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 Un nouvel allié (PV A. le magnifique)

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Katerina Vasileva
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MessageSujet: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Dim 3 Fév - 4:36

J'étais assise dans la salle du trône à écouter ce que les membres de l'Alliance avaient à me dire d'important et aussi afin d'entendre leurs plaintes par rapport au comportement de telle ou telle personne. Après tout, je dirigeais cette ville et les gens avaient besoin de se sentir rassurés et de savoir que leur Reine prenait le soin de s'occuper d'eux alors qu'elle avait déjà beaucoup à faire afin de maintenir l'ordre dans l'Alliance et de recruter de nouvelles personnes désireuses de ce joindre à notre organisation. J'étais perdue dans mes pensées quand je vis alors un de mes conseillers s'avancer et me regarder d'un air sérieux. Il allait me parler de choses importantes et je le savais, il ne prenait pas cet air pour un rien. Cela allait être un choix, des nouvelles ou bien encore une demande en mariage. Si c'était ça alors je ne saurais quoi répondre.

« - Est-il possible de faire évacuer la salle pendant un certain temps, pour que je puisse vous parler d'un sujet important? Je ne voudrais pas que des gens soient en opposition avec la nouvelle que je vous apporte. »

Je le fixais alors du regard étant donné que ma curiosité avait été piquée. S'il était question de ce sujet dequel il m'avait déjà parlé alors je n'avais pas le choix, je devais être seule avec lui ou en compagnie des autres conseillers. Je me levais donc de mon siège en lui faisant signe de me suivre. J'étais décidée à avoir les pensées claires et d'arrêter de me troubler avec des stupidités. J'eu alors un vertige et je me retrouvais à nouveau dans cette cage infernale, avec encore une fois Aliester qui me torturait, je criais et subitement je repris mes idées et vis les gens qui me regardaient en se demandant se qu'il s'était passé à l'instant. Je relevais la tête haute tout en gardant mes larmes pour moi, seul Nathaniel savait ce qu'il venait de se produire. C'était bien la son nom, aussi doux qu'il était, le nom était fait pour lui, on aurait pu croire qu'il était un ange, tant il était attentionné envers moi.

« - Les rencontres sont pour le moment suspendues, donc je vous prierais de quitter la salle et de retourner vaquer à vos occupations, c'est non-négociable. Je dois rencontrer mon conseiller afin de discuter d'informations vitales pour l'Alliance. »

Mon plus fidèle suivant s'approcha alors de moi suite au signe que je lui avais fait. Il me sourit pendant un bref instant avant de retrouver son visage neutre et sans émotions. Nathaniel me tendit la main, que je pris afin de pouvoir descendre les marches comme une reine avec son roi, quoi qu'il n'était que pour moi un ami loyal et sans reproches. Après tout, il était celui qui était venu me chercher alors que j'étais encore dans la période la plus sombre de ma vie. Il m'entraîna ensuite par une porte cachée qui menait à une plus petite salle de réunion où était déjà installés les autres membres du conseil.

Je hocha la tête comme signe de bienvenue et je m'assis à la place située au bout de la table de façon à ce que tous puisse me voir. Quand à Nathaniel, il préféra rester debout à mes côtés tout en regardant les autres avec ce visage empli de fierté d'être le bras droit de la dirigeante de l'Alliance.

« - Alors que sont les nouvelles, mon cher ami?

- Nous avons appris récemment qu'un des conseillers de ton père, un humain, était toujours en vie et qu'il est la cause des problèmes que l'empire a eu dans les archipels. Le meilleur, c'est qu'il a réussi à s'échapper de Raven et qu'aux dernières nouvelles, il se dirigeait par ici. Nous le croyions tous mort, mais apparemment il ne l'est pas, il s'agit de Lord Abel!»

Les conseillers semblaient s'agiter alors que cela semblait être une bonne nouvelle, je me demandais bien pourquoi. Il n'y avait que mon sauveur qui semblait calme ainsi que moi-même. Je ne pouvais laisser ces gens si fidèles et persévérants qu'eux être atteints par une telle nouvelle j'enchaînais donc avec des paroles réconfortantes.

« - Voilà une nouvelle réjouissante! Nous allons devoir nous préparer à le recevoir comme il se doit. Après tout, il n'est pas n'importe qui, je suis impatiente de pouvoir faire sa rencontre. Savez-vous dans combien de temps il devrait arriver?

