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 Solitude ou es-tu?

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Follen Hellmon
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MessageSujet: Solitude ou es-tu?   Mer 9 Jan - 13:41

Bien des semaines avaient passé depuis son échappée de la capitale, bien des bars avaient facilités sa descente en enfer, et bien des gens l'avaient chassés de leur terre. Follen ne savait plus ce qu'il faisait, ni qui il était, la seule chose dont il était sûre, était qu'il était libre. Mais de quoi? Mourir dans cette aride, désertée de toute vie, ou le sable servait de repas, et le vent de digestif? Il ne dormait plus, ne jouait plus, je vous laisse deviner l'état de ses conversations, il en regrettait presque sa cellule. Le soleil était éprouvant, lui qui était habitué à la douceur des ténèbres tant de lumière était un véritable calvaire. Mais il marchait, mangeant les petits lézards , ou des petit renards qui osaient par moment montrer le bout de leur museau. Certes sous forme humaine il n'avait pas les capacités de la bête, mais son comportement et ses réflexes eux étaient encore là. La chose la plus précieuse pendait à sa ceinture, une gourde d'eau au trois quart pleine. Il ne la lâcherait pour rien au monde, si ce n'est peut être une caverne, mais le hurleur avait trouvé bien mieux que cela. Ho oui, quelque chose de bien plus précieux, et de bien plus incroyable. Mais comment voulez-vous qu'il s'en rende compte? Après avoir passé plus de la moitié de sa vie dans une cellule, comment pouvez-vous espérez quoi que ce soit venant de cet être dénudé de toute forme d'intelligence propre. Enfin non, n'exagérons rien, il est plus rusé qu'on ne le pense et comprends vite, mais pour le reste... enfin je vous laisserais jugez plus tard!

Follen venait de pénétrer à l’intérieure d'une citée en ruine, il n'y avait pas vraiment fait attention ses yeux voyaient simplement des habitations. Des pierres superposées les unes sur les autres, ce lieu sentait la mort et la décadence à plein nez. Ce qui arracha un soupir instinctif au voyageur qui caressa du bout des doigts l'un des murs qu'il longeait. Le vent semblait avoir abandonné cette citée, emmenant avec lui la vie et son amie la joie. L'endroit était silencieux, calme, tranquille. Peut être qu'il avait enfin trouvé ce qu'il cherchait depuis tant de jours, un endroit ou il pourrait dormir, vivre, seul et loin des autres. Laissant libre cours à ses instincts. Le soleil commençait à descendre derrière les anciennes tours au loin, arrachant un sourire mauvais à l'évadé. Qui se murmura pour lui même:

-J'espère qu'il n'y aura pas de pleine Lune ce soir ...

Le hurleur continua sa route, visitant les dédales perdues, cherchant de quoi manger. Quelque chose de consommable, ou même une fontaine pour boire. Mais rien de tout cela n'apparut au loin, désespéré après plusieurs heures passé à tourner en rond il décida d'escalader l'un des maisons, histoire de prendre suffisamment de hauteur. Peut être qu'il trouverait quelque chose , peut être pas, dans tout les cas c'était mieux que de ne rien tenter. Le hurleur continua son ascension, fumant une cigarette. Le loup crachait de petit nuages de fumées après chaque effort, ce n'est qu'une fois en haut qu'il pu absorber une dose conséquente de cet agréable poison. Il expira un épais nuage gris avant de regarder autour de lui. La vue était belle, la lumières jouaient avec les bâtiments de la citées, faisant lentement bouger les ombres des ruines. Mais, était-ce réellement le soleil qui faisait bouger les ombres aux coins des rues, ou autres choses? Follen ne s'en occupait pas, haussant des épaules avant de se réjouir, peut être trop vite encore une fois. Son odorat ne le trompait jamais, il y avait bel et bien une oasis dans le coin! Une chose était sûre, la verdure qu'il avait vue n'était pas innocente! C'est avec un véritable sourire aux lèvres qu'il se mit à courir le plus vite possible, rejoindre ce qu'il avait trouvé. S'engouffrant au hasard des rues, défiant la chance et le destin car même si il l'ignorait les ruines n'étaient pas aussi vide qu'elles en avaient l'aire. Mais son instinct endormit ne pouvait pas le prévenir, si ce dernier pouvait ne serait-ce que lui donner un conseil. Ca serait de continuer de courir mais loin d'ici, loin de toute cette corruption, loin de cette citée perdue. Car il ne trouverait rien de bon ici.

Le hurleur se retrouva finalement au coeur de l'oasis, après avoir escaladé, glissé sur diverses surfaces, et bâtisses en ruines il avait finalement réussit à l'atteindre et le soleil commençait à vraiment ce coucher. Il était essoufflé et très fatigué, il plongea son visage dans l'eau pour se rafraîchir, une véritable source. Cerné par de la végétation exotique, il eu même un fruit tombant à côté de lui. Comme un signe de bienvenue. Follen avait le sentiment d'avoir trouvé son coin de paradis. Malgré la lumière qui semblait atteindre cette zone, le calme, le silence, et tout ce dont il avait besoin était ici. Il ne prit pas le temps d'explorer les alentours, son corps ne réclamait plus qu'une chose! Dormir, et si possible plonger dans l'eau avant. Le hurleur hésita un bref instant, puis se dévêtis entièrement en sautant dans ce qui ressemblait à un bassin puisant son eau à la source. Bref l'endroit était magnifique, paradisiaque, mais quelque chose clochait. Même sous forme humaine il avait cru flairer quelque chose, c'est pour ça que malgré avoir bondit dans l'eau en hurlant sa joie il avait gardé ses gants armés. Nageant avec, et essayant d'aller toucher le fond du bassin qui n'en était pas vraiment un à la base. Mais était-ce vraiment important? Pas pour Follen en tout cas.

C'est en remontant à la surface, ébouriffant ses cheveux qu'il croisa le regard de quelqu'un vraisemblablement amusé par ce dernier. Le soleil était couché mais la Lune elle semblait ne pas vouloir montrer le bout de son nez contrairement aux étoiles qui semblaient narguer cette dernière qui était en retard. Le hurleur souhaitait gagner du temps et ça se voyait sûrement:

-Bonsoir puis-je vous aidez? Comme vous pouvez le voir j'étais en train de profiter de la fraîcheur de l'eau, vous voulez peut être me rejoindre?

Il n'arrivait pas à identifier le visage de la personne, il la voyait simplement des yeux et une silhouette.

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Méloée Venitia
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Dim 13 Jan - 2:56

J'entendais le cri du garde chevelu résonner depuis le seuil de la porte, je ne fis pas le moindre effort pour retenir un sourire malgré le fait que je me sentais un peu mal pour lui et les autres. Avaient-ils non seulement eu la moindre chance de réellement s'en prendre à moi? Probablement pas, j'avais déjà prévu qu'on viendrait me chercher bien avant. Je venais de les condamner pour un crime qu'il n'aurait jamais été en mesure d'accomplir.

''Oh et puis, ils l'ont bien cherché! De toute façon, même s'ils ne pouvaient me forcer à le faire, ils l'auraient sûrement fait avec des filles un peu moins prévoyante... '' Dis-je en faisant rouler distraitement, entre mes doigts, une petite perle métallique emplit de poudre foudroyante.

''Même sans le juge corrompu, je serais sortie quand même.''

Un nouveau cri vint m'agacer les oreilles. Bon sang, j'avais un pied dans la rue et je les entendais encore. À quel genre de diable le juge l'est avait-il confié? Le genre que je n'aimerai certainement pas rencontrer. D'ailleurs je n'allai clairement pas rester ici toute la journée. Je mis donc un deuxième pied dans la rue, quittant la prison.

''Ugh... Le désert... Avec cette robe je vais mourir de chaud avant d'avoir fait trois pas. Note à moi-même, ne jamais voler de pomme avec une robe à crinoline possédant un corsage qui vous empêche presque de respirer. Dire que tout ce que je voulais c'était une petite dose de danger, rien de bien méchant.''

À peine venais-je de franchir le seuil de la porte que la chaleur m'accablait déjà et j'étais encore en pleine ville! Au moins j'avais mon chapeau pour garder ma tête au frais et générer un peu d'ombrage.

'' Mais ça encore c'est seulement le début... Avant même de pouvoir me changer, je dois retrouver le clan et si j'en juge par la position du soleil, ils sont déjà en route pour Jeroteth. Ma caravane me manque cruellement... Bon ou est la sortie de cette maudite fournaise?''

----

Trois heures plus tard:


'' Je vais me changer en sable, c'est la seule possibilité envisageable... J'ai envie de pleurer... Oh, mais ça pourrait être une bonne idée, je pourrais boire mes larmes et.... Et de toute manière je suis tellement en manque d'eau que je ne serais pas capable de pleurer autre chose que du sable...'' Fis-je en atteignant le sommet d'une immense dune.

''Si seulement je savais où se trouvait l'oasis... Pourquoi ne m'ont-ils donné aucune information à ce sujet? À moins que...''

Je pris le papier chiffonné de ma soeur pour le retourner. Sur le verso de celui-ci était inscrit une courte phrase: P.S. Je vais rester en ville encore une journée pour être certaines que tu sois en mesure de nous retrouver avant le voyage.

''...''

----

Deux heures plus tard:


J'étais couché sur une dune à respirer le feu liquide qui sert d'oxygène dans ce coin du monde. Ma crinoline me servait maintenant d'oreiller et ma robe de couverture pour me protéger du soleil brûlant.

''Je vais mourir. Oh cruel destin, pourquoi n'es-je pas prévu d'apporter une gourde d'eau... De tous les possibles, oublier sa gourde d'eau avant d'entrer dans le désert, était la plus faible... Puisque je suis idiote, je n'ai pas prit en considération les possibles ayant des chances aussi faibles de se produire au sérieux. Ma bouche est tellement sèche que même le sable me semble assez humide pour l'étancher. J'ai l'impression que je n'arrive même plus à suer malgré la chaleur tellement je suis vide... Je suis morte, c'est presque certain...''

----

Une éternité plus tard:


Je fis irruption hors de la dune sur laquelle je pensai être morte. Il n'avait pas fallut de temps à celle-ci pour m'engloutir tout entière.

'' Ugh... Ce maudit soleil ne disparaîtra don jamais!? Arg! Si seulement j'avais des esprits à enchaîner pour qu'ils m'aident à calculer les possibles! Mais non! Madame a pensé à tous les libérer pour ne pas qu'ils lui tirent de l'énergie dans le désert, mais elle ne pense pas à prendre de l'eau et une boussole! Il manque beaucoup trop détaille dans se foutu désert pour que je puisse faire un vrai calcul d'éventail de possibilité. Je ne vais voir que mes morts possibles! Je hais le sable, impossible de dessiner une rune dedans avec de l'anc... Méloée, tu es une idiote. Pas besoin d'encre pour dessiner dans le sable... ''

----

Une heure avant la nuit:


'' Victoire! J'ai envie de pleurer des larmes de sable, tellement je suis heureuse. Enfin! Les ruines de Jeroteth! Ahahaha! J'y suis arrivé presque toute seule et avant tous les autres! Pouah, sans boussole, sans carte et sans eau! Si tu n'étais pas aussi laid qu'éthéré esprit, je t'embrasserai! Heh! Ne me regarde pas comme ça, tu sais que j'ai raison! Maintenant trouvons l'eau!''

Je me mis à descendre rapidement la pente de sable au péril de ma vie, guidé par mes calculs et les indications de l'esprit je tombe nez à nez sur le campement du clan Venitia. Le campement du clan? Comment avaient-ils faits pour arriver avant moi!? Je devais avoir au moins une journée d'avance!

''Heh?''

C'est ainsi que je vis s'approcher mon clan, ma famille. Certains avaient dans les yeux un regard interrogateur, alors que d'autres paraissaient soulagés Du moins, ils avaient quand même tous l'air à moitié surpris. Le campement semblait très bien établit, à première vue ils étaient ici depuis déjà au moins une journée.

Hector: '' Méloée! Nous commencions vraiment à désespérer! Après trois jours dans le désert, nous nous étions mort de peur! Même si tu as les esprits avec toi, tu comprends, ont se rongeaient les ongles! Mais qu'est-ce que tu faisais dans cette fournaise toute seule? Ah et puis peut importe, les voies des esprits ne sont pas faits pour nous tous. Aller viens manger quelque chose t'a l'air affamé. Vivi!''

En toute honnêteté, je ne comprenais pas vraiment la situation.

Vivi: '' Oui m'sieur? ''

Hector: '' Vas dire aux autres que l'expédition de recherche de demain est annulé! Vas chercher du pain, du fromage et du vin! Ce soir nous fêtons le retour d'un membre d'un membre important de la famille, notre chaman! ''

Vivi:'' Oui, m'sieur. ''

Le jeune homme quitta la scène sur le pas de course.

'' Trois jours? Expédition de recherche? Ma soeur?''

Le porte parole de la tribut me regardait d'une drôle de manière, réalisant soudain qu'il manquait un élément.

Hector: '' Oui, trois jours! D'ailleurs où sont ta soeur et son équipe de recherche? Je ne les vois nulle part...Ne me dis pas que..''

'' Heh... Trois jours tu dis?... C'est impossible, j'ai quitté la ville ce matin même, une journée avant vous! À moins que... Je me souviens m'être endormit sur une dune de sable quelques heures...''

----

'' Et bien... Je me demande ce qui était le pire, les rires ou les: ''

La nuit étais maintenant tombé et le froid c'était abattu sur le désert comme une chape de plomb. Je trouvais étrange de constater la force des contraste de température qui régissait cette terre de sable infertile.

'' J'espère que ma soeur va bien, pas que je craigne que quoi que ce soit lui fasse du mal. Mais quand même, elle est dehors par ma faute. De toute manière je n'y peux rien... Bon bon bon.... Il fait peut-être froid, mais je suis affreusement salle, mes vêtements ressemble plus à des guenilles puante qu'à que ce soit. J'ai besoin d'un bain. Une petite trempette ne me fera certainement pas de mal et en plus, j'ai l'étrange impression que je vais rater quelque chose d'important si je prends un bain dans la tente des femmes. Pourtant, les chances que je rencontre quelqu'un d'étranger ici est astronomiquement faible.''

Je haussai les épaules en me disant que je n'avais rien à perdre en allant voir. De plus, j'aimais cette oasis, la seule chose vraiment intéressante de ce désert après les scorpions géant, les Vers des Sables et l'oeil d'Ushiu. Des phénomènes vraiment captivant, soit dit en passant.

En un battement de paupière j'avais choisi des vêtements confortables dans une des armoires de ma caravane puis, j'attrape une serviette ainsi qu'un savon de lait de chèvre. Une spécialité de mon clan.


''Mmmh... Mes huiles parfumé pour les cheveux et le corps? Non trop encombrant, j'en appliquerai à mon retour. ''

N'oubliant rien, je pris le chemin de l'Oasis que les miens avaient évité pour se cacher à l'abri d'un escarpement rocheux. Pourquoi donc? Parce que les oasis, bien qu'utile, attiraient toujours les brigands et les monstres, deux nuisances que l'on préférait généralement se passer avec le matin.

Je déposais donc mes effets personnels sur une pierre plate, avant d'entreprendre de me dévêtir entièrement. Jetant un regard vers l'autre côté de la source d'eau je vis élément particulier. Ici une feuille déplacée et des traces de pas. Là, des vêtements jetés grossièrement sur le sol. Il y avait aussi cette légère odeur de musc, la même que celle des Hurleurs. Mon regard suivait la piste alors que mon esprit travaillait. Un éventail de possibilité s'ouvrait à moi. Puis, la vérité s'offre à moi. La situation la plus probable, bien qu'improbable, étais qu'un hurleur se trouvant actuellement sous forme humaine prenait son pied à se baigner dans la source que j'avais choisie pour me laver. Avais-je bien fait de sortir du campement? La raison me disait que non, mon côté adepte du danger hurlait de plaisir. Mon Don qu'à ta lui, me prédisait une nuit nécessairement intéressante. Je regardai le ciel en quête de la lune, cette dernière était invisible. Je fis donc la seule action sensé qui me venait à l'esprit. Je reculais d'un pas pour entrer à couver des arbres et j'attendis de voir le Hurleur émerger. Et à en croire le temps que j'avais passé à réfléchir, cela n'aurait su tarder, environ trois secondes, avais-je calculer.

Quartes secondes plus tard le Hurleur fit surface. Une seconde plus tard que ma prédiction.


''Presque.'' Murmurais-je pour moi-même.

C'était un grand spécimen masculin, nu comme un vers. Peut-être un peu maigre pour un Hurleur sauvage, sa musculature n'en restait pas moins imposante. Cependant, ce n'étais pas ce qui attisa ma curiosité. Il se dégageait de lui une aura étrange. Il semblait animé d'une force insoupçonné. Un spécimen rare, peut-être l'équivalent en puissante d'un Alpha. La créature était zébrée de cicatrice reconnaissable à celles causé par un fouet. Il a été forgé en prison, fut ma première pensée.

Il regarda le ciel sans voir la lue, puis posa ses yeux jaunes de loup sur moi. Des yeux qui étaient tout sauf humain. Je connaissais bien la raison de cette caractéristique. Je ne m'étais pas trompé, j'avais bel et bien devant moi un loup alpha. C'est dernier étaient les seuls de leur race à garder les mêmes yeux sous forme humaine.

Le Hurleur ouvrit la bouche pour parler. Sa voix semblait aussi rocailleuse que sa peau couverte de cicatrice. Un sourire étira mes lèvres en comprenant ses mots. J'avais déjà assez d'élément pour créer une toile de possibilité.


''Dites-moi, c'est que vous ne perdez pas une seconde! C'est une proposition osé de la part d'un homme qui ne sait même pas à quoi ressemble son interlocutrice. ''

Je restai en retrait, décidant de profiter encore un peu du couvert de l'ombre. Bien que je n'étais pas pudique, me montrer entièrement nue à un inconnu d'on les intentions étaient inconnues, dans les trois premières minutes, me semblait quelque peut inconvenant.

''La lune est cachée par la crête rocheuse, elle ne sera pas visible d'où nous sommes avant deux heures et trente-trois secondes.''

Les trois minutes écoulés, je fis un pas devant, me dévoilant du même fait. La lumière des astres s'accrocha à mes cheveux, auréolant ceux-ci d'une lueur lunaire, illuminant du même coup, tel une centaine d'étoiles, les petites perles entrelacé dans c'est dernier. Tel une cascade d'argent pure, ils reposaient sur mon corps, cachant ma poitrine, juste assez pour que l'essentiel ne soit pas visible.

J'avais toujours aimé cette particularité de mes cheveux. Bien qu'ils étaient simplement argenté, ce qui en soit, était déjà plutôt exceptionnel, ils semblaient ce gorger de la lumière environnante. Bien évidemment cela était explicable par le fait qu'en réalité, la couleur argenté de ses cheveux reflétait la lumière. L'effet avait toujours été plus visible de nuit.

''Je suis Méloée, gardienne des traditions et chaman de la tribut Venitia. Et vous très cher, vous occupez la source d'eau que je comptai utiliser pour moi toute seule. ''

Je m'avançais donc vers lui, suivi par la myriade de perle étoilé qui semblait danser dans le ciel de ma chevelure de lune. J'arrêtai de marcher quand le bout de mes orteils toucha la surface de l'eau. Cette dernière était glaciale.

''Il me faudra peut-être invoquer un esprit du désert pour réchauffer tout ça... Enfin bref! Je sais très bien que vous croyez avoir un droit acquis sur la source car vous avez eu une mauvaise journée et que vous voulez de ce fait vous relaxer. Bien! Sauf que, vous avez eu votre tour et j'ai eu une journée encore plus mauvaise que la vôtre! Maintenant c'est à moi! Il fait un froid de loup et j'aimerais bien me réchauffer! Cette oasis est maintenant propriété de ma personne, alors oust oust!''
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Follen Hellmon
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Dim 13 Jan - 15:53

Follen s'empara en écoutant le discours de la jeune femme de son bandeau, il tenait à ne pas la perdre des yeux on ne savait jamais vraiment sur qui on tombait dans ce genre de situation. Il aurait pu être gêné après avoir fait une telle proposition à quelqu'un du sexe opposé, pourtant il avait l'impression d'avoir agis de façon naturel, et suffisamment calculé. Sa mine était à moitié amusé part la situation improbable, l'autre moitié se contentait d'être méfiante comme n'importe quelle personne le serait. Il secoua ses cheveux les faisant aller de gauche à droite, mouillant les bords du bassin en déplaçant de longue trombe d'eau avant de les faire passer derrière lui. Maintenant le tout avec son bandana. Il ne la lâcherait plus une seconde des yeux, en plus d'être un potentiel danger, cette femme semblait avoir une bonne connaissance du lieu contrairement au hurleur, ça ne semblait rien ainsi présenté pourtant ça voulait dire pas mal de chose. Elle pouvait prévoir quand arriverait la Lune, ce qui insinuait qu'elle connaissait déjà sa vraie nature. Il plongea la moitié inférieur de son visage dans l'eau en l'écoutant, se maintenant en nageant doucement à l’intérieur de l'eau. En quittant son coin d'ombre le hurleur devait reconnaître que la jeune femme avait un certain charme, sa chevelure bien que particulière était vraiment magnifique. En revanche les mots de cette dernières laissèrent naître en lui un sentiment presque haineux, cette manière de parler, ce ton hautain sans l'être, cette assurance. Ses traits de caractère allaient parfaitement avec ceux de cette noblesse qui l'avait enfermer toute sa vie, il eu un frisson remontant le long de sa colonne vertébrale et une terrible envie de sauter à la gorge de cette femme. Il se passa machinalement la main sur le visage, essayant de tempérer ses ardeurs, elle n'y était pour rien, cette inconnue souhaitait simplement passer un bon moment dans l'eau rien de plus, comme lui d'ailleurs. Il recula à ses paroles sortant entièrement son visage de l'eau avant de s'installer contre l'un des murets du bassin . Ses yeux se promenèrent aux alentours un instant, il ne semblait pas y avoir quelqu'un d'autres dans les environs, les animaux ne paniquaient pas, et continuaient de vivre normalement, donc pas de prédateur ou de danger imminent. Il braqua son regard sur la jeune chaman puis déclara avec l'expression la plus sincère et décontracté du monde, arraché par sa voix rocailleuse:

-Enchanté Méloée... mon nom est Follen.

Il dessina quelque cercle dans l'eau, laissant le soleil disparaître totalement derrière les ruines, c'est là qu'il commença à sourire de façon mauvaise. Bien qu'elle devait sûrement le voir faire, il s'en fichait. Il n'allait pas quitter sans négocier cet endroit sous prétexte que mademoiselle avait passé une journée harassante à se faire trimbaler par on ne sait qui. Lui aussi il n'avait que marcher dans le désert pendant des jours sans dormir, ou presque, buvant de faible portion d'eau, et explorant cette ruine qui les entouraient. Pourtant Follen ne se plaignait pas, il souriait et cherchait simplement à profiter de cet oasis. Il envisageait même de s'y installer. Enfin, il n'était peut être pas partit assez loin, l'appel du voyage, la route, cette voie que le destin traçait pour lui l'attendait encore. Après avoir perdu du regard encore un fois la femme aux cheveux étoilés il lâcha dans l'air calmement:

-Voyez-vous Gardienne des traditions, je n'ai que faire de vôtre propriété. Je suis dans cette eau, et je n'ai pas envie d'en sortir, je veux bien vous céder la moitié du bassin si vous souhaitez vraiment y entrer. Vous avez ma parole que je ne vous ferais aucun mal. Et ma parole est peut être celle d'un simple voyageur égaré, mais ça reste mon seul bien et je ne la mettrais jamais en jeu sans être sur de la tenir.

Il se laissa glisser de nouveau dans l'eau comme pour se rafraîchir, il ferma les yeux en vidant l'air de ses poumons, ses gants armés étaient toujours à ses poings. Il devait, même si c'était risqué s'en débarrasser, pour montrer sa bonne foie envers la chamane. Il pourrait aussi décider de sortir rapidement de l'eau, l’entraîner avec lui au fond du bassin et lui tordre le cou l'histoire serait réglée. Mais son instinct d'humain lui disait qu'elle n'était pas seule, des amis, ou au moins des compagnons, voir même sa tribu entière devait la surveiller. De loin peut être, mais si ils avaient un oeil sur elle, ils en avaient un aussi sur lui. Il enleva ses gants lentement en ouvrant les yeux, tournant sur lui même il fit face au mur siégeant à sa droite et chercha une fente en caressant la parois. Une fois cette dernière trouvée il les installa à l’intérieur, ses armes étaient solide, un peu d'eau ne les abîmeraient pas. En remontant à la surface il reprit sa place initiale étendant ses bras le long du mur, laissant bien en évidence ses mains désarmées. Ses yeux replongeant dans ceux de la jeune fille. Il se demandait si elle avait comprit d'ou venait ses cicatrices, les traces de morsures, de fouets, et le reste. Un flux d'images émergea en lui, il contrôla se dernier en souriant fermant de nouveau les yeux en expirant lentement. Décidant de mettre un dernier point en place avec l'arriviste:

-De plus, Méloée laissez moi vous faire une confidence. Je suis attaché à la cage la plus grande et la plus solide existante en ce monde. Nul royaume, ou empire n'est parvenu à faire de prison plus imposante. Après m'être évadé de ma première cage, celle qui m'avait vue naître d'ailleurs! Je me suis livré à cette prison millénaire, son nom est liberté... je suis libre après des années de fer et de fouets, je peux enfin vivre! Alors loin de moi l'envie de me plaindre, mais quoi que vous ayez pu endurer ses derniers jours dans le désert, ça ne vaut sûrement pas plus de vingt ans de cachots ...

En terminant sa phrase son ton s'était adoucit, il laissa sa tête basculer vers l'arrière en fermant les yeux et c'est en soupirant qu'il lâcha ses derniers mots. Il laissa son esprit s'évader quelques instants, souvenir et imagination se mêlèrent, laissant le hurleur qui n'avait même pas idée que sa race portait un nom, voyager. Il semblait serin, vidé d'un poids qui en plus de peser lui rongeait les os encore plus efficacement que le sable:

-Alors s'il vous plais, laissez moi profiter de mon premier bain...




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Méloée Venitia
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Ven 18 Jan - 23:01

J'observai le hurleur qui semblait vouloir prendre son temps avant de me fournir la réponse que j'attendais. Je le vis même prendre un bout de tissus rouge, semblable à un bandana à première vu et à seconde vu aussi, il le mit en place sur sa tête. Pourquoi diable s'habillait-il? Je le savais, c'était pourtant évident, cette créature ne comptait pas le moindre du monde partir du bassin. Je n'avais aucunement besoin d'avoir recours au moindre calcul pour le savoir, son regard parlait de lui-même. Il prenait beaucoup trop de temps à réagir et ne semblait pas le moindre du monde presser de quitter les lieux, alors pourquoi le bandana? Un élément à retenir ou une information devant être mise de coté? Peut-être se sentait-il moins nue avec son bandana. Je savais que certaine personne ne se sentait pas nue tant qu'elle portait des chaussettes. Je devais avoir moi-même eue un épisode de ce genre durant mon adolescence! Ah! La définition de la nudité, beaucoup plus compliqué qu'on pouvait l'imaginer! Je décidais donc de prendre cette dernière idée en compte et cela me fit sourire. C'était la seule possibilité envisageable après tout!

Un léger changement dans l'attitude du hurleur fit s'activer mon esprit. Enfin! Une réaction de la créature se faisait entrevoir. Il frissonnait et ce n'était pas dû au froid, j'avais froid, pas lui. Je le vis lever la main et se la passer dans le visage, il tentait de dissimuler quelque chose, l'esprit du désert m'accompagnant me chuchotait la même chose. Étais-se dû à ce que j'avais dit? Avais-je été maladroite dans mon choix de mot? Non, pas de mot, je comprenais soudain quelque chose. Si je ne m'étais pas trompé au préalable, cet homme avait vraiment été forgé en prison, de fait, mon attitude lui avait surement rappelé quelques souvenirs désagréable. J'avais calculé la possibilité, mais il était encore jusqu'à ce moment impossible de savoir si mon hypothèse était vraie. La probabilité venait d'augmenter.

Il observait son environnement. Tentait-il de savoir s'ils étaient seuls? Probablement, cet homme avait un bon instinct. Quoi qu'il était assez rare de trouver des Hurleurs avec un instinct défectueux! Bien que cela était possible, je me souvenais avoir un jour rencontré un Hurleur aveugle et sourd qui ne retrouvait pas son chemin! Vous vous en rendez compte? Un Hurleur perdu en pleine forêt! Oui bon, le fait qu'il était aveugle et sourd devait peut-être avoir joué un petit peu contre lui. À bien y penser, c'était surement la raison, peut-être aurais-je du lui indiquer le chemin plutôt que lui demander le mien. Oui, j'étais moi aussi perdue, mais surement moins que lui à bien y réfléchir.

Ainsi donc il avait un prénom! Oui bon, tout le monde en avait un! Quoi que, cela me rappelait la fois où... Sentant que j'allais encore me perdre dans les méandre de mon esprit, je décidais de me concentrer sur mon interlocuteur. Le soleil en profita pour disparaitre au moment ou un sourire mauvais apparaissait sur le visage de l'homme. Qu'avait-il en tête? Je ne le savais pas, mais une multitude de possible s'ouvrait à moi. Les chances qu'il tente de s'en prendre à-moi était fortement élevé. Devais-je avoir recours à une de mes perles? Je soupirais, j'aurais bien aimé éteindre mon sens de l'observation et m'empêcher de calculer. C'était cependant impossible. Jusqu'à quel point avais-je envie de danser avec le danger en cette nuit d'été? Cette fois, si je faisais une terrible erreur, ma soeur ne serait pas là pour m'aider.

