé sur des épaules qui ne sont pas celles de l’auteur.  Je sais ce que je dois faire, je m’éxécute.

Je saute de branche en branche, une créature discrète et silencieuse. Il ne peut se douter de ma présence, trop absorbé qu’il est par la piste devant lui. Il serpente entre les fûts de bois vivants, des épaules légèrement crispés, penchés vers l’avant, sa démarche silencieuse furtive. Pourtant même dans la canopée, mes yeux ne le quittent pas. Oh, il le sait, il le ressent quelque chose ne va pas, sa posture en témoigne. Il semble nonchalant, mais au fond, il est prêt. Pour quoi? Il ne le sait point.

Ha ha ha! Que je suis hilarant! Nul temps pour l’exprimer cependant, mais je sens poindre le sourire aux commissures de mes lèvres. J’interromps mes bonds agiles dans les arbres. J’observe en contrebas, le dialogue entre ma proie, mon rival, mon collègue.

Il s’adresse à mon compagnon de conspiration, mon frère d’armes. Revenant de nouveau sur de vieilles histoires, de vieux comptes. Son insatisfaction est palpable. Si cela m’intéressait, je pourrais y enfoncer ma dague, dans cette tension. J’y mettrais fin, ouvrant ainsi, le champ à quelque chose de nouveau. Une nouvelle histoire? Un nouveau dialogue? Qui sait!

Ma concentration est telle, que mon immobilité pour un observateur non entraîné, me ferais aisément passer pour une sculpture aux airs inquiétants, comme la gargouille aux corniches des lieux de cultes. J’observe passivement, Kirel quitter les lieux, frustré d’avoir été si vite évincé par mon frère. Qui après tout n’est venu ici que pour trouver la paix.

Sans beaucoup de surprise, mais avec une certaine déception je l’entends s’adresser à moi. Mon sourire, s’élargit. Évidemment, il sait que je suis là! J’aurais tant aimé le prendre par surprise, oh comme cela m’aurait empli de joie. Si Kirel est prudent, alors mon frère est le maître. Il y avait longtemps que nous n’avions pas échangé de façon plus musclé, mon compagnon et moi.

- Mon frère, il est tellement dur de te surprendre comme à ton habitude. Ah, je finirais bien par y arriver un jour, il suffit d’une seule opportunité! huh! J'ai toujours, cette irrépressible envie de le frapper avec violence. Je ne te comprends pas. Comment peux-tu le supporter alors que jour après jour, il te pose les mêmes questions?  

Ma voix est calme, posée, comme un chuchotement. J’ai appris un petit truc récemment, en utilisant juste la bonne quantité de concentration et de magie, je peux donner l’impression que ma voix viens de partout à la fois. Très enfantin, je le sais, tout de même amusant! Les plaisirs de la vie sont souvent simples.

- Je me demande quand il comprendra enfin, la nature de ta spécialité! Comme si trois Venaris ne seraient jamais suffisant pour te forcer à être sérieux. Ha ha ha! Enfin, pourquoi tu t’isole si loin des autres pour lire un vieux traité d’anatomie?  

Pendant que je parle je ne peux m’empêcher de commencer à tourner lentement autour de la petite clairière où il se trouve. Je ne quitte pas mon perchoir, j'aime dominer de haut ainsi que de loin les situations. Après tout, si je veux conserver mon avantage, je dois mettre de l'espace entre lui et moi. Je manipule doucement la garde de ma rapière mes mains hésitantes, parcourues de frissons. L’envie est puissante, de le combattre, qui sait? Peut-être que je pourrais enfin briser, notre égalité?

- Alors mon frère? Je t’ennuie?  

Mon ton est narquois, volontairement moqueur. Oh il n’est pas naïf, mais il mordra parce que c’est une lutte à finir. Vieille comme notre amitié.

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No victory without suffering, no freedom without sacrifice!

