Eleirya

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 L'entrechoc

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MessageSujet: L'entrechoc   Jeu 14 Sep - 23:14

Il était une fois l'Auteur et le Point; une histoire qui commence et qui se termine comme toutes les autres; une idée folle, un début, une oeuvre, un dénouement, une fin. Il y a les rebondissements, les imprévus, les surprises. Certes, une histoire tout ce qu'il y a de plus normal dans sa structure, mais seulement, l'unicité ne se trouve pas nécessairement dans la forme... Non, cette histoire à l'apparence normale est pourtant celle d'une conquête; une conquête de sois, du monde et des dieux! L'épopée d'un monde, en équilibre entre deux titans se tenant dos à dos, l'un regardant vers l'avant, l'autre vers l'arrière. Dans les mains de l'Auteur, le destin du monde et de ses habitants; dans les mains du Point, l'ombre de leurs ambitions... Des titans, des monstres, ils étaient destructeurs, expéditif et calculateur; des sauveurs, des prophètes, ils aimaient cette terre au point de sacrifier ce qu'ils étaient pour plus, pour l'idéal, pour l'Archétype. Non, ils n'étaient pas humains, n'y Nosphera, pas plus que Scilscet, certainement pas Ascet, encore moi Golem ou Ghoule, ils n'étaient pas du même matériel que les dieux, non vraiment, j'insiste, ils étaient bien loin de tout cela, ils étaient A, l'Auteur et Z, le Point.

Certes, cela ne fait aucun doute, leur histoire avait été simple, comme toutes les autres, avec ses instants fulgurants et vivaces, mais aussi sa laideur et ses imperfections. Une histoire d'un monde au bord de l'éclatement comme il y en a déjà une myriade; l'histoire de notre monde, l'histoire d'Eleirya, de cette mère qui voulait tuer ses enfants et de ceux-ci se rebellant contre les forces de la nature pour porter le poignard en son sein. Deux Lames, une histoire à rebours, qui commence par son commencement; le meurtre d'un père. L'histoire de deux Lettres, déchirant le temps, brisant le mécanisme de l'Horloge pour terminer par sa fin; la mort d'une mère.

Il était une fois l'Auteur et le Point, l'histoire de ce monde qu'était le leur et de ceux qui les accompagnèrent au bout du monde, vers cette victoire qui n'épargna aucun sacrifice, n'y aucune liberté, avec foi, la seule qui sait vaincre, celle qui ne s'arrête jamais, la foi du couteau; il était une fois Eleirya...

--

Kirel: Comment t'a fait pour attraper mon projectile ? J'étais à 500 mètres, cachée et tu étais attaqué par trois autres Ven'.
-Je te l'ai déjà dit Kirel, je ne vais pas continuer cette conversation et certainement pas revenir sur un évènement lointain déformé par tes souvenirs glorifiés de l'enfance. Hors de ma vue.

Le plus petit des deux hommes, le prénommé Kirel, soupire de mécontentement, alors que son interlocuteur ouvre son livre à nouveau pour y diriger les yeux.

Kirel: Toujours aussi sérieux. Heh! Tant pis, j'vais bien finir par savoir comment t'a fait. Tu m'écoutes? Bah!

L'homme ne répond pas, les traités de médecine sont une caresse, un plaisir et une joie qu'il garde pour lui, laissant le monde de coté, l'être plonge dans son étude pour un temps, sachant que les plaisirs ne peuvent duré, il sait, plus parlant que le son des grèves poussiéreuses s'éloignant, le vent, lui, tourne...

La circulation de la magie, l'équilibre des forces internes, l'homéostasie, l'odeur... L'odeur de la mort. Le Venari le sait, bien qu'il ne possède le titre que depuis peu, il a l'expérience, oui, l'être est un chasseur pas une proie, honte à celui qui l'observe.

''Ne tente pas d'inverser les rôles Alekdar. Le regret est bien amer lorsque servi au déjeuner.''


Sont nez de quitte pas son livre, pas plus que sa tête, alors que son corps se prépare à la violence. Les traités de médecine sont une caresse, une caresse... Perdu dans son étude, à sa gauche, là-haut, un bruissement, celui de l'Histoire, on l'attend autre part.

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Dernière édition par A. le Mar 19 Sep - 23:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Sam 16 Sep - 22:41

J’ai toujours aimé le calme de la forêt, la sensation de silence vivant. De mon perchoir, je vois tout. Je ne suis Venari que depuis peu et pourtant je goûte avec plaisir, la sensation de pouvoir. Il est amusant de suivre la voie que la vie nous ouvre parfois. Un peu comme le berger avec son troupeau. Je me sens essentiel, dans la fonction que j’occupe. Sous mes ordres des hommes et des femmes triés sur le volet, des responsabilités plus vastes que la forêt qui m’environne. Ces choses ne sont pas importantes pour le moment. Je me sais libre de toutes entraves. Je suis la sente, une piste peu orthodoxe, tout au bout je devine sa fin. Je respire les sapins et l’air pur qui accompagnent comme de vieux compagnons, la brise rafraîchissante.

Je pourrais m’égarer autour, partir à l’aventure seul, retrouvant brièvement une candeur de jeunesse, qui me semble si loin. Seulement, je manquerais à mon devoir. Jamais je ne l’ai laissé seul plus de quelques heures depuis fort longtemps. Il compte sur moi. Je suis l’ombre qui le suit, le frère qui l’appui en toutes circonstances, l’ami qui l’écoute, je suis le point. Je dois accompagner l’auteur. Être toujours alerte à mes devoirs auprès de lui.