Je décidais donc de rester. Je ne pouvais peut-être pas encore connaitre ses intentions, mais je n'étais certainement pas aussi désavantagé, désarmé ou faible que l'homme devait surement le croire. J'avais un avantage de ce point de vue. Qui se douterait que les perles dans ses cheveux étaient en fait des billes emplies de diverses substances quelque peut méchante! Ou même que je pouvais calculer les actions de mes adversaires me permettant de plus ou moins prédire avec précision leur attaque avant qu'elles ne surviennent? Mes doigts se posèrent doucement sur une des perles accrocher à une mèche de cheveux.

J'avais bien fait de rester, l'homme ne sortit pas de l'eau pour me sauter à la gorge. En revanche, ses propos acerbes me firent arqué un sourcils. De ce point de vue, je ne m'étais pas trompé, il ne me céderait pas l'oasis aussi facilement. Je soupirais à nouveau, il était dur en affaire. Presque comme un de ses salles marchants d'Ushiu qui tentaient toujours de me vendre des produits horriblement ridicule à des prix encore plus horriblement ridicules. Tel cet homme qui m'avait harcelé pendant deux bonnes heures pour que je lui achète un tapis affreusement laid pour une somme d'argent faramineuse. Ce qui s'est passé ensuite? Malheureusement pour moi, avant même d'avoir compris quoi que ce soit, j'avais fini par l'acheter le double du prix initial. Ma soeur m'en avait voulu pendant des années quand je lui avais dit que le marchant viendrait chercher sa part de l'héritage familiale pour payer mon tapis.

Le temps que je revienne à la réalité, l'homme avait disparu sous l'eau. Je me trouvais bête de m'être encore perdu dans mes souvenirs, tout comme la fois où j'étais enchaînée à cette roue de moulin et que... Oui donc, le hurleur remontait à la surface, mettant ses mains désarmé en évidence. Malgré ses demandes complètement déraisonnable, il montrait tout de même une certaine bonne foi. Chose que le dit marchant d'Ushiu n'avait pas fait part. Peut-être y avait-il de l'espoir? De toute manière j'étais une adversaire coriace, si je devais attendre ici, toute nue, pendant des années, pour avoir ma source d'eau, je le ferai.

Ce qui en temps normal m'aurais fait sourire, me fit plutôt faire l'inverse. J'aimais avoir raison, mais j'aurais préféré m'être trompé. Devant moi se trouvais un homme d'environ vingt ans, qui avait passé ce temps exacte dans un cachot. Personne ne méritait pareille sort. Cela n'était certainement pas une raison pour monopoliser une oasis, mais elle compatissait tout de même. Je décidai donc de laisser s'échapper la première chose qui me venait à l'esprit pour détendre l'atmosphère.


''Un bain en vingt ans? Cette source d'eau est probablement contaminé pour le prochain siècle!''

À bien y réfléchir ce n'était certainement pas la meilleure réponse à fournir après une telle histoire. Je devais l'avouer, je prenais rarement le temps de réfléchir avant de parler. C'était un défaut il paraissait. Je n'en étais pas si certaine, bien que cela m'avait apporté plus de problèmes que le contraire durant la durée de ma courte vie! Peut-être était-ce que l'on nommait un défaut? Probablement, mais sans cela je perdrai une des seules choses pouvant me permettre de goûter au danger de l'inconnu!

''Oui, bref... Vous êtes de bonne foi... Mmmh, non, non, ça ne vas pas du tout. Je dois changer de registre! Je reprends. Tu es de bonne foi? Mmmh... Je ne suis pas habituée à cela. Oh et puis, pour ce que ça change vraiment, que cela vous... Tu te pl... ''

Soupirer était une habitude chez moi.

''J'essaie d'utiliser un registre moins formel puisque vous, ne, TU, tu! Tu ne sembles pas alaise avec le registre que j'ai utilisé plus tôt. Bref, vous... Arg! J'abandonne. Non, je refuse. Tu ne me battras pas langage! Oui donc, je ne sais plus où j'en étais... ''

J'étais pensive et totalement perturbé par mon propre manque de tact. Pourtant, en temps normal je faisais toujours preuve de tact! Bon peut-être pas, disons presque toujours... Bon ça vas, ça vas! Jamais!

''Mmmh... Ah oui! Les arguments! V... Tu n'es certainement pas facile en affaire, mais je suis pire, bien pire... Voici donc ma contre offre. J'accepte la moitié du bassin à la seule condition que tu dois construire un muret qui sépare de manière parfaite l'oasis en deux. Dans le cas ou tu refuserais mon offre généreuse, tu devras me céder la source entière. Vingt ans sans bain ou pas, vous êtes maintenant propre. ''

Je frissonnai à nouveau. L'air était franchement froide la nuit dans le désert, surtout lorsque vous étiez nue. Je devais tenter le tout pour le tout! Je n'avais pas le choix de faire pitié! Je serai donc les bras autour de ma poitrine, prenant un aire abattue.

'' Un peu de pitié pour la demoiselle frigorifiée! Je sais bien que les Hurleurs sont rarement gentleman mais... Mais... Attendez un peu.. Vous ne savez pas ce qu'est un Hurleur pas vrai. Je veux dire tu, vous, peu importe! Dis-moi, que sais-tu exactement de ce que tu es vraiment? Non attend! J'ai une idée. ''

L'illumination! Je venais de réaliser, si mes observations étaient encore juste, cet homme n'avait pas passer plus qu'un an ou deux à l'extérieur de son cachot. Si tel était le cas, je pouvais surement marchander des informations intéressantes en échange de l'oasis. Des informations telles que le temps maximal pendant lequel il était possible de mettre un biscuit dans le lait sans qu'il devienne mou et détrempé! Information d'une pertinence capitale pour un Hurleur. Ça et peut-être des choses sur la race à laquelle il appartenait sans le savoir... La deuxième option me semblait mystérieusement plus pragmatique.

'' Vingt ans de solitude... J'ai été coincé en prison quelques fois, mais jamais longtemps... D'ailleurs encore aujourd'hui... Je veux dire il y a trois jours, j'y étais encore pour une stupide histoire de pomme... En plus, elle n'était même pas bonne, j'aurai dû m'en douter d'une pomme du désert! Enfin bref... Je t'échange vingt ans de connaissance et un muret pour la moitié de l'oasis!. Après trois jours dans une cellule, j'ai cru devenir folle en m'apercevant que je parlais de mon enfance avec un banc de pierre. C'était horrible. Je n'imagine pas vingt ans! Je peux donc, puisque je suis aimable, t'offrir ma présence à la place du muret, à condition que tu sortes de l'eau quand même! ''

J'avais, je croyais, la solution pour obtenir ce que je désirai. La personnalité de l'homme influait sur les chances d'obtenir un refus de ma proposition, cependant j'avais plusieurs facteurs allant en mon sens. Ce Follen était ignorant de ses origines, j'avais l'information en ma possession. Les chances étaient égales partout. Je décidai donc de tenter un peu ma chance.

'' Je sais ce que v... Tu es! Je peux t'éclairer sur ton passé et même sur ton avenir. En même temps, si tu refuses, je vais devoir invoquer des esprits qui te croqueront les orteils! Peut-être vais-je même te poursuivre nuit et jour pendant des années pour te voler toutes les sources d'eaux que tu voudras! Je le jure, je suis une vraie démone! Je risque même d'échapper de la poudre urticante dans tes vêtements par mégarde! Je suis un roc! Je ne bougerai pas d'ici! Pas d'un seul centimètre temps que tu n'auras pas accepté mes demandes. Immobile! Telle une statue! Bougeant seulement pour détruire ton envie de rester! C'est à prendre ou à laisser! ''

En principe, j'avais une chance sur deux. Mes arguments étaient bons, mais mon adversaire têtue. J'avais ainsi calculée avoir plutôt une chance sur trois, la balance penchait en sa faveur. Aurais-je raison?

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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Sam 19 Jan - 13:14

La première réflexion de la chamane laissa naître un silence lourd de conséquences, le hurleur ne put s'empêcher de la regarder de travers pendant quelques secondes avant d'éclater de rire. Il n'avait pas rit ainsi depuis longtemps, voir jamais une sensation nouvelle, sa gorge se déployait en laissant s'échapper un rire roque mais sincère. Elle avait sûrement raison, la saleté qu'il avait accumulé dans son cachot tout ses années devait former une mince pellicule sur sa peau avant son saut dans l'oasis. Il se calma après quelques instants, avec du mal il fallait l'admettre, la franchise de la jeune femme était quelque chose d'inattendue. Sûrement due à sa maladresse plus qu'à son honnêteté, mais au moins le résultat était là. Le rire se changea en mince sourire, avant que ses yeux de prédateur daignent de nouveau se braquer sur la téméraire femme exigeant un bien qui n'était pas sien. Elle avançait des arguments, essayant de faire preuve d'un tact qu'elle ne possédait pas, elle commençait à ennuyer le hurleur. Se dernier voyait son visage se défaire littéralement, passant d'un stade amusé et curieux, à une phase blasé. Cette femme avait décidément un problème, elle était loin d'être bête ça il le savait, mais quelque chose s'en approchant ou du moins y ressemblant vivait en elle. Les yeux de Follen longèrent la surface de l'eau, accompagné par le bout de ses doigts. Les paroles de cette inconnue devenaient de plus en plus sensible aux oreilles du hurleur, essayait-elle d'imaginer ce qu'il avait endurer pendant vingt années de prison? En les comparant à ses quelques passages? Elle y était allée pour avoir commis des crimes, lui y était né dedans, il n'avait rien demandé au destin, à la vie, il n'avait provoquer personne! Ils s'étaient tous acharner sur lui, comme une sorte de défouloir il avait encaissé en silence sans même comprendre. La main de Follen se referma soudainement au dessus de l'eau, effleurant sa surface avant qu'il ne la laisse sombre à l’intérieur. Son visage était inexpressif. Seul ses yeux bouillaient de rage, transpirait une certaine haine voué à l'existence entière, à ce monde.

Les paroles qui suivirent n'eurent pas l'effet d’apaisement, bien qu'elle n'est en rien empirer la boule qui s'était formé en bas de son ventre. Elle lui proposait de lui offrir en échange de cette eau les vingt ans d'informations qu'il avait perdu? Et même lui donner des éléments sur son futur? Lui dire qui il était? D'ou il venait ? Mais qu'est-ce qu'il en avait à faire?! Il était né dans l'une des prisons sous-terrains de la capitale, avait subit mille et une tortures au nom d'on ne sait quelle justice. Ses parents étaient mort, l'homme qui l'avait recueillit avait lui même périt suite aux coups qu'il avait encaisser à sa place. D'où qu'il vienne, quel que soit son peuple d'origine, ce dernier avait été indifférent à sa douleur, indifférent à son existence. Ils n'avaient que faire de lui, et c'était désormais réciproque. Savoir pourquoi les choses tournent de telle façon ne l'intéressait pas, il voulait simplement voguer sur ses sphères, et avancer pour s'éloigner le plus loin possible de ce monde. Il devait bel et bien y avoir une terre ou la paix régnait, ou la tranquillité et la solitude pourrait enfin le prendre dans ses bras. Le réconforter loin de tout, l'aider à refermer ses cicatrices, bien qu'elles aient cicatrisées il y a de cela des années, elles faisaient toujours mal. La douleur actuel était même supérieur au mal originel. Il repoussa toute ses pensées dans un coin de son esprit en soupirant, ne lâchant toujours pas un mot il ne fit qu'avancer en direction de la chamane ne la lâchant pas du regard.

Comment pouvait-elle parler de son existence? Tenter ne serait-ce que de comprendre ce qu'il était? Ce qu'il pensait?Ce qu'il voulait? Non cet orgueil était inacceptable, elle comptait vraiment s'emparer de cet oasis par des moyens aussi faibles? Marchander dans son sens uniquement n'était pas marchander, c'était de l'humiliation. Il ne servirait plus personne, il n'aiderait pas qui que ce soit sans estimer en avoir le besoin. Il ne céderait rien, non ça il en était hors de question. Il sortit du bassin ne lâchant pas les yeux de cette dernière, puis passa à côté en soufflant quelques mots:

-Le passé, le présent et l'avenir m’indiffèrent.

Il passa derrière elle faisant mine de continuer son chemin, puis subitement se retourna puis la saisit par les jambes et le corps. Portant cette dernière contre son torse, il se jeta ensuite dans l'eau. Une fois plongé dans la fraîcheur du bassin il lâcha délicatement cette dernière, il avait remarqué que les petites étoiles brillants dans ses cheveux n'étaient en fait que d'étranges sphères, par sécurité il préféra s'écarter. Restant de nouveau dans un coin du bassin. Regardant la chamane se remettre du choc, un sourire amusé aux lèvres parlant sincèrement sur un ton calme mais sévère:

-Avant de parler de démon, et de poursuite laisses moi te donner une vrai raison de le faire. Je ne bougerais pas du bassin, vous voyez bien qu'il y a suffisamment de place dans l'eau pour nous deux. En revanche si vous tenez vraiment à la vie, évitez de parler de mon peuple et de m'associer à ce dernier. Eux et moi ne nous sommes jamais rencontré, et je ne tiens pas plus que ça à savoir qui ils sont.

Follen s'étira lentement, repensant à cette jeune chamane, pourquoi avait-elle envie de le voir partir de cet oasis? Elle s’affichait nu devant lui ce n'était donc pas la pudeur. Si elle avait peur elle ne se saurait pas montrer face à lui ainsi. Et quand au risque que le hurleur tente de l'approcher il était minime, quoi qu'il fallait admettre que cette jeune femme était magnifique. De plus outre ses maladresses répétées, car ça devait être des maladresses bien sûre! Elle était amusante et loin d'être réellement désagréable. Mais son instinct lui disait qu'elle pouvait réellement devenir dangereuse, voir même radicalement mortel.
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Mar 22 Jan - 20:28

J'avais eu raison. J'étais défavorisée dans cette échange et je savais avoir perdue. La colère qui bouillait dans son regard, ses gestes au-dessus de l'eau. J'avais atteint une corde sensible du Hurleur, une corde que je n'aurais surement pas du toucher. Peu m'importait tout de même, les probabilités que je me fasse complètement prendre au dépourvu étaient aussi plutôt élevé. J'aimais le danger, peut-être trop même. Je voulais le voir sortir de l'eau et tenter quelque chose contre moi, quelque chose d'imprévu! Peut-être avais-je même fait exprès de le provoquer de la sorte? La possibilité ne pouvait clairement pas être écarté. Il ne fallait jamais sous-estimer le pouvoir de ses désirs sur notre subconscient. Dans mon cas, ce désir était le danger.

Aurais-je pu faire les choses autrement et éviter la catastrophe? Oui, je le concède, mais les choses auraient été nécessairement moins plaisante et excitante. En fin de compte, j'avais bien fait de venir à l'oasis. La toile des possibles qui s'ouvraient devant moi devenait de plus en plus complexe. Les probabilités de plus en plus incertaine. Trouver la solution la plus probable était un défi. Je savais que d'une manière ou d'une autre je verrai la bonne solution à temps, mais les quelques secondes durant lesquelles je ne savais plus, était un délice, une joie atroce et un plaisir féroce!

Je le vis sortir de l'eau. N'importe qui aurait surement eu l'impression que la victoire m'appartenait, mais je n'étais pas n'importe qui. Étais-ce par orgueil que je décidais de rester sur place? Parce que j'avais dit que je ne bougerais pas? Ou était-ce seulement que malgré la colère qui bouillait dans les yeux de ce Hurleur, je savais qu'il ne me blesserait pas? Confiance, stupidité, témérité ou orgueil? Un peu de tout ça je dirais. Je n'avais jamais rencontré Follen avant cet instant, pourtant... Pourtant, grâce à mon don, je le comprenais. C'était un être blessé, profondément marqué par ses années à l'ombre et par la solitude. Il était impulsif, colérique et agressif. Cependant, ses rires, l'honnêteté de son regard, le ton de sa voix, me faisait voir un autre côté de lui. S'il savait se montrer impitoyable, il n'avait aucune raison de s'en prendre à moi. Aucune raison valable pour tenter de me tuer. J'avais confiance en ce détail. Jamais Follen n'aurait blessé quelqu'un sans avoir une juste raison de le faire. Il avait été forgé dans la souffrance et avait compris par le fait même, que le mal n'engendrait bien souvent que le mal. J'avais la conviction que dans l'état actuelle des choses, Follen ne tenterait pas de me blesser.
Il passa près de moi, calmement. Il me parla et je vis la malice de son geste. Il ne partirait pas. Mes arguments n'avaient pas été les bons, c'était déjà une certitude. Follen ne me blesserait pas, c'était une autre certitude. Le Hurleur ne quitterait pas les lieux sans une bonne raison. C'était la dernière des trois certitudes. Alors quoi? Mon calcule s'arrêta sur un dénouement précis.


'' Oh non! Vous ne pouv... ''

Malgré mes mots, je n'avais rien tenté. À quoi bon? Je me savais actuellement en sécurité et j'avais juré de ne pas bouger jusqu'à ce qu'à l'obtention de l'oasis. Et bien, il me la donnait. Pas de la manière d'on je l'aurais voulu, mais que pouvais-je bien y faire, j'étais déjà contre lui, à un centimètre de l'eau. Je vis la réflexion de mon visage sur le miroir liquide, il n'exprimait pas de peur, mais seulement de l'ennui mélangé à une dose de plaisir. De l'ennui, car j'avais perdu cette bataille. Du plaisir, car la guerre ne faisait que commencer. Je fermais les yeux et...

La morsure glaciale de l'eau me coupa le souffle. Une sensation purement désagréable. De toute manière, que j'y sois entré moi-même ou de manière forcée, le résultat aurait été le même. De plus, j'avais calculé que mon corps s'habituerait à la température de l'eau en trois minutes si je ne bougeai pas et une minute si je faisais des longueurs. Je décidais tout de même de ne pas nager, j'étais bien trop occupée à me donner un air indigné! J'avais sentit sa main, glisser sur l'une de mes fesses durant la chute, c'était inacceptable!

Avant même que je puisse m'indigner de manière convenable, le rustre qui venait de me jeter à l'eau en toute impunité, reprenait la parole. Une fois de plus, je devais l'admettre, j'avais devant moi un adversaire redoutable. Je n'avais malheureusement jamais gagné dans ce genre de débat. Pour une raison mystérieuse, je finissais toujours par me faire avoir. Soit la population entière de ce monde était extrêmement habile dans les relations d'échange, soit c'était moi qui avais un problème flagrant à ce niveau. Évidemment, cela ne pouvait venir que d'eux et pas de moi! Comme si j'avais le moindre problème niveau relationnel? Tout le monde m'aimait et j'étais extrêmement facile à vivre! Du moins c'est ce que me disait toujours ma mère quand les autres enfants de la tribut m'abandonnaient dans un coin en disant que j'étais insupportable. J'étais trop charmante voilà tout.

D'ailleurs, mon tour était finalement venu. L'homme qui... Ou devrais-je dire, l'immonde créature qui m'avait jeté dans le bassin avait enfin terminé son monologue. Je reprenais donc mon expression indigné que j'avais passé des heures à travailler dans le miroir. J'en avais long à dire à cette chose cruel. Je commençais donc à vider mon sac entier!

''Vous m'avez touchée! N'essayez même pas de le nier!''

Ce fut la seule chose que je trouvais à dire. Je réalisais soudainement que je n'étais en fait, pas vraiment fâché. J'avais perdu, voilà tout. J'étais dans l'eau jusqu'au cou. Je soupirais donc. J'aurais évidemment été en mesure de sortir, mais à quoi bon? Pour avoir encore plus froid? Pour donner satisfaction à mon abominable adversaire? Non! J'allais me battre pour mon honneur! Cependant, un élément me titillait, je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus.

'' Vous pensez peut-être m'avoir battue et bien non! Que je sois dans cette eau avec vous, n'est pas signe de votre victoire! Bien que me jeter à dans l'oasis était de bonne guerre, vous avez triché! C'était petit, cruel et mesquin! Je n'étais certainement pas prête à recevoir un tel choque dans cette source glacée! J'avais un rituel à accomplir pour réchauffer le bassin avant et vous avez tout gâché! Hurleurs, Nosphéras, humains. Les hommes de toutes les espèces, étaient tous les mêmes! Vous ne comprenez rien au besoin d'une jeune femme! ''

Je m'avançais dans l'eau pour m'approcher de mon interlocuteur, bien décidé à lui faire payer son geste totalement gratuit que je n'avais bien évidemment pas mérité! Je fis ensuite la seule chose à faire dans pareille situation. Je l'aspergeais d'eau de toutes mes forces. Oui je sais, j'étais considérée comme une femme très volante.


''Tenez! Je vais gâcher votre bain de minuit! C'était... C'était criminel de votre part! De plus, vous avez abusé de votre situation de pouvoir pour me tripoter! Criminel je dis! Voici venir le raz-de-marré de ma colère contre vous! Ça vous apprendra à me jeter au complet dans le milieux d'un bassin duquel je ne peux même pas toucher le fond! Le fond... Ou est le fond? ''

Je réalisais soudainement quelques choses de terrible. Le danger m'avait enfin rattrapé pour de bon. Je savais prévoir l'avenir par un calcule de probabilité. De ce fait, j'avais trop souvent tendance à ne jamais prendre en considération les événements ayant de trop faible chance de se produire au sérieux. De plus, Follen m'avait complètement perturbé en me tripotant ainsi. Je venais de comprendre ce qui m'avait titillée dès l'instant où il m'avait jeté à l'eau... Si j'avais été en mesure de soupirer ou même de pleurer pour ma stupidité, je l'aurais fait. Tout comme j'avais oublié ma gourde d'eau en entrant dans le désert, j'avais oublié que...

''Oh non! Oooh non! Hiiiiiii! C'est terrible! Terrible! Je ne sais pas nage...''

Ma tête venait de passer sous l'eau, étouffant du même coup toute possibilité de protester davantage. Je pouvais déjà voir les yeux pétillants de joie des esprits. Ils me tendaient les bras, m'appelaient dans la mort. Ils me haïssaient pour le contrôle que j'exerçais sur eux. Ils auraient enfin leur revanche. Je tentais même de les insulter un peu avant de mourir. Je ne fus malheureusement pas capable de me faire entendre d'eux. J'avais toujours trouvé difficile de parler sous l'eau et ce malgré des jours et des jours de pratique!

Je pensais à ma soeur qui apprendrait ma mort à son retour, alors qu'on lui raconterait comment j'étais morte en héroïne dans deux mètres d'eaux. Il y avait aussi mon clan tout entier. Ils ne pourraient pas survivre sans moi, sans mon don... J'étais la gardienne de mon peuple. Je pensais aussi à ma robe que j'avais oubliée sur la roche près de l'oasis. Qu'allait-il arriver à ma robe après ma mort? Pourquoi Diable est-ce que je pensais à ma robe à un moment pareil? C'était une bonne question, qui en temps normal m'aurait peut-être fait un peu plus réfléchir. Aussi bien se noyer dans un verre d'eau! Pas que je n'avais jamais failli le faire, parce que cela m'était déjà presque arrivé! Allais-je vraiment mourir ainsi?

Non, mon histoire ne s'arrêterait pas de cette manière. C'était plus qu'improbable, même pour moi, c'était impossible. Il viendrait m'aider.


Dernière édition par Méloée Venitia le Dim 27 Jan - 15:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Mer 23 Jan - 8:52

Follen la laissa exprimer sa colère, mettant ses mains devant son visage pour atténuer les flots de sa vengeance. Elle voyait ça comme une bataille pour l'oasis, le hurleur lui n'y voyait rien d'autres qu'un conflit sans intérêt. Mais ce dernier avait au moins le mérite d'être divertissant, qui plus est amusant, voir une jeune femme aussi expressive et naïve après n'avoir fait face qu'à de simple poupées maquillées de froideur et de haine. C'était reposant, oui malgré le fait qu'elle puisse jouer avec les nerfs, cette gardienne était véritablement un moyen d'évacuer pour le voyageur. Peut être qu'il ne s'en rendait pas compte, ou qu'il ne prenait pas ce facteur au sérieux, mais les effets étaient là. Au lieu de s'indigner, de se mettre en colère, et hurler à la furie de s'arrêter. Il subissait en riant, bien que le fait de la voir s'approcher l'inquiétait dans un sens. Si elle commençait vraiment à bouffer son espace vitale ça n'allait pas aller, enfin si ça pourrait être agréable mais le hurleur ne s'en doutait pas, d'ailleurs il s'en fichait. Soudainement la tempête s'arrêta, il mit un peu de temps à ouvrir les yeux, essayant d'essuyer l'eau qu'ils avaient subi. Puis comprit que quelque chose venait de se passer, les cries strident, les paroles sans queue ni tête de la chamane venait de s'arrêter. Tout cela été trop brusque, trop rapide, le hurleur regarda autours de lui ce qu'il se passait, puis ne vu plus rien. Si ce n'est les ondes d'eau s'effaçant à la surface de l'eau là ou se trouvait la chamane. L'évadé ne put s'empêcher de rire un bref instant en prenant conscience de ce qu'il se passait, puis décida d'agir plus sérieusement. Il plongea dans l'eau et nagea vers la chamane qui ne semblait même pas consciente de sa propre bêtise, mais comment aurait-elle fait si il n'avait pas été là?

Oui cette question arrêta Follen dans son geste un instant, lui aurait-elle menti ? Si elle était responsable de son clan, si elle était la gardienne d'un peuple? Comment faisait-elle pour le protéger? En sachant qu'elle n'était même pas capable de préserver sa propre existence. De plus elle était jeune, t=peut être même trop jeune pour vraiment pouvoir accéder à un tel titre. Le hurleur se baffa le visage sous l'eau, se reprochant son hésitation, ce n'était vraiment pas le moment de se demander ce qui était vrai ou non. Une personne était en train de se noyer, elle risquait de disparaître, comme avait disparut tout les gens de sa cellule, quitter ce monde pour de bon. Non il n'avait pas le droit d'hésiter dans des moments pareils, même si il mentait sur sa vie, qu'elle voulait nuire à qui que ce soit. Ce n'était pas au hurleur de décider qui pouvait vivre, et qui pouvait mourir. Mais il n'allait pas être simplement témoin de ce genre de chose, si il le pouvait il sauverait tout ceux qu'il pourrait, et les aideraient le plus possible. C'était naïf comme mentalité, fleurissant d'optimisme, et transpirant la stupidité. Pourtant, c'est ça qui poussa le jeune hurleur à attraper le bras de Méloée et de la ramener à la surface. Il tira cette dernière dans une zone du bassin ou elle aurait pied, en tenant la jeune femme contre lui, redoutant cette proximités malgré cette sensation agréable d'avoir le corps de quelqu'un d'autre contre le siens. Il déposa la chamane sur les marches inondées, puis plongea son regard dans le siens, cherchant à voir si elle était encore consciente ou non. Il desserra les lèvres lui demandant calmement:

-Bon ça va faire deux fois que je vous touche, je suppose que vous allez encore me reprocher mon manque de manières? Mais mettons quelque chose au claire, je n'abuse pas de vous donc arrêtez de dire que je vous tripotes!

Disait-il alors que pour la tirer jusqu'à cette zone ou elle aurait pieds ses mains se situaient juste au dessous de sa poitrine. Il ne s'en rendait pas compte, mais le hurleur était vraiment proche physiquement de la jeune chamane. Bien que ses mains ne touchaient plus cette dernière, qui devait reprendre sons souffle, il ne devait-y avoir à peine que quelques centimètre entre eux. Follen cherchait toujours à avoir des explications, ne s'attendant pas à un merci, ou une quelconque que marque de gratitude venant de cette jeune femme. Il décida tout de même de vider son sac, rapprochant son visage du siens en lui demandant sur un ton moins neutre qu'à l'accoutumé:

-Faîtes attention à vous gardienne Méloée, si je vous avez laissé mourir je doute que vous auriez été la seule victime de cet incident. Vous êtes chamane d'un clan, donc je suppose importante au sein de vôtre tribu. Si vous n'êtes pas capable de vous protégez de vous, comment comptez-vous défendre vôtre clan? Les esprits ne seront pas toujours là alors soyez plus prudente à l'avenir.

A ses mots il reprit un peu de distance tournant le dos à la chamane en se dirigeant vers l'autre bout du bassin. Son expression était sombre. Elle avait des gens à soutenir, protéger, et elle s’exposait trop facilement aux goûts du hurleur à ce danger qu'elle aimait tant. Lui aussi aurait aimer défendre et sauver ce qu'il aimait, mais il n'en avait pas eu l'occasion ni le pouvoir. Pourquoi les fonctions importantes étaient-elles toujours décerner aux insouciants, aux rêveurs qui pensent d'abord à leurs rêves et plaisir? Il plongea sous l'eau pour nager jusqu'au rebord du bassin, se calant contre ce dernier, regardant les ruines s'élevant au dessus de l'oasis. Laissant son esprit se perdre dans ses songes.
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Dim 27 Jan - 4:00

Je souriais, on venait de me prendre le bras. Aucune surprise en ce sens, je me trompais rarement sur les gens. Je devais tout de même avouer ressentir un certain soulagement. Être arraché à la mort, que cela soit prévu ou non, était toujours grisant. L'esprit du désert qui m'étais enchaîné semblait presque crier de rage, je lui montrais donc les dents en signe de victoire. Vous ne m'aurez pas aujourd'hui! C'était ce que j'avais envie de leur dire en riant. Cependant, une fois de plus, articuler des mots dans l'eau était beaucoup plus ardue qu'il n'y paraissait. Je commençais à avoir l'impression que c'était même impossible. Ma soeur m'avait-elle entrainé en ce sens pour rien? C'était une possibilité envisageable, surtout que c'était juste après la vente de son héritage familial pour mon tapis... Je décidais de lui poser la question à notre prochaine rencontre. De toute manière j'avais autre chose à me préoccuper en ce moment, j'approchai de la surface de l'oasis.