- Malheureusement, non, nous ne le savons pas, mais il pourrait arriver d'un moment à l'autre si l'on se fie au fait que la nouvelle nous est arrivée ce matin. »


J'entendis alors des clameurs s'élever de l'extérieur de la salle du trône et je me précipitais pour savoir de quoi il s'agissait. Mes conseillers se regardaient comme s'ils ne comprenaient pas la situation. Nathaniel, lui, ne semblait pas plus surpris que ça et me suivit même dans la pièce suivante pour voir ce qu'il s'y passait.Il était hors de question que je laisse qui que ce soit venir gêner les gens qui attendaient de me rencontrer. Il y avait quelqu'un qui se tenait à l'entrée des portes et qui me regardait. Il avait l'air d'arriver d'un long voyage. Je le fixais alors avec un regard interrogateur, me demandant s'il était le Lord Abel en question, puisque dans mon enfance je n'avais jamais eu l'opportunité de le voir aux réunions du conseil de mon père. Il avait toujours été envoyé en mission afin de savoir ce qui se passait dans les autres régions d'Ansil. Je savais qu'il était humain et c'était tout.

« - Bonsoir, bienvenue à Theiseth. Permettez-moi de me présenter. Je suis Katerina Vasileva, chef de l'Alliance et voici Nathaniel, mon bras droit. Si vous avez quoi que ce soit à dire, nous prendrons alors la peine de discuter tranquillement autour de la table qui sera installée sous peu, afin que mes suivants puissent vous rencontrer également. Et vous êtes? »

Furent les paroles que je prononça quand je sortis de mon état de questionnement.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Dim 3 Fév - 16:03

L'homme marche. Il marche et marche et marche encore. Conduit part ses jambes de manière inexorable. L'être est un couteau. Un couteau qui fend le temps et l'espace sur son passage. Le monde autour de lui n'est que papier, alors que l'homme est d'acier. Rien ne l'arrête, rien ne peut l'arrêter. Personne autour de lui, la route et le vent comme seul escorte, les êtres vivants l'auraient nécessairement ralentit. L'homme ne prend pas de pause, ne s'arrête pas même pour dormir. Non, cette personne régule ses besoins par une simple pression magique. La technique à une limite, mais cela ne l'intéresse pas, non, l'homme marche.

Les limites sont un point commun aux êtres vivants. Les limites sont un point commun à chaque chose dans cet univers. Lui, ne viens pas de cet univers. L'homme n'a pas de limite, alors ses jambes continuent de le porter loin. Ignorant douleur et fatigue, ses jambes et ses pieds tranche la distance qui le sépare de son but ultime. Theiseith est tout prêt, ses pas l'ont déjà conduit de l'autre côté du rideau de fer. Les formes du Grand Fortin se découpe légèrement, tel un joyaux sur l'horizon d'un noir d'encre qui, tel l'inexorable bouche de la bête, tente de le projeter vers un abysse de noirceur sans nom.

Son voyage dure depuis des semaines. L'être marche depuis la côte d'Ansil'Lith, non, depuis bien avant. Déjà sur le bateau L'homme n'avait de cesse de marcher. Son impatience est palpable. L'homme attend cet instant depuis de trop nombreuse années. Les rouages de l'horloge prennent place, les aiguilles ne bouge pas encore, mais un craquement significatif venant du mécanisme est audible. Faible réverbération d'un évènement à venir. Le monde entier retiens son souffle, la pièce est sur le point de débuter. Les acteurs sont tous en scène. L'engrenage est huilé à la perfection, chaque détail a été calculé. Tout s'emboîte et soudainement, ses pieds ont franchie la première porte. Tic tac.

Les aiguilles tournent à nouveau. L'heure précise est donné. L'heure du changement a sonné au douzième coup de l'horloge. La réverbération du bruit s'accorde au battement de coeur des hommes et des femmes, Nosphéras et Hurleurs, tous le savent au plus profond d'eux-mêmes. Il est l'heure. Le sentiment s'insinue, les astres observent. Le rythme du monde change cette nuit. L'horloger termine les derniers ajustement à l'instant. L'horloger le sait mieux que quiconque. Cette horloge ne tiens pas son rythme du quartz, mais bien de la vie elle-même.

Personne ne le remarque, guidé par le tic tac de l'horloge, l'homme évite les gardes, les patrouilles, la population. L'être est le temps, tous on conscience de son existence, mais le temps est insaisissable. Comme personne ne regarde sa montre en permanence pour suivre le mouvement de l’aiguille des secondes, personne ne l'observe assez longtemps pour remarquer la subtilité de son mouvement.

Tic tac. L'homme se dévoile à l'intérieur de la pièce.