Du travail pointe à l’horizon, je traque depuis que j’ai quitté les bâtiments principaux. Mon regard rivé sur des épaules qui ne sont pas celles de l’auteur.  Je sais ce que je dois faire, je m’éxécute.

Je saute de branche en branche, une créature discrète et silencieuse. Il ne peut se douter de ma présence, trop absorbé qu’il est par la piste devant lui. Il serpente entre les fûts de bois vivants, des épaules légèrement crispés, penchés vers l’avant, sa démarche silencieuse furtive. Pourtant même dans la canopée, mes yeux ne le quittent pas. Oh, il le sait, il le ressent quelque chose ne va pas, sa posture en témoigne. Il semble nonchalant, mais au fond, il est prêt. Pour quoi? Il ne le sait point.

Ha ha ha! Que je suis hilarant! Nul temps pour l’exprimer cependant, mais je sens poindre le sourire aux commissures de mes lèvres. J’interromps mes bonds agiles dans les arbres. J’observe en contrebas, le dialogue entre ma proie, mon rival, mon collègue.

Il s’adresse à mon compagnon de conspiration, mon frère d’armes. Revenant de nouveau sur de vieilles histoires, de vieux comptes. Son insatisfaction est palpable. Si cela m’intéressait, je pourrais y enfoncer ma dague, dans cette tension. J’y mettrais fin, ouvrant ainsi, le champ à quelque chose de nouveau. Une nouvelle histoire? Un nouveau dialogue? Qui sait!

Ma concentration est telle, que mon immobilité pour un observateur non entraîné, me ferais aisément passer pour une sculpture aux airs inquiétants, comme la gargouille aux corniches des lieux de cultes. J’observe passivement, Kirel quitter les lieux, frustré d’avoir été si vite évincé par mon frère. Qui après tout n’est venu ici que pour trouver la paix.

Sans beaucoup de surprise, mais avec une certaine déception je l’entends s’adresser à moi. Mon sourire, s’élargit. Évidemment, il sait que je suis là! J’aurais tant aimé le prendre par surprise, oh comme cela m’aurait empli de joie. Si Kirel est prudent, alors mon frère est le maître. Il y avait longtemps que nous n’avions pas échangé de façon plus musclé, mon compagnon et moi.

- Mon frère, il est tellement dur de te surprendre comme à ton habitude. Ah, je finirais bien par y arriver un jour, il suffit d’une seule opportunité! huh! J'ai toujours, cette irrépressible envie de le frapper avec violence. Je ne te comprends pas. Comment peux-tu le supporter alors que jour après jour, il te pose les mêmes questions?  

Ma voix est calme, posée, comme un chuchotement. J’ai appris un petit truc récemment, en utilisant juste la bonne quantité de concentration et de magie, je peux donner l’impression que ma voix viens de partout à la fois. Très enfantin, je le sais, tout de même amusant! Les plaisirs de la vie sont souvent simples.

- Je me demande quand il comprendra enfin, la nature de ta spécialité! Comme si trois Venaris ne seraient jamais suffisant pour te forcer à être sérieux. Ha ha ha! Enfin, pourquoi tu t’isole si loin des autres pour lire un vieux traité d’anatomie?  

Pendant que je parle je ne peux m’empêcher de commencer à tourner lentement autour de la petite clairière où il se trouve. Je ne quitte pas mon perchoir, j'aime dominer de haut ainsi que de loin les situations. Après tout, si je veux conserver mon avantage, je dois mettre de l'espace entre lui et moi. Je manipule doucement la garde de ma rapière mes mains hésitantes, parcourues de frissons. L’envie est puissante, de le combattre, qui sait? Peut-être que je pourrais enfin briser, notre égalité?

- Alors mon frère? Je t’ennuie?  

Mon ton est narquois, volontairement moqueur. Oh il n’est pas naïf, mais il mordra parce que c’est une lutte à finir. Vieille comme notre amitié.

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No victory without suffering, no freedom without sacrifice!

Mon thème

                                 

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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Mar 19 Sep - 21:16

L'oiseau haut perché chante des inepties. Ne sait-il pas qu'il est dans l'improbabilité certaine de ne pouvoir surprendre le Venari? L'homme ne prêche pas par excès de confiance, non, l'homme sait, il y a dans le vent, dans la terre, l'eau, le feu et même la chaire, une vérité immuable: la magie circule sans cesse. Non, définitivement, l'oiseau haut perché ne peut s'empêcher de laisser tomber son fromage, il croit survoler la scène, la dominant depuis les cieux, mais cela est incorrect. Ineptie, que pure ineptie!

Il va s'en dire, le volatile parle vrai. Tout comme la vérité sait se faire voir avec clarté lorsque les astres sont alignés, les mots du frère peuvent, parfois, porter véracité. Kirel n'est pour lui qu'une abeille bourdonnante, voletant ci et là, tentant de butiner des secrets qui lui resteront caché. N'en déplaise à la source de sa frustration, bien qu'il soit cloué au sol, rien de ce qui vol n'a d'emprise sur lui, pas plus les oiseaux que les insectes. Cependant...

Honte au Venari qui ne voit pas les prémices du plaisir dans les retranchements de la bataille. Le chasseur n'est-il pas lui aussi une arme fracassante? Étant l'aîné, une correction s'impose.