Mes poumons brûlant se gorgèrent d'air glacé. Enfin! Follen avait mis un temps fou à atteindre la surface! Pas que j'avais envie de lui reprocher, il m'avait sauvé la vie après tout! Sans lui je serais actuellement sur le point de servir de repas aux poissons. Quoi qu'il avait aussi bien causé la situation, sans lui je ne serais sûrement pas allé au centre du bassin. C'était un dilemme important! Ah et puis non, pas vraiment. J'étais en vie, c'était grâce à lui, c'était tout ce qui comptait. Ce Hurleur était différent des autres que j'avais rencontrées durant ma vie. Bon, le fait qu'il ne soit pas sous sa forme sanguinaire et velu y était peut-être pour quelque chose! Je n'étais pas assez experte dans les domaines touchant au fonctionnement de l'esprit de cette race, pour être bien certaine qu'il était différent.

Je savais évidemment que sans modèle et évoluant dans un univers bien différent des autres membre de sa race, il était devenu nécessairement différent d'eux. Une fois de plus, ce n'était tout même pas exactement la réponse que je cherchais. Il était différent de bien des manières, mais il y avait autre chose, quelque chose qui ne s'expliquait pas nécessairement de manière logique. Quelque chose qui n'avait aucun lien avec l'univers dans lequel il avait évolué la majeure partie de sa vie.

Ses premiers mots me firent rire. J'avais prévu de lui en parler, mais voilà qu'il me prenait de cour! De toute manière, j'étais beaucoup trop heureuse d'être encore en vie pour m'indigner de quoi que ce soit! Je n'étais pas gênée n'y même pudique, qu'il regarde et qu'il touche, dans une situation comme celle-ci, cela n'importait pas vraiment. J'étais nue depuis le début, il aurait été compliqué de me sauver sans même me regarder ou même sans me toucher. C'était tout à fait logique, non? Ce n'étais pas comme cette journée d'hiver, l'année passée, durant laquelle je m'étais aperçu que trois personnes, plutôt perturbante, m'observaient prendre un bain dans une source d'eau chaude. Là encore c'était bizarre, mais c'était devenu vraiment particulier quand ils avaient commencé à retirer leurs pantalons. Heureusement que Galatéa était sur le point d'entrer elle aussi dans l'eau! Expérience légèrement troublante qui s'était soldé d'une drôle de manière avec les trois hommes au fond d'un puits!

Mes pieds touchaient finalement le fond du bassin et j'en étais complètement comblée! Je me savais désormais hors de tout danger de noyade. Une certitude agréable devais-je dire! Mon plaisir fur cependant légèrement teinté quand je vis le visage du Hurleur s'approcher du miens. Quelque chose avait changé dans son attitude. Était-il en colère contre moi et mon imprudence? D'ailleurs, les mots qui suivirent son geste, étaient d'une dureté méritée. Je savais très bien qu'il avait raison. J'étais insouciante et imprudente. Je le savais, mais je n'y pouvais rien. Ma vie, ma vie était une spirale de platitude infinis. Je savais presque tout, voyais presque tout, la surprise n'existait pas dans mon univers. Je faisais mon possible, mais ce n'était pas suffisant. Je me savais capable de protéger ma tribut, mais me protéger moi-même? C'était au-delà me mes capacités. Je n'avais jamais eu le sens des acquis et des bases. Ce qui était normal pour les uns, m'était complètement étranger. Le contraire était aussi vrai, je savais que très peu de gens me voyait comme normal.

Le Hurleur s'éloignait de moi, il était effectivement en colère. Je comprenais pourquoi et je savais que cette colère était justifiée. Comment se battre contre sois-même? J'étais ainsi et si je pouvais protéger ma tribut, j'avais moi aussi quelqu'un qui me surveillait, ma soeur Galatéa. Je me rendais tout de même compte que ma soeur ne serait pas toujours-la pour moi. J'en avais la preuve, ce n'étais pas à elle à qui je devais la vie cette nuit, c'était à cet homme devant moi.


'' Vous avez raison Follen. '' Disais-je en me laissant couler un peu dans l'eau. J'avais entrepris de me frotter le corps tout en parlant pour me laver convenablement.

L'homme qui m'avait sauvé semblait interrogateur, je lui devais une réponse honnête. Je lui devais la vie, c'était bien le moins que je pouvais faire. S'il n'avait pas d'intérêt pour l'avenir comme il le disait, je le croyais d'ailleurs, alors je n'avais pas de raison de cacher ma vraie nature. Mon don était dangereux. Un tel pouvoir pouvait facilement porter à la corruption, il m'aurait été aisé de manipuler les uns et les autres en mon sens pour obtenir la terre avec pareil don. Si une personne mal attentionné venait à apprendre l'existence de mon don et à trouver un moyen de me forcer à l'utiliser à ses fins.. Bref, je ne préférais pas y penser.

Un homme comme Follen qui ne se souciait pas du passé ou même de l'avenir, ne verrait aucune utilité à tenter de m'exploiter. En ce sens il n'était pas du tout un danger pour moi ou même pour mon clan. Bien qu'il était tout de même risqué d'en parler, j'avais le sentiment que je pouvais lui faire confiance.


''Je suis imprudente, maladroite et inconsciente. J'ai un peuple à protéger et me mettre ainsi en danger est indigne de mon rang. Je sais déjà cela. Je ne peux malheureusement pas y faire grand-chose, je suis ainsi... Bien que je comprends parfaitement mon problème, je ne peux pas le résoudre. Mon esprit ne fonctionne pas comme le vôtre ou le leur. Je vous dois des explications je crois. Je vois l'avenir Follen. Je le vois vraiment et j'en oublie les détails. Je n'es jamais su ce qu'étais la peur, la vraie peur. Je n'es jamais su ce qu'étais une surprise, une vraie surprise. Mon univers a toujours été basé sur des calculs de probabilité et sur un monde d'on les lois défis les possibles du nôtre. Le reste, la vie en général, je ne la perçois pas. ''

Je décidais de prendre une pause pour respirer un peu et laisser le temps à mon interlocuteur de bien saisir la suite. De plus, il me fallait mettre un peu d'ordre dans mes idées.

''Le monde pour moi est comme ce désert. Chacun des grains de sable représente une vie. Chacune de ces vies sont conscientes de l'existence des autres grains de sable près d'eux, cependant... Cependant, ils ne sont pas conscient de l'immensité du désert et de tous les grains de sable qu'il contient. Les gens ont une compréhension de leur environnement plutôt restreinte. Ceci dit, ils n'ont qu'eux et leur voisin proche à se soucier. C'est parce que les gens sont restreint par leurs incapacités à voir plus loin que leur yeux, qu'ils sont capables de comprendre les petites choses autour d'eux. Étant limité à une partie étroite de l'univers, les grains de sable sont capables de voir les détails d'un si petit monde. Ils ne sont pas accablés simultanément par l'existence des dizaines de milliard d'autre grain de sable qui se trouve aussi dans le désert. Fait deux fois le tour de la même boite, tu la connaîtras par coeur. Autour d'eux existe une cage et cette cage, ils la connaissent bien. ''

Je savais que Follen comprendrait, plus que tout autre, il avait vécus dans un univers fermé pendant de très nombreuse année. Son monde c'était limité à une cage de fer durant presque toute sa vie. Évidemment qu'il connaissait chacun des recoins de sa cage, c'était tout à fait normal. Son monde avait été suffisamment petit pour qu'il en saisisse bien tous les détails.

'' Penses-tu pouvoir même après deux cents ans dans se désert, me dire que tu le connais parfaitement? Que tu connais toutes les lois qui le régissent? Que tu connais chacun des coins et recoins? Qu'aucun détailles ne t'a échappé? Impossible ou plutôt improbable en fait. Ce désert est beaucoup trop vaste. Pour ce faire, tu devrais être capable de prendre conscience de la position de chaque grain de sable simultanément! Chose qui ne serait certainement pas aisé, non? Dans mon cas, je vois ce désert en entier et encore plus, car j'aperçois tout ce qui l'entoure. Mon problème Follen, c'est que mon univers est beaucoup trop vaste. Ce problème au niveau de la taille de l'univers que je perçois, m'empêche de bien comprendre le monde dans lequel j'évolue. Je capte beaucoup trop d'information pour saisir le sens des plus petites. Comment je pourrais penser aux grains de sable individuellement alors que je vois le désert dans sa totalité? Follen, je peux te dire avec exactitude combien de grain de sable ce désert contient, mais je ne penserais pas à apporter une gourde d'eau pour le traverser.''

Je savais que mes propos devaient sembler très confus, ainsi donc un exemple plus concret s'imposait nécessairement!

''J'ai conscience du fait que je ne sais pas nager. Alors, de combien était les chances que j'aille dans la partie creuse du bassin? Très faible pas vrai? Ce qui saute aux yeux pour toi comme de l'insouciance, n'est pas pour moi qu'une simple omissions d'une possibilité si faible qu'elle n'aurait jamais du se produire. Parce que cette chance n'était pour moi qu'un grain de sable à côté d'une montagne. Libre ou non, nous vivons tous dans une cage, la mienne est seulement plus grande.''

Mon monologue terminé, je décidais de sortir de l'eau, j'étais suffisamment propre et je n'avais pas très envie de rester dans cette eau meurtrière une seconde de plus. J'avais vécus assez d'émotions forte pour la journée, peut-être même pour la semaine! Non, une semaine c'était franchement trop long! J'aimais beaucoup trop le danger pour m'en éloigner aussi longtemps!

'' Ceci étant dit, cela n'excuse en rien mon comportement. De fait, cette oasis est maintenant entièrement à vous. ''

J'avais rejoint la roche sur laquelle j'avais déposé mes vêtements et ma serviette. J'entreprenais alors de me sécher convenablement. Il me semblait que le froid c'était encore plus accentué depuis la tombée de la nuit. Je me retournais face à mon interlocuteur pour lui offrir mon plus beau et charmant sourire.

''Même si vous m'avez jeté à l'eau, évènement qui a bien faillit se terminer en drame, que du même fait vous m'avez tripoté de surcroît et que tout est de votre faute, Follen, je vous remercie de m'avoir sauvé la vie. ''

Sans m'habiller tout de suite, je décidais d'attacher ma serviette autour de ma taille pour m'en couvrir avant de prendre place assise sur la pierre. J’espérais ainsi me réchauffer un peu.

''La lune sera visible ici dans une heure vingt-deux minutes. Incroyable comme le temps passe si vite! Pas vrais? Puisque nous avons encore un peu de temps avant que vous deveniez une bestiole velue et méchante, pas que je n'aime pas le poil, mais il y a des limites tout de même, aimeriez-vous me poser quelques questions? Je ne désire pas effectuer de marcher, de toute manière vous êtes bien trop coriace en affaire pour moi. Cependant, j'aimerais vous donner quelque chose. Je sais que vous n'êtes pas intéressé par l'avenir, mais je n'ai rien d'autre que des connaissances et des prédictions à offrir pour vous remercier. ''

Je baisais les yeux sur la serviette qui me couvrait le corps. Je réalisai que le Hurleur était un homme, un homme qui m'avait tripoté, donc un homme hétérosexuel, du moins je le croyais. J'avais déjà été amoureuse d'un homme qui semblait avoir une admiration particulière pour mes courbes. Au départ j'étais plutôt heureuse que cette attirance soit réciproque. Nous avions donc commencé à nous fréquenter! Tout ça pour réaliser après les quatre premières minutes qu'avais duré notre relation passionnée, qu'il était obsédé par tout ce qui était vivant ou mort et qui ressemblait ou pas à un être vivant. Cette découverte ne m'avait pas vraiment charmé. J'avais du donc mettre fin à cette relation qui... Oui donc...

''Oui, non, c'est plus ou moins vrai, j'ai autre chose que je pourrais donner. Vous êtes vous, je suis moi! De plus, vous êtes un homme et moi une femme! C'est un fait impossible à changer! Cela ne peut alors signifier qu'une seule chose, si vous voyez ce que je veux dire! C'est même écrit en lettre de feu dans le ciel, nous ne sommes clairement pas compatible!''

Quelque chose me disais que mon excuse était plus ou moins valable, le choix des mots que j'avais effectuées, avaient-ils été mauvais? À bien y réfléchir, j'aurais dit que oui. Je sonnais comme une personne donnant de l'espoir pour ensuite le balayer d'un revers de la main et ce, dans la même phrase, sans même m'en apercevoir! Cruel, cruel cruel. Un peu comme cette femme que j'avais un jour rencontrer, alors que...


Dernière édition par Méloée Venitia le Dim 27 Jan - 16:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Dim 27 Jan - 12:54

Follen avait fait une méprise, contrairement à son interlocutrice qui pouvait voir dans le futur, lui n'avait pas calculé la puissance de ses mots. Ce qu'il voulait être une simple remontrance évasive, s'était transformée en insulte personnelle pour la chamane. Elle venait de livrer une partie de sa vie, de sa perception du monde, justifiant le pourquoi du comment. Le hurleur se voyait même naître en lui une once de compassion, bien que cela ne servait pas à grand chose si ce n'est préparé le terrain qui supporterait le dramatique poids du regret. Beaucoup des choses qu'elle livra était censé, rejoignant le principe de la cage, la sienne se nommait liberté, celle de la chamane semblait plus réduite au yeux de Follen. Son nom était destin, ou devoir ça restait une question d'interprétation. Le hurleur se laissa porter par ses pensées, elle ne semblait pourtant pas vraiment souffrir de sa condition, simplement la vivre, elle avait beau connaître le futur était elle capable de le contredire. Enfin, si son pouvoir lui permettait de voir les montagnes, et qu'elle n'arrivait pas à s'intéresser aux grains de sables, elle ne devait pas pouvoir faire grand chose finalement. Le hurleur se laissa couler dans l'eau, soupirant légèrement. L'histoire de Méloée ne l'intéressait pas, ne l'aiderait pas, pourtant quelque chose le poussait à ne pas être tranquille. Comme si il oubliait quelque chose, comme si il avait manqué un détail. Il retrouva ses gants après un peu de recherches à tâtons, puis les enfila de nouveau. Le regard de Follen était perdu, avait-il échappé à son destin? Ou continuait-il de le vivre? Avait-il vraiment réussit à briser sa cage et atteindre la cage qu'il considérait comme la plus immense? Ses interrogations le poussèrent à remonter à la surface et inspirer un grand coup. Secouant ses cheveux, il braqua de nouveau son regard sur la prêtresse, la voyant sortir de l'eau. Elle lui cédait finalement l'eau, pour pas grand chose. Il s'approcha d'elle jusqu'au niveau ou il avait pied, ne disant rien, se massant la nuque et la faisant craquer de temps à autres . Faisant de même avec ses autres membres, on aurait pu croire qu'il s'échauffait se préparant à commettre un crime ou un acte physique intense.

Elle continuait de parler, remerciant le hurleur se qui l'arrêta en plein geste. Elle en était donc finalement capable, surprenant! Ce n'était pas grand chose, mais personne n'avait jamais vraiment remercier Follen, ce mot était inconnu à ses oreilles dans la bouche d’autrui. L'expression sur son visage s'adoucit malgré lui, il l'avait vraiment mal jugé. Mais qu'importe, son jugement n'avait pas vraiment beaucoup d'importance, ça restait un avis de grain de sable pour elle de toute façon. Elle voulait lui offrir quelque chose en retour maintenant? Le hurleur secoua la tête ne désirant rien de particulier, rien venant d'elle en tout cas. Quoi que, il voulait peut être lui offrir quelque chose qui semblait lui manquer. Normalement si il gérait bien son coup tout devrait bien se passer. Il la laissa aller jusqu'à lui faire des avances. Se qui fit naître un sourire malin sur le visage du mâle, car s'en était un malgré tout il ne pouvait pas être non plus insensible à toute les réflexions. Dans la même phrase, comme elle le faisait depuis le début de leur rencontre elle balayait les propos avancé en premier d'un coup. Le hurleur sortit à son tour de l'eau s'ébouriffant les cheveux plus loin pour éviter de mouiller la jeune chamane. Il ne disait toujours rien laissant le silence s'installer, il enfila ses affaires, se fichant bien d'être mouillé ou non, resserrant le nœud de son ruban pour mieux tenir ses cheveux. Il décida d'offrir lui même quelque chose à la chamane, ne sachant pas vraiment si ça allait marcher, mais le tout pour le tout il se tourna vers elle affichant un sourire mauvais comme il savait parfaitement les faire, ses yeux exprimaient une haine forte. Et il laissa bouger ses lèvres, répondant à Méloée sur un ton froid et étranger à tout les timbres qu'ils avaient pu utiliser jusqu'ici:

-Vous lamentez sur vôtre sort, m'expliquez l'étendue de vôtre pouvoir mais qu'est -ce que vous voulez que je vous dises. Ca ne justifie rien, vous le dîtes vous même! Je regrette déjà de vous avoir sauvé, vous pouvez garder vôtre « merci ».

Il avança vers elle les poings serré, sa dégaine était menaçante n'importe qui se serait douté qu'il allait attaqué d'une seconde à l'autre:

-Je suis Follen Hellamon, nous ne sommes pas compatible, mais les opposés s'attirent n'est-ce pas? De plus le ciel peut bien écrire ce qu'il veut de toute façon je suis soumis à la terre. Mais laissez moi vous aidez à le rejoindre, autant épargner les souffrances à venir de vôtre peuple en l'achevant maintenant.

Il bondit sur elle puis envoya son poings prête du visage de la jeune femme, passant son coup à quelques centimètres de sa joue. Ses mains armés allèrent trouver la surface froide de la pierre derrière Méloée, alors que les lèvres du hurleur allèrent arracher un baiser à la chamane. Il espérait avoir réussit à lui offrir ce qu'elle disait ne pas connaître, la surprise dont elle parlait. Même lui en avait connu ce sentiment, et ça le rendait dans un certain sens triste de se dire qu'elle ne pourrait jamais connaître ça. Après le bref moment ou ses lèvres caressèrent les siennes, il se dégagea doucement, observant le visage de la prophète, il savait parfaitement que ce qu'il venait de faire était punissable dans certaines coutumes mais pour le coup il s'en fichait? Après un bref moment e confusion regardant la jeune femme il lâcha dans le vent en lui tournant le dos décidé à partir se trouver un endroit ou dormir:

-Vous êtes bien plus digne que ce que vous pensez, vôtre peuple à de la chance de vous avoir. Mais sachez que pour faire bouger les montagnes, il faut commencer par dérober les plus petites pierres.


Sur ces mots il commença à avancer, ne désirant rien de plus ou rien de moins, il laissa la chamane là ou elle était et espérait pouvoir s'échapper en partant loin. Si cette dernière avait très mal pris son geste, elle pourrait appeler et pousser ses amis à le traquer. Et le hurleur avait déjà un passé lourd à tirer sans pour autant être obligé de rajouter une chamane folle de rage qui serait bel et bien capable de lui faire endurer bien des choses...
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Galatéa Venitia
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Mer 30 Jan - 20:59

Je le savais! Je le savais! J'aurais dû l'attendre à la sortie! Résultat, la voilà dans la nature, perdue dieu seul sait où. Encore une fois! Serait-ce trop te demander ma soeur que de prendre soin de toi par toi-même, de m'évité de devoir te courir après constamment, pour un oui et un non! J'ai peur parfois, pour ta vie et dans ces moments là, ce n'est pas une haine pour toi que je ressens, mais une réelle inquiétude. J'ai peur que des tas de choses te soient arrivés, tu as beau pouvoir voir l'avenir, je connais ta faiblesse principale dans ce domaine.

Un jour ton goût pour le danger te tuera aussi surement, que je suis obligé d'user de mon pouvoir tous les jours pour te garder de toi-même. C'est une telle honte que de savoir que peu importe le fait de m'avoir ramené à ton côté, tu passe tout ton temps à constamment donner l'impression d'aimer plus la mort et le péril que ton propre sang, ta propre soeur. J'ai peur pour toi et pour l'avenir des gens que tu dois conseiller et protéger. Tu es leur guide! Quand, quand grandiras-tu ma soeur?

Je ne peux pas faire tout le travail à ta place, ce n'est pas moi la chamane, je n'étais même pas disposé à avoir des pouvoirs magiques aussi présents, cette... sorcellerie, qui m'a détruit. Qui a tué ce que j'étais à l'origine.

On aurait pu sentir le combat intérieur de la jeune femme entre colère sourde et inquiétude. Son regard restait toutefois froid, comme depuis son retour de là-bas. Elles n'en avaient jamais vraiment parlé ensemble ces deux soeurs, l'une se doutait et avait déduit l'autre refusait d'en parler, mais elles étaient liés profondément entre-elles. Elle sentait que sa soeur était en vie, comme des jumeaux identiques l'auraient fait.

Elle choisit donc au bout de deux heures de recherches en ville, de sortir pour retourner au campement. Une fois sur place, elle ne peut faire autrement que songer:


Je la trouverais demain, je sais qu'elle n'est pas morte. Mais aujourd'hui, le soir tombe et la nuit cette ville devient un vrai coupe-gorge surtout dans les environs du marché. Elle ne sera pas restée là, elle connaît la ville au moins autant que moi surtout en ce qui a trait aux moeurs des gens d'ici. Mais je vais l'étriper si jamais elle est arrivée avant moi au campement par ses propres moyens. Trois jours!! Trois jours, que nous la cherchons dans la ville et aucun signe ni au camp, ni au marché et dans nos points de rendez-vous habituels. Je vais la détruire!

Elle l'aura méritée et plus qu'à son tour. Je sais ce que' elle me plaidera, c'était les plus petits détails, tout était de leurs fautes. Elle me dit la même chose à chaque fois! Elle me fait presque pitié, mais cette fois, elle m'a fait m'inquiéter plus que je ne l'aurais dû pour son propre bien. Je lui ferais manger du sable, des dunes entières! Elle chiera des roses des sables pendant des semaines!

Je sais que c'est ma soeur, mais cette vulgarité vaut mieux qu'elle sorte maintenant que devant elle. J'espère qu'elle sait que je suis en colère et inquiète et se seras pour son bien, que lui ferait payer cette faute inacceptable!

La femme se dirigeait rapidement vers le camp, ses pensées vagabondant sur les possibilités plus ou moins élevées que sa soeur soit rentrée. Dans le fond, elle pourrait certainement la localiser dans l'autre monde, mais y aller complètement, voudrait vouloir dire qu'elle se laisse aller à son envie pressante, son obsession. C'était une peur constante, celle de retomber dans les limbes de son être intérieur.

Comme elle arrivait dans le centre du cercle formé par les caravanes des nomades du Clan, un jeune vint à sa rencontre à toute vitesse en criant:


- ELLE EST RENTRÉE, ELLE EST RENTRÉE!! Puis sur un ton plus calme:
Elle revint voilà une petite heure elle a failli mourir. Elle serait partie sans eau dans le désert pendant trois jours et auraient dormi ces trois jours sous une dune. Elle est... Incroyable! Je n'aurais jamais cru qu'elle reviendrait ici si vite!


Les mots de ce jeune homme venaient de l'atteindre droit au coeur! Un immense poids se levait de ses épaules. Qui fut vite remplacé par une colère terrible et sourde, elle devait la voir et vite et mettre les pendules à l'heure! Lentement ses barrières spirituelles, commencèrent de se fendiller et plus elle marchait vers leur caravane, plus les craquelures se fessaient nombreuses, des pans entiers de cette muraille tombait un à un, fessant causant un fracas de fin du monde pour qui savait entendre dans l'autre univers.

Son aura doubla dans cette réalité et dans l'autre, elle sentit ses tatouages lui brûler la peau, comme un tison incandescent. Puis soudain, sa conscience glissa dans l'autre monde, les couleurs devinrent tout autre, tout autour d'elle à des kilomètres à al ronde, elle percevait, les étoiles des compagnons de sa caravane. Elle avait conscience que sa propre flamme étincelait partout autour, elle n'était pas discrète du tout songea-t-elle.


Sa rage flamboyait autour d'elle alors qu'elle se rendait compte, qu'une flamme tout aussi forte que la sienne brillait au loin dans l'immense espace vide. Elle reconnut sa soeur immédiatement et constata que dans la réalité, sa soeur n'était plus du tout dans le camp comme l'avait dit le jeune homme. Elle avait également conscience que des douzaines d'âmes tournoyaient autour d'un point unique à dix minutes de marche du camp. ELLE L'AVAIT TROUVÉ!

Elle est parti à l'oasis et seule, je présume! Ce n'est pas bien loin du campement, mais je suis prêt à parier que je vais devoir l'aider une foi de plus. J'ai senti une autre présence, je les sens encore, je les vois. J'arrive ma soeur. Tu ne sais pas à quel point, les esprits souhaitent ta mort. Conclut-elle la voix mauvaise et le regard dur.

Une fois sur place la première chose qu'elle vit, était un jeune homme dos à ça soeur, habillé, mais qui venait visiblement de se baigner. Le soulagement d'enfin la voir combiner au sentiment contradictoire de sa colère sourde et son découragement, fit germer en elle une idée malsaine.

Elle se jeta sur sa soeur et la prise dans ses bras, qu'elle resserra autour d'elle comme un étau. Et lui dit avec émotion:


- Méloée! Enfin je t'ai trouvé! Je me suis tellement fait un sang d'encre pour toi! Tu ne peux pas savoir, à quel point cela me rassure de te voir bien portante. Dans mes bras, ne m'inquiète plus jamais comme cela. Non je blaguais, va donc te baigner toute habiller cette fois PETITE GARCE!

Quelle sensation, que de se sentir lever sa propre soeur pour la lancer au milieu d'une oasis qu'elle sait profonde! Elle entendait des douzaines de voix autour d'elles qui l'enjoignaient de la tuer, de la faire souffrir, qu'elle devait mourir. Elle se laisse complètement submerger par cette haine qui n'était pas la sienne, mais bien celle de centaine d'esprits enchaînés à un seul corps, celui de sa soeur. Elle l'a mérité et cet homme, ne sait pas dans quoi il s'est peut-être fourrer! Nous verrons bien. Bon, je sais qu'elle ne sait pas nager raison de plus pour la laisser paniquer un peu encore avant d'intervenir. Elle va avoir droit une punition encore plus affligeante que le sable. Elle qui aime tant le danger, elle y aura droit!

La femme se mit lentement à compter les secondes sur sa main tout en regardant avec attention le bassin d'eau. Lorsqu'elle fut rendue à cinq, elle plongea au fond du bassin pour récupérer sa stupide soeur.

BRRR! Ce que cette eau est glaciale! Je ne l'aurais pas crue pourtant. Voilà! J'ai sa main dans la mienne, je la remonte. OUFFF!! Enfin la surface, et la voilà qui crache l'eau de sa bouche. C'est le temps de lui montrer à quel point je lui en veux cette fois.

- TU M'AS FAIT PASSER POUR UNE SOEUR IRRESPONSABLE PENDANT TROIS JOURS AVEC LE CLAN. TU N'ES QU'UNE SALE GARCE!

Je ne dois pas lui laisser le temps de répondre, quel soulagement de lui pousser de nouveau la tête sous l'eau et de la retenir ainsi quelques secondes. Aller on la remonte encore une fois! Tiens voilà une gifle pour celle qui m'as fait me sentir comme une protectrice inefficace.

- TROIS JOURS À TE CHERCHER POUR RIEN ET VOILÀ QUE J'APPRENDS QUE TU PARS DANS LE DÉSERT SANS AUCUNE GOURDE D'EAU COMME LA CRUCHE QUE TU ES, PETITE SOTTE, TU CROIS ENCORE AVOIR SEPT ANS? RESPONSABILISE-TOI! JE NE SERAIS PAS TOUJOURS LÀ POUR TE PROTÉGER ET RAMASSEZ LES POTS CASSÉS!!!!!

Allons bon, une dernière fois, trois est un chiffre unique et joli, je l'aime bien. Qu'elle boit donc la tasse ça lui fera un lavement de toutes ces infâmes idées d'enfant de sa tête. Elle m'a choqué et bien que je lui doive la vie, elle aura cherché seule cette punition. Finalement j'aurais pu me calmer plus avant de venir la rejoindre non?

Oh seigneur!!! J'ai oublié que je la noyais, elle doit bien être là-dessous depuis une bonne vingtaine de secondes. Il faut que je la remonte maintenant!

Les mains de Galatéa plongent sous l'eau et agrippent les épaules de sa soeur et la ramènent à la surface. Elle la sent encore gigotée un peu, elle vivra, se dit-elle. Et elle a raison sa soeur vivra.

- JE NE... suis plus fâché, tiens je te dépose dans un endroit où tu as pied. Tu m'as déçu, profondément. Pour une fois où je croyais que tu saurais faire face à tes responsabilités et être ce que tu dois être... Enfin, laisse tomber, cela n'a pas d'importance.

Je me fou de l'avis de cet homme là-bas, il n'est rien à côté de ma colère et de mon bon droit. À la limite, je n’en ai rien à faire de son avis.

Galatéa sort doucement de l'eau, avec la raideur d'un militaire, sans aucune féminité. Elle s'assoit sur un rocher près de la berge du point d'eau. Elle cesse alors de bouger totalement et ses yeux se révulsent.

Dans l'autre monde et use de sa force et de sa réputation, pour forcer le départ des douzaines d'âmes maléfiques et belliqueuses qui pensaient assister à l'exécution d'un de leur fléau. Dans ce monde-là et le vrai, elle hurle de rage les mots suivants:


- FOUTEZ-MOI LA PAIX À MOI ET MA SOEUR!!!!!!