'' Bonsoir, mesdames et messieurs. Auriez-vous l'obligeance de m'apporter une bouteille de vin de première qualité, deux coupes, ainsi que votre chef d'état?''

Le temps semble avoir prit fin dans le grand hall. Le cimetière de secondes devint bientôt celui des minutes. L'assemblée était surprise. Comment cet homme avait été en mesure de traverser les deux gardes à la porte sans être annoncé? N'y avait-il absolument rien à son exacte position deux secondes avant? Qui était ce spectre couverts de poussière? Bien que l'être sait prendre son temps, l'homme n'a pas envie de le perdre en cet instant. Ainsi, l'homme retire son manteau d'une saleté presque écoeurante, le voyage l'ayant quelque peut amoché. Délicatement, le nouvel arrivant plis son manteau, retire son couvre chef, le retourne et dépose vingt pièces d'or à l'intérieur. L'être place ses vêtements dans les bras d'un jeune serviteur.

''Vous pouvez les jeter. Bien! Puis-je avoir ma bouteille de votre meilleur crue?''

Tic tac. Le temps coule à nouveau et la clameur de la foule monte dans la pièce. Le serviteur remercie l'homme d'un signe de la tête et cours chercher une petite table, deux coupes et ordonne à un autre serviteur de lui ramener une bouteille du cellier. L'argent était un moteur puissant dans toute société pour obtenir satisfaction.

Serviteur: ''Qui dois-je annoncer à dame Vasileva? ''

L'homme observe son interlocuteur depuis les fenêtres de son âme. Un sourire prend naissance sur ses lèvres et un rire puissant s'échappe de sa gorge.

'' Cela ne sera plus nécessaire jeune homme, votre reine vient d'arriver.''

Elle est grande, ses cheveux sont de flamme. Ses yeux intelligent son profond tel un océan de merveilles. Ses membres sont délicat. Sa démarche est gracieuse, chacun de ses pas est une danse, un hymne à la beauté. Sa voix est douce, mais emplie d'autorité. La reine est pragmatique. Le sourire de l'homme se fait plus grand, plus doux, plus... Charmeur. Elle est magnifique.

L'être exécute une révérence parfaite et s'avance d'un pas lent, calculé. À un pas de la reine, l'homme met un genou à terre et prend la main de sa souveraine pour y déposer un délicat baisé.

'' Je me présente, je suis Lord Abel, ma reine. ''

Le seigneur se relève avec grâce, plongeant son regard dans celui de la femme qui lui fait face. Son sourire s'agrandit encore.

'' Pardonnez mon insubordination, mais je dois dire que les histoires à votre sujet étaient toutes fausses. J'avais entendu dire que vous étiez devenu une jeune femme magnifique, mais ce n'était que pâle comparaison en vue de votre véritable personne. ''

Avec un regret visible, l'homme quitte la femme pour faire face au bras droit de celle-ci. Nathaniel le regarde d'une drôle de manière. Ils sont rivaux, maintenant le bras droit le sait. L'être lui offre donc un sourire et le salue d'une inclinaison du corps.

''Lord Nathaniel.''

Pas un mot supplémentaire au conseiller, l'être se retourne à nouveau vers la reine. Au même instant le serviteur revient avec la bouteille de vin et les deux coupes. Le seigneur remercie le serviteur une nouvelle fois.

''L'hospitalité de votre père faisait déjà légende à l'époque, ce royaume n'en a rien perdu! Votre père aurait été fier de voir la reine que vous êtes devenues. Je regrette d'avoir passé autant d'année dans les îles loin de vous. Je crois que nous avons plusieurs histoires à nous raconter et plusieurs années à rattraper. Heureusement, la nuit est jeune.''

L'homme tend le bras à son interlocutrice.

''Me ferez-vous l'honneur de dîner en votre compagnie?''

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Dim 3 Fév - 17:56

L'homme semblait légèrement amoché, mais il avait l'air d'être indifférent à cela. Je l'entendis commander une de nos meilleures bouteilles de vin tout en leur disant d'amener deux coupes. Je le vis également commencer à se dévêtir de ces vêtements sales et abîmés par le voyage pour les confier aux bons soins d'un autre serviteur qui semblait dérouté. Pourtant, il hocha la tête comme approbation pour lui faire signifier qu'il allait s'exécuter, après tout l'étranger avait glissé des pièces d'or dans le couvre-chef qu'il avait posé sur le manteau dans les bras du domestique.