''Pas même toi ne serais suffisant Alekdar. Crois-tu avoir déjà vaincu le moi sérieux, ou n'est-ce que le fruit de ton imagination puéril, celle-là même qui te fais employer ce tour de passe-passe vocal? Allons, allons, tu me connais, ton aîné est magnanime, la chance est donnée au coureur.''

Les paroles de l'homme sont provocations, tous deux savent, les évidences se bousculent; ils se battront, ici même, à l'ombre des arbres... Le Venari souris à cette pensé, un atout dans sa manche.

''Qu'attends-tu? Viens me rejoindre, je t'apprendrais la signification des diagrammes musculaires et osseux se trouvant dans ce vieux traité d'anatomie, tu peux me faire confiance, ne suis-je pas médecin?''

Les lèvres, déjà souriantes, s'étirent à nouveau, dévoilant du même fais des dents; des dents de carnassier. L'ennui le quitte, le rythme doit être donné et le cadet corrigé, les faits sont plus clairs que les eaux de Cyres! Regarde oiseau, cette forêt n'est-elle pas splendide? Magnifique s'il en est, l'avantage tient du fait qu'ici, point de ciel, que des cimes... Vole moineau, vole dans cette cage faite de feuilles, de bois et de rosée. Les pieds bien au sol, l'homme ne relèvent pas la tête, mais redresse son corps. Ses muscles; tendus par des années de violence, ses mains expertes dans le bris de nuque; immobiles.

''Il ne sert d'appréhender, il suffit de frapper, je t'entends et t'attends depuis longtemps, allons, ne perdons pas notre temps à prendre le temps d'attendre que le temps fasse son temps, ai confiance que ma patience, déjà sciée par un passé mal élevé, présente présentement, une certaine fortune de lacunes inhumainement, voir certainement certaine. ''

La pression s'exerce, l'euphorie, la circulation promise, la voici. Le médecin montre son poing gauche au ciel, les fenêtres de son âme pétillent.

''Première leçon. La main est composée de vingt-sept os, répartis en trois groupes, de vingt et un muscles intrinsèques, eux-mêmes répartis en trois groupes et de quinze muscles extrinsèques divisés, cette fois-ci, en deux groupes. Mon très cher frère, combien d'entre eux, crois-tu, sont nécessaire pour fendre un arbre?''

Oui, la circulation, celle de la magie, le sang d'Eleirya, celui du corps ou encore le vent, telles les muscles s'attachent aux os, tout est lié, tout s'emboîte pour créer cet assemblage mécanique. La réverbération de la voix est magique, mais le son, le vrai, celui qui vient de la gorge lui... Voilà qui est différent, car celui-là fait vibrer l'air. Que de subtils détails.

''En vérité, pour le commun des mortels, le calcul ne s'applique évidemment pas, néanmoins, pour ce qui est de ma personne...''

Il lève sa main droite et tire sur son foulard, cachant la moitié inférieure de son visage et par la même occasion, son sourire prédateur. Le tic tac caractéristique de sa montre à gousset se fait audible, comme s'il emplissait l'air d'un bruit accusateur. Un métronome.

''Une phalange distale, une médiane et une proximale, pour les os.''

Un seul de ses doigts se sépare de son poing.

''Alors que pour les muscles et bien...''

D'un simple mouvement de détente du coude, l'être frappe un arbre du bout de son index,

''Aucuns, les muscles de ma main ne sont même pas nécessaire.'' Fait-il alors que l'arbre, ou plutôt un perchoir, celui d'un moineau, s'effondre dans un craquement sinistre.

Sans cérémonie, sans paroles, celles-ci n'ont plus d'importances, l'être s'élance, couvrant les bruits de sa course par celui du perchoir, il s'élance, ô oui, il s'élance, vers l'avant, toujours plus prêt, réduire la distance? Trancher la distance? Non, l'évidence ne tient pas d'un mot aussi frivole, non, il lui faut tuer la distance.

Détraque l'horloge, le tic tac les prend, le rythme est finalement donné.

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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Ven 22 Sep - 19:05

Mon aîné n’a jamais su s’amuser des petites choses de la vie. Mon tour de passe-passe, est une de ces choses essentielles dont doit profiter l’humain! Venari ou non, prendre le temps de contemplé son adversaire, jouir d’une conversation légère, avant l’estoc fatal, avant le coup de taille final, c’est savoir  s’amuser de l’autre ainsi que rire du sérieux qui ignore le ridicule! Ce sont des éléments dont je m’efforce en tout temps, d’apprécié leur société superficielle et banale.

Je suis un original. Certes, il vrai de le penser, mais il n’est aucune bonne raisons en ce monde, de négliger les simples plaisir. Que ce soit une voix d’outre-tombe magiquement induite, la sensation de pouvoir en dominant de haut des proies potentielles, le bruit de la lame du poignard effleurant l’os ou encore l’échange de civilités avec un jeune frère, toutes ces petites choses sont importantes. Si je ne suis pas adulte encore c’est que je ne le serais jamais!

Je compte encore conserver mon cœur d’enfant, longtemps, pour avoir la capacité de m’émerveillé devant les choses les plus simples, les plus horribles ou les plus superficielles. Non, je ne serais jamais aussi sérieux que mon grand-frère, bien que je sois, moi-même un Venari, position comportant d’énormes responsabilités.