Aussitôt, dans cet autre monde, des douzaines d'esprits poussèrent des cris de colère et partir à toute vitesse sous la force de l'éclat, car cet endroit la volonté est la plus forte des armes.
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Méloée Venitia
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Dim 3 Fév - 2:20

Je voyais très bien son visage d'où j'étais. L'expression de son visage c'était assombris, son regard c'était durcit. Pourtant, la seconde d'avant, je savais avoir vu son visage devenir doux. Avais-je dis quelque chose de trop? Non, c'était improbable, je devais de fait écarter cette possibilité d'un revers de la main. Je n'avais pas besoin de produire le moindre calcul pour me rendre compte que ce n'était pas une de mes phrases. Je n'avais rien ajouté, pas dit le moindre mot depuis déjà une bonne minute. C'était autre chose, mais quoi? La lune était toujours invisible, je n'étais pas la personne la plus versée dans le domaine, mais j'étais du moins certaine qu'il était impossible pour un Hurleur de se transformer sans entrer en contact avec la lumière de la lune. Donc, son changement d'attitude ne pouvait provenir de cette caractéristique propre aux Hurleurs. Quoi, quoi, quoi? Mon esprit s'activait à toute allure. J'ouvrais grand les yeux, observant les détails de l'environnement dans lequel j'évoluais avec Follen. Il n'y avait rien. Rien du tout. Aucun détail, n'y dans le ciel, n'y sur la terre. Si mes yeux ne voyaient rien, alors peut-être ceux de l'esprit y verraient quelque chose?

Et bien non. Un océan d'improbabilité mathématique. J'étais dans l'oeil du cyclone. Une zone de calme au centre d'une tempête qui se déchaînait sur ma vie. Une chose pareille était rare, une oasis d'incertitude dans un désert de probable. Tout était si loin, si loin... Un calme d'une pureté sans pareil. Si les voix des esprits étaient comparables à typhon dans ma tête, ils étaient maintenant tous muet. Solitude, douce solitude. C'était la deuxième fois que pareille chose m'arrivait aujourd'hui. Une fois durant ma traversée du désert et une fois maintenant. Le monde était vaste et parfois impossible à saisir. Je... Je n'aimais pas ce monde.

Puis, le vent se remit à souffler. La tempête faisait de nouveau rage, j'avais passé l'oeil du cyclone. Les paroles de Follen, bien qu'employé sur un ton plutôt rude, me semblaient sonner légèrement fausse. Pourquoi donc? Il n'avait aucune raison de les avoir prononcés. J'avais été capable de lire en lui un peu plus tôt et j'avais déjà été en mesure de déterminer sa personnalité type. Me serais-je trompé? Avait-il une double personalité?

Cela me rappelait vaguement un cours évènement dans ma vie. J'avais déjà rencontré une personne ayant un dédoublement de personnalité. Le bonhomme devait bien faire deux mètres de haut et prêt d'un de large! Un sacré monstre! Le plus étonnant je dois dire est que, malgré l'énorme hache qu'il portait dans son dos, ainsi que la capuche de bourreau qui cachait son visage à l'exception de ses yeux vers brillants, il était plutôt sympathique! Pas que les gens ayant une apparence proche de celle de la faucheuse devait nécessairement être des gens mauvais, mais disons que c'était l'idée de base! Vous allez donc me dire que c'était surement la personnalité faible! Et bien non! Ce sympathique personnage était la personnalité principale du corps! Alors que son vilain altère ego qui, par je ne sait quel moyen, savait s'extraire du corps du premier et qui était, soit dit en passant très séduisant, était un vrai monstre! Tout cela pour en venir au fait qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. D'un autre côté, cela n'avait vraiment aucun lien avec la situation actuel puisque j'étais certaine que Follen n'avait pas de double personnalité séduisante, pouvant s'extraire de lui dans un pseudo corps de synthèse! Non plus que j'insinuais le fait que Follen n'était pas séduisant, car c'était plutôt l'inverse, mais...

Mais il s'avançait vers moi, sa posture hurlait la violence. Il ouvrit à nouveau la bouche. Sa menace flotta en l'air. De nouveau je me sentais loin, loin de tout... Bouge Méloée! Bouge! Ma conscience humaine m'ordonnait d'attaquer avant lui. Mais, mais... Il y avait autre chose. Il devait y avoir autre chose!

Un frisson parcourait mon échine, sans m'en rendre vraiment compte, j'avais déjà commencé à jouer avec l'une des billes se trouvant dans mes cheveux. Je ne savais pas ce qu'elle contenait, elles étaient presque toutes différentes. Je me sentais glisser vers les méandres de mon esprit. Que contenait cette bille? De la foudre? Du feu liquide? Une quelconque poudre? C'était presque impossible à savoir, le contenu exacte de chacune de mes billes avait toujours été une surp...

Un léger sourire en coin venait d’apparaître sur mes lèvres, à peine un millième de seconde avant que les lèvres de Follen n'ait frôlé les miennes. Tout comme le contenue de mes billes, il m'avait offert une surprise. J'avais eu la révélation juste avant. J'avais compris qu'il désirait m'offrir une surprise, je n'avais cependant pas été en mesure de prédire laquelle. Ce n'était pas une victoire, mais ce n'était pas un échec non plus, je ne pouvais que m'incliner devant son habileté. Un cadeau que je devrais chérir? Peut-être... Un souvenir à ne jamais oublier, une demi-surprise... Ma première demi-surprise! C'était merveilleux!

Ce fut Follen qui rompit le contacte. Étais-je déçue? Peut-être un peu. La réalité me rattrapait. Quand serais la prochaine fois qu'une telle chose allait m'arriver? J'avais envie de l’enchaîner à ma personne pour le forcer à m'offrir des demi-surprises toutes ma vie! Oui bon, pas très sain comme genre de relation! De plus Follen, bien qu'il possédait un esprit, n'en était pas un. Sans oublier que tous les esprits du monde désirait ma mort parce que j'avais l'habitude de les forcer à obéir à mes règles! Je ne désirais pas que cet homme commence à me haïr. Non, non... En fait, je commençais à apprécier Follen. Il m'avait volé mon oasis, il m'avait jeté à l'eau et m'avait même tripoté, par mégarde peut-être, mais tout de même! Cependant, il m'avait sauvé la vie et m'avait offert quelque chose de très spécial... Une demi-surprise!

Follen me fit dos avant d'ouvrir la bouche une ultime fois. Je ne pouvais que sourire à ses paroles. Malgré son manque flagrant d'éducation, je devais avouer qu'il savait très bien parler.


''Follen?... Mmmh... Comment dire? Follen, merci. Merci pour ce cadeau, j'ai passé une agréable soirée. Peut-être devriez-vous venir me voler mes oasis plus souvent... ''

Devais-je le retenir quelques temps? Aimerait-il voyager quelques temps avec nous? Peut-être accepterait-il, ce n'était pas improbable. Cependant, une certitude avait naquit en moi au cours de mon cheminement. J'avais eu tord en lui disant que nous n'étions pas compatible. Car si Follen était un être libre, alors j'étais assurément la chaîne faite pour le retenir. Assurément, même si une chaine existe pour protéger, elle finira toujours par brider et étouffé ce qu'elle désire tant préserver. Si vraiment j'avais été heureuse de recevoir ce cadeau, si vraiment j'appréciais sa présence, alors je devais le laisser partir. Je fermais les yeux avant de lui faire mes adieux d'un signe de la tête qu'il ne pouvait bien évidemment jamais voir.

''Un jour peut-être...'' Avais-je murmuré doucement, un sourire à la fois triste et heureux étirant mes lèvres.

Je décidais de prendre mes vêtements et de m'habiller dans ma caravane, j'avais envie de quitter cet endroit avant de revenir sur ma décision et d'ouvrir la bouche à nouveau. Je levais les yeux vers le ciel, savourant le calme. Le calme? Les oasis grouillait toujours de vie. Il n'y avait aucun bruit dans un radius bien précis derrière moi. Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose... La présence d'un prédateur. Doucement, je me retournais. Mon coeur manqua un battement. Une fois de plus j'avais eu raison, un prédateur, ou plutôt une prédatrice se préparait à se jeter sur sa proie. Galatéa... Je me savais dans de beaux draps.


'' Désolé... ''

Je fus prise de court par ma soeur. Je me retrouvais dans ses bras avant même d'avoir été capable d'effectuer le moindre mouvement. Ses mots ne furent pas suffisant pour me convaincre que j'étais hors de danger. Je la connaissais mieux que je me connaissais moi-même. Oui, j'étais perdue.

Devais-je tenter de me décoincer de son étreinte? À quoi bon, j'étais une fois de plus au-dessus de l'eau. Mon temps de réaction était affreusement long. Je savais prévoir l'avenir, mais je ne restais pas moins le pantin du temps. Un pantin qui voyait ses fils, mais un pantin tout de même. Parfois, il était simplement mieux de suivre la vague et... Parlant de vague, mon corps venait d'entrer dans l'eau à nouveau, au milieu du bassin. Sans prise pour mes pieds, je coulais comme une roche. Bientôt, les étoiles furent trop loin pour en apercevoir la lumière... Je m'enfonçais dans l'abyme pour la deuxième fois en moins d'une heure.

Je voyais leurs mains tirer sur mes chevilles, m'entraînant vers le fond. Je savais très bien qu'ils ne m'auraient pas. Du moins, pas cette fois. Galatéa était en colère et quand elle entrait dans un tel état de rages, il était impossible de l'arrêter. Je me souvenais l'avoir déjà vu mettre à genoux une montagne de muscle qui devait faire six fois son poids et trois fois sa grandeur. À cette époque, elle n'avait que huit ans. Pourquoi l'avait-elle fait? Simplement pour me venir en aide, à l'époque je n'avais pas encore la moindre once de pouvoir et déjà j'étais toujours noyée sous les ennuis. Elle m'avait sauvé cette journée là et la suivante, ainsi que la suivante et l'autre d'après aussi. En vérité, sans elle je serais morte depuis longtemps. Oui, un jour, je l'avais moi aussi sauvé... Une quête qui nous avait coûté à toute deux dix ans de nos vies... Je l'avais sauvé, mais en vérité... Sans elle, je n'aurais jamais été capable de continuer aussi longtemps. Même coincer dans le monde des esprits, j'étais convaincue que Galatéa avait toujours gardé un oeil sur moi.

Elle était en colère, mais elle ne me laisserait pas mourir. Je comptais donc les secondes, attendant le compte exacte de cinq. Exactement comme je l'avais prévu, j'avais senti sa main m'arracher aux esprits pour me remonter à la surface cinq secondes après mon entré dans l'eau.

Galatéa me parlait, je devais tout de même avouer que je n'écoutais pas vraiment. Je savais sa colère méritée, mais j'avais entendu ce sermon plusieurs fois déjà. De toute manière j'avais prévu qu'elle ne me laisserait pas le temps de répondre, je la connaissais si bien..

Une fois de plus, ma tête retourna sous l'eau. Je fis quelques bulles, sans plus. J'aurais préféré être encore perdu dans le désert plutôt que d'affronter l'étendue de sa colère et de sa déception. J'étais une mauvaise soeur et une mauvaise chef. Cinq secondes.

Une gifle, une seule. Ma lèvre inférieure était maintenant légèrement fendu et un mince filet de sang coulait de celle-ci sur mon menton. Ce ne fut pas la gifle qui me fit le plus mal, ce fut plutôt le regard de Galatéa. Cette peine qui hantait son regard, cette peine que j'avais causée...

Ma soeur avait toujours aimé le proverbe qui disais: jamais deux sans trois! Ma tête retourna donc une fois de plus dans l'eau, me donnant le temps de réfléchir sur mes actes. J'avais beau tourner et retourner la question dans ma tête, je ne pouvais pas y faire grand-chose... Si seulement elle savait ce que j'avais dû donner pour la ramener... Ce n'était pas vraiment de ma faute si j'avais perdu la capacité de comprendre les petites choses...

Cinq secondes. Ma tête était toujours sous l'eau. Galatéa avait-elle craqué? Perdu à nouveau dans un monde qui n'était pas le siens. Comment dire? J'étais sur le point de me noyer et je ne voyais absolument rien. Plutôt compliquer de déterminer l'étendue des possibles dans une telle situation. Je n'avais que deux options, vivre ou mourir. Non, à bien y penser, il y avait une troisième option! Survivre en gardant des séquelles permanentes causé par le manque d'oxygène. Une perspective peu alléchante.

Dix secondes. Mes chances de survie se noyaient aussi sûrement que ma personne. J'aurais aimé me soustraire de l'étreinte de ma soeur, mais je la savais beaucoup plus forte que moi. Ma vie ne m'appartenait plus, elle était entre ses mains.

Quinze secondes. Follen devait surement être déjà loin. C'était mieux comme ça, sinon Galatéa l'aurait probablement tué lui aussi. Si mes poumons auraient contenue la moindre trace d'air, j'aurais surement soupiré... Je ne voulais pas perdre espoir, mais je commençais à trouver le temps long... Je ferme les yeux, la mort me gagne petit à petit. Vingt secondes, c'était mon maximum, après cela... Elle allait me sortir de l'eau, pas vrai?

Vingt secondes. Je venais de perdre le contrôle sur mes poumons, contre mon gré je venais de prendre une grande respiration. À mon grand soulagement, je n'avais pas respiré de l'eau, mais de l'air! Galatéa semblait être revenue à-elle, ma tête venait d'émerger de l'eau. J'étais en vie! L'esprit embrumé, le corps engourdit, mais assurément en vie. Une fois de plus j'avais échappé à la mort d'un cheveu. Une habitude il semblerait.

Je me sentais tirer sur la berge, à demi dans l'eau, je décidais de rester coucher sur le dos. Je me sentais trop faible pour me lever. Mon monde s’effritait tranquillement alors que mon coeur s'alourdissait.

Je savais mon visage mouillé par l'eau du bassin. J'en étais heureuse, car je n'aurais pas aimé qu'elle me voie pleurer en silence. Je n'avais pas eu peur, non, j'avais toujours gardé confiance en elle. Si je pleurais c'était parce que je l'avais encore déçue malgré moi.


''J'ai essayé Galatéa... J'ai vraiment essayé... Je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Je n'aie jamais voulu te causer la moindre peine... Désolé... Désolé d'être une aussi mauvaise personne... '' Avais-je dis en ravalant un sanglot étouffé.

Qu'avais-je encore fait?

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Follen Hellmon
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Mer 6 Fév - 12:27

Il l'avait laissé sur ce cailloux, aux prises avec ce qui semblait être son garde du corps. Une vraie furie, mais bien que violente ses intentions ne semblaient pas être réellement mauvaises, si ce n'est le bruit qu'elle faisait sur son passage ça ne dérangeait pas le hurleur. Il continua simplement sa route haussant les épaules en souriant, la nuit était déjà avancée et le sommeil était quelque chose qu'il arrivait rarement à obtenir. Ses pas le menèrent en moins de dix minutes prêt de ce semblait avoir été un magnifique jardin, le banc couronné de fleurs, cerné par un tapis de verdure lui tendait les bras. Il laissa ses lèvres s'étirer sur son visage avant de littéralement se vautrer sur ce dernier, il entendait les deux femmes s'étriper d'ici. Les mots de la chamane hantaient son esprit fatigué, il soupira en fermant les yeux chassant cette dernière de ses pensées. Laissant s'échapper brièvement de ses lèvres quelques paroles hypocrites:

-Comme si je n'avais que ça à faire de voler ses oasis... pour qui est-ce qu'elle me prend sérieusement ?

Les yeux fermés, le vent caressant son visage il sentit quelques pétales se déposer lentement sur son épiderme. Cet endroit était réellement paradisiaque. Pour la première fois depuis longtemps, il était soulagé, tranquille presque heureux. Moins heureux que le jour ou il s'était rendu compte de sa liberté, mais tout de même, ne se préoccuper de rien, vivre sans soucis. C'était le genre de vie qu'on réservait aux gens ayant souffert autant que lui? La justice existait peut être bel et bien finalement, il n'avait pas à regretté ses actes si ils pouvaient être effacés ici. Le monde des rêves semblait lui ouvrir de nouveau ses portes, il avait enfin trouvé le sommeil. Il était nue ce qui en soit ne le gênait pas, en revanche il ne se connaissait pas la capacité de pouvoir marcher sur l'eau, chacun de ses pas était accompagné d'un bruit métallique strident. Il allait nul part, l'océan s'étendait autours de lui, un océan calme et paisible, une masse d'eau limpide et plate. Il était bien, étrangement marcher ainsi sans rien trouver à l'autre bout ne le gênait pas jusqu'à ce que l'eau s'assombrisse et qu'elle se voit pousser de fines piques traversant les pieds du hurleur. Ca ne faisait pas mal, en revanche une désagréable sensation d'être piégé s'empara de lui, les piques se resserrèrent autours de lui jusqu'à le contraindre de ne plus bouger. Ses derniers rentraient dans sa peau, la traversant dans des flots de sang. L'odeur de ce liquide pourpre, cette désagréable odeur âcre au goût pourtant agréable. Elle n'était pas le fruit de son imagination, ça il en était sûre.

Ses yeux s'ouvrirent instantanément analysant tout autours de lui, ce qui fit appel à l'un de ses réflexes surhumain pour échapper à une lame traversant le banc de part en part. Après avoir roulé sur plusieurs mètres Follen dévisagea son agresseur en se relevant, rougis et abîmé par l'usage sa lame dégoûtait le hurleur. L'homme se tenant face à lui avait le visage voilé, enfouis au fond d'une capuche ce qui lui donnait un air assez particulier. L'évadé fraîchement réveillé se releva lentement, laissant le bandit approcher pour pouvoir à son tour attaquer, profitant de l'assurance de ce dernier il lui faucha les jambes avant de retourner son sabre contre lui muselant tardivement son cri en plaquant la paume de sa main contre sa bouche. Il y avait donc des gens comme eux dans les environs? Les cris des deux femmes avaient du les alerter, d'ailleurs, Follen ne les entendait plus. Un sentiment étrange naquit en lui, semblable à celui qu'il avait éprouvé face à l'armée de rats, mais en moins floue, plus lent, plus douloureux. Une boule qui se bloquait dans la gorge et descendait lentement en direction du ventre. Des images issues de son imagination naissaient, s'écoulant tel un flot de panique en lui . Elles étaient peut être en danger, il fallait les aider mais, c'était risqué pourquoi mettre sa vie en danger pour elles? Une chamane et une garde du corps hystérique ne lui apporteraient rien si ce n'est des ennuis de ce genre.

Malgré son calcul très proche de la vérité, ses jambes le menèrent aux bassins, il ne savait pas quand ils arriveraient, ni par ou, en revanche une chose était sûre c'est qu'il ne fallait pas rester ici. Follen en avait eu un facilement il fallait l'admettre, mais c'était uniquement par ce que les combats en un contre un étaient sa branche. Face à de multiples adversaires mieux armées, il ne pouvait garantir la sécurité de personne. Les Lunes n'allaient pas tarder à se pointer non plus. Il trouva les deux jeunes femmes, Méloée allongée en train de suffoquer tendis que l'autre semblait rester à côté sûrement en train de se retenir de l'achever. Follen ne voulait pas perdre de temps, il approcha d'une allure rapide, s'adressant à la femme qu'il ne connaissait pas:

-Je vous prie de m'excusez, mais nous n'avons plus beaucoup de temps. Le danger rôde et grâce à vôtre discrétion légendaire que je tiens à souligner, l'oasis est en train de se remplir de bandits en tout genre. Il faut que vous et Méloée regagnez immédiatement vôtre caravane, vous aurez tout le temps de réglez vos affaires là bas.

Alors qu'il s'adressait à la jeune femme il sentit quelque chose effleurer son bras, lui arrachant une expression tordue de douleur. Une flèche venait de le toucher, déchirant sa manche, et lui offrant une nouvelle plaie au bras. Comme pour évacuer la pression, il lâcha à leur attention en souriant, mains gauche sur sa blessure:

-Bon ils ont l'air mauvais ça devrait vous laisser une petite chance.

Les bandits commençaient à apparaître se séparant des ombres dans lesquelles ils se dissimulaient, armes en mains ils descendaient les ruines sautant de pierres en pierres, d'autres flèches arrivèrent, passant entre ou au dessus d'eux pressant un peu le trio.

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Galatéa Venitia
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Jeu 7 Fév - 23:21

Depuis, que je m'étais assise sur la pierre près de l'eau, je ne fessais que penser à mon explication avec ma soeur. Je me sentais un peu honteux de mon attitude, mais comment agir différemment avec une soeur aussi écervelée? J'aimerais que de temps à autre elle puisse prendre soin d'elle-même, sans mon aide constante. Le pire n'étant pas de savoir au fond moi que jamais elle n'y arriverait, mais bien, que je fusse toujours autant ébranlée par ses réactions. Que ces mêmes réactions me causent toujours autant de violence au fond de mon être. Elle m'avait déjà dit avoir sacrifié nombre de choses pour me ramener, mais c'est un sujet que nous n'abordions jamais ensemble, ni avec qui que ce soit.

J'étais essouffler et je ne me sentais pas mal de ce que j'avais fait à ma soeur c'était simplement une fois de plus, le fait d'avoir traversé ce voile entre nos mondes. Cela m'avait fait péter les plombs! Je n'avais que peu de souvenirs de ma visite dans cet endroit maudit. Parfois, la nuit des cauchemars venait me hanter. Mais sans aucun souvenir, le matin venu, comme la vague qui vient doucement s'échouer au bord de la plage et qui repart dans le ressac, ne laissant qu'une empreinte floue de son passage. Je me sentais essouffler, comme le mourant, le souffle court, au bord d'un évanouissement évanescent.

Mais je ne pouvais me résoudre à me laisser aller celui-ci. Moi et ma soeur devions rentrer au plus vite. Des gens comptaient sur nous, pour les protéger et bien sûr pour les guider vers ce que nous pourrions qualifier de destin. Peut-être aurions-nous un jour une chance de nous appartenir comme peuple et de nous établir sur une terre promise quelque part. Mais ce n'était pas pour aujourd'hui. Je regardais ma soeur épuisée sur le bord de l'étendue d'eau maintenant calme, qui ressemblait à un champ d'étoiles, dont le reflet donnait l'impression qu'un second ciel s'était incrusté sur le sol du désert. Cette soeur que j'aimais tant et qui provoquait en moi tellement d'émotions contradictoires et pêle-mêle.

La décision que je devais prendre pour notre avenir et le nôtre était importante. Je devais choisir, si j'agissais ainsi de la sorte avec elle toujours. Toujours me laisser dominer par mes émotions et finir par causer plus de mal que de bien ou bien choisir de passer l'éponge à partir d'aujourd'hui et apprendre à me dominer dans cet État. Je devais choisir pour nous deux. C'est essentiel, pour notre avenir et celui de notre clan. Je devrais faire part de ce dilemme à ma soeur, je crois que même elle a le droit de savoir où j'en suis dans mon cheminement. Et puis, je lui dois des excuses aussi sincères que possible, pour l'avoir oublié sous l'eau tout à l'heure.

Mais dans le domaine des explications, elle devra me parler de ce jeune homme que j'ai vu auprès d'elle tout à l'heure. Je n'ai pas l'impression qu'elle eut pu être en danger à une aussi petite distance d'un camp, mais vaut mieux prévenir que guérir. Je suis sa protectrice après tout. Mais cet homme doit déjà être loin de l'oasis maintenant, il ne semblait pas vouloir rester plus longtemps. Je ne m’en plaindrai pas ça me fait moins de travail.

Galatéa se leva lentement de son rocher prenant avec soin le temps de s'étirer les bras et les épaules et de tordre un peu ses vêtements trempés. Une légère brise froide se mis à souffler en provenance du Nord et le temps se fit lentement plus frigorifiante, par contraste avec la température de fournaise du jour passé. Si bien sûr sa soeur avait été imprudente ce jour jour là nous pourrions en dire autant de cette jeune femme qui n'avait pas porté attention à des cris. Elle aurait dû être plus alerte.

— Je vous prie de m'excuser, mais nous n'avons plus beaucoup de temps. Le danger rôde et grâce à votre discrétion légendaire que je tiens à souligner, l'oasis est en train de se remplir de bandits en tout genre. Il faut que vous et Méloée regagniez immédiatement votre caravane, vous aurez tout le temps de régler vos affaires là bas.

Ce jeune homme était revenu et ce qu'il me disait, venait de se rendre avec un peu de retard à mon cerveau et c'est seulement lorsque je vis la flèche effleurer son bras que je réalisai avec horreur que j'avais probablement attiré tous les voyous du désert ici avec mes cris. Comme quoi bien sûr que même les plus prudents sont faillibles. Ce constat me fit rager intérieurement, pour déterminer combien ils sont je peux bien sûr aller voir dans l'autre monde, le nombre de flammes sera croissant. Trop dur à compter dans l'action, je m'en doute. Reste ma soeur, prostrée au sol qui n'a surement pas encore compris exactement d'où venait le danger. Quoique c'est dur à dire, je ne comprends pas pleinement le fonctionnement de ses pensées et de son pouvoir.

Chose certaine, nous sommes en sous nombre et dans un endroit découvert, ils ont des archers embusqués. Une de nous trois est fatiguée par ma faute et l'autre est un homme que je pense indigne de confiance surtout si ma soeur lui a fait confiance. Je suis en mauvaise position, je ne peux pas simplement me fier à des armes normales je vais devoir faire étalage d'un peu de magie. Mais d'abord, je dois savoir si nous sommes encerclés par ces ennemis imprévus. J'entends l'homme m'adresser la parole de nouveau en me disant:

— Bon ils ont l'air mauvais ça devrait vous laisser une petite chance.

Si je n'avais pas senti une part de poison dans ces propos, j'aurais pu dire que j'aimais son style, mais je ne lui fessais pas confiance. Mes alliés étant trop loin, je devrais faire avec lui comme allié circonstanciel, pour les prochaines secondes à venir. Mais j'avais besoin de ma soeur, pour établir ma stratégie maintenant.

- Méloée! Vite, dis-moi les possibles indique' elles qu'ils nous ont encerclés? Fais, vite je dois, le savoir!

Je me tournais vers l'autre et sans un mot, l'interrogeait du regard pour voir s'il allait nous aider plus avant. Puis sans attendre je dégainais mes deux armes, deux kukri recourbés et fléchissait un peu les genoux et scrutait les environs une seconde avant de prendre l'initiative de glisser l'espace d'un instant, dans l'autre monde pour briser mes barrières et les sceaux spirituels qui contenait mon pouvoir non maitriser. Je sentis alors l'aura de mon corps grandir et j'usais de la seule force que je savais utiliser dans ce monde et l'autre, la peur.

La lumière de mes touages sourdait au travers de mes vêtements de tissus sur mes bras et mes épaules. J'eu l'idée, pour les déstabiliser de déchirer les manches longues, pour ainsi mettre à nu, les méandres de mes tatouages, qui brillait d'une lueur malsaine mauve. Je me concentrai intensément pour faire s'étendre la zone de peur sur un radius d'environs trois mètres, autour de moi. Je ne pris pas la peine de voir, si j'affectais également mes alliés de toute façon si c'était le cas, autant m'éloigner d'eux au plus vite pour éviter de les paralyser.

Sans un mot je chargeais le premier homme sur mon chemin à moins que ce ne fût une femme famélique? Peu importait, car au fond, je devais sauver ma soeur et la protéger de ces voleurs que j'avais probablement attirés ici. Certes elle avait ses billes, mais pour les avoir déjà vu à l'oeuvre comme cette fois-là dans la foret d'Eriat où elle avait tous failli nous tuer en voulant guérir un malade, avec une poudre qui rendait fou... Eh bien, disons simplement que je me gardais un peu des hum... éclats que ces petites billes pouvaient provoquer dans les mains de ma soeur.

Galatéa arrivait à toute allure sur le premier homme devant elle quand soudain, celui-ci, qui se ruait vers elle, stoppa net dans le radius de son aura. Tous ses mouvements étaient ralentis. Elle le faucha de ses deux armes à la tête, lui arrachant celle-ci sur le coup. Elle poursuivit sa course sans s'arrêter et lança son kukri sur un archer en surplomb, ce dernier tomba à la renverse dans un cri bref, la lame coincer entre ses côtes. Le troisième homme qu'elle croisa fut lui aussi forcer, de ralentir ses mouvements et elle lui faucha les jambes puis, roulant vers l'avant, lui ouvri le ventre sans pitié malgré ses suppliques. Mais elle ne vit pas venir le coup en surplomb et reçut sur son épaule droite une flèche qui la traversa de part en part et resta prise dans la plaie! Sur le coup de la surprise et de la colère, elle s'immobilisa et cassa celle-ci dans la plaie. Elle commença à être légèrement fatiguée, mais ce n'était qu'un effet de sa fatigue de la journée.

Elle dégaina, un petit stylet qu'elle retourna deux fois dans sa main en regardant droit dans les yeux l'archer qui encochait une nouvelle flèche. Le même qui avait tiré sur elle et l'avait blessé. Lorsqu'il releva les yeux, ce fut pour voir un stylet se planter dans son orbite gauche avec un bruit mou. Elle pensa:

Je savais que certains d'entre eux ne pouvaient pas être mauvais. Mais je m'attendais à mieux. Néanmois, ils sont très nombreux et ma soeur qui est encore en pleine torpeur. Le combat était encore intéressant autant en profité. D'autant que cet archer m'a mise en colère les autres allaient payer pour cette erreur. Je me sens déjà fondre plus loin dans l'autre dimension, je vais les anéantir dans ce monde et l'autre. Mais pour faire ce que je dois faire, j'ai besoin que l'on me prête de la puissance alors autant demander des faveurs. Je sens les esprits des morts autour de moi dans ce monde de règles inexplicables. Ils ne sont jamais bien loin quand la mort guette.

Autant tirer profit de la présence des charognards dans les environs. Je les invitai donc à me prêter la force de protéger ma soeur pour un instant afin qu'elle nous aide en donnant et en négociant les morceaux des pauvres hères avec les morts du monde des esprits, qui passerait bientôt dans celui-ci pour récupérer leur dû. Mais lorsque je suis pressé, les esprits savent qu'ils peuvent avoir plus en échange du peu que je demande. Alors ils ont obtenu un os ou deux aussi lors de la transaction. C'est dommage avoir eu plus de temps j'aurais renégocié.

Plus le temps maintenant!!!