Mon thème

                                 

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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Mar 19 Sep - 21:16

L'oiseau haut perché chante des inepties. Ne sait-il pas qu'il est dans l'improbabilité certaine de ne pouvoir surprendre le Venari? L'homme ne prêche pas par excès de confiance, non, l'homme sait, il y a dans le vent, dans la terre, l'eau, le feu et même la chaire, une vérité immuable: la magie circule sans cesse. Non, définitivement, l'oiseau haut perché ne peut s'empêcher de laisser tomber son fromage, il croit survoler la scène, la dominant depuis les cieux, mais cela est incorrect. Ineptie, que pure ineptie!

Il va s'en dire, le volatile parle vrai. Tout comme la vérité sait se faire voir avec clarté lorsque les astres sont alignés, les mots du frère peuvent, parfois, porter véracité. Kirel n'est pour lui qu'une abeille bourdonnante, voletant ci et là, tentant de butiner des secrets qui lui resteront caché. N'en déplaise à la source de sa frustration, bien qu'il soit cloué au sol, rien de ce qui vol n'a d'emprise sur lui, pas plus les oiseaux que les insectes. Cependant...

Honte au Venari qui ne voit pas les prémices du plaisir dans les retranchements de la bataille. Le chasseur n'est-il pas lui aussi une arme fracassante? Étant l'aîné, une correction s'impose.

''Pas même toi ne serais suffisant Alekdar. Crois-tu avoir déjà vaincu le moi sérieux, ou n'est-ce que le fruit de ton imagination puéril, celle-là même qui te fais employer ce tour de passe-passe vocal? Allons, allons, tu me connais, ton aîné est magnanime, la chance est donnée au coureur.''

Les paroles de l'homme sont provocations, tous deux savent, les évidences se bousculent; ils se battront, ici même, à l'ombre des arbres... Le Venari souris à cette pensé, un atout dans sa manche.

''Qu'attends-tu? Viens me rejoindre, je t'apprendrais la signification des diagrammes musculaires et osseux se trouvant dans ce vieux traité d'anatomie, tu peux me faire confiance, ne suis-je pas médecin?''

Les lèvres, déjà souriantes, s'étirent à nouveau, dévoilant du même fais des dents; des dents de carnassier. L'ennui le quitte, le rythme doit être donné et le cadet corrigé, les faits sont plus clairs que les eaux de Cyres! Regarde oiseau, cette forêt n'est-elle pas splendide? Magnifique s'il en est, l'avantage tient du fait qu'ici, point de ciel, que des cimes... Vole moineau, vole dans cette cage faite de feuilles, de bois et de rosée. Les pieds bien au sol, l'homme ne relèvent pas la tête, mais redresse son corps. Ses muscles; tendus par des années de violence, ses mains expertes dans le bris de nuque; immobiles.

''Il ne sert d'appréhender, il suffit de frapper, je t'entends et t'attends depuis longtemps, allons, ne perdons pas notre temps à prendre le temps d'attendre que le temps fasse son temps, ai confiance que ma patience, déjà sciée par un passé mal élevé, présente présentement, une certaine fortune de lacunes inhumainement, voir certainement certaine. ''

La pression s'exerce, l'euphorie, la circulation promise, la voici. Le médecin montre son poing gauche au ciel, les fenêtres de son âme pétillent.

''Première leçon. La main est composée de vingt-sept os, répartis en trois groupes, de vingt et un muscles intrinsèques, eux-mêmes répartis en trois groupes et de quinze muscles extrinsèques divisés, cette fois-ci, en deux groupes. Mon très cher frère, combien d'entre eux, crois-tu, sont nécessaire pour fendre un arbre?''

Oui, la circulation, celle de la magie, le sang d'Eleirya, celui du corps ou encore le vent, telles les muscles s'attachent aux os, tout est lié, tout s'emboîte pour créer cet assemblage mécanique. La réverbération de la voix est magique, mais le son, le vrai, celui qui vient de la gorge lui... Voilà qui est différent, car celui-là fait vibrer l'air. Que de subtils détails.

''En vérité, pour le commun des mortels, le calcul ne s'applique évidemment pas, néanmoins, pour ce qui est de ma personne...''