Je suis heureux de constaté qu’il partage mon avis sur Kirel, cette affreuse sangsue! Ah! Par les deux lunes! Il s’y remet! L’envie violente de me frapper le front me prend, toujours à faire le malin avec ses vers celui-là! Quoiqu’il faut avouer qu’il a toujours eu la réplique dramatique, mon frère! Quel grand diplomate il fera le moment venu. Dommage que je ne partage pas avec lui cette affinité des mots, j’aurais moi aussi donner la réplique de façon bien sentie!

À défaut de répliques cinglantes, autant l’observer se déplacer adéquatement. C’est qu’il peut être rapide! Je garde les yeux bien ouverts. Je le sais notre heure est venue! Nous allons tout donner, pousser nos limites très loin, la lutter doit se terminer par un vainqueur, un seul! La tension est palpable. Mon ami, mon frère, poursuis ses explications. Répondant à ma question sur son étude. M’invitant par le fait même à descendre de mon perchoir. Ce que je me refuse à faire car évidemment au sol, il aura l’avantage. Outre que je sois un combattant de distance et lui de corps à corps, j’ai perdu il y a bien longtemps, l’avantage de la surprise. Alors, s’il s’imagine que je vais lui faciliter la tâche en descendant au sol, alors il attendra longtemps.

Il se lève, il est sérieux. Je me tends, je suis sérieux.

Ces explications sur l’anatomie, sont comme toujours fascinantes! Très concis, il exprime de complexes notions de la mécanique des mouvements avec une aisance qui frôle la nonchalance. Je l’admire, ce frère souvent froid, souvent brutal. Il m’est précieux, mais je dois savoir, si père avait vu juste de négliger sa descendance, en cette époque révolue. Cette époque que nous avons tuée ensemble, la fin d’un tiran et le commencement d’une amitié, d’une rivalité!

À mon grand désarroi, le revoilà parti! Comme lorsque nous étions plus jeunes. Prenant le silence de la clairière à témoin, il pose des questions qui ne souffrent nulles autres réponses que les siennes. Si d’aventure une personne passait dans le coin, elle assisterait au cours magistral le plus solennel du monde et à un combat sans doute légendaire!

Cette simple pensée suffit à me faire rire doucement, cette fois-ci nulle tour de passe-passe. Juste ma voix. Naturelle, sans fioritures, une voix au ton ironique. Qui enchaîne sur ces mots :

- Ne t’en déplaise mon frère poursuis.

Je l’entends, je le comprends, je le vois s’approcher de moi, de ma position et je suis prêt. Je le sais avant qu’il ne joigne la parole à l’exemple brutal, sur mon perchoir. Ma rune, active perçois les changements subtils dans la trame de la magie. Il n’aura évidemment, besoin de rien d’autre qu’un doigt pour faire s’effondrer mon empire. Je sais qu’il le sait, que nous savons tous les deux que ma faiblesse consiste à être au contact direct de l’ennemi.

Il veut tuer la distance nous séparant!

Dans un immense craquement, le monde bascule! Le tronc maltraité de mon frêne, geignant et craquant. Il arrive, il profite surement du bruit pour masquer son approche.

Je me sers de la descente inéluctable du tronc comme d’un tremplin et je saute en avant effectuant une vrille sur moi-même, au-dessus de la dernière position connue de mon opposant. S’il est fort alors, je suis au moins aussi rapide! Je saisi les occasions qui se présentent à moi!

Tout en cabriolant, je lance des centaines d’aiguilles d’argent chargé à bloc de magie partout autour de moi. Au contact, d’un objet ou d’un individu elles détonneront violemment! Normalement, je les aurais enduites de poison, mais avec cet autre prédateur c’est inutile!  Il éliminera les corps étrangers et les toxines si vite que nul ne verras la différence!

Puis, pendant que je rétablie mon assiette, sur la branche de l’arbre d’en face, tout ce que j’entends, ce sont les explosions brutales de mes aiguilles sur le sol et les buissons. Sans attendre, j’envoie à nouveau, une volée d’aiguilles dans la direction d’où j’arrive, celle-ci sont toutes enduites d’huile. Lorsqu’elles touchent le sol, au moment de la détonation, elles s’embrasent allumant un incendie sur une surface d’environ quinze mètres de long par cinq de large. Toutes ces aiguilles, font s’élever un vaste nuage de poussière et de fumée qui masque ainsi, une bonne partie de la clairière, je me retiens mal de sourire comme un loup, devant la chasse qui m’attend.

Je monte le plus rapidement possible dans le feuillage, pour me dissimuler, à son regard laissant ainsi, un inextricable écheveau de fils d’argent, entre les branches. Ces fils, attachées à mes brassards, agisse comme une toile d’araignée et comme un piège. Si un être chargé de magie ou non, y touche, les fils me donnerons sa position et exploserons.

Nul besoin d’expliquer que je m’empresse d’en tapisser la cime du plus d’arbres possible, je me déplace en silence comme le serpent constrictor d'Eriat, une espèce bien singulière d'ailleurs…

Je lâche au passage, d’une voix modifié par la magie qui semble venir de partout et nulle part à la fois :

- Tu m’as presque pris par surprise! Dommage! Le combat devra durer plus longtemps! Ha ha ha! Par solaris! Il y avait longtemps que toi et moi n'avions pas eu autant de plaisir tu ne trouve pas Aleksandar?