Elle se tourne vers sa soeur et revient vers elle. Elle applique alors les mains sur elle et lui donne un genre de choc énergétique, qui l'enveloppe alors d'une mince pellicule d'énergie translucide. La barrière d'énergie arrêtera les flèches et les coups physiques qui seront portés à son encontre. Sa soeur Méloée a su tout cela au contact des mains de sa soeur ainsi que ce que l'esprit avait obtenu en échange de ce service. Elle a probablement pu aussi sentir la joie de celui-ci. Mais sa soeur Galatéa sait au moins qu'elle est hors de danger pour une dizaine de minutes au moins.

- Méloée, je n'ai pas pu négocier plus qu'une protection physique de 10 minutes fait au plus vite pour nous donner un coup de main. Je ne peux pas vraiment me glisser dans les rêves de quelqu'un du camp pour obtenir des renforts en même temps que je te protège. Alors fais vite veux-tu?

Sur ce, Galatéa, est obliger de bloquer une attaque frontale d'une main, elle tape de la paume la lame sur le plat pour la dévier et elle enfonce son genou dans le visage de son adversaire déstabiliser par son élan. Son adversaire, romps le combat quelques secondes le temps de reprendre ses esprits et commence de tourner autour d'elle.

Son jeu de pieds est différent des autres. Il sait se battre c'est sûr. Il a du talent, il aurait dû me tuer tout à l'heure j'ai eu de la chance d'avoir pu dévié le coup. Il se méfie maintenant, je vais devoir me battre pour de vrai avec lui. Les trois premières minutes du combat ont été décisives, elles sont maintenant révolues. D'ailleurs, il doit avoir une bonne volonté puisqu'il se tient dans ma zone de peur et pourtant ses coups sont assurés. J'ai devant moi un adversaire de qualité. J'espère que l'homme qui nous a prévenus s'en sort mieux que moi. Je suis une combattante à deux armes, assez exceptionnelle, mais avec une arme courte comme la mienne, c'est le brigand qui a l'avantage, de l'allonge et de la force de frappe.






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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Sam 16 Fév - 6:50

L'esprit du désert me soufflait des inepties qui de toutes évidences, ne m’intéressait pas du tout. Non, mon esprit à moi, était bien loin de la réalité. Perdue dans le méandres de mes pensés, j'avais décidé de me couper du reste jusqu'à ce que ma merveilleuse soeur vienne me ramasser pour me rapporter au campement. Je devais avouer avoir perdu l'envie de me battre contre l'univers. Mon seul désir était de resta la, immobile, pour l'éternité. Bon peut-être pas, après tout j'étais dans l'eau et je n'avais certainement pas envie de passer l'éternité ratatiné! De plus. Il faisait terriblement froid et je n'aimait pas plus avoir froid qu'être ratatiné! Devais-je donc me battre et me relever? La logique voulait, mais le coeur n'y était tout de même pas. Il était plus qu'improbable que je passe l'éternité dans cette disgracieuse position! Le calme régnait dans mon esprit et dans le monde, j'étais bien. C'était si simple de rester là. Tellement plus simple que de devoir affronter à nouveau la réalité. Ce n'était pas vraiment de la paresse, car j'avais rencontré des gens paresseux et je savais de quoi je parlais! Non, dans mon cas, mon manque d'action résultait surtout d'un choc nerveux causé par ma noyade.

Sans oublier cet esprit du désert qui continuait sans cesses de me souffler des imbécilités à l'oreille. Je n'étais pas du tout charmé par l'idée d'entretenir une conversation avec cet être hideux venu d'ailleurs. Leur logique était encore plus étrange que la mienne! Au moins moi, je suivais une certaine contenance. Eux, ne l'étaient jamais. Le monde des esprits tout entier était en perpétuel mouvement, rien n'était défini la-bas. Il était donc normal que les spectres étaient tout aussi changeant que leur monde. Bon d'accord, sur ce point ils n'étaient pas vraiment différent des races considéré comme un peu plus vivante! Encore là, c'était difficile à définir, comment quelque chose pouvait être plus vivant qu'autre choses? De ce fait, pouvait-on être à demi-mort ou même à demi-vivant?

Je me souvenais très bien avoir déjà rencontré une femme, du moins je crois que c'était une femme, qui ne semblait pas tout à fait morte et pas tout à fait vivante! Une dénommé Cathquelquechosejenemesouvienspasdurestedesonnomparcequejenecoutaispasvraiment! Bref, cette femme c'était elle-même reconstruire avec une technique de tricot plutôt inusité! Par inusité j'entend qu'elle utilisait du fil pour se coudre des morceaux ayant jadis appartenu à plusieurs autres personne. Oui bon, malgré le fait que j'étais très curieuse et impressionné, je dois avouer que c'était plutôt dégoutant! Oui donc, comme je disais, cette cathjenemesouvientoujourspasdurestedesonnom, m'affirmait que chaque choses dans se monde possédait une vie individuel et qu'elle ne se greffait pas des morceaux, mais bien des fragment de vie et de mémoire. C'était plutôt perturbant, je n'avais jamais vu quelqu'un de plus halluciner que moi! Pas que je suis une personne halluciner, mais j'avoue avoir tendance à avoir les pieds loin de la terre parfois. Seulement parfois heih! Ou en étais-je déjà? Ah oui! Donc, cette femme me semblait plutôt à la fois morte et vivante! Oooh... Une morte-vivante, le terme venait probablement de la!

L'esprit cognait à la limite de ma conscience. J'étais exaspéré, comment réfléchir à mes histoires de morte-vivante, si personne ne me laissait le faire? C'était pourtant d'une importance capital! Savoir déterminé le niveau de mort ou de vie en chacun était certainement un talent utile! J'avais décider que cette conaissance serait mienne et voila qu'on me dérangeait sans vergogne! Les esprits avaient vraiment du culot! Un jour ils voulaient me tuer et l'autre avoir mon attention! De vrais fem... De vrais hommes! Toujours la à vouloir vous poignarder pour faire des enfants avec vous et... Je pense que je m'était à nouveau complètement perdu dans un univers parallèle de pensés n'ayant que peu de sens, même pour moi.

Je savais que les esprits me détestaient pour ma capacité à les réduire en esclavage et à suivre les règles de mon monde, mais tout même, ce n'était certainement pas une raison valable pour interrompre le fil de mes pensés! Déjà que j'avais des difficultés à comprendre moi-même le cheminement de mon cerveau, sans qu'en plus quelqu'un m'empêche de me concentrer sur mes réflexion! Comme si le fait que je pouvais être considérée comme une esclavagiste par eux, leur donnaient une bonne excuse pour être cruel avec moi! Ce n'est pas comme si je passai mes journées à détruire leur univers et leur vie! Bon, peut-être un tout petit peu, mais c'était totalement par inadvertance! Bon d'accord, d'accord! J'avoue, c'était plus par nécessité que par inadvertance, ce n'est pas comme si j'avais le choix! Ce n'était certainement pas de ma faute si la magie héréditaire ancestrale de ma tribut visant l'enchainement de forme de vie, ou de non vie! J'étais une victime, une victime je vous dis!

Une fois de plus, savoir ce qui était mort et vivant ou même semi-mort ou semi-vivant, m'aurait surement été d'une utilité capitale! Je ne pensais pas qu'asservir quelque chose de mort pouvait être considérer comme mal, non? Mon débat intérieur aurait pu être régler! Ou peut-être pas... Après tout même ayant une réponse à cette question, je devrais ensuite déterminer si exploiter les morts était une chose moral à faire... Arg! Définitivement, pourquoi mes questions déjà horriblement difficile n'avaient que d'autre questions encore plus compliquer comme réponse!?

Et voila Follen qui revenait pour mieux me déranger! Ainsi donc les deux univers tout entier c'était ligué contre moi pour m'empêcher de réfléchir! Je ne trouverais certainement pas de réponses aux grandes question de la vie si personne ne me laissait faire! Pire encore! Des flèches! Qui diable osait donc tirer des flèches sur mon lieu de réflexion!? Pire encore! Follen annonçait maintenant un danger imminent! Ce n'était pas comme s'il y avait un réel danger, sinon l'esprit que j'avais enchaîner m'aurait avertit! C'était bien la seule fonction de ce dernier. Je savais mon enchaînement réussie! Non, il n'y avait certainem... Oh attendez une seconde...

Je réalisais soudainement quelque chose d'important. Quelque chose de beaucoup plus important que les questions sur la non vie et de la vie. Si mon enchaînement avait été réussi et que malgré tout une volé de flèches volaient vers mes compagnons et moi-même... Cela signifiait que l'esprit était muet! Grand dieu! Qu'avais-je donc fait au ciel pour enchaîner le seul esprit muet de... Non, quelque chose me disait que j'effectuais un mauvais raisonnement. Peut-être que si cet esprit du désert cessait de me souffler des choses inutiles à l'oreille je pourrais me concentrer sur... Me soufflait des choses à l'oreille? Mais pourquoi diable n'avait-il pas été plus insistant pour me forcer à sortir de mon processus de réflexion? Les esprits n'étaient plus aussi compétent de nos jours qu'avant!

Galatéa et Follen me semblaient extrêmement réactif, il m'était donc inutile de leur exposer la situation, de toute manière tout deux étaient maintenant au courant des mêmes grandes lignes que moi. Parler aurait été une perte de temps, je me devait plutôt d'exécuter la première chose utile de la soirée... Courir! Non, non, ce n'était pas sa! Mmmh... Calculer des possibles pour sauver trois personnes? Oh oui, cela me semblait plus pratique! Oui donc, j'ouvrais mon troisième oeil.

Un bruissement derrière moi, un mouvement dans les feuillages sur la gauche, une épée dégainé sur la droite, un arc qui se tend face à moi. L'esprit du désert s'activait, recherchant les détails qui m'échappaient. Ici, deux personnes, non trois! Approximativement six sur la droite. Manque de précision, ce n'était pas suffisant, effort de concentration. Mmmh. Exactement sept personnes. Combien derrière?

J'aurais aimer avoir plus d'esprit d'enchaîner, il aurait été beaucoup plus aisé de calculer si j'avais été en mesure de me concentrer seulement sur cette tâche plutôt que sur l'observation. Aurais-je non seulement le temps de déterminer la toile des possibles dans une situation aussi chaotique avec l'aide d'un seul esprit? Probablement. Je pouvais faire confiance à Galatéa pour me protéger le temps que je prépare quelque chose... Je ne savait peut-être rien des compétences de combattant de Follen, mais je pouvais aussi lui faire confiance. Il m'avait sauvé une fois, pourquoi pas deux?

Je laissais donc l'esprit du désert observer seul, alors qu'une fraction de mon âme s'occupait de gérer l'information. Le danger rodait et je devais avouer que ce léger frissons de père qui me parcourait l'échine ne faisait que renforcer un plaisir grandissant. Une demi-surprise, une presque noyade et maintenant une embuscade! Aurais-je été en mesure de demander mieux? Cette toile de possible était tellement large que j'en avait le tournis! Oui, j'étais heureuse malgré l'imminence d'une mort probable, jamais je n'avais eu autant eu le sentiment d'exister que cette nuit. Sauf peut-être la fois où je m'entrainait à garder mon équilibre sur le rebord d'un volcan en Occei... Oui, cette fois la aussi je m'étais sentit particulièrement vivante, surtout après avoir reçu de multiple brulure au deuxième degré... Oui bref, passons.

Ma soeur m'avait parlé. Une requête intéressante bien qu'inutile. Il était évident qu'elle serrait la première informé après moi! Oui car il aurait été très peu probable qu'elle apprennent avant moi la position exacte des ennemis ainsi que nos chances de survie et autre information inutile du genre. Je dirais même que la probabilité tournerait autour d'une chance sur six cents milliards. Oh non, ce n'était certainement pas le temps de gérer ce genre de calcul, car bien qu’intéressant, déterminer ce genre de chose ne nous sauverait pas de la mort. Ou peut-être que si? Les chances que cela arrive était d'envi...

Le combat faisait rage et les probabilités que je reçoivent une flèche enflaient grandement. Étant donné qu'il n'était ici aucunement question de noyade, j'avais tout de même de bonne chance que quelqu'un trouve un moyen de m’immuniser contre les flèches ou du moins de me servir de bouclier humain. Quoi que dans le cas de Follen, j'aurais plutôt parler de bouclier Hurleur! Après tout il n'était pas plus humain que ne l'était la branche qui se trouvait non loin de moi. Bon, peut-être Follen était tout de même plus prêt de l'humain que ne l'était une branche. Du moins, sa physiologie semblait vouloir m'indiquer que c'était le cas. Je me fis la promesse d'un jour tester qui avait le plus des humains, Follen ou les branches. Un test qui s’annonçait franchement palpitant.

D'ailleurs, parlant de flèche, voila Galatéa qui revenait pour me donner une sorte de protection contre les projectiles. Ma soeur avait dut effectuer un quelconque échange avec un esprit tout aussi quelconque. Bien que je n'avais jamais vraiment comprit sa manière de procéder, je devais avouer que parfois, lorsque l'on ne forçait pas la main aux esprits, ces dernier savaient se montrer généreux. De toute manière, bonne marchande comme j'étais, ce genre de technique ne m'était certainement pas accessible avec aise. Un futur défis peut-être?

Donc, cette nouvelle protection donné, un poids se levaient de sur mes épaules. Par la je ne voulait pas insinuer que j'avais du poids sur les épaules, bien au contraire puisque j'étais encore toute nue, mais... Oh non, j'étais encore toute nue! Moi qui disait toujours qu'il ne fallait pas se montrer nue à des inconnues avant au moins deux minutes pour ne pas... À quoi bon s'en faire, ils allaient tous entrainer ce secret dans la tombe et... Oh non! Les esprits sauraient que plusieurs inconnues à la fois mon vue nue durant la même soirée! Encore pire je... Non, non, non! Concentration Méloée!

Parlant de concentration, un jus d'oran... Oui donc, j'avais maintenant la position et le nombre de méchant. L'esprit avaient fait du bon travail pendant que je calculais très sérieusement des choses seulement utile à notre cause... Oui, bon peut-être pas tout mes calculs... Presque tout disons? De toute manière, j'avais terminé la première étape, celle de l'information.

Je me relevais pour me tenir debout et bien droite. Position fort pratique pour devenir une cible de choix!


''Mmmh! Galatéa! J'ai trouvé! Follen est plus humain qu'une branche et... Et il y a sept personnes en vie sur la droite. Ils n'ont pas d'arcs, du moins je pense. Quatre devant, trois sont munis d'arc. Six derrière moi, deux d'entre eux sont armée d'arme de jet. Deux à gauche depuis que Galatéa à décider de tailler un chemin. Ils sont équipé d'arme de mêlé. Oh et il y à un homme ou une femme armée d'un mousquet à six heures. En résumé, nous sommes encerclé et nous avons environ une chance sur quatre de finir handicapé à vie et trois chances sur quatre de mourir de manière pathétique. Oh oui et environ une demi chance sur six de survive sans blessure. ''

Très rassurant, cependant de nouvelles variables pouvaient à tout moment changer les probabilités d'ailleurs...

'' Cependant... La lune sera bien en vue d'ici, dans exactement trois minutes. Si Follen sait garder le contrôle et qu'il ne nous mange pas, nos chances de victoire sont doublé. Si le deuxième archer en face tombe inconscient car il à trop bu juste avant l'attaque, nos chances sont aussi augmenté et si l'homme sur ma gauche rate son coup d'épée car je l'aurais tuer avant, nos chances sont encore plus augmenté! Attendez un peu... L'homme sur la gauche? Hiiiiiii!''

Je fis la seule chose possible à faire dans une situation de ce genre. Crier et m'enfu... Non, tout même pas! Sans plus de questionnement j’arrachai une petite mèche de cheveux, délier la bille aurait prit trop de temps. J’espérais seulement ne pas me tuer avec une décharge électrique. Seigneur, faite que cette bille ne soit pas pleine de foudre!

Le destin était avec moi. Alors que la bille explosait au visage de l'homme, une poudre de ma conception lui brula les yeux. La seconde d'après, le pauvre criminel qui voulait ma mort et qui avait tuer nombre de personnes, s'écroulait dans l'eau de l'oasis, prit de convulsion. Ma dernière pensé fut pour le bassin. Pauvre, pauvre bassin.


''Oui donc... ''

Cette étape compléter j'avais maintenant autre chose à faire. L'archer alcoolique venait de tomber de son arbre et la lune allait bientôt pointer le bout de son nez. J'avais maintenant le choix entre tenter de prendre les choses en mains et éviter que Follen me mange après s'être transformer s'il perdait contrôle où même de simplement attendre et espérer qu'il savait se contrôler. Dure décision... Non pas du tout! J'aurais horreur de me faire manger alors que je venais à peine de prendre un bain! Je faisais peut-être confiance à Follen, mais j'avais déjà eu un petit chien qui m'avait mordu la main parce que je tentais de lui montrer à manger à table de manière convenable avec... Mmmh... En résumé, je ne savait pas grand chose de l’instinct animale et du niveau de contrôle de notre petit Follen ici présent.

Sans plus attendre je commençais à dessiner un cercle d'enchaînement avec la branche qui allait un jour me servir à déterminer qui était le plus humain entre un bout de bois et Follen.

Rien ne me servait d'invoquer un nouvel esprit, cela aurait non seulement prit plus de temps que j'en avais, mais en plus, j'avais déjà un esprit enchaîner à moi. Je n'avais qu'à lui donner un quelconque corps et le tour serait joué.


'' Si vous avez le temps, j'aimerais bien avoir un cadavre ou deux! Tien cela la par exemple, il me semble pas si mal pour un mort. Oh oui et j'aurais besoin d'un truc vivant ou presque vivant! Allez hop hop! Nous n'avons pas la journée, surtout qu'il fait nuit! ''

Une ligne par la et une autre par ici, mon cercle avançait de bon train. J'avais déjà une idée bien précise de ce que je voulais obtenir. Petite devinette, que donnait une source vivante, plus un esprit du désert et un cadavre de de malfrat affreusement mutilé par ma soeur? Non, pas un hibou! Un zombie du désert mi-mort ou mi-vivant, je ne saurais dire, terriblement mutilé et je l’espérais, tout à fait contrôlable. Arg! Pourquoi diable avais-je été déranger durant mes réflexions? Une fois de plus je sentais que d'avoir été en mesure de décider si les revenants étaient vivant ou mort, m'aurait été d'une grande utilité!

''Qu'est-ce que je ne ferais pas pour un gâteau en ce moment... '' Disais-je alors que mon ventre me rapelait à quel point j'étais misérable et affamé.

Hrp: Correction demain matin, je suis morte!

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Follen Hellmon
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Dim 17 Fév - 22:24

Esquiver la lame, parer l'autre en la décalant d'un geste de la main rouler sur le sol pour éviter une parade, envoyer du sable dans le visage d'un nouvel adversaire. Cette bataille était perdue d'avance, l'ennui s'emparait de l'hurleur, ses deux alliées semblaient avoir d'étrange pouvoirs. Tant mieux ça lui ferait moins de boulot, attrapant l'un des brigands par le col Follen le tira de toute ses forces le projetant plus loin, son adversaire perdant l'équilibre s'écroula par terre entraînant avec lui l'un de ses collègues. Ce genre de situations étaient vraiment les moments qui poussaient le hurleur à vouloir s'éloigner de toute civilisation, partir loin, vivre écarté des hommes, des autres créatures toute aussi avides et corrompus. Le mal rongeait chacun d'entre eux, la haine était lisible dans les yeux de chacun d'entre eux. Mais le hurleur n'avait pas le temps de réfléchir ou de rêver, encore moins de se poser un instant pour se projeter dans l'avenir. 

Bondissant en arrière pour éviter un coup d'épée venant de sa droite, il accueillit son nouvel adversaire avec un coup de coude porté au niveau du nez, ce qui calma les ardeurs de ce dernier, surtout quand il sentit sa nuque se disloquer entre les mains de Follen. Esquissant un mince sourire fier, il se jeta sur l'un des brigands lui tournant le dos, assénant à ce dernier un énorme coup à la tempe. Le craquement, ainsi que la plainte étouffée de sa victime voulait tout dire, la mort l'avait emportée à travers les poings du hurleur. La blessure qu'il avait au bras ce faisait de plus en plus insistante, tirant sur ce dernier alors que soudain l'air sembla se faire plus dense. Son cœur battait déjà vite mais alors qu'il pouvait finalement profiter d'un moment de répit ses yeux se perdirent dans un brouillard issu de son esprit. Sa peau s'assombrit progressivement, alors que ses crocs commençaient à faire surface. Le sourire s'élargit de plus bel laissant voir ses magnifiques armes naturels, ses yeux se faisaient plus sombre, plus dangereux que de coutume alors que son corps semblait être pris de violente convulsions. Le voyageur ne cracha pas un seul mot, n'émit pas un son, le silence régnait autours de lui, seul le craquement de ses os s'élargissant et se condensant sous le poids de sa nouvelle masse musculaire faisait rage. 

Une colère sourde naissait dans le cœur du hurleur, il n'était pas entièrement transformé, gardant une apparence physique humaine, hormis les crocs, et la peau sombre. Il sentait cette odeur, odeur si particulière et pourtant si anodine aux narines de la bête. Le sang se répandaient lentement sur le sol, sur la gauche de Méloée un véritable charnier se formait autours de sa sœur Elle savait se battre, c'était un bon point en revanche elle semblait avoir trouvé un adversaire lui posant problèmes. Avançant lentement dans sa direction, dégageant sa nuque d'un vif mouvement de la tête il souffla quelques mots se perdant dans le chaos de la bataille:

-Désolé liberté mais je vais encore t'arracher quelques fils pour survivre... 

Le hurleur se glissa derrière la guerrière à deux lame, puis la dépassa à pleine vitesse, sa forme hybride entre le Hurleur complet et l'humain lui permettait d'avoir accès à certaines capacités. Loin d'être aussi rapide et puissant qu'un membre de sa race sous transformation complète, elle lui permettait au moins de garder le contrôle de la situation à la perfection, lui accordant une vitesse et une force non négligeable. Le poing armé du voyageur alla se loger contre la tranche de la lame adverse, arrachant un mouvement de recul à son ennemi, ce dernier n'eut pas le temps de voir ses jambes se faire balayer par celle de la bête. L'homme s'effondra sur le sol lamentablement et termina sa vie sous le talon du monstre. Un craquement ignoble aux oreilles de personnes normale sonna comme une symphonie aux oreilles du Hurleur, passant sa langue sur sa lèvre inférieure un bref instant il adressa un regard amusé à la guerrière de la chamane puis plongea sur un nouvel adversaire poursuivant la bataille. 

Il avait beau être plus fort et plus rapide que les humains normaux, son ego restait la principale cause de ses blessures. Un fort bruit d'explosion résonna, suivit d'un étrange sifflement qui accompagné d'une mince sphère noire effleura de prêt le visage de Follen. Une mince blessure était désormais ouverte au creux de sa joue, laissant couler de cette dernière un peu de sang. Le Hurleur l'avait bel et bien sentit passer la mort venait de le manquer de peu. Le sourire de la créature s'effaça immédiatement après cette remise en cause forcée, poussant le monstre à éviter d'engager le combat avec certains brigand pourtant bien tentant. Laissant la poussière faire effet, il se faufila distribuant quelques coups à droite et à gauche jusqu'aux archers qui n'attendaient que ça. Sa logique était que l'homme au mousquet devait se trouver avec les combattant à distances, pourtant non, il tomba simplement nez à nez avec trois archers complètement désarmés pris de cours par les réflexes, et la vitesse du Hurleur. 

Ses lèvres s'étirèrent de nouveau, ils n'avaient aucune chance de s'en sortir même à trois contre un ils n'avaient pas d'armes mis à part leurs arcs. S'emparant de la tête du premier il le fit basculer plus loin, profitant du contre poids de l'action pour asséner un puissant coup de poing dans le visage du voleur se trouvant juste derrière. Il s'effondra le visage fendus en deux, le troisième malheureux ne se laissa pas faire, fonçant tête baissé sur Follen il l’entraîna avec lui dans le bassin plein d'eau en contre bas. Une fois plongé dans l'oasis la lutte continua, Le Hurleur sentit plusieurs coups heurter sa joue blessée, mais ce qui le réveilla et le poussa à agir vite fut la fine lame que son adversaire sortir de sa ceinture. Empêchant ce dernier de poursuivre son geste en saisissant son poignet il lui tordit. L'air commençait à manquer, mais ce n'était pas important il fallait en finir et vite. Les crocs de la bête allèrent arracher la gorge de l'archer, laissant l'eau emporter lentement le sang jusqu'à la surface du bassin. Il y eu quelques bulles pendant la lutte puis plus rien, jusqu'à ce que sa tête retrouve émerge le visage humide et couvert de sang. Il avait les lèvres imbibées du liquide pourpre de sa dernière victime, lui donnant un air vraiment peu charmant. Mais alors qu'il s'apprêtait à sortir du bassin, s’appuyant sur le rebord.

Un vicieux petit bruit ne lui étant pas inconnu le stoppa net dans son acte, tournant lentement la tête en direction de la source du bruit il vu une femme armée d'un mousquet qu'elle braquée sur lui. On pouvait lire dans les yeux de cette dernière une terreur invraisemblable, des questions comme: "Qu'est ce que je fous là? Pourquoi je fais ça ? Qui suis-je pour tuer quelqu'un?" se lisait dessus.

Il n'avait pas la force sous sa forme de bête d'affronter le regard de cette jeune femme, il avait tué plusieurs de ses congénères en souriant à son nez. Elle était en droit d'en finir avec lui si elle le désirait. Fermant les yeux en soupirant il se demandait encore pourquoi il s'était jeté dans cette bataille au lieu de fuir. Pourquoi avait-il tenté de les aider? Elles étaient sûrement la cause de leur futur mort, et il avait malgré tout essayé de les sauver. Enfin au moins essayé de protéger Méloée, c'était vraiment pour cette chamane et rien d'autre qu'il se battait. Cette étrange femme aux goûts et pensées étrange mais pas désagréable. Sa maladresse faisait même dans un moment pareil encore rire le Hurleur qui ouvrit de nouveau les yeux. Décidé à accueillir la mort en la regardant droit dans les yeux, sourire aux lèvres, mais alors que son visage exprimait rien d'autre qu'une certaine forme de folie, la jeune femme au mousquet avait disparue laissant son arme tomber sur le sol. Follen souffla soulagé dans le fond, puis sortit finalement du bassin, ses mouvements entravés par l'eau, lui donnait un air vraiment pataud. Mais il restait tout de même dans la course, se rapprochant de Méloée:

-Vous comptez rester ici encore longtemps à faire mumuse avec les esprits, ou on va finalement pouvoir s'échapper? 

Sa voix était encore plus rocailleuse qu'à l’accoutumée, dos à la chamane il empêcha une lame de la traverser en la parant, attrapant cette dernière et la bloquant entre les paumes de ses mains. La pointe de la lame du tueur était à quelques centimètres du visage du Hurleur, ce dernier remarqua que l'épée avait déjà était utilisée plus d'une fois vue son état lamentable, usant de sa force il réussit à faire céder la lame entre ses mains. Cet acte lui arracha un hurlement de douleur sans précédent, mais ce cri eu au moins le mérite de faire fuir le bandit dans l'autre sens. Plus le combat continuait plus les blessures s'accumulaient sur le corps de la bête, ses bras ses jambes, même ses mains en étaient recouvert. La situation commençait vraiment à pencher en la faveur de l'ennemi. Follen avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour arranger les choses, il ne put s'empêcher en pensant le combat terminé. De glisser à la chamane des mots plus agréable que les précédents:

-Désolé... j'aurais bien aimé vous piquez d'autres oasis que celui-ci mais cela s'avère réellement compromis, voir impossible. J'ai vraiment apprécié de passer ce bout de soirée avec vous. 

Après avoir terminé ses mots Follen sentit une lame déchirer la surface de son torse, si son adversaire avait été plus confiant il aurait pu le tuer. Le visage du hurleur n'exprimait plus que de la haine, avec une pointe de soulagement en voyant la fin arriver de plus en plus vite. La fatigue le gagnait, ses muscles ne répondaient pas aussi bien qu'avant, et plus le sang coulait plus la bête la vraie, avait envie de se montrer. Follen luttait contre deux ennemis à la fois, et il ne savait pas lequel était le plus à craindre.
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Ven 22 Mar - 15:45

Je venais d'être délesté de mon adversaire par un hurleur incroyablement leste et laid! On aurait dit une immense masse informe de chair en mouvement. Vous parlez d'un combat! Je dois voir le bon côté des choses au moins comme cela, je suis libre de donner à ma soeur ce qu'elle veut dommage que ses informations sur la position de nos ennemis soit venu aussi tard. Mais au moins en ce moment on à la chance d'être encore en vie. Un élément non négligeable considérant les probabilités énoncées par cette dernière.

J'aurais fort bien aimé qu'elle me donne les informations dont j'avais besoin bien avant, mais au fond, nous n'y pouvons plus rien du tout maintenant. Et voilà que ma soeur toute à ses lubies de branches et de hurleurs divaguait encore une fois! Parfois c'était si exaspérant, mais il fallait passer outre et faire abstraction un peu de soi. Autrement nous serions toujours déçus ou pires. De toute façon qu'elle divague au sujet de branches ou pas elle finira par en revenir au sujet principal. Difficile de toujours ignorer ce qui nous entoure. Surtout sur un champ de bataille, comme ici.

Quoique... Avec elle il ne faut jurer de rien. J'aimerais bien pour une fois lui faire complètement confiance, d'autant que je lui dois un peu ma vie en fait. Mais ce n'est ni le lieu, ni le moment pour penser à de telles choses. J'ai bien mieux à faire. D'ailleurs avec les 15 adversaires restants, disons que le temps presse. Certains ont encore des armes de jet à disposition.