Il lève sa main droite et tire sur son foulard, cachant la moitié inférieure de son visage et par la même occasion, son sourire prédateur. Le tic tac caractéristique de sa montre à gousset se fait audible, comme s'il emplissait l'air d'un bruit accusateur. Un métronome.

''Une phalange distale, une médiane et une proximale, pour les os.''

Un seul de ses doigts se sépare de son poing.

''Alors que pour les muscles et bien...''

D'un simple mouvement de détente du coude, l'être frappe un arbre du bout de son index,

''Aucuns, les muscles de ma main ne sont même pas nécessaire.'' Fait-il alors que l'arbre, ou plutôt un perchoir, celui d'un moineau, s'effondre dans un craquement sinistre.

Sans cérémonie, sans paroles, celles-ci n'ont plus d'importances, l'être s'élance, couvrant les bruits de sa course par celui du perchoir, il s'élance, ô oui, il s'élance, vers l'avant, toujours plus prêt, réduire la distance? Trancher la distance? Non, l'évidence ne tient pas d'un mot aussi frivole, non, il lui faut tuer la distance.

Détraque l'horloge, le tic tac les prend, le rythme est finalement donné.

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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Hier à 19:05

Mon aîné n’a jamais su s’amuser des petites choses de la vie. Mon tour de passe-passe, est une de ces choses essentielles dont doit profiter l’humain! Venari ou non, prendre le temps de contemplé son adversaire, jouir d’une conversation légère, avant l’estoc fatal, avant le coup de taille final, c’est savoir  s’amuser de l’autre ainsi que rire du sérieux qui ignore le ridicule! Ce sont des éléments dont je m’efforce en tout temps, d’apprécié leur société superficielle et banale.

Je suis un original. Certes, il vrai de le penser, mais il n’est aucune bonne raisons en ce monde, de négliger les simples plaisir. Que ce soit une voix d’outre-tombe magiquement induite, la sensation de pouvoir en dominant de haut des proies potentielles, le bruit de la lame du poignard effleurant l’os ou encore l’échange de civilités avec un jeune frère, toutes ces petites choses sont importantes. Si je ne suis pas adulte encore c’est que je ne le serais jamais!

Je compte encore conserver mon cœur d’enfant, longtemps, pour avoir la capacité de m’émerveillé devant les choses les plus simples, les plus horribles ou les plus superficielles. Non, je ne serais jamais aussi sérieux que mon grand-frère, bien que je sois, moi-même un Venari, position comportant d’énormes responsabilités.

Je suis heureux de constaté qu’il partage mon avis sur Kirel, cette affreuse sangsue! Ah! Par les deux lunes! Il s’y remet! L’envie violente de me frapper le front me prend, toujours à faire le malin avec ses vers celui-là! Quoiqu’il faut avouer qu’il a toujours eu la réplique dramatique, mon frère! Quel grand diplomate il fera le moment venu. Dommage que je ne partage pas avec lui cette affinité des mots, j’aurais moi aussi donner la réplique de façon bien sentie!

À défaut de répliques cinglantes, autant l’observer se déplacer adéquatement. C’est qu’il peut être rapide! Je garde les yeux bien ouverts. Je le sais notre heure est venue! Nous allons tout donner, pousser nos limites très loin, la lutter doit se terminer par un vainqueur, un seul! La tension est palpable. Mon ami, mon frère, poursuis ses explications. Répondant à ma question sur son étude. M’invitant par le fait même à descendre de mon perchoir. Ce que je me refuse à faire car évidemment au sol, il aura l’avantage. Outre que je sois un combattant de distance et lui de corps à corps, j’ai perdu il y a bien longtemps, l’avantage de la surprise. Alors, s’il s’imagine que je vais lui faciliter la tâche en descendant au sol, alors il attendra longtemps.

Il se lève, il est sérieux. Je me tends, je suis sérieux.