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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Mar 26 Sep - 19:16

Ah! Quand est-il des habiletés du moineau? Certes, il sait voler, c'est bien certain! Simplement brisé son perchoir n'est que prestidigitation superflue! L'être sait ce genre de chose, néanmoins les calculs sont limpides; l'oiseau au sol est plus vulnérable que celui qui s'élance avec grâce dans les cieux. Voilà de quoi il en retourne, un contretemps et c'est à contre courent, contre le temps; prendre le temps de contrecarrer le temps, contrecarrer? Contrer! Certes, contrer le contretemps et vaincre son temps, n'est-il pas tant le temps que son temps vienne à temps? Qui vient à point, qui sait attendre... Il n'en reste pas moins que le Venari n'est pourtant pas de ceux qui attendent, non, cet être est de ceux qui prennent.

En vérité, le voici dans l'action et non la contemplation d'une attaque dont la venue est aussi inéluctable que le lever de l'astre solaire, cependant... Que Stelari en soit témoin, que le Solei se lève demain n'est qu'une hypothèse au coeur de l'homme. La marge de manoeuvre reste tout de même d'une minceur effroyable. Plusieurs solutions se présentent malgré tout. Prendre l'assaut de plein fouet? L'être ne doute pas une seule seconde de sa capacité à faire germer l'impossible dans le possible, mais est-ce la bonne solution? La théorie est forte simple, tout n'est que science économique; pour chaque choix, des conséquences. Un prédateur n'écarte jamais d'option pour cerner sa proie, mais ici, les possibilités ne sont pas encore épuisées, peut-être pour un autre, certes, mais pas pour lui, non, certainement pas pour lui.

L'évidence tient cette fois-ci d'une autre variable, l'être court, voilà qui est indéniable. Les pirouettes gesticulatoires du cadet servent à le faire sortir du champ de vision de l'aîné, mais ce faisant, ce dernier perd lui aussi sont adversaire de vu. La preuve est indéniable, une bête frappant partout autour d'elle, à l'aveuglette, n'a pas le même angle de vu que le serpent qui frappe à la nuque d'un seul et unique mouvement. Les aiguilles ne sont-elles trop nombreuses pour être destiné à un point focal précis? Si tel est le cas, si tel est l'immuable conclusion, alors qu'il en soit ainsi, l'être choisi et sans le moindre regret fonce vers la route tracée par son implacable logique cartésienne.

Sa course ne s'arrête, mais la ligne droite n'est plus une option et c'est ainsi que l'homme change promptement la direction de son corps, plongeant à toute vitesse vers le perchoir, puis se relevant dans le même mouvement, le voici, courant sur le tronc tombant, avant de modifier une ultime fois sa course, se laissant choir sur le côté, à genoux, la roulade suit et le voilà à couvert dans une cachette s'écroulant sur lui. Un nouveau contretemps? Un imprévu? Une erreur de calcul? Ah! Les aiguilles frappe le sol, la détonation se fait entendre et alors que seule la poussière semble remontée, le tronc lui cesse de tomber. L'homme se tient, les genoux fléchis, les pieds enracinés tel un arbre millénaire. L'angle n'est pas improbable, une épaule est bien suffisante pour lui, car il n'est pas sans rappeler sa force et le fait que dans sa main droite, son livre toujours ouvert n'a pas bougé; une aiguille neutralisée dans sa couverture.

Ô comme son coeur palpite! Ô comme sa bouche devient sèche. Ô comme sa respiration s'accélère. Il n'est pas nécessaire d'être médecin pour comprendre les signes. Au coeur du Venari, prenant le destin de cours, le feu de la bataille naît, bien avant celui des conifères et son sourire, ô, son sourire... Est-ce là cette chose que les autres nomment plaisir? Peut-être, ou peut-être pas, l'à na jamais été la question et il y a tant à faire que la réponse se doit d'attendre.

Les provocations sont faibles et la faiblesse trouve toujours réponse forte; l'essence d'une bonne éducation.

La boucle est sur le point de se boucler, l'homme le dit toujours, plus que chasseur, cet être est surtout horloger. Ses genoux se détendent, son épaule se redresse, son dos atteint la droiture, d'un seul mouvement, celui du serpent qui frappe à la nuque. Certes, certes, briser le perchoir n'est que prestidigitation superflue, mais l'utiliser ensuite pour frapper l'oiseau directement dans le ciel, ah! Voilà qui est doux.

Décollant du sol, le tronc enflammé par les aiguilles, prend de la vitesse en tombant à toute allure dans la direction opposée, fauchant piège, arbres, oiseau, peut lui importe sinon la poche de poudre à canon que l'homme tient au creux de sa main. Si le cadet veut jouer avec le feu, alors l'aîné doit se débarrasser de tout le matériel explosif qu'il possède, n'est-ce pas plus prudent? Plus que son sourire il y a maintenant son regard, ô son regard...

Dans sa main droite; son livre se ferme.

Dans sa main gauche; la poche se lance.

Dans ses yeux; la réflexion des flammes.

Dans ses oreilles; le souffle de l'explosion.


Le bonheur s'étend, mais son corps n'attend et le voilà déjà qui s'élance à l'orée de la clairière, à couvert de la fumée et des crépitements; une lisière pleine de munitions.