Voilà une autre affaire de plus à gérer. Des cadavres frais et même un vivant! Pourquoi ça devait tomber sur moi? Je ne suis pas la seule à pouvoir agir après tout! En plus, je suis blessé à l'épaule ce qui fait en sorte que soulever des corps me serait difficile. Toutefois, j'ai la sensation que si nous voulons nous en sortir il faudra compter sur les talents de ma soeur étant donné le surnombre de nos adversaires.
Autant prendre le corps qu'elle vient de me désigner du bout de son doigt cela évitera de sempiternels argumentaires avec ma soeur parfois si difficiles. Autant faire l'effort de récupérer le fameux corps et je lui ramènerais un autre corps moins mort.

Galatéa se penche au sol et attrape avec peine les épaules du corps que sa soeur venait de lui désigner du bout du doigt. Elle le soulève et le traîne dans la boue doucement jusqu'à sa soeur qui se trouve à proximité.
Voilà, tu as un premier corps commence tes trucs tout de suite le temps que je récupère un truc un peu plus vivant à proximité, mais ne tarde pas sinon ta protection disparaîtra.


Je me dirige alors en courant vers un groupe d'ennemis derrière ma soeur, où il devait y avoir selon elle certains ennemis avec des arcs encore. Si je fais vite je pourrais probablement en mettre un hors d'état de nuire rapidement. Je les vois devant moi, il semble s'apprêter à tirer de façon groupée sur le Hurleur. Je pourrai probablement lui rendre la pareille en me débarrassant de certaines des menaces qui le ciblent. Plus je m'approche plus je cours vite tout en ayant conscience de mon désavantage au niveau du terrain.

Ces archers sont intelligents ils se sont placés en hauteur ainsi ils dominent le champ de bataille. Je crois que nous en avons finis avec les ennemis de bas calibre ceux qui sont encore en vie sont les plus futés et les stratèges. Je dois faire vite et semer le chaos avant qu'il ne me voie. Il me reste une seule arme, un de mes kukri.
Je pile alors bien net devant eux et je me penche rapidement sur le côté pour éviter un coup de taille, porté comme si mon adversaire voulait me couper en deux. C'était juste! Un centimètre de plus et s'en était fait de moi! J'effectue un baleiement de ma jambe gauche et fais tomber l'homme au sol! Dès qu'il touche le sol, je le frappe à la tempe du pommeau de mon arme.

Je ne perds pas de temps, dans le même mouvement, je lance mon arme de jet à la tête des archers restants, les forçant momentanément à esquiver dans toutes les directions. Je prends le bras de l'homme inconscient et me remets à courir vers le bas de la pente et ma soeur. Le corps glissant sur le sable et entraîné par son propre poids et par la gravité dévale la pente à toute vitesse. Tellement que je trébuche et m'affale sur ma soeur avec l'homme inconscient!
Aussitôt je me relève et lui dit:

-Voilà tu as tout ce qu'il te faut! Je t'emprunte ça!

Dis-je en désignant une de ses mèches de cheveux de ma soeur. Sans lui laisser le temps de réagir, je me penche et récupérant le poignard de ma victime inconsciente, je tranche une de ses mèches sur laquelle des billes sont enfilées et je repars en sens inverse. À mi-chemin de mes adversaires, qui ont retrouvé leur superbe, je leur lance de toutes mes forces les six petites billes que j'ai récupérées en ne sachant pas du tout ce qu'elles vont faire.

Malheureusement, pour moi, je ne pourrai pas prendre le temps de regarder ce qu'elles feront. Je laisse ce soin à ma soeur, qui je suis sûr regarderas le résultat d'où elle est, elle à une vue éblouissante! Je commence à être essouffler, ma course effrénée ne devient que petit trot alors que je tente de rejoindre le Hurleur il aura besoin de moi et moi de lui pour tenir en attendant que ma soeur fasse ce qu'elle doit.

Une fois que je suis près de lui, je ramasse une paire d'épées courtes dépareillées abandonner au sol et me place dos à dos avec lui. Puis je dis, en serrant les dents, un sourire féroce imprimer sur lèvres;

- Prêt pour une danse finale avec moi?

Puis nous attendons que les ennemis, qui on clairement l'avantage prenne les devants, car cette fois, nous sommes tout près de l'abîme...
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Méloée Venitia
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Mer 3 Avr - 15:12

Parfois je me demandais pourquoi la fatalité semblait toujours vouloir s'abattre sur moi ainsi que sur ma famille et même sur les loups sur deux pattes voleur d'oasis, à condition évidemment que le dit loup ai été en contact avec moi au préalable. Étais-je un corbeau de malheur? Pas au sens propre du terme évidemment, puisque je n'étais clairement pas un corbeau, du moins c'était ce qu'une centaine d'heure d'observation et de comparaison m'avais indiqué, mais plutôt dans le sens d'un prophète de malheur. Bien qu'une fois de plus je ne pensais pas vraiment être un prophète non plus, enfin, qui sait? Peut-être l'étais-je en fin de compte? Méloée la prophète! Je trouvais que cela sonnait plutôt bien! Mais là encore, un prophète avait-il le pouvoir d'influencer assez les probabilités pour attirer le malheur sur lui et son entourage? Cela allait me demander matière à réflexion! D'ailleurs je pourrais... Oui, non en fait... Oui ou peut-être que non? Je ne sais plus... Ah oui, le problème actuelle! Des flèches partout!

N'empêche, je devais avouer, cette soirée dépassait presque toutes mes attentes! Une multitude de demi-surprise et de demi-cadeau rien que pour moi! Oui bon, j'aurais sûrement été capable de me passer des flèches et des coups d'épées! Même peut-être de cette gluante et visqueuse marre de sang qui s'amassait à mes pieds! Non définitivement, j'avais connu des demi-surprises plus joyeuse! Comme cette fois l'année dernière oû quelqu'un avait mélangé des plantes hallucinogène dans mes petits gâteaux. J'avais été en mesure de deviner la seconde juste avant de refermer ma bouche, mais puisque c'est mal polie de recracher, j'ai tout de même mangé le gâteau. J'avoue avoir plutôt regretté d'avoir choisi la politesse. Surtout lorsque je m'étais moi-même persuader que j'étais un oiseau et que j'avais tenté de me jeter d'une falaise avec des grilles de plomb comme ailes... Oui, non, ce n'était pas exactement une bonne demi-surprise non plus... Heureusement ma soeur m'avait sauvé in extremis. Après tout ce temps je me considérai encore chanceuse qu'elle ne m'est pas tenu rigueur pour le coup de grille de plomb que je lui avais envoyé à la mâchoire en passant qu'elle était un virulent chacal voulant manger l'oiseau que j'étais... Bref, sale histoire.

Tout cela pour en revenir au fait que ce n'était certainement pas le temps de penser à tout ceci! J'avais mieux à faire, comme quémander un nouveau gâteau ou même réfléchir à un rituel qui pourrait tous nous sortir de ce mauvais pas. Étant donné mes capacités j'étais très bien placer pour savoir qu'effectuer un choix entre deux choses provoquait le sacrifice de l'autre. Je devais donc choisir soit entre mon rituel, soit en mon gâteau. Les deux options présentaient des pour et des contres. Existait-il non seulement un futur dans lequel le gâteau pourrait nous permettre de survivre à cette épreuve? L'esprit du désert en était venu à la même conclusion que moi. Non, c'était plus qu'improbable. Bien qu'en l'an six de notre calendrier, une guerre avait été réglée grâce à un biscuit à l'avoine, je doutais fortement qu'une telle chose se reproduise ici. De toute manière, dans l'histoire originale la dite guerre n'avait été qu'une pseudo escarmouche entre les deux boulangers d'une même ville. Vive l'histoire.

Oui donc, je devais tout de même attendre de recevoir mon cadavre et mon truc mi-mort! Bien que rien ne m'empêchait d'entamer mon rituel, après tout j'avais déterminé exactement ce que je voulais faire une seconde plus tôt! Alors que Follen et Galatéa tentaient de semer le plus de mort possible en prenant le moins coups possibles, je me devais de m'infliger des blessures pour obtenir un résultat encore plus frappant.

Ainsi donc je me penchais pour ramasser la première dague venue. Mon regard s'arrêta sur une vieillerie pratiquement rouillé et souillé du sang de son propriétaire. Aurore, ma propre dague me manquait soudainement cruellement. Pourquoi devais-je toujours composé avec des outils de si piètre qualité en c'est temps si sombre? Peut-être étais-ce dû au fait qu'il faisait nuit? Ou au fait que j'étais toute nue? Oh non! Toujours plus de questions cruciales! Que faire, que faire? J'aurais aimé avoir amené une plume et de l'encre pour prendre toutes mes questions en notes!

Bref, le rituel. Je décidais donc de laver rapidement la lame dans la source d'eau proche de moi, après tout on ne savait jamais quel genre de maladie terrible pouvait se trouver dans le sang du mort! J'avais déjà été en mesure d'observer des adeptes de sang de mort se couvrir de verrue et de cloque verdâtre. Un spectacle étrange en soit que j'avais observée avec grande attention. Malgré ma fascination pour ce genre de phénomène, je devais tout de même avouer de ne pas avoir très envie d'en faire l'expérience. Laver la lame était donc essentielle.

Chose faite, j'avais ensuite entrepris de m'ouvrir une entaille dans la main. Comme à son habitude, le métal froid conçu pour couper la chaire, nue aucun problème à exécuter sa tâche avec ma peau. Un mince filet de sang parfaitement dénué de toutes maladies virulente s'échappa de ma main droite. Une cicatrice de plus. C'était devenu une habitude depuis que j'avais endossée le rôle de chaman du clan. La magie se coulant dans les veines, j'avais très souvent besoin de mon propre sang pour effectuer mes tâches.

La plaie effectuée, j'avais ensuite déposée la dague sur le sol en vue d'une utilisation prochaine. Je devais maintenant frotter mes mains ensemble pour étendre du sang sur la gauche aussi, une fois cette tâche effectuée, je pouvais finalement commencer! De ma main droite, j'avais tracé une ligne de sang sur toute la longueur de mon bras gauche, de la main jusqu'à l'épaule. J'avais ensuite fait de même avec mon bras gauche, raccordant ainsi les deux branches du haut de ma rune se trouvant dans mon dos à mes mains avec un lien de sang. Exceptionnellement, j'avais décidé de faire de même avec mes jambes, créant une ligne de sang de la plante de mes pieds aux deux branches du bas de ma rune. J'effectuais rarement une toile complète, cette fois cependant, je n'avais pas le choix.

J'ouvrais à nouveau une plaie avec la dague, dans ma main gauche cette fois, j'avais besoin d'encore un peu de mon propre sang pour tracer l'un de mes fameux cercle de confinement et d'invocation, d'on seul moi avait maintenant le secret. Oui, non en fait, Galatéa en connaissait certains, c'était elle qui avait été censée devenir le chaman du clan après tout, alors que moi j'étais perdue dans les brumes de mon esprit, incapable de penser par moi-même... Il y avait si longtemps de cela! Mais c'était une tout autre histoire, l'heure n'était pas aux vieilles histoires du passé.

Alors même que je m'apprêtai à me mettre à genoux pour dessiner sur le sol, la voix rocailleuse de Follen c'était élevé derrière moi. Ses paroles m'avaient fait sourire doucement. Nous ne pouvions pas nous échapper. J'avais calculé de très nombreux possible et dans tous ceux dans lesquelles nous tentions de nous sauver finissaient en bain de sang et en carnage, pour nous. Pour une obscure raison, je n'avais pas vraiment envie de finir noyé au fond du bassin ou encore transformer en pulpe sanguinolente.


''Ne vous en faites pas pour les esprits Follen! Temps que vous pouvez garder votre bête à l'écart, je pense encore que nous pouvons passer par-dessus ce léger problème que nous avons ici. À moins que nous soyons dans l'un des futurs dans lequel mon rituel rate complètement et que je me fasse dévorer par un monstre de chaire avide de se venger parce que je l'aie enchainé! Dans ce cas bien précis, aucun de nous ne survivrait. Heureusement il n'y a qu'une chance sur deux que ce dénouement se présente à nous! Avoué que je suis très rassurante! Rassurante c'est mon deuxième nom! Non, en fait mon deuxième nom est... Oh la. Rituel Méloée, rituel!''

J'avais l'étrange impression de tromper la mort à chaque seconde depuis maintenant quelques minutes. Étais-ce dut au fait que des dizaines de flèches sifflaient autour de moi? Étais-ce parce qu'une multitude de gens tentaient de me passer au fil de l'épée? Non, probablement pas! Après tout, je n'avais jamais rencontré la mort, alors comment trompé quelqu'un que je ne connaissais pas? À moins ici de parler de l'état de mort et non d'une entité toute puissante ayant pouvoir de provoquer l'état du même nom en claquant simplement des doigts.

À nouveau les paroles de Follen m'avaient fait sourire. Me faisaient-ils des avances? C'était quand même une drôle de situation pour avouer pareil projet! Moi qui avais toujours cru que l'on faisait ce genre d'avance dans des jardins fleurit en observant le soleil couchant, les pieds dans l'océan. Très différent de la situation actuel. Quoi qu'avec un peu d'imagination, les membres découpés des bandits pouvaient devenir des fleurs, la lune un soleil couchant et la marre de sang l'océan! Mmmh... Non, c'était beaucoup trop imagé, même pour moi. C'est donc avec un certain haut le coeur que j'avais poursuivit.

''Compte tenu de la taille de notre continent les chances que vous me voliez une nouvelle fois une oasis, si vous partez à droite et moi à gauche après la bataille, sont de très exactement une chance sur deux cents mille. Il y a donc de fortes chances que cela soit effectivement compromis! Oooh! Attendez une seconde. Parliez-vous plutôt du fait que nous allions mourir? Oui, dans ce cas les chances frôle le zéro, je ne peux cependant pas être certaine puisque je ne sais pas s'il y a des oasis dans le royaume des morts. Pour ce faire je devrais être morte et je crains que si j'étais morte je ne pourrais pas communiquer avec vous cette information!''

Je sentais que ma réponse n'allait pas vraiment satisfaire Follen. De toute façon quelque chose me disait que mon interlocuteur tentait de me faire des adieux maladroit. Quand bien même j'aurais compris avant de commencer à dire n'importe quoi. Je n'avais pas le temps d'essayer d'avoir l'air d'une personne normal pour faire mes adieux à une personne que j'appréciais. J'avais besoin de concentration et je ne comprenais pas grand-chose aux relations entre être vivant. Mes inepties me protégeaient du questionnement qu'aurait suivi une prise de conscience rapide de la capacité à faire des adieux normaux.

De plus, j'étais encore en mesure d'entrevoir des futurs dans lesquelles nous restions tous les trois en vie. Pourquoi donc faire des adieux déchirant, alors que j'avais l'occasion de faire de simple au revoir quand tout serait terminé? Oui, il restait encore une chance, une chance qui reposait entièrement sur mes épaules. Ou plutôt qui résidait dans ma volonté et dans mes veines. Après tout, porter sur mes épaules une situation au sens propre du terme était tout à fait absurde. Des détails sans importance!

Sans plus attendre, je m'étais mise à genoux pour dessiner mon cercle, qui était rien de moins qu'une rune, avec le sang qui goûtait de ma main gauche. Cette partie était d'une importance capitale. Une seule erreur, une seule ligne mal exécuté pouvait nous conduire à notre perte. J'étais nerveuse, cet instant qui détermine tout, cette mince ligne entre la réussie et l'échec, entre la vie et la mort. C'était une sensation... Merveilleuse. Le genre de situation où rien n'était encore fait, où tout était possible. Allais-je faire pencher la balance de la victoire en ma direction? Tout dépendait de ce cercle et encore plus du prochain.

Mon oeuvre d'art sanguine effectué, Galatéa était arrivé juste à temps avec un cadavre en bon état et l'avait ensuite jeter en plein centre de mon cercle. Cercle qui servait à la fois de rune de confinement pour empêcher les esprits de s'échapper et d'invocation pour les forcer à arriver à un endroit bien précis. Cette dernière étant repartie, j'avais tout loisir de commencer la prochaine étape.

Je déchirais donc la chemise de l'homme qui jadis avait été vivant. Sort torse mit à nue, j'entreprenais de dessiner, de mon sang, une nouvelle rune plus petite au niveau du coeur de ce dernier. Ce cercle quant à lui servirait à enfermer l'esprit dans le corps de l'homme, tout en agissant aussi comme point d'entrer pour sa futur source d'énergie vital. En agissant ainsi je transgressai les limites que c'était imposé tous les chamans avant moi, mais avais-je non seulement déjà agis selon les rêgles? Non, jamais. Ma magie n'avait jamais fonctionné comme la leur, je n'avais même pas eu la moitié de l'enseignement que j'aurais normalement du avoir. Tout ce que je savais, je l'avais appris moi-même, sans la moindre forme d'aide.

Donner vie à un corps était extrêmement compliqué. Naturellement, les esprits avaient toujours été jaloux des vivants, poussé par leur désir de posséder un corps, c'est dernier se jetaient sur la première occasion d'en obtenir un. Lorsque qu'un esprit réussissait l'exploit il devenait alors incontrôlable et avide de sang, il amassait avec avidité toutes les chaires qu'il pouvait trouver, se vengeant du même fait des vivants qui avaient eu la chance de posséder un corps. C'était cela que je devais contenir et enchainer. C'était cela que je devais diriger et une maitrise parfaite des différentes runes qui composaient le rituel était plus qu'essentiel. Je n'avais jamais eue le moindre problème concernant cette étape, j'étais minutieuse et je connaissais très bien les risques. Une ligne mal formé et l'esprit serait en mesure d'échapper à tout contrôle. Non, mon problème résidait toujours dans l'étape suivante.

Pour réaliser mon tour de magie j'avais besoin de vaincre la volonté de l'esprit avec la mienne. Pour ce faire j'avais besoin d'énergie et d'une concentration monstrueuse. Tout le monde s'entendait pour dire que j'étais la personne la moins concentrée du monde et ils n'avaient absolument pas tord. Dans un environnement pleinement contrôler c'était tout de même aisé, mais dans un champ de bataille c'était autre chose, le moindre détaille attirait toujours mon attention. Parfois je m'exaspérais moi-même! Mais ce n'était pas de ma faute si le génie entraînait presque toujours la folie! Malheureusement la folie n'entraînait pas nécessairement le génie... Étais-je simplement folle alors? Mystérieusement je n'avais pas vraiment envie de connaitre la réponse pour le moment.


''Respire Méloée, respire. Tu dois te coordonner comme une horloge. Fait le vide! Mmhh... Le vide existe-t-il vraiment? Tout ce qui existe prend de l'espace, si le vide existe alors il prend de l'espace et n'est donc pas vide de tout esp.... Non, non non! Concentration. Par Solaris, nous sommes fichus. Comment je vais faire pour me concentrer, alors que mon cerveau entier ne peut oublier les informations troublantes que l'esprit du désert m'a apprise à propos du troisième archer sur la droite derrière moi! Noooon! Pourquoi esprit du désert!? Pourquoi tant d'informations perturbantes!? Étais-ce non seulement nécessaire à mon don de vision pour calculer les possibles de savoir que cet homme... Nooooon! N... ''

J'avais été interrompu dans mon délire par une Galatéa qui s'effondrait sur moi avec un homme inconscient. Ah! Comme j'aimais ma soeur! Elle avait toujours eu le don pour arriver à pic dans des moments cruciaux pour me sauver de moi-même. Sans elle je me serais probablement perdue dans une autre tirade au sujet de l'arch.... Non, je ne devais plus penser à cet homme. Mon jeune esprit pur (si, si, je vous l'assure!) ne pouvait soutenir pareille information.

Pour une raison presque inconnue, parce que oui, je savais très bien ce qu'elle s'apprêtait à faire, je m'étais subitement mise à aimer légèrement moins ma soeur. Ses paroles et son geste envers mes cheveux, me faisait frémir. Je le voyais à son regard fou! Ses mains pareilles et des serres d'un quelconque et horrible vautour! Sa dague à un serpent des profondeurs venues m'arracher mes précieux cheveux! Pourquoi étais-je en mesure de voir le futur sans avoir les réflex pour le contrecarrer la plupart du temps!? Le destin était une salope. Une... De quoi parlais-je déjà? Du destin ou de la trahison de Galatéa? Mmmh... Un mélange des deux peut-être? Ah oui! d'une salope nommée Galaté... Oui, Galaté! Quel superbe nom pour désigner pareil monstre que le destin! Un nom qui pour une obscure raison me paraissait familier... Subitement je me sentais confuse.


''Non, non, non! Si tu veux des billes, je vais t'en donner, mais ne...''

Trop tard, ma soeur était une barbare. C'était avec tristesse que j'avais regardé impuissante mon impolie de soeur me couper une précieuse mèches de cheveux. Cruel était Galatéa! Comme si nous n'avions pas le temps d'attendre que je retire une à une chacune des six billes qu'elle désirait obtenir! Comme si le simple fait d'être sur un champ de bataille et que chaque seconde qui passaient augmentait nos chances de mourir! Non, mais... Oh! Nous n'avions pas du tout le temps! Pourquoi n'avait-elle pas couper une de mes mèches plus tôt? Galatéa était tellement lente parfois, c'était exaspérant! Heureusement que j'étais là pour maintenir un rythme rapide, sinon nous...

Concentration, je devais me concentrer. Je dev...


'' Six billes? Attend Galatéa! On ne sait même pas ce... ''

Non, je savais très bien. Une fraction de seconde avant que mes billes libère leur contenue j'avais été en mesure de deviner ce qu'elle contenait. Mon visage se tordit en une moue de pitié. Pauvre, pauvre archer. Oh et puis ça lui apprendra à l'archer de droite de m'avoir ainsi troublé quelques secondes plus tôt! Tout de même, c'était cruel...

J'aurais tout de même dû avoir eu le temps de me boucher les oreilles. Je pouvais tout de même fermer mes yeux, c'était mieux que rien. Un léger sifflement s'était fait entendre puis... Une extraordinaire explosion de lumière avait déchiré la nuit, suivi d'un abominable et assourdissant coup de tonnerre. Cinq hommes en moins. Comptant aussi celui qui était inconscient à mes pieds, ils n'étaient maintenant plus que dix. Un chiffre purement commun sans aucun charme, mais tout de même un bon chiffre considérant qu'il représentait en cette situation une quantité de bandit armé qui voulait notre mort.

Je devais me ressaisir et arrêter de tergiverser sur mon amour des chiffres. J'avais maintenant en ma possession tous les éléments essentiels à la réussite de mon rituel. Je n'avais plus de temps à perdre. Ainsi donc, je m'étais penché sur le corps de l'homme inconscient pour déchirer sa chemise. Une fois de plus, j'avais dessiné une rune. La source d'énergie pour mon futur zombie était prête. Je n'avais pas l'habitude d'utiliser la vie d'une personne non consentante pour ce genre de choses, mais je n'avais pas le choix. C'était eux ou nous.

Je posais mon pied droit sur le cercle que j'avais peint sur le sol, ne manquait que le gauche pour ainsi lier cette rune à celle se trouvant dans mon dos. Une pensée parasite avait alors traversé mon esprit, me faisant sourire légèrement.


'' J'avoue que c'est plus intéressant quand je le fais toute nue, mais je vous assure que c'est plus impressionnant quand j'ai mon matériel.''

Avais-je pensé à voix haute? Pourquoi diable avais-je non seulement pensé à ça? Pis encore! Pourquoi l'avais-je dis? Pouvais-je mettre la faute de mes paroles sur un étourdissement causé par ma perte de sang? Étais-je non seulement étourdie? Por... Incroyable, j'étais incroyable. Étais-ce si dure de rester tranquille une seconde? Devais-je non seulement répondre à cette question?

''Bon... Je pense qu'il est temps que je me lance. Pas que je veux me lancer au sens propre du terme, gardez-moi en bien! Bref, reculez d'un pas. Galatéa si je rate mon coup tu sais ce qu'il te reste à faire..''

J'avais terminé ma phrase en prenant une profonde inspiration. Mon pied gauche retrouvais la ligne de la rune, alors que j'entamais une mélopée aux allures funèbres. Ma voix s'éleva graduellement à mesure que je tissais la trame de mon sort. Bientôt, le champ de bataille entier c'était fait enveloppé par ma voix et lorsque enfin la dernière note c'était élevé, cette dernière sembla s'accrocher un instant dans l'air qui s'était mis à vibrer légèrement. J'approchais mes mains pour les coller ensemble et le cercle fut complété, le circuit magique fermée.

La seconde suivante, ma rune s'était mise à briller d'une lueur bleuté avant de se rependre à travers les lignes de sang qui me reliaient au cercle, puis le cercle lui-même ce mit à briller pour enfin terminer sa course lumineuse dans les deux runes dessinés sur les hommes. Un grondement c'était ensuite fait entendre, alors même que les mains dû mort s'était mise à bouger et à se boursoufler. j'avais capturé un esprit dans ma toile. Et en jugé par la fatigue qui commençait à me tenailler, ce dernier n'était pas faible du tout.

D'ailleurs, mes forces commençaient à décliner rapidement, c'était le signe que j'attendais. L'invocation avait été une réussite et maintenant, l'esprit se nourrissait de moi. L'étape suivante était plutôt simple, bien que je devais l'exécuter rapidement. Je devais me séparer du zombie avant que ce dernier ne me vide de mes forces vitales et me tue par la même occasion. Chose qui en soit ne nous aurais vraiment pas aidé.

C'est ainsi que je m'étais penché au-dessus des deux hommes pour toucher leur rune en même temps, j'étais devenue pendant une seconde, un pont duquel la vie c'était déplacé d'un corps à l'autre. Lorsque enfin je m'étais relevé, le sort c'était finalisé et les deux corps étaient maintenant liés, le vivant insufflant sa force au mort pour permettre à l'esprit de ce mouvoir dans son nouveau corps.

Dans un hurlement déchirant le mort-vivant c'était relevé. Ses yeux fous et injecté de sang se tournèrent vers moi. À cette vision j'avais prit une nouvelle inspiration profonde. Sa chaire c'était subitement gonflé, ses muscle quant à eux avait triplé de volume. Plus les secondes passaient, plus la chose prenait des airs surréaliste et grotesque. Ce qui avait été autrefois un homme ressemblait maintenant à un parfait monstre sanguinaire qui n'avait absolument plus rien d'humain.

Invoquer un esprit dans un corps ne provoquait pas ce genre de transformation terrible. Mais le rituel que je venais d'employé était différent de celui que je faisais en temps normaux. Seule Galatéa m'avait vue faire ce genre d'invocation, chose que je n'avais fait que deux fois auparavant. Un rituel interdit et proscrit. Un rituel qui servait à créer des Horreurs Nocturne.

Comme à leur habitude, les créatures tentaient toujours de s'attaquer à moi en premier. Ce dernier n'avait pas fait exception à la règle. L'être immonde avait tenté de faire un pas vers moi et comme à chaque fois, le cercle de confinement l'en avait empêché. L'appétit visible dans ses yeux se transforma en haine pure, alors qu'il s'était mis à gronder et à grogné de mécontentement.


'' Garde ça pour eux, dans quelques secondes tu ne pourras plus rien contre moi...''

Pour toute réponse la chose m'avait hurlé au visage, grattant un mur invisible avec frénésie. Il gonflait le torse et frappait, frappait sans comprendre qu'il ne pourrait jamais sortir de mon cercle sans ma permission.

Et mon esprit c'était enfoncé dans le siens sans ménagement. La rage dans les yeux du mort-vivant décupla sous l'effort, alors que je transformais ma volonté en une poigne, tentant d'étouffer toute forme de rébellion. Je serrais les dents, son opposition était féroce, trop féroce. Mais j'étais têtue, très têtue. La sueur commençait à perler sur mon front. Ma respiration voulait s'emballer, une certaine panique tentait de naitre en moi. Alors que l'espoir me quittait peu à peu, une faille dans l'esprit du mort-vivant se fit entrevoir. Avec un petit grognement pour souligner mon effort, j'avais enfoncé mes griffes dans la faille, tirant de toutes mes forces et...

Et les yeux du mort-vivant était devenu vitreux. J'avais réussi à le subjuguer. Je n'étais pas hors de danger, la lutte avec un esprit enfermé dans un corps était constante, mais j'avais maintenant l'avantage, temps que je ne faiblissais pas, il m'appartenait. J'étais maintenant en mesure de calmer ma respiration qui était restée lourde et profonde et de savourer cette petite victoire. J'avais vaincu l'esprit de la bête et maintenant elle m'appartenait.

'' Voilà, comme ça... C'est fou tout ce que je peux faire quand je me concentre un tout petit peu!''

Je devais maintenant libérer le mort-vivant, dont le visage ressemblait de plus en plus à celui d'un gros chien, de mon cercle. J'effaçais donc la rune avec mon pied pour permettre à la créature de se mouvoir à l'extérieur.

'' Aussi coriace que moche. Mon type favoris...''

Les bras hypertrophié de la chose étaient devenues tellement énorme que ses poings pareilles à des massue, reposaient sur le sol en avant de lui. Donnant la bizarre impression qu'il se tenait à quatre pattes.

'' Regarde Galatéa! On dirait presque qu'un Hurle... Non heuh... Mmmh... Follen! Non, non, ne vous en faites pas! Je vous assure que vous ne ressemblez pas du tout à cette créature velu et totalement dénué de toutes traces de civilité, possédant un visage légèrement canin et... Ah et puis zut... Il n'y a rien à faire, peut importe comment on le regarde, il a l'air d'une version démoniaque et décrépis d'un Hurleur... ''

Je respirai encore bruyamment, mais c'était beaucoup moins visible. De toute manière, l'affrontement touchait à sa fin. À moins que l'un des bandits soit un puissant meister, la probabilité existait, mais elle était si faible... Si un meister autre que moi avait vraiment été présent, nous serions mort depuis fort longtemps. Ou du moi, je serais probablement morte! Toute nue en plein milieu d'une bataille, me tenant bien droite en vue de tous. Une cible parfaite pour un lanceur de sort.