Ces explications sur l’anatomie, sont comme toujours fascinantes! Très concis, il exprime de complexes notions de la mécanique des mouvements avec une aisance qui frôle la nonchalance. Je l’admire, ce frère souvent froid, souvent brutal. Il m’est précieux, mais je dois savoir, si père avait vu juste de négliger sa descendance, en cette époque révolue. Cette époque que nous avons tuée ensemble, la fin d’un tiran et le commencement d’une amitié, d’une rivalité!

À mon grand désarroi, le revoilà parti! Comme lorsque nous étions plus jeunes. Prenant le silence de la clairière à témoin, il pose des questions qui ne souffrent nulles autres réponses que les siennes. Si d’aventure une personne passait dans le coin, elle assisterait au cours magistral le plus solennel du monde et à un combat sans doute légendaire!

Cette simple pensée suffit à me faire rire doucement, cette fois-ci nulle tour de passe-passe. Juste ma voix. Naturelle, sans fioritures, une voix au ton ironique. Qui enchaîne sur ces mots :

- Ne t’en déplaise mon frère poursuis.

Je l’entends, je le comprends, je le vois s’approcher de moi, de ma position et je suis prêt. Je le sais avant qu’il ne joigne la parole à l’exemple brutal, sur mon perchoir. Ma rune, active perçois les changements subtils dans la trame de la magie. Il n’aura évidemment, besoin de rien d’autre qu’un doigt pour faire s’effondrer mon empire. Je sais qu’il le sait, que nous savons tous les deux que ma faiblesse consiste à être au contact direct de l’ennemi.

Il veut tuer la distance nous séparant!

Dans un immense craquement, le monde bascule! Le tronc maltraité de mon frêne, geignant et craquant. Il arrive, il profite surement du bruit pour masquer son approche.

Je me sers de la descente inéluctable du tronc comme d’un tremplin et je saute en avant effectuant une vrille sur moi-même, au-dessus de la dernière position connue de mon opposant. S’il est fort alors, je suis au moins aussi rapide! Je saisi les occasions qui se présentent à moi!

Tout en cabriolant, je lance des centaines d’aiguilles d’argent chargé à bloc de magie partout autour de moi. Au contact, d’un objet ou d’un individu elles détonneront violemment! Normalement, je les aurais enduites de poison, mais avec cet autre prédateur c’est inutile!  Il éliminera les corps étrangers et les toxines si vite que nul ne verras la différence!

Puis, pendant que je rétablie mon assiette, sur la branche de l’arbre d’en face, tout ce que j’entends, ce sont les explosions brutales de mes aiguilles sur le sol et les buissons. Sans attendre, j’envoie à nouveau, une volée d’aiguilles dans la direction d’où j’arrive, celle-ci sont toutes enduites d’huile. Lorsqu’elles touchent le sol, au moment de la détonation, elles s’embrasent allumant un incendie sur une surface d’environ quinze mètres de long par cinq de large. Toutes ces aiguilles, font s’élever un vaste nuage de poussière et de fumée qui masque ainsi, une bonne partie de la clairière, je me retiens mal de sourire comme un loup, devant la chasse qui m’attend.

Je monte le plus rapidement possible dans le feuillage, pour me dissimuler, à son regard laissant ainsi, un inextricable écheveau de fils d’argent, entre les branches. Ces fils, attachées à mes brassards, agisse comme une toile d’araignée et comme un piège. Si un être chargé de magie ou non, y touche, les fils me donnerons sa position et exploserons.

Nul besoin d’expliquer que je m’empresse d’en tapisser la cime du plus d’arbres possible, je me déplace en silence comme le serpent constrictor d'Eriat, une espèce bien singulière d'ailleurs…

Je lâche au passage, d’une voix modifié par la magie qui semble venir de partout et nulle part à la fois :

- Tu m’as presque pris par surprise! Dommage! Le combat devra durer plus longtemps! Ha ha ha! Par solaris! Il y avait longtemps que toi et moi n'avions pas eu autant de plaisir tu ne trouve pas Aleksandar?

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MessageSujet: Re: L'entrechoc   

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