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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Ven 29 Sep - 5:48

Je suis plutôt fier de mon effet, bien sûr je ne peux entendre les pas et la cavalcade de mon aînée, mais je sais plus que je ne vois que l’évitement, a été nécessaire. Alors que je gravis, un nouvel arbre, je sais que l’interlude sera de courte durée. À esprit cartésien, réponse mécanique. La réplique violente, bientôt se feras sentir.

Si mon frère est un être d’action, il est aussi un fin stratège. Et à tout stratège, le germe du stratagème, naît si bien sous la pression! En un instant, l’éclair me frappe! Il ne viendra pas dans les cimes, il me fera choir à ses pieds, s’il en est plus évidente solution, elle serait déjà en action, sinon! Comme aimait si bien le dire père : Tout vient à point à qui sait attendre et rien ne sert de courir, il faut marcher à point!

J’ai eu l’avantage du premier assaut, mais mon ami n’est pas un sot, il répliquera promptement, car c’est ainsi, c’est dans son sang! La fumée et la poussière, recouvre lentement la clairière. Le silence se fait pesant, l’espace d’un instant, insistant, comme le ronflement des flammes, au pied des arbres. Puis, j’entends plus que je ne vois, les craquements sinistres du bois vert, qui déracinée, entraîne dans son sillage, racines, terres et caillasses.

Le bruit soudain, m’immobilise, je me tourne vers sa source, mais je suis pris sans ressources. Certes, je m’attendais à une réaction, cependant pas à un arbre volant et déflagrant, trop tard pour faire attention, c’est l’explosion!

Plus par réflexe que par rapidité de réflexion, je plonge au sol, en un gracile roulé-boulé. Je m’affale, plus déstabilisé que rétabli. Le souffle des flammes poursuivant son chemin sur mes traces. Le temps de réaction laissé, est faible! Ironiquement, mon frère, anatomiste, me sert ma propre médecine. Instinctivement, je me protège d’un cocon d’argent, dont les couches supérieures, s’hérissent de pointes. Je combats le feu par le feu, ma propre déflagration pour repousser le brasier avide!

J’ai eu chaud, n’y voyer ici aucun mauvais jeux de mots! D’un battement de cils, je change de peau, un moment argenté et l’instant suivant, drapé de noir, mon pourpoint de cuir sent la cendre. Encore des vêtements ruinés! Comme le Phoenix renaissant de ses cendres, de nouveau mon sourire semble poindre sur mon horizon, enfumé.

L’œil vif, je porte attention subrepticement à mon environnement, la clairière semble s’être agrandi et le feu, répandu, sans doute en raison de mon piège d’argent. Mon contact rompu avec ces fils innombrables, d’autres brasiers ce sont déclenchés, occultant, mystères et opposant. Dans mon entourage immédiat, nulle présence. Je le connais, il est précis, il peut s’être éloigné, dans la périphérie. Il est tout proche, mais la brume suffocante me gêne. Ce qui devait m’être un avantage décisif, s’avère à présent, un ennemi à la fois envahissant et potentiellement dangereux.  

J’hésite, je suis à découvert, temporairement occulté par la fumé. Je reste cependant, une cible facile. Je dois agir. Je dois réagir. Si je n’ai point de couverture physique outre cette poussière et cette fumée mélange à la fois délétère et peu pratique. Alors, je me devrai d’improviser une défense solide. Je suis les mouvements du nuage de poussière, usant de mes connaissances pratique, sur les courants chaud pour souffler à chaque pas discret, une fine poussière d’argent dans mon environnement.

Sans contact direct, elle restera inerte, cependant, si d’aventure, un être active de la magie tout en étant à son contact, il y aura effet domino et puis, bingo! Ce que j’aime le feu, certes il est cruel et brûle gravement, les fous qui le sous-estime, mais il récompense de ces largesses, les initiés. Ce subterfuge m’assure une forme de défense partielle, si ce n’est également, une opportunité d’enchaîner, contre-attaque et estoc.

Seul un détenteur de rune unique comme la mienne, est en mesure d’activer un sort ou un pouvoir au contact de ces spores alchimiques, sans déclencher l’enfer sur sa personne. La fenêtre de temps est certes brève même pour moi, mais je suis confiant de pouvoir me défendre de mon propre pouvoir. Donc, je marche et je souffle délicatement, cette poudre floconneuse autour de moi dans les courants chauds et froids généré par les incendies, de ci, de là!

Puis, comme pour narguer l’ennemi, j’émerge au cœur de la tempête de fumé, de poussières et de particules, dans l’œil. Au cœur de la clairière, là où la fumée se fait moins dense. Je défie mon ainée de m’approcher, dans mes deux mains des fouets d’argents, dont les extrémités balaient le sol nonchalamment.

Qu’il vienne donc, de pied ferme je l’attends! Il n’est pas dupe, j’en suis sûr, il sait que si je me montre c’est que je ne suis pas démuni. Mais, il viendra et le moment venu, je le frapperai! L’excitation est à son comble pour moi, après les formalités, voici venir le cœur du sujet!