''Bref! Mis à part notre amour inconditionnel des combats de volonté toi et moi nous avons un autre point en commun. Tu vois les gens là-bas? Oui? Non? Désolée je ne comprends pas les expressions de ton hideux visages...''

La bête m'avait répondu d'un terrible grognement.

''Oh oh! Ne me regarde pas comme ça! Tu sais que c'est vrai! C'est bon! Excuse moi, excuse moi! Oui donc... Disons que tu les vois. Imagine maintenant qu'ils sont moi, mais sans protection magique et le pouvoir de te dominer. Pas mal heh? Alors voilà. ''

Je laissais allé ma laisse imaginaire, lâchant l'immonde créature sur les dix bandits qui avait eu le malheur de rester sur les lieux. Sans attendre, la créature s'était élancé, l'écume aux lèvres. Ses énormes poings martelant le sol.

''Je vous conseille de ne pas regarder, les effets sonores seront bien suffisant pour faire le décompte des morts... ''

Malgré mon conseil, je m'étais obligé à observer la scène. Je m'obligeai toujours à observer les horreurs que je créais. Je détestais relâcher les horreurs de l'outre-tombe sur les vivants. C'était eux ou nous et malgré tout, je me trouvais horrible. Ils n'avaient aucune chance, aucun d'entre eux ne pourraient même fuir. Ils avaient tenté de nous tuer, mais pas comme ça. Pas dévoré par une chose sans non qui ne possédait pas-même l'ombre d'une conscience. Une créature qui tuait pour tuer. C'était à travers moi que cette chose déchirait les chaires et hurlait de plaisir en exécutant ma salle besogne. Je m'obligeais toujours à observer le mal que je pouvais bien causer, gardant leurs cris en mémoire et leur sang sur les mains. Je devais me rappeler les horreurs que je faisais naître. Je devais...

Les premiers cris se faisaient maintenant entendre, je ne détournais pas la tête. Comptant lentement les morts à mesure que l'esprit du désert me faisait part de la disparition de leur flamme vitale. Les secondes s'écoulaient lentement, dans l'attente de l'inéluctable. Les hommes courraient aussi vite qu'ils le pouvaient. Mais la créature les rattrapaient toujours d'un bond, leur brisant la nuque d'une simple torsion de la main et leurs cris se changeaient alors en gargouillis pour finalement se perdre dans le néant.

Un ultime hurlement s'était fait entendre avant de mourir dans la nuit, un calme de mort venait de s'abattre sur l'oasis. Soudainement, ce coin de paradis c'était transformé eu une petite version de l'enfer. Je poussais alors moi-même un ultime soupire, puis je m'étais forcée à m'agenouiller devant le dernier des hommes encore vivant, la source de vie de ma création odieuse. Son souffle était rauque, son coeur battait avec frénésie, alors que ses yeux bougeaient à un incroyable rythme sous ses paupières, ses rêves hanté par l'Horreur Nocturne. Je savais ce qu'il me restait à faire.

Personne en ce lieu n'était en mesure de tuer la créature que j'avais invoquée. Évidemment, Follen en aurait sûrement été capable s'il s'était complètement transformé. Un Hurleur normal possédait déjà une force suffisante à tuer pratiquement n'importe quoi. Follen lui était un Alpha, je ne doutais pas une seconde qu'il aurait été capable de faire front à cette chose sous sa forme transformée. Mais alors, nous nous serions retrouvé avec un autre monstre impossible à arrêter.

Je regardais le visage torturé de l'homme, la dague se trouvait à mes genoux. Je savais ce que j'avais à faire. Je le savais et c'est avec un incroyablement pincement au coeur, suivi d'une tout aussi incroyable nausée que j'avais décidé d'éructer quelques paroles.


''Je suis désolée... ''

Un nouveau hurlement en provenance de la bête s'était élevé. Je pouvais sentir mon contrôle diminuer sur cette dernière, elle avait beaucoup trop tué, devenant de plus en plus forte à mesure qu'il s'était repait des os et du sang de mes ennemis. Son immense tête venait tout juste de sortir du couvert de la crête rocheuse et son regard assoiffé rouge carmin avait brillé l'espace d'une seconde.

''Dort bien, ton esprit rejoindra un monde meilleur, je te l'assure.''

Deux secondes plus tard je me relevais, couverte d'un sang qui n'était pas le mien. L'homme semblait paisible, libéré du lien qui forçait sa vie à le quitté au profit de la créature. Je laissais tombé la dague mollement sur le sol, alors que furieuse, sentant son énergie décliné rapidement, la bête me chargeait. Mais cette dernière mourut dans un cri d'agonie avant de m'atteindre, la vie ayant quitté son hôte. C'était terminé. J'avais gagné, mais je n'étais pas heureuse pour autant.

'' Voyons les choses du bon côté, nous avons survécu sans aucune blessure. Nous avions une demi-chance sur six de réussir cet exploit et.. ''

Je m'étais retourné face à mes deux interlocuteurs, pourquoi diable étaient-ils couvert de sang? N'étais-je pas la seule à avoir effectué un quelconque rituel chamanique? Peut-être c'étaient-ils roulé dedans. Ce qui n'expliquait tout de même pas leurs expressions de fatigues n'y même les très nombreuses plaies qu'ils avaient tous deux.

''Vous vous êtes blessé en tombant ou? Oh...Oooooh! En fin de compte la demi-chance sur six ne concernait peut-être que moi. Oui bref... Mmh. Je repends alors! Voyons les choses du bon coté, j'ai survécu sans blessure et avez prit tous les coups à ma place! Pas tellement mieux? Non... Mmh... Je reprends encore alors. Nous avons survécu, mais moi plus que vous? Toujours pas mieux? Je reprend al... Par les esprits, je suis couverte de sang de mort! Woah! Je pourrais faire peur à n'importe quel nosphéras! ''

Mes paroles n'étaient certes pas de circonstance, mais c'était tout ce qu'on esprit avait trouvé pour dissiper mon malaise. Nous étions en vie, c'était l'important, non? Avec un pincement au coeur, je revoyais encore le visage de l'homme que j'avais du égorger pour survivre. Son sang tachait encore mes mains et mes cuisses. Une subite et pressente envie de me laver venait de prendre possession de moi. Mais qu'avais-je vraiment envie de laver? Le sang de cet homme ou étais-ce autre chose? Quelque chose comme la chose que j'avais fait naitre dans le monde des vivants et que j'avais dû effacer en arrachant la vie à quelqu'un d’endormis?

Le silence s’épaississait et devint bientôt insupportable pour moi. Je décidais donc de trouver un truc intelligent à dire.


'' Quelqu'un à soif? J'ai récolté des plantes plutôt rare qui font de très bonne infusion.. Mmh... Galatéa, tu as de drôles de tâche noire qui danse au-dessus de toi. Toi aussi aussi d'ailleurs Follen... Oh. ''

Des tâches, ils y en avaient partout dans mon champ de vision. Après mure réflection, la solution m'était apparu, alors même que je tombais lourdement en position assise, étant prise d'étourdissement.

''Ouf... Une seconde... J'ai besoin de reprendre mon... ''

Mon coeur battait à tout rompre et un sympathique mal de tête venait de s'ajouter à la donne. Je pouvais même sentir mon sang qui battait durement dans mes tempes. Ma poitrine quant à elle se soulevait avec difficulté.

'' ...Souffle... Cette chose était beaucoup... Beaucoup trop forte pour moi... Ouf... Je ne sais pas pour vous... Mais moi... Moi je dormirais bien...''

Et les tâches dansaient et dansaient.

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Follen Hellmon
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Ven 14 Juin - 16:26

Follen avait simplement était un peu déboussolé par les réponses, les actes et simplement le comportement de la jeune prophète. Nous n'allons pas revenir sur tout ce qu'il s'est produit au cours de ses derniers instants, non cher lecteur j'ai décidé de vous épargnez un peu. Le carnage fut tellement sanglant que les quelques survivants, si certains ont eu cette malchance devaient être traumatisés. Oui peu de gens sont capable de supporter le fait d'avoir vue ses camarades de combat sous toutes les coutures, angles, et versos physiquement possible. Sans parler des odeurs cachés et contenu par nôtre épiderme. Follen lui en avait déjà supportés des semblables par le passé, mais jamais en aussi grosses quantité rien que le fait qu'ils soient encore vivant tout les trois après avoir essuyé une telle attaque de bandits lui semblait irréel. Sa bête hurlait toute la rage et la haine dont elle était dotée, sortir, massacrer, du sang bordel! Elle en voulait, oui toujours plus de mort, de larmes, de massacres, de drames. Plus de folie, elle voulait une chasse éternel, une lutte contre tout les défis physiquement et mortellement possible en permanence. Cette entité était naturel, mais dame nature ne faisait pas que des êtres doté de bonté. Le jeune errant du rétracté se solutions en hurlant le carnage n'avait pas été des plus calme, son simple cri n'avait été qu'une note de plus dans cet anarchique concert. Ses yeux vident allaient de la chamane à la guerrière, il était simplement perdu, que dire? Que faire? Il n'avait aucunement prévu de survivre à ce carnage. Il se passa lentement les mais sur le visage, recouvrant ce dernier de sang, il eu un doux sourire d'animal amusé. Que pouvait-il faire d'autre si ce n'est rire de toute façon. Le hurleur avança en direction de Méloée il ne l'écoutait que d'une oreille de toute façon. 

Il remarqua que ses vêtement étaient déchirés, il était couvert de sang, et surtout, il devait avoir des cernes tellement noires que la laideur elle même se foutrait de lui. Il était fatigué, Follen n'avait pas l'habitude des batailles de ce genre. Tuer un être était plus son lot quotidien, du moins c'était celui de son passé. Il était simplement heureux d'être vivant. Certes il était blessé, fatigué, à moitié mourant mais vivant. Méloée semblait encore partir dans l'un de ses délires, elle ne s'arrêtait donc jamais cette enfant? Il s'approcha nonchalamment d'elle puis c'est en lui administrant une tape sur l'épaule, ne faisant pas vraiment attention à la pudeur de sa nudité qu'il remarqua qu'elle n'était peut être pas en train de délirer. Elle faisait simplement un malaise, car oui des tâches plus manquer de s'écrouler après une petite tape de rien du tout ça trahissait un excès de faiblesse assez puissant.Il soupira faussement exacerbé par la chamane, ça l'arrangeait bien dans le fond de faire ce qu'il voulait. Follen prit les jambes et les épaules de Méloée puis la transporta lentement jusqu'à sa sœur gardant son corps bien trop chaud contre lui.

Le sang reposant sur les mains du Hurleur allèrent peindre le corps pâle de la jeune fille. C'était sûrement quelque chose décrit comme sacrilège par sa tribu mais ça lui importait peu en fait. Sa soeur, qui semblait être une guerrière farouche devait être habitué à ce genre de scène. Alors peut être serait-elle plus énergique que lui. Et plus apte à offrir à Méloée des soins rudimentaire. Sans la connaître il se doutait que cette dernière était de constitution fragile. Rien que de penser au fait qu'il pourrait briser se corps en une flexion des bras le fit sourire. Oui il était rare pour le marcheur de croiser des êtres telle qu'elle sur sa route, surtout aussi jolie il ne fallait pas se le cacher. Certes, elle ne semblait pas porter les gens de sa race dans son coeur, mais elle n'avait pas l'aire de les détester non plus. En même temps si il ressemblait vraiment tous à ça en étant transformé, il y avait de quoi se poser des questions non? Avant de tendre le corps de la chamane à sa sœur il laissa s'échapper quelques mots:

-Je n'ai pas eu le plaisir de voir vôtre dance rituel habillée, mais elle restait tout de même admirablement séduisante nue.




Il tendis le corps dépossédé de Méloée à sa soeur sans dire un mot, échangeant simplement un regard se voulant compréhensif et bienveillant. trop heureux pour lui faire la moindre reproche. La douleur de ses blessures se réveilla un bref instant, mais elles semblaient déjà se refermer doucement. Un avantage des hurleurs sûrement, car les blessures de sa soeur ne semblait pas guérir très vite non plus:


-Vous préférez peut être que je la porte jusqu'à vôtre camp au vue de vôtre état ...
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Ven 21 Juin - 22:50

Je ne m'y ferait jamais! Jamais! À chaque fois que je vois ma sœur invoquer de telles horreur, j'ai un frisson de dégoût profond qui m'assaille. Mais c'est normal non? Comment voir ces choses informes, comme autre chose que des monstres dévorants et gémissants? Bref, tout cela pour convenir que, une fois de plus, envers et contre tout, elle s'est avéré utile et aidante pour nous tous. Au lieu de simplement penser ces choses, je devrais le lui dire, du moins je crois.

Le combat à été ardu, j'aurais voulu en faire plus mais cela n'a pas été possible avec le nombre d'ennemis. La journée aura été rude, une de plus à noter dans le carnet de mes journées non relaxantes. Je suis couper de partout, il ne me reste plus d'énergie. Cette saloperie de flèche me perce l'épaule et je sent encore la hampe briser, bouger dans la plaie, lorsque je redescends mes bras le long de mon corps.

Je suis terriblement fatigué, je suis lasse. Reconnaissante mais quand même lasse. Dur de ne pas réagir à certains des propos de ma sœur. Non, non, je ne dois pas... Je dois laisser filer ses propos, indélicats sur les chances de s'en sortir. Je dois... Ah ça y est! Je craque, non, non, nous sommes tous en vie et tout va bien. Je ne dois rien rajouter. Je suis... en vacances et la vie est belle. Je suis heureuse, bien dans ma peau et ... Oh là, sa ne fonctionne pas, je suis en fait assez mal en point!

Hey! J'ai réussi à ne pas exploser aujourd'hui malgré le fait que... là rien ne va plus! Elle , elle, a ruiné ma journée, que dis-je mes dernières journées! Elle, n'a toujours rien compris et en plus elle essaye de se corriger, ce qui ne fait que donner une impression encore plus mauvaise de sa perception des derniers événements. Je vais la briser en deux avec mes mains.

La voilà, qui fait semblant de tomber de fatigue, de perdre l’équilibre, si elle croit que je vais l'épargner juste parce qu'elle est nue et en présence d'un visiteur, elle se met le bras dans l’œil. En plus, j'ai vraiment l'impression qu'elle se paie ma tête, il n'y pas de tâches noirs au-dessus. Je suis certaine, qu'elle le fait exprès.

Je sent mes mains se crisper de colère et mon sourire de soulagement se déformer en un rictus de rage. Puis, ma bouche s'ouvre lentement:

- Je suis souffler, alors même, que nous nous en sortons, tu réalise seulement que cette information aurait pu être vitale et donc ainsi nous permettre de mieux nous protéger.! TU. EST. UNE. PESTE! Une inconsciente, une immonde excroissance charnue et vérolée. Une gangrène de l'esprit et une insupportable cruche! Tu sais quoi? Je...



Et là, je la vois, qui s'effondre en parlant de dormir ignorant totalement la suite de ce que je voulais lui cracher au visage. Elle est définitivement ce qu'il y a de plus pire! Inquiétée, je me précipite vers elle en courant, mais Follen étant plus près est le premier à la rattraper. Puis il échange quelque mots avec ma sœur. Là seule chose que je perçoit de ce bref échange c'est: séduisante nue.

NON! Ô GRAND SOLARIS NON! Ce n'est pas vrai que j'allais laisser ma sœur dans les bras de cette chose! Pas après de tels mots. Bon, bien sûr je n'ai pas le contexte, mais elle est tout de même ma sœur. Et je me dois de conserver sa vertu à défaut de conserver son intégrité physique ce qui, me limiterai lorsque... Je m'égare, passons.

Je l'entends, cet homme, ce mâle, qui en serrant ma sœur sur lui, me demande s'il doit la porter jusqu'au camp à ma place vu mon état. C'est hors de question! Je suis fatiguée, mais elle ait ma sœur et au fond, je l'aime bien. Je lui dis alors avec rudesse, en arborant un rictus de froideur:

- Non ce ne seras pas nécessaire. Accompagne-nous au camp, et si tu le peux, retrouve et ramène les vêtements de ma sœur.


Je n'ai aucune raison de lui sourire avec gentillesse, c'est un homme qui a vu ma sœur nue. Mais en même temps, il est aussi une personne sans laquelle nous n'aurions pas pu nous en sortir aussi bien. J'aurais beau dire ce que je voudrais, il nous a aider et je ne peux le laisser en plan de la sorte. D'autant, qu'il n'as pas été déplacer, en les circonstances, je suis probablement celle qui en fait trop ici. Je jette un regard à Follen, qui sans être invitant est probablement plus chaleureux que repoussant. C'est une forme de remerciement silencieux, pour son aide, j'espère qu'il aura compris.

Je me sent même un peu coupable de ce que j'ai dit à ma sœur avant qu'elle ne perde conscience, mais ce Follen n'est pas obligé de le savoir. Je serre ma sœur un peu plus fort dans mes bras alors que les muscles de mes épaules roulent sous l'effort et me crispent de douleur. Je sent un filet de sang coulé de la plaie à mon épaule. Je n'ai pas envie de la lâcher, c'est ensemble que nous avons survécu jusqu'ici et c'est donc ensemble, que nous continuerons de vivre.

Je ne la laisserais pas, quand même qu'elle soi irritante et franchement imprudente, je lui dois tout en un sens. Dommage, qu'à chaque fois j'ai besoin d'un combat ou d'un drame pour en venir à ces conclusions. Mon sourire est triste, en prenant de l'avance sur Follen, je prend le temps de chuchoter aux oreilles de ma sœur quelques mots d'importances:



- Tu sais, je retire ce que j'ai dit plutôt. Merci de ton aide, tu as fait de ton mieux, comme toujours.


Je conclu alors en lui fessant un sourire et je lui embrasse le front. Je me sent soulager mais en même temps coupable, car je n'arrive que rarement à dire ces choses à ma sœur autrement que dans des circonstances comme celle-ci. Visiblement je ne serais jamais douée pour les sentiments...

Bah, de tout façon, elle n'aura probablement rien entendu. Je me demande si c'est une bonne ou une mauvaise chose? En tout les cas, je ne le saurais probablement jamais. Je me retourne à demi et regarde derrière moi, pour voir où en ait Follen. Si je continue de marcher, je risque de l'égarer, ce qui serait bien dommage. Méloée aimerait probablement lui dire au revoir correctement.

J’aperçois au loin, entre deux dunes, les lumières de notre campement, bizarrement, je songe à quel point il fait bon au fond, de vivre.
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Follen Hellmon
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Sam 22 Juin - 15:19

Peu agréable mais il était claire aux yeux du hurleur que cette femme n'était pas une mauvaise personne, l'amour était simplement un pays voisin de la haine. Ce qui laissait germer cet état de colère que beaucoup de gens pouvaient comprendre, même lui qui avait été séparé de tout amour par le passé devinait avec aisance le pourquoi de ses actions. Il n'avait en aucun cas le droit de juger cette femme qui s'était battue avec force, si elle n'avait réellement rien à faire de sa sœur elle ne serait pas là en ce moment. En train de la porter et lui murmurer des mots que Follen n'avait pas envie de connaître. Il s'empara des vêtements de Méloée les roulant en boule sous son bras, lançant un regard signifiant simplement qu'il suivait la route. Ses pas étaient faible, il sentait une fatigue creuse et pesante rongée ses cuisses. Qu'est ce qu'il pouvait y faire? Après tout, un tel combat ne pouvait laisser quelqu'un indemne à moins que ce dernier ne soit un fin bretteur, où une crapule sachant ce cacher. Il ne savait pas quoi dire où faire, sans dire qu'il s'inquiétait de l'état de Méloée cette dernière le préoccupait, qu'est ce qu'il allait faire maintenant? Rester avec eux? Non il en était hors de question Bien qu'un peu de compagnie ne serait pas en trop. Le fil de ses pensées était entremêlé à un sentiment de lassitude. Le jeune voyageur venait de survive à un combat épique, du trois contre dix voir plus tout de même Et bien qu'il ne soit pas malheureux d'avoir survécut, le fait de pouvoir marcher au bras de sa compagne la liberté il ne se sentait pas entier. Comme si il avait oublié quelque chose derrière lui, où manqué une part de lui même. Combien d'hommes avait-il tuer ce soir ? Le hurleur n'en avait aucune idée, sûrement moins que la créature de Méloée mais tout de même. Lui qui était un habitué des assassinats il n'arrivait pas à ce souvenir des visage qu'il venait d'éteindre pour l'éternité. C'était la première fois que la mort lui avait semblé si banale, si commune. C'était bel et bien dégoutté que le jeune loup suivit les deux sœurs jusqu'au campement.

Ils avaient pu voire ce dernier grâce aux lumières, entre deux dunes ils étaient protégés du vent, des intempérie, des attaques rapides. A moins qu'ils n'aient pas d'éclaireurs. Il passa sa langue dans un coin de sa lèvre puis continua d'avance, rattrapant sans difficultés la jeune femme qui portait avec amour sa sœur. Le hurleur ne lui accorda pas un seul regard au début du trajet, trop occupé à scruter les environs. Rien, il n'y avait plus rien la tempête venait de laisser place au calme. Un silence oppressant et pourtant tristement naturel venait de s'imposer à eux. La température n'avait rien d’éprouvant, le terrain non plus si ce n'est la distance qu'il y avait entre eux et ce fichu camp. C'est machinalement qu'il se roula une cigarette, sortant une fine feuille d'on ne sait quel arbre que des vendeurs fournissaient à la va vite de temps à autres. Toujours plus pratique qu'une pipe. Il sortit sa sacoche à tabac puis y déposa la source du vice dans le papier. Malaxa le tout, lécha un bord du papier, puis le colla à l'autre pour finalement l'allumé avec un vieux briquet à huile. Tout un travail! C'est après avoir manipulé avec soin son tube de poison et aspiré quelques bouffées de ce dernier qu'il lâcha un fin nuage de fumée embrumant son visage. Quelques mots s’échappèrent de ses lèvres:


-Les gens de vôtre campement ne vont pas mal voir qu'un étranger s'invite de la sorte chez-vous ? 

Il la regardait l'air étrangement détendu. Il essayait simplement de chasser ce silence qu'il n'avait que trop eu le temps d'entendre en cellule. Ce silence qui moquer riait aux nez des mortels, les incitant à sombrer dans les méandres de leurs esprits. Un tel état était simplement insupportable, certes c'était calme et reposant, mais le silence n'était pas une amie qu'on aimait garder longtemps au prêt de sois. Du moins, Follen lui n'arrivait pas à la supporter. Il s'attarda sur Méloée qui semblait encore dormir, soupirant une fine brume en voyant que son corps était toujours inerte. Il se permit finalement de demander à la guerrière sur un ton se voulant le plus respectueux et propre possible, malgré son timbre rocailleux:


-En fait je me nome Follen, et vous ?
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Ven 28 Juin - 22:19

— Les gens de votre campement ne vont pas mal voir qu'un étranger s'invite de la sorte chez vous? En fait je me nomme Follen, et vous?

Il me parlait. Il devait venir de me rejoindre et je ne l'avais pas entendue, tellement j'étais attentive qu'à mes seules pensées. Je le lui devais bien. Surtout qu'il avait récupéré les vêtements de ma soeur, pour m'aider. Je dois dire, que une fois de plus. Ma froideur rendait les relations pas très faciles. Cela me fit sourire, alors que je me retournais à demi, vers lui.

Je lui répondais, avec un sourire:

— Non cela ne dérangeras pas. Je n'ai pas l'habitude de ramener avec moi n'importe quel clochard. C'est plus le style de ma soeur à vrai dire. Oh! Et pour votre nom, j'étais au courant grâce à ma chère soeur. Mais je suis contente de faire votre connaissance. Je suis Galatéa Venitia.

Disant cela, je m'inclinai un peu du buste, faisant ainsi souffrir mon épaule blessée et manquant d'échapper ma soeur. Le sang se remit à couler, le long de mon bras blessé. Mon sourire devint grimace de douleur. Légèrement embarrassé, je me redressais doucement, en jurant avec un demi-sourire forcé.

— Merde! Pardon, ma blessure s'est rouverte. J'ai négligé le fait que j'avais encore ma soeur dans les bras. Mais ça devrait aller, nous ne sommes plus bien loin de nos caravanes et de nos guérisseurs.

Je me demandais subitement, s'il avait pu entendre les mots que j'avais chuchotés à ma soeur plus tôt? Est-ce que les Hurleurs pouvaient être à ce point sensible aux sons? Peut-être en ce cas, ne devrais-je pas lui demander de garder ces mots pour lui? Mais au fond pourquoi, chercher à ramener le sujet là-dessus, surtout s'il ne m'en a pas toucher mot. Car, il en aurait eu la chance auparavant, non?

Je me retournais et continuais de marcher droit devant moi. Un peu gênée par ma faiblesse. Ne sachant trop que dire, j'optais alors pour les banalités d'usage, du moins pensais-je. J'ouvrais la bouche et dit, me voulant désinvolte:

— Dites-moi, que faites-vous dans ce désert pour le moins inhospitalier? Avez-vous une destination en particulier? Excusez ma curiosité, parce que je dois dire qu'en général, on ne croise que peu de gens de votre espèce, dans ces territoires poussiéreux.

Il était assez vrai, de mon point de vue, que les Hurleurs ne venaient généralement pas, dans ce coin de pays. Un des pires endroits à mon sens, pour le tourisme. Cet endroit en entier, étant un repaire de bandits. Je distinguais assez mal, les choix d'un tel voyage. Pour se faire anarquer, voler, battre et égorger, c'était bien sûr le bon endroit. Ayant tout de même conscience que moi-même ne trouvais pas cet endroit à ce point déplaisant, je pouvais envisager que quelqu'un d'autre puisse le voir ainsi.

Mais tout de même, cela détonnait avec les connaissances recensées sur eux dans nos quelques encyclopédies de clan. Bah! Pour ce que je pouvais déduire, de notre récent combat, c'est qu’à tout le moins, il savait se battre avec un style efficace. Donc, qui étais-je pour juger de sa destination et de la pertinence de celle-ci? Après- tout, il savait se défendre ce bougre de Hurleur. Toutefois, certaines de ses expressions fessaient naître en moi, une sensation indéfinissable.

Pourtant, je ne parvenais pas à mettre le doigt sur quoi, exactement! Je pourrai probablement en parler avec ma soeur plus tard. Et sinon, il reste les questions, qui pourraient m'en apprendre plus sur le personnage. Curieuse, stoppant mon avancée, à environ dix mètres de notre cercle de caravanes. Me retournais vers lui et avec un sourire réellement sincère, probablement le seul de toute la journée, je lui demandais:

— J'aurais une offre à vous faire. Je vous invite à voyager de concert avec nous. J'ai comme l'impression que vous n'allez pas forcément dans un endroit précis et nous sommes des nomades. Ce qui veut dire que si vous avez besoin d'indications au minimum, nous pourrons vous les fournir. Nous vous le devons bien. Qu'en pensez-vous?

Sans attendre sa décision, je me retournais et poursuivait mon avancée et juste avant d'entrer dans le cercle de lumière produit par les lanternes de notre campement, je lui dis:

— Prenez donc la nuit pour y penser.


Dès que j'entre dans la lumière, tous les visages se tournaient vers moi et voyant ma soeur nue dans mes bras ensanglantés, le guérisseur du clan, Evor, accourait à ma rencontre. La voix pleine d'autorité, j'annonçais que nous avons un visiteur et qu'il n'était pas une menace et j'ordonnais que l'on s'occupât de ma soeur en premier. Et faisant un signe imperceptible de la main, je convoquais nos guetteurs et leur expliquaient rapidement les événements et par prudence, fit doubler la garde.

Étant une incorrigible tête de mule, je refusais d'aller me reposer et j'insistais pour prendre le premier tour de garde. Mais, je sentais alors ma vue se brouiller et je tombais à genoux. Probablement terrassée par la perte de sang importante, due à mes blessures mineures et majeures. Je tournais légèrement la tête vers Follen et lui disais de la voix la plus forte possible, en les circonstances;

— Faites comme chez-vous. Si vous avez besoin de quelque chose, demandez à Drakk.

Je pointai alors un jeune homme, d'une quinzaine de printemps près de Follen, alors que deux gardes m'aidaient à me relever et m'amenaient dans la caravane d'Evor.
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Mer 13 Nov - 18:41

Follen appréciait le caractère de cette femme, ferme carapace aux pointes menaçantes qui cachait très mal un coeur chaleureux. Du moins, c'était ce que le hurleur pensait voire en elle. Il continua de marcher, ne s'inquiétant pas trop pour sa blessure, elle avait beau être douce, il ne lui avait pas fallut longtemps pour voire qu'elle avait énormément de fierté. Ne voulant pas froisser cette dernière, le jeune voyageur s'abstint de commentaires. Regardant simplement le camp qui se dressait devant eux. Ses yeux allèrent d'un bout à l'autre, ils étaient nombreux, pourtant juste en promenant son regard quelques secondes sur cette caravane. Le hurleur avait deviné qu'ils étaient soudés, il suffisait d'observer leurs regards, leurs façon de travailler. Dans le fond, cette communauté lui donnait presque envie, un sentiment mélancolique emplis de regrets s'empara de sa poitrine, la comprimant toujours plus chaque secondes. Pourtant il restait droit, inflexible, il ne laissait rien paraître ne voulant pas lui non plus, montrer ses failles. Il entendit sa première question, un mince sourire se dessina sur ses lèvres, une nouvelle bouffée de tabac lui permit d'atteindre la sérénité nécessaire pour répondre:

-Hum... il faudra m'expliquer pourquoi les gens de mon espèce se promènent peu dans ses contrées, pour ma part je les ai trouvées calme et prometteuses de tranquillité bref ce que je recherche.