Un sourire apparaît sur mes lèvres quand je vois celui-ci s'affairer à satisfaire le nouveau venu, qui pourtant était un total étranger et apparemment assez doué pour passer les gardes qui surveillaient l'entrée. Les serviteurs n'avaient pas encore remarqué ma présence tant ils étaient occupés à faire tout pour que l'homme soit convenablement accueilli. Un serviteur s'approcha et lui demanda qui il devrait présenter à moi-même. C'est alors que j'entendis le rire de l'inconnu retentir dans la salle du trône et vis qu'il me regardait après avoir annoncé que cela ne sera pas nécessaire étant donné que j'étais déjà arrivée.

Sa présence me troublait et me rendait confuse, je ne comprenais pas ce qu'il venait de se passer. Il me regardait et je me sentis gênée, par ce regard doux et charmant, ce sourire qui semblait avoir trouvé une perle. J'eu une faiblesse pour lui seulement après ces quelques instants, même s'il n'était qu'un étranger, je voulais le connaître et le compter parmi mes meilleurs alliés. Je ferais absolument tout pour qu'il puisse se joindre à nous et accepter de se reposer pour les quelques semaines à venir. Il était hors de question qu'il reparte après avoir eu tant de route à faire. C'est impensable.

Il s'avance vers moi, mon sang se fige tellement je ne sais pas comment réagir à son charme. Il met un genou à terre, prend ma main et dépose un léger baiser sur celle-ci. Il semblait si calme et la situation semblait être parfaitement contrôlée par cet homme. On aurait dit qu'il savait exactement quoi faire pour obtenir mes faveurs et je me sentis rougir au contact de sa main chaude sur la mienne et de ses lèvres douces se poser sur celle-ci alors que je restais là, debout, la bouche entrouverte à chercher mon souffle, tant j'étais étonnée par ce comportement exemplaire. Même si je suis la souveraine, je ne comprenais pas comment il pouvait me connaître autant alors que je n'avais encore rien dit de vraiment important autre que me présenter.

« - À ce que je vois,vous êtes un flatteur de premier rang ou alors vous savez seulement comment parler à une reine. Par contre, je suis enchantée de faire votre connaissance enfin, mon cher Lord. »

Ce croisement de regard après qu'il se soit relevé me rend folle, la magnificence de ses yeux bruns était telle que je pourrais m'y perdre si j'y restais trop longtemps. Je sentais que Nathaniel n'appréciait pas le Lord Abel et qu'il y avait maintenant une sorte de tension entre les deux hommes. Le sourire du seigneur était un peu plus grand qu'il ne l'était il y avait quelques minutes à peine. La dentition parfaite et la douceur de ces lèvres me captivaient encore plus.

« - Vous avez entendu parler de moi, donc? Mais en ce qui concerne ces compliments, je ne puis me résoudre à les accepter puisqu'après tout je reste une personne normale qui veux mener une vie normale après tout, la différence de nos races pour moi n'a aucune importance. Alors si vous voulez me complimenter attendez au moins que nous soyons seuls, car je ressens de la tension entre vous et Nathaniel. Je n'aime guère ça. »

La froideur des paroles et des mouvements du Lord envers Nathaniel n'avait aucune mesure et j'aurais pu ressentir une espèce de défi qui s'était lancé entre eux. Je ne pouvais me résoudre à régler ce conflit, je n'avais pas de temps à perdre pour ça. Je les regardais donc tous les deux avec un air d'exaspération et je demandais à Nathaniel de quitter la pièce et de me laisser seule avec cet homme. Le serviteur arriva quelques instants après le départ de mon bras droit.

« - Ma dame, monsieur, je dois vous faire part du fait que Nathaniel est en train de broyer du noir et qu'il insulte les gens se trouvant sur son passage, devons nous faire quelque chose en lien avec ça?

-Non, cela ne sera pas nécessaire, cet état va passer, il est seulement mécontent du fait que je l'aille chasser de la salle du trône afin de m'entretenir seule avec Lord Abel. Donc, maintenant je vous prierais s'il vous plait d'aller préparer le dîner et de ne venir nous déranger qu'une fois que cela sera prêt.

-Bien, veuillez pardonner mon impertinence. Nous allons nous affairer à cela de suite.

-Merci, maintenant pour revenir à notre sujet de conversation, nous pouvons maintenant aller nous installer à cette table et profiter d'un tête à tête pour pouvoir comprendre ce qu'il s'est passé ces dernières années. »


Je l'écoutais parler de l'hospitalité de mon père et les larmes me montèrent aux yeux après que je me suis remémorer les évènements qui avaient eu lieu il y a de cela une dizaine d'années. Les paroles qu'il me disait me réconfortaient et me calmèrent assez rapidement comme si cela n'étais pas arriver, les larmes n'eurent pas le temps de couler que déjà je retrouvais un état stable et je continuais de garder ma stature de reine.

« - En effet, vous savez comment vous adressez à moi et cela ne semble en aucun cas difficile pour vous, comme si vous me connaissiez déjà. Pourtant, jamais je n'avais eu l'occasion de vous croisez au palais de notre dynastie. Il est dommage en effet que vous ayiez été longtemps parti, je crois que vous auriez été un des premiers à venir me libérer. Les Crow méritent de perdre leur statut et de se retrouver à nouveau comme des exilés et je me préparerais en cas de révolte pour que cela ne se produise pas à nouveau! Et bien sûr, j'accepte de dîner en votre compagnie ainsi nous pourrons discuter des dernières nouvelles.»

Je prends son bras comme une jeune femme accrochée au bras de son nouvel époux.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Mar 5 Fév - 23:26

L'homme observe et comprend, cette bataille n'a pas lieu. La victoire s'achève d'un regard, d'un mot. Nathaniel à perdu, l'être à vaincu. Cette bataille n'a pas lieu d'être car le résultat est déjà prédit à l'avance. Une guerre est déclaré en cas d'incertitude, lorsqu'il est impossible de déterminer qui vas gagner. L'être ne s'adonne jamais à la bataille. Non, lui compose des massacres. L'homme sait que la victoire lui appartient, lui ne perd jamais. Cette reine est la sienne.

Le seigneur écoute sa reine, elle est sous le charme. C'était inéluctable, l'être sait déjà tout ce qu'il y a savoir sur sa compagne. Pas une créature sur cette terre ne saurait le battre sur pareil terrain. Pas un roi n'avait fait de conquête sans préparation. La capacité de voir le jeu, de prévoir chaque mouvement de son adversaire et de savoir bouger ses pions à la perfection, était un talent innée à tout les conquérant. Un don que le l'homme possédait depuis la naissance. La Lettre était le maitre de cette table de jeu. Non, vraiment, pas un être sur cette terre peut le vaincre sur son territoire. Pas un.

Le sourire de la Lettre s’élargit à l'intention du bras droit de la chef d'état qui viens d'être repousser. Tout deux savent très bien ce que cela signifie. Les mots ne sont pas nécessaire, ils ne le sont jamais dans une situation de ce type. L'homme est bon gagnant, son sourire et le seul signe de sa victoire. Le bras droit cependant ne semble pas comprendre qu'il exerce un renforcement négatif. Nathaniel ne peut bouger correctement ses pièces s'il s'adonne ainsi à la colère. Si ce palais est un terrain de chasse, alors Nathaniel est la proie. C'est un fait établit, les Venaris n'ont pas de pareille lorsque viens le temps de chasser le gros gibier.

'' Je vous prierez donc d'excuser mon manque de retenu. Cependant, je n'aurais pas été en mesure de refréner mon envie de complimenter votre beauté intrinsèque. Mon silence ne vous aurais pas rendu justice. Vous avez tout de même raison, mes prochains compliment ne seront que pour vous et non pas pour la cour en entier. ''

La reine prend son bras, ainsi donc le temps est venu d'entretenir le tête à tête qui changera l'histoire du monde. La proposition est accepté, le pacte ne peut qu'être sceller. Cette nuit, s'il en était conscient, Aliester devrais trembler. Son univers s'achève aussi surement qu'il a commencer dans le sang. Cette logique qui étouffe la population, ce monde qui entraine la vie dans son sillage de mort. Cette entière planète, si elle savait ce que l'horloger prépare, devrait trembler.

L'homme fait signe au serviteur qui tiens la bouteille et les coupes de le suivre. De fait, le seigneur se tourne vers la reine. La Lettre lui rend un regard empreint de toute la tendresse qu’aurait fait part un jeune marié à sa femme, puis d'un pas lent et calculé, l'homme entreprend de guider sa compagne avec délicatesse jusqu'à la table. L'homme sait qu'il se dégage une majesté profonde, les occupants retardataire de la pièce observe. Ils observent et voit que la reine et l'homme vont de paire, une symbiose exemplaire, une parfaite harmonie.

La destination est atteinte et c'est avec un regret palpable que l'homme retire son bras pour exécuter une tâche. L'être tire le siège de la reine et comme s'il n'était plus capable de supporter la séparation de leur deux mains, la Lettre prend à nouveau celle de sa compagne pour l'aider à prendre place assise. Chose accomplit, l'homme contourne la table par la droite et prend lui