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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Sam 30 Sep - 23:52

La main gauche s'élève et frappe de côté. La main droite s'élève et retient un tronc. L'être dépose son javelot sur le sol, tournant la tête, ses yeux voulant traverser cette funeste fumisterie de fumée fumante. L'homme coupe, mais dans sa tête les idées, elles, germent. Le cadet est homme habile, voilà un autre fait qui ne peut être démenti. Peut-être ne sont-ils pas du même sang, mais dans leurs veines coule la même force, la même volonté. Le projectile a été évité, c'est bien certain, de justesse? Voilà qui est moins sûr. L'effet lui, ah, l'effet, il est certain qu'il a certainement provoqué une réaction certaine! Toucher est un luxe, un bénéfice positif, cependant l'important n'est pas de frapper le corps, mais bien l'esprit; la peur, la surprise; cette tension qui crispe les muscles et endort les membres. Tout avantage est non négligeable. Une bataille se mène simplement certes, mais la guerre, elle, se joue sur plusieurs niveaux et ainsi, il faut donc niveler.

Il est évidemment évident que l'évidence du dénouement ne se dénoue pas dans la providence. Le cadet prépare une réplique, mais du point de vue de l'ainée, sa répartie est toujours bien mauvaise! Certes, le premier assaut et les premières manipulations sont une spécialité de l'alchimiste, mais la réplique, le second avis, lui, revient généralement au médecin.

À l'affut, l'être se tient droit. Une chance comme celle-là ne se représentera pas. Sa mâchoire se crispe pour cause de fulgurante douleur généralisée. En silence des os se brisent et se reformes, des muscles se déchirent et se reconstruisent, des organes s'épaississent et se caches. Injecté de vermeille, les fenêtres de l'âme ne perde définitivement rien de cette définitive résolution résolue qui habite leur foyer.

L'être referme une main gauche épaisse et calleuse recouverte de fragments d'os et de chaires, sur l'arbre au sol. La place n'est pas à la finesse, mais bien à l'efficacité. À l'image de sa main, son corps est renforcé, durci.

Le Venari plonge une main droite aux jointures immenses et contondantes dans une poche, saisissant un masque de théâtre blanc, son sourire; noir; se pose sur son visage. Ses jointures immenses craquent.

Clairsemée est la clairière, cela est clair et donc l'éclair l'éclaire de clarté! Le cadet à besoin de surplomber la scène à la manière de l'oiseau de proie tournant en cercle concentrique dans les airs, pour frapper la vermine avec précision. N'a t'il pas raté son frère dans sa culbute justement car il lui est impossible de voir dans pareille situation? Si tel est le cas, la contremesure tient la route. Maintenant cloué au sol il se déplace, probablement, à l'instant même, vers le seul lieu pouvant lui donner vision: l'oeil du cyclone. Non, en fin de compte cette fumée n'est pas funeste et les bons comptes, eux, font les bons amis. Ils se connaissent trop bien pour ne pas voir directement le recto des cartes de l'adversaire.

Malgré la probabilité de l'hypothèse, il manque cependant à la thèse, les plans bien ficelés de cet opposant qui a du mordant! Si le cadet se dirige réellement vers le centre de l'épicentre, alors c'est que lui aussi possède nombre de contremesures à mesurer, car tous deux savent qui est le plus fort au corps à corps. Le tronc ne sera pas munition, il y a préméditation; une invitation.

L'homme expire bruyamment, expulsant la fumée de ses poumons à peine incommodés. Un regard se durcit derrière l'écran gris.

Une décision est prise, la tendance se maintient, les calculs; faits.

Les doigts s'enfoncent sans effort dans le bois dur, ou est-il mou? Ou est-ce seulement l'effet de la magie se rependant dans son corps à chaque battement de son coeur, lui donnant cette nouvelle force? Si le cadet puise à l'extérieur la puissance de la nature, lui, l'être, puise dans la seule force de la nature qui en vaut la peine, la sienne.

Il ne sert de faire attendre ce frère qui l'attend gaiment. L'homme fonce sûr et défonce le mur fumant et ardant résultant de l'affrontement précédent. Son arbre, épée légendaire est délétère pourfend et fend les miasmes inscrits de gris les séparant insidieusement des joies de la guerre.

À vu, l'être émerge de l'écran en grognant, gutturale, musculaire, osseux, masque au visage et arbre au poing. À porté, le titan se propulse et pulse un coup sans grâce, grâce à sa brindille, pour faucher, pour tuer, se servant nécessairement de l'affreuse et heureuse porté apporté par son entré véloce, voir précoce et de son malin gourdin.

Trop de force dans ses bras pour sentir ou ressentir résistance si résistante il y à, sans jamais arrêter le mouvement, le Vénari entreprend sa folle moisson, tout en courant et tournant sur lui-même.

Ses muscles se gonflent. Un nouveau grognement. Le bras se replie pendant la rotation ramenant le tronc à sa hanche. Ses pieds se plantes dans le sol, ses os protestent une seconde, ses muscles; deux secondes et puis...

Tic Tac.

Une goute de sueur perle sur son front. L'inertie se brise, son bras se détend tel un ressort de cadran brisé et la pointe cassée de son arbre s'abat d'estoc sur la position précédente du cadet.

Tic Tac.

Une bille tombe sur le sol.

Tic Tac.

Boom.

La fumée remonte et couvre l'accalmie. Un fumigène.

Tic Tac.

Le mouvement reprend, l'arbre revient à sa hanche et la course, elle, recommence.

Gage de la reconnaissance de l'ainée, un cadeau au cadet, l'assurance qu'il est maintenant pris au sérieux. Certes, il est bien certain, les différences entre eux sont grandes, mais maintenant, en ce jour et en cette forêt, celle entre leur habilité, elle, tient de l'espace entre les espaces, de la seconde qui précède le mouvement de la trotteuse sur la montre d'un Venari. Le plan est simple. Ne laisser aucune porte de sortie, aucune option, il ne sert de simplement dominer l'adversaire, non, dans l'adversité il faut savoir laisser l'autre se dominer lui-même et lui faire perdre ses repères et alors seulement... alors vient finalement le temps de le dévorer en entier.