Follen cracha la fumée droit devant lui, puis il resserra sa prise sur les vêtements de la prophétesse. Son corps se faisait de plus en plus lourds, ses forces de moins en moins actives. Une perle de sueur glissa le long de sa tempe, le climat ne semblait pas vouloir l'épargner. Le jeune hurleur fut très vite ramené à la réalité en entendant la voix de Galatéa, sa proposition il y avait déjà pensé, mais proposé de nouveau comme cela c'était différent. Au prêt de ce groupe il aurait de l'eau, de la nourriture, un endroit où dormir, mais il devrait aussi faire une croix sur l'exil qu'il s'était fixé. Bien que, ça ne soit pas réellement le cas, d'après elle le voyageur préserverait une certaine liberté, autonomie qui devait s'arrêter à partir du moment où elle mettait en danger celle des autres sûrement. Comme dans n'importe quelle meute qui se respecte. Follen cracha son mégot au loin, puis il se mit à regarder ailleurs, savourant le paysage que la nature lui offrait. Ce n'était pas époustouflant, mais les dunes et la danse qu'imposait le vent au sable avait un certain charme. Quelques mots glissèrent de ses lèvres sèches, la guerrière ne les avait sûrement pas entendu:

-Pourquoi pas?

Ses yeux firent un bref arc de cercle, puis il continua de marcher soutenant le rythme imposée par Galatéa. Ce n'est qu'une fois réellement entré dans le campement que les sens du hurleur se mirent en alerte, ils le dévisageaient, comme si ils pouvaient lire à travers lui. Voire ce qu'il avait fait, voire ce qu'ils avaient fait. Ses yeux allèrent se concentrer sur une tissure assombri par l'obscurité, pendant que Galatéa donnait des ordres en introduisant Follen à l’intérieur du camp. C'est là qu'il l'entendu tomber, ses yeux allèrent se planter dans son dos à la seconde prêt il était à ses côtés pour l'aider à se relever. Le respect de la fierté avait des limites, en tant qu'allié le hurleur ne pouvait la laisser mourir où faillir en sombrant dans l'orgueil borné. C'était en générale, les syndromes qui précédaient le mal qu'emportait les ennemis politique de son ancien maître. Evidemment, le mal n'était autre qu'un assassin et cet assassin c'était lui. Bref, tout celà pour en venir à proposer sa main à la jeune guerrière, il entendit bien ses paroles puis regarda le garçon dans le blanc des yeux:

-Aide moi à la transporter à un endroit au calme s'il te plais. Il inclina son visage vers celui de Galatéa puis lui murmura sur un ton se voulant sage mais ferme. Je ne vais pas vous empêcher de superviser le bon déroulement de vôtre camp, mais faites le au moins depuis un poste fixe pour reprendre quelques forces moi même je sens la fatigue m'envahir.

Drakk visiblement satisfait d'entendre la requête du hurleur, accourra au prêt de sa supérieure adorée (où pas). Puis la souleva délicatement pour ne pas froisser son bras blessé, la forçant dans un sens à s'appuyer sur Follen qui était un peu plus costaud que le jeune homme de quinze ans. Lui et le hurleur allèrent en clopinant déposer la jeune femme dans sa tente attitrée, ce n'est qu'une fois devant cette dernière qu'il fit signe à ce qui s'apparentait à un serviteur de partir prévenir le reste du camp où se trouvait la jeune femme. Il la regarda avec une certaine appréhension puis lui demanda:

-Désolé pour cette initiative allant sûrement à l'encontre de vos principes, mais je ne peux laisser une compagnonne de bataille pousser ses limites aussi loin. Le mal est la seule chose qui ne se repose jamais, c'est pour cela que sa vision des choses est si obscure...en tant que personne de bien, n'essayez pas de démontrer le contraire je n'y croirais pas, vous devez prendre du repos au moins une heure où deux.
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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Ven 22 Nov - 11:42

À cet instant, je n'avais pas été capable de m'empêcher de penser que des tâches ne pouvaient pas réellement danser. À moins d'être sur une personne ou une chose qui dansait. Mais dans cas, n'était-ce pas ladite personne ou la chose qui dansait et non la tâche? Pour danser, il fallait évidemment des jambes, chose qu'une tâche ne possédait pas. Bien que là encore, j'avais déjà vu une troupe de nain amputé des jambes qui dansaient sur leurs mains... Du moins, je suppose qu'ils étaient des nains considérant leur taille, mais il était vrai qu'une personne sans jambe n'était généralement pas très grande. Peut-être étaient-ils d'anciens géants des montages? Oooh! Les esprits pourraient peut-être répondre à cette question existentielle si je leur demandais? Ah! Quel dommage que je fusse sur le point de sombrer dans le coma! D'ailleurs, pourquoi diable tombais-je toujours dans le coma quand j'étais nue, entourée d'inconnu mort et dans un cheminement visant à répondre à des questions existentielles tout à fait importantes?

Parmi tous les futurs possibles, combien de chances avais-je de me retrouver assise sur le sol, nu et couverte de sang de mort, alors qu'un hurleur pouvant se contrôler venait à ma rencontre en plein désert dans le but de me porter assistance? Si j'avais été en pleine possession de mes moyens et non sur le point de m'évanouir, je me serais surement dit que les lois des probabilités étaient parfois absurdes! Plus absurde encore, cela ne semblait même pas m'étonner. Tout savoir pouvait vraiment rendre votre vie intéressante parfois.
Parlant de choses absurdes, il fallait le dire, je ne comprenais pas vraiment pourquoi je venais de m'envoler. N'y même pourquoi Follen semblait voler avec moi! Oh, mais attendez... Les hurleurs ne savaient pas voler, c'était bien connu. Comment Follen pouvait-il voler? C'était tout à fait impro... Non, je faisais fausse route, j'aurais probablement dû me demander pourquoi MOI je m'envolais. À bien y réfléchir, avec le peu de têtes qu'il me restait, Follen devait probablement me porter. D'ailleurs, je réalisais que j'étais effectivement toujours nue. Évidemment, puisque je n'avais pas eu le temps de m'habiller, et ce, pour des raisons claires. Quoi que... Étaient-elles si claire? Oh heh! Mais j'étais nue! Quel culot! Oh et puis que la fièvre m'emporte! Était-ce si important? Ce n'est pas comme si la sensation n'était pas agréable. S'évanouir sans vêtement et couverte de sang dans les mains d'un homme, tout autant couvert de sang, rencontré à peine une heure plutôt, était d'un romantisme des plus grisant!

Je savais que Follen m'avait parlé et que Galatéa disait quelque chose, mais pour une raison inconnue, j'avais l'impression d'être franchement sourde. D'ailleurs... Ah oui, le coma... Oh... C'est plutôt... Oh... Oui bon...


--

Oh non! Non, non non! Laissez-moi en paix! Voilà pourquoi je ne dors jamais! À chaque fois je me fais attaquer par des hordes d'esprits! Oust, oust! Je vais me venger à mon réveil, je vous le jure! Non, non, non! Arrêtez! Galatéaaaaaaaa! Par Solaris, ils sont terriblement persistants! Non! Tu ne t'approches pas de moi toi! Faites que je me réveille bientôt! Vous l'avez eu facile aujourd'hui! Ma noyade et maintenant ça! Vous n'en avez pas assez de vous en prendre à une jeune femme sans défense? Quoi? Moi une esclavagiste? Mais non!

--

Evor: ''Non, je n'aurais pas besoin de plus d'huile de Kaoktik, sa fière baisse déjà. Apporte-moi une serviette, une bassine d'eau propre et la première femme que tu croises. Nous allons devoir la nettoyer un peu pour empêcher toutes formes d'infections.''

Vivi: ''Bien m'sieur. ''

Evor: '' Ah! Méloée... Dans quel genre de situation t'es-tu encore jeté? ... ''

----

Eh! Pas touche toi! Sssshhh! Je suis peut-être moins forte ici, mais je sais encore me défendre! Aie! Seigneur... Ensuite elle dit que c'est moi qui oublie toujours mon rôle! Toi! Je t'aie vu! J'ai dit non! Je la sauve d'une horde de bandits et elle m'abandonne parmi les esprits! Bas les pattes toi! Galatéa! Follen! Quelqu'un? Secouez-moi!

----

'' Quand une femme dit non, c'est non! À qui est cette main!? Eh toi, je t'interdis d'approcher cette main de mes... Oh. Vous avez vraiment de jolies mains pour un esprit. Oui, non! Seigneur! On viol littéralement mon esprit! ''


Kaylie: ''Oh! Désolée! Tu es couverte de sang et Evor... ''

''Heih quoi? Kaylie? Tu es morte? Tu sais, tu aurais simplement dû me le dire et nous en aurions parlé autour d'une tasse de thé...  ''

Kaylie: '' ... Non? Méloée, mais de quoi parles-tu?''

'' C'est évident pourtant! Je parle du fait que tu es morte pour atteindre à ma vertu dans le monde des esprits! ''

Kaylie: '' Méloée? Je... Mais je suis vivante et mariée. ''


'' Des excuses tout à fait sans fondement et... Oh. Tu n'es pas morte? Je suis où alors?''

Kaylie: '' Dans la tente d'Evor, tu te souviens d'Evor? Le guérisseur de la tribut. Méloée, tu vas bien? Tu es très pâle. ''

'' Alors... C'est Evor qui veut atteindre à ma vertu c'est sa? Mais que fais-tu dans la tente d'un esprit?''

Kaylie: '' Juste ciel... Méloée... Je te sais d'ordinaire dure à suivre, mais la... ''

''Oh, mais attend... Les esprits n'ont pas de tentes... Alors... Alors... Mmmh... Un zombie? ''

Kaylie: '' Un... Zombie?... ''

''Zombie oui! Tu sais le genre de choses qui... Non attend... Si j'étais dans le coma et entourée d'esprit, pourquoi subitement je serais entourée de zombies? Je serais donc réveillée? Réveillé et entouré de zombies!? Tu ne serais pas une morte-vivante par hasard?...''

Kaylie: ''Non? Non pas que je sache... ''

''Alors, tout va bien. Je suis réveillée et... OH! Mais pourquoi ne me la tu pas dit plus tôt? ''

Kaylie: ''... Par les esprits Méloée... ''

''Tout à fait! Par des esprits! Il y en avait des centaines! ''

Kaylie: ''D'accord... Je vais aller chercher Evor. Je pense que tu as besoin de sommeil et d'un bon calmant... ''

''Oh non! Certainement pas de sommeil! Des vêtements vites! Non attend... Je suis poisseuse et pleine de sang... Une couverture alors, vite! J'ai un hurleur à remercier! Parlant de  hurleur, comment va Galatéa? ''

Kaylie: ''Tu nous as rapporté un hurleur!? En pleine nuit!''

'' Si, si. Tout à fait, c'est bien ce que j'ai dit. Et pour Galatéa? ''


Kaylie: '' Galatéa? Un hurleur Méloée! La nuit!''


'' Je sais! Impressionnant non? Mais Galatéa... ''

Kaylie: '' Un hurleur! ''

'' Arrête de hurler et répond à ma question! ''

Kaylie: '' Oh, oui... Désolée... Elle est dans sa tente avec Evor, mais Méloée, à quoi as-tu pensé en apportant un hurleur parmi nous? ''


'' À couch... Bonne question. Aucune idée! Mais il se contrôle et il ma sauvé la vie. Même pas un commentaire sur mon jeu de mots? Parlant de jeu de mots, oû est-il d'ailleurs? ''


Kaylie: '' Le jeu de mots? ''

'' Non le hurleur qui a servi à faire ledit jeu de mots.''

Kaylie: ''  Ciel... Je n'en sais rien, je suis dans cette tente depuis un moment... ''

''  Ah oui? Tu dois savoir où sont les couvertures alors. ''

Kaylie: '' Oui, mais... ''

'' Allé, allé alors! Je dois bien me rouler dans quelque chose si je veux sortir en respectant ma règle des trois minutes avant d'être nue devant des gens. Oh... Mais je suis arrivé ici nue c'est sa? Donc... Donc le clan m'a vue nue... Je suppose que je peux sortir comme ça alors. ''

Kaylie: ''Non, non non! Je vais aller te chercher une couverture chaude, reste ici et ne bouge pas! ''


----

'' Je pourrais chercher Follen ce qui résulterait en moi qui se perds, ou attendre près du feu. Je pourrais aussi avoir voir Galatéa, mais je pense que je devrais la laisser dormir... Je pourrais aller me laver? Je pourrais surement arrêter de me parler toute seule. Oooh! Je pourrais aussi crier le nom de Follen pour le retrouver et ainsi réveiller tout le clan! Non, non c'est une mauvaise idée... Le feu alors, je me laverai après avoir remercié notre sauveteur. ''

Après m'être perdue trois fois dans un campement d'une cinquantaine de tente et de chariot, j'avais fini par trouver le grand feu se trouvant au centre. Oh oui, un esprit m'aurait sans doute aidée à trouver Follen et le feu beaucoup plus rapidement, mais honnêtement, je n'avais pas vraiment envie de faire affaire avec eux pour le moment. Dormir me laissait toujours légèrement traumatiser. Heureusement que la méditation existait et que j'avais plusieurs plantes pouvant aider à combattre efficacement le sommeil, sinon je serais morte depuis longtemps!

La nuit était déjà plutôt avancée et comme je m'y attendais, mis à part deux ou trois fêtards, les alentours du grand feu étaient déserts. Ce qui était ironique compte tenu de la position exacte du campement.

Toujours enroulée dans ma couverture, je m'étais laissé tomber sur une grande pierre plate pour observer le feu en grelottant. Les nuits étaient toujours fraiches dans le désert, cette nuit n'échappait pas du tout à l'habitude, mais je devais dire que tous mes frissons n'étaient pas tous dus à la température... Combien de personnes avais-je tuées pour garder le droit de vivre? En fait, je connaissais la réponse exacte et les chiffres ne me réconfortaient pas du tout.

Je soupirais.


'' Il fait affreusement froid cette nuit, même prêt du feu, tu ne trouves pas? Cette pierre est bien assez grande pour deux personnes si cela te dit. Oui bon je sais! Ne me dit rien, je sens terriblement mauvais! Je comprendrais si tu préfères la pierre d'en face!'' Avais-je dit en tournant la tête dans sa direction.

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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Sam 23 Nov - 10:00

Il l'avait finalement laissé devant sa tente, le valet était rapidement revenue avec quelques membres du campement. Le hurleur avait laissé le destin de la jeune guerrière entre leurs mains, l'idée qu'elle puisse enfin se reposer rassurait Follen.

En effet, il n'aimait pas savoir que des gens comme elle s'infligeait plus de douleur que le mal lui même n'avait prévu d'en faire. La fatigue s'était-elle aussi engouffrée dans les failles du voyageur, son corps ne demandait plus qu'une chose. Du repos, oui voilà ce qu'il désirait le plus en cette fraîche nuit. Malheureusement Follen n'avait pas eu la chance de trouver une tente sous laquelle s'allonger, au contraire on lui avait surtout conseillé de marché au hasard et prier. Des conseils d'hommes et de femmes ivres, rien de très perturbant pour le rôdeur qui sentait une douce et agréable odeur parfumé. Alors que ses pensées allait au questionnement existentiel du pourquoi et comment pouvait-il faire aussi froid soudainement en plein désert? Ses pas le menèrent devant une étrange étable, une femme d'un autre âge semblait attendre ensevelit dans de multiples couvertures que l'on vienne la voire. Devant elle était étendue de multiples petits sacs remplis d'herbe en tout genre, mais ce qu'il convoitait le plus avidement était sûrement cette magnifique pipe. Le hurleur n'y connaissait pas grand chose, mais il avait déjà vue des gens fumer à l'aide de cet engin et il devait admettre apprécier le style de ce simple instrument. Il sortit un sac puis chercha à sortir de la monnaie, avant qu'il ne puisse aboutir à quelque chose la main de la gérante lui tendit simplement ce qu'il avait peu de temps avant reluqué.

Un sourire enfantin se dessina l'espace d'un instant sur le visage de Follen, puis il tenta de refuser l'offre de la femme tenant réellement à payer. Elle ne parlait pas sa langue, lui ne comprenait pas la sienne. La discussion s'avéra longue mais fructueuse:

-Donc vous ne prendrez pas mon argent ?
demanda-il en lui montrant sa maigre bourse.

-Khalesha inuyshi jarold! répondit-elle en secouant les mains et pointant le hurleur des doigts.

-Ho putain ... bon bah puis ce que c'est un cadeau. conclu-il en s'emparant du sac et de la magnifique pipe.

Il se leva puis testa immédiatement sa nouvelle trouvaille, remercia la vieille femme en s'inclinant puis engouffra le plus d'herbes magiques possible dedans. il ne savait pas si cette plante avait un nom, mais elle sentait étrangement bon.

Dès que la flamme embrasa les quelques feuilles prises au piège, un long mais compacte nuage de fumée blanche fut aspirer par l'innocent hurleur. Le jeune loup tenta de contracter le plus de muscles possible, mais rien à faire lorsque qu'il expira la fumée plus rien n'était comme avant. La vie semblait moins froide, moins agressive, les gens étaient tous de braves hommes qui méritaient de vivre à ses côtés pour l'éternité. Un rire évasif lui échappa, ce qu'il venait de prendre n'était pas du tabac, mais l'une des herbes dîtes chamaniques! Les magiciens où autre profanes les utilisaient pour ouvrir leurs esprits aux divers univers intemporel, qui se trouveraient être beaucoup moins éloignés que ce que la bien bien-pensance commune affirmait. Bref, les sens de la bête égaré peut être à cause de la fatigue n'étaient plus ce qu'ils étaient. L'étranger titubait au milieu du camp, tirant des lattes toujours plus importantes sur sa pipe. Le manque d'habitude à ce genre de traitement le laissèrent très rapidement se désinhibé, il riait pour un rien puis s'amusait à hurler à la mort comme un chien quand il était seul. Bien sûr après avoir entendu quelques plaintes, vue passer quelques bottes au dessus de son crâne et avoir sentit son crâne lui jouer de nouveau tour il s'enfuit en courant.

Son mini cirque dura un peu moins d'une heure, mais au moins il était allé d'un bout du camp à l'autre. Le sac d'herbes récemment acquis avait sacrément diminué au cours du chemin. Ses yeux étaient parsemés de rouge, d'ailleurs la façon dont il promenait son regard laissait penser qu'il n'était plus totalement présent. Certes son corps marchait en zigzaguant, mes rien chez lui ne semblait prouver qu'il était conscient, si ce n'est cette volonté étrange d'approcher de ce maudit feux. Oui ses yeux étaient plissés à leurs extrêmes, la seule chose qui scintillait désormais chez lui ce n'était pas une étincelle fougueuse encré dans ses yeux, mais belle et bien l’herbe rougeoyante qu'il n'avait pas cessé de consumer. Une fois prêt du feux, Follen s'installa sur une pierre puis s'allongea dessus. Le hurleur avait cru entendre un bruit, où un avertissement juste avant qu'il ne s'effondre dessus mais il s'imaginait que l'un des riverains lui faisait une blague. Ce n'est qu'après s'être assit à côté de Méloée sans même s'en rendre compte qu'il rembourra sa pipe en déclarant:

-Que je sois ici où là bas j'aurais froid alors autant économiser mes forces ...

Chose que le hurleur ne précisait pas, c'est aussi le fait qu'il appréciait la présence de cette charmante bien qu'étrange femme aux cheveux longs. Son cerveau n'avait pas encore réellement synthétisé le fait qu'elle était bien la personne qu'il avait aidé dans le désert, mais déjà il aimait être à ses côtés. Il ne disait rien ne faisant que fumer sur sa pipe. Soudainement son oeil droit se braqua sur la jeune magicienne, puis en expirant un affreux nuage blanc il lui demanda:

-On ne s'est pas déjà vue ?



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MessageSujet: Re: Solitude ou es-tu?   Mar 26 Nov - 21:58

Oh oui l'univers était fait d'incertitude et de surprise. Bien que cela soit tout à fait faux d'un point de vu tout à fait littéraire. Même qu'en vérité, l'univers était surtout formé de matière et d'énergie. L'univers était aussi soumis à des règles bien précises et donc les surprises n'étaient pas ex... Ah oui, les incertitudes! Tout était incertain! Dans notre monde rien n'était impossible, bien que parfois improbable, tout évènement avait une chance de se produire à un moment ou à un autre. J'étais très bien placée pour le savoir, mon don de vision ne me cachait pas beaucoup de choses. Et par pas beaucoup de choses, je voulais surtout dire qu'il ne me cachait rien! À quoi cela m'aurait-il servi de voir l'avenir si je n'en voyais qu'une fraction? Oh certes je pouvais me tromper, mais ce n'était pas par manque de vison, mais bien parce qu'un évènement qui avait moins de chance de se produire qu'un autre pouvait tout de même se réaliser envers et contre tous.

Mais ou diable voulais-je en venir avec ceci? J'avais bel et bien perdu ma concentration avant la fin de ma pensée. Oh et puis que la fièvre... Ah oui! Voilà, je savais que je finirais éventuellement par me souvenir du fond de la question! Ou était-ce le dessus de la question? Oooh! Une magnifique question qui donnait énormément de matière à réflexion! Ah! L'origine des expressions linguistiques en provenance d'Occei était d'un fascinant! D'ailleurs pourquoi savais-je que cette expression venait d'Occei? Était-ce à cause de l'intonation tout à fait adaptée à l'accent occeïen? Fabuleux! Toujours plus de questions et toujours moins de réponses! Par où commencer? Mais commencer quoi? Une conversation avec ce hurleur sous l'influence de... Oh!

Oui, c'était bel et bien là où je voulais en venir! L'évènement X qui avait peu de chance de se produire! Rencontrer un hurleur fumeurs sous l'influence d'herbes rituelles, était en soi d'un étrange flagrant. Bon d'accord, je n'étais pas très bien placée pour qualifier quoi que ce soit d'étrange! Mais tout de même, si j'additionnais les évènements qui nous avaient conduits ici à cet instant précis, sur cette pierre, les probabilités que de tels évènements se chevauchent étaient presque nulles. Personne ne m'aurait crut si... Mhm... Personne ne me croyait jamais de toute manière. Ou peut-être était-ce seulement parce que ma manière d'expliquer était si incroyablement invraisemblable qu'il était ardu de me suivre? Une autre effroyable question existentielle qui m'aurait demandé de cogiter pendant des heures et des heures! Mais en avais-je seulement le temps? Oh non! Une autre question! Concentration Méloée! Je devais garder ma concentration!


''Oh et bien c'est très relatif tout ça! Tout dépendamment de ta technique pour t'assoir ou de ta manière de marcher jusqu'à cette pierre, tu pourrais tout aussi bien dépenser plus d'énergie à rester ici. De même, si tu venais à t'endormir et que tu entrais dans une phase de sommeil avec des rêves, tu dépenserais aussi plus d'énergie à simplement rester sur place! Savais-tu que rêver dépense tellement d'énergie que c'est la raison pour laquelle parfois nous nous réveillons plus fatigués que... Oh! Je sais, je sais! La nuit dernière justement, je rêvais que...''

Les effluves en provenance de sa pipe et le vide dans son regard étaient plutôt éloquents, son état était plutôt avancé, d'ailleurs ses paroles suivantes avaient été encore plus éloquentes! Pas besoin d'esprits ou de don de vision pour comprendre la situation! Et se, même pour moi, mélanger comme je l'étais toujours!

'' Nous nous sommes rencontrés il y à exactement quatre heures, six minutes et trente-trois secondes!Ou peut-être pas? Ce temps correspond au moment exact durant lequel j'ai senti sa présence, alors que ta tête était toujours sous l'eau... De ton point de vue, nous nous sommes vus trente secondes plus tard... Oh! Mais je réalise, tu as un sacré souffle! Je n'arrive même pas à garder la tête sous l'eau plus de quinze secondes! Non en fait, je peux la garder sous l'eau beaucoup plus longtemps, mais seulement quand ont me tient la tête ou que je suis évanouie, ce qui dans ce cas bien précis... Par les esprits! Il fait vraiment horriblement froid! Tu savais pourquoi il faisait si froid dans le désert la nuit? En fait... Oh, mais si j'ai froid, alors... Alors, cela signifie que... Non. Nooon. Mauvais raisonnement. Ah oui, tu veux un bout de ma couverture? Incroyable... J'ai passé par dessus mon habitude de te vouvoyer tout le temps! Heh! Nous sommes presque des amis intimes maintenant que le dernier mur linguistique est tombé! Je me demande bien ce qui c'est produit pour opérer ce changement. Après tout, ce n'est pas comme si... Oh mais oui justement. C'est surement en lien avec le fait que j'ai passé plusieurs minutes nue dans tes bras. Selon moi c'est le genre d'évènement qui casse les barrières personnelles assez rapidement!''

Respirer me semblait être une merveilleuse idée! Je fis donc ce que toute personne normalement constituée aurait fait, je continuai de parler.

'' ... ''

Constatant qu'aucun son ne sortait de ma gorge, je fus forcée de prendre une pause pour respirer pour de vrai, quelle misère!

'' Je suis plutôt heureuse que tu sois sous l'influence directe d'herbes rituelles. Généralement les gens inventent une excuse plus ou moins brillante pour m'échapper quand je commence à parler. Je me demande bien pourquoi... Parlant d'herbes rituelles, le clan à déposé une loi qui m'interdit de m'approcher de toutes formes et de tous types d'herbes ou autres substances psychotropes! Tu t'en rends compte? Je suis probablement la seule chamane au monde à ne pas avoir le droit de m'approcher à moins de cent mètres de ce type de plantes! Ce n'est pas parce que la dernière fois j'ai essayé de me jeter en bas d'une falaise en me prenant pour un oiseau qu'on devrait m'interdire de... Oh, c'est un mauvais exemple pour faire ma défense pas vraie? Je reprends alors! Ce n'est pas parce qu'une fois j'ai essayé de manger manger trois personnes parce que j'étais certaine que tout était fait de pain d'épice et que cette histoire c'est terminé abruptement quand j'ai mordu Galatéa et que... Oui bon, ce n'est pas tellement mieux... Sinon il y a aussi... Non, surtout pas cette fois la! Oh non! Oh que non! Mhm... En fin de compte, je commence à peut-être comprendre pourquoi le clan m?a interdit d'en consommer... Surtout qu'ils savent tous que je n'en ai pas du tout besoin pour parler aux esprits. De plus, certains affirment que même sans cela, j'ai tout de même toujours l'air sous l'influence de substance psychotrope! Tu t'en rends compte? Tu trouves que j'ai l'air complètement halluciné et déconnecter de la réalité toi? ''

Réalisant que je parlais probablement beaucoup trop et que le cerveau, endormi par les drogues, du hurleur avait peu de chance d'être capable de tout synthétiser, j'avais décidé de me taire un peu. Si, si, il m'arrivait parfois d'avoir un minimum de contrôle sur le débit de mot en provenance de ma bouche. Non, non je ne pouvais pas vraiment.

'' Oh oui, j'oubliais. J'ai déjà révélé à une personne que tu étais un hurleur! Heureusement que presque tout le monde dort et que Kaylie est beaucoup trop gêné pour réveiller qui que ce soit, sinon j'aurais créé toute une commotion! Quand le jour se lèvera, j'expliquerais en dét... Non, Galatéa ne me laissera pas faire sous prétexte que mes explications ne sont jamais claires et le fera à ma place. Oui bref, Galatéa expliquera la situation et tout devrait entrer dans l'ordre si tu décides de voyager avec nous. Nous sommes une petite communauté, mais nous sommes unis et le fait que tu nous à tous sauvés nous rends redevable de ta personne et... ''

J'arrêtais de parler, soudain consciente d'un élément.

'' À moins que nous soyons dans le futur durant lequel Kaylie se mêle, les pieds dans une corde, s'effondrent sur la tente de Calem, qui est soit dit en passant ce que les habitants d'Ushiu appellent une grande gueule. Pressant Kaylie pour des explications, cette dernière laisserait, alors entendre qu'un hurleur se trouve parmi nous en pleine nuit et... Oh, non. Le point de rupture de ce futur est déjà passé... Bien! Bien! Nous l'avons donc évité de justesse! Ah moins que... Non, nous avons évité celui-là aussi. C'était moins une! D'après nos livres, les seuls hurleurs qui savent se contrôler et qui peuvent maitriser leur transformation quand la lune est visible, sont les Alphas. Considérant ces faits, il est normal que certains puissent avoir peur si une explication ne leur est pas donnée! Je trouverais dommage qu'ils essaient démembrer un aussi beau spécimen masculin avant que j'ai le temps de... Oui bon passons. ''

Le rouge me montait aux joues. Pouvais-je non seulement passer plus d'une minute sans énoncer des absurdités de ce genre? Je devais trouver quelque chose d'intelligent à dire! C'était une obligation! Oh oui, je pourrais peut-être finalement faire le pourquoi j'étais venue prêt de ce feu au départ? Je ne m'étais encore jamais embourbée en tentant de remercier quelqu'un, c'était donc l'occasion parfaite pour me rattraper!


'' Si tu ne m'avais pas sauvée, ce clan tout entier n'aurait pas tardé à me suivre. Nous te devons tous la vie. Tu n'as pas à t'en faire, je ne pense pas que quiconque te donne la chasse ou t'embête. Je n'es pas grand-chose à te donner, d'ailleurs je ne possède pas grand-chose, mais merci. Si tu as besoin de quoi que ce soit durant le voyage... N'hésite pas. ''

Je regardais le feu crépitant, qui soyons honnête, ne nous réchauffait pas du tout. J'étais venue au monde dans les terres très peu accueillantes d'Occei, la chaleur et le feu, je connaissais. Le froid par contre... Je sentais que j'allais éventuellement finir par devenir un bloc de glace à rester la. Bon évidemment, les chances que je me transforme en glace était si faible, qu'elles ne devaient même pas être vraiment considéré, mais... Oh, mais si un aquamancien spécialiser en glace utilisait un de ses sorts sur moi à cet instant précis!? À bien y penser, cela aussi était improbable, après tout le seul esprit qui m'était toujours enchaîné m'aurait avertie, non?

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