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La seule foi qui peut vaincre, est celle qui ne s'arrête point devant les sacrifices.
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MessageSujet: Re: L'entrechoc   Lun 2 Oct - 1:33

Oh, il est d’une évidence effarante, qu’il approche. Il me sait dépourvu d’arbres dans lesquels grimpé. Il sait que le seul endroit possible est le cœur de la tempête fumante et poussiéreuse, à laquelle nous avons tous deux contribué à créer, il sait comme je le sais aussi, que c’est dans cet endroit qu’auras lieu notre confrontation directe. Le temps m’est compter, je sens les secondes filer entre mes doigts comme sable au sablier. J’ai certes saturé la fumée et la poussière, de flocons d’argent, mais je vais avoir besoin de plus pour empêcher mon adversaire de me toucher.

Leste, mes mains se meuvent avec aisance et recharge en deux ou trois secondes, le pistolet dans la garde de ma rapière d’argent. Aucun projectile particulier ici, seulement une bille ronde, ordinaire de fer. Je prends un instant, pour laisser sortir de dessous mes brassards, des fils, couvert d’un saupoudrage d’argent, pour l’instant inerte.

L’atmosphère se fait lourde, lourde de gravité. Le poids du calme avant la tourmente.

Dans une main, un très long objet mi argenté et gris, dont le bout est orné d’une forme ovale aux rebords tranchants et dont l’apparence peu avenante, laisse voir des pointes acérées et donne également, une impression de lourdeur, alors que celle-ci gît sur le sol de terre brune.

Dans l’autre, une longue rapière aussi délicate que le fouet semble brutale. La lame, s’insère dans une garde ouvragé aux armoiries de la famille Ersatz. L’élégante, est différente de ces semblables en ceci, qu’elle ne semble pas posséder de manche et bien moins de pommeau. Sa garde, forme de bol inversé avec des ailettes pointues, semble à s’y méprendre, attacher au bras droit, du Vénari.

Je n’ai pas le choix, je dois jouer sur mes faiblesses pour gagner la possibilité d’attaquer le plus décisivement possible. Attendre mon heure. Qu’il me pense toujours aussi impulsif, cela m’arrange. Qu’il pense avoir l’avantage, qu’il continue de presser l’attaque. Pour que sans pitié, le vent tourne et que la balance s’inverse et de mon côté penche…

Je ne l’aperçois pas vraiment, ni même, ne le pressent vraiment. C’est tout autre chose, qui me dicte de rouler de côté. Un subtil mouvement des volutes environnantes? Un vent contraire qui effleure ma joue? Une discrète vibration sur la terre? Ou simplement la chance? Je ne peux le dire, cependant, comme la respiration, naturellement, je me jette de côté dans une roulade et c’est du coin de l’œil que j’aperçois brièvement, un objet tomber sur le sol. Je sens aussi une douleur brève à mon côté gauche.

Puis j’entends l’explosion et je vois la fumée s’élever pour faire suite à la petite explosion. Le mouvement, la force de l’attaque, la coordination, tout est exécuté comme il le ferait pour tuer. Il est devenu sérieux. La dernière chose que je vois avant que la fumée, occulte la scène c’est un masque.

Promptement, je tends la rapière en direction de la dernière position où j’ai vu son thorax et le coup part. En me redressant, je fais claquer mon fouet à la manière d’un fléau, à la hauteur de sa tête. Impérieux, j’ordonne aux pointes de s’allonger avec violence, comme pour perforer toutes choses. Puis, je retire tout aussi rapidement, le fouet de cette position pour le ramener à moi, j’abandonne sur place, la tête de fléau, chargé de magie instable.

Il ne m’importe pas que la première attaque touche, elle ne sert vraiment à rien d’autre que préparer la prochaine réplique.

Je me lance à la course en direction inverse, prenant au passage le soin de couvrir mon dos, tout comme le reste de ma personne de plusieurs épaisseurs alterné de fer et d’argent. Comme j’ai bien fait! Un premier impact, me projette au sol. Au second, des os craquent, quelque part en bas de mon dos, une douleur grince contre mes vertèbres magiquement renforcer, une plainte m’échappe, sans cet atout, le combat était terminé.

C’est en voyant venir, les coups suivants, que l’enfer se déclenche! Mon sourire pointe brièvement alors que dans l’interlude je m’empresse de revêtir le masque de notre ordre. Mon cocon d’argent, me recouvre, avalant mon corps supplicié par des coups d’une puissance inhumaine. Lui-même se couvrant de nombre de pointes de tailles et apparences variables.

La déflagration est violente. Les dominos, placés précédemment, s’abattent, avec une violence inattendue.

Oh, comme j’ai bien fait d’altérer la pureté de l’argent de la tête de mon fléau! Comme la mèche plus longue sur l’amorce du canon, le fer à retarder l’inévitable. Juste assez longtemps, pour que le temps prenne le temps de prendre son temps, car le temps est toujours à l’heure prévue, précisément!

Il me force à me battre à l’aveugle alors, que toute la clairière soit le feu de l’enfer!

-J’espère que tu aimes ma petite surprise mon frère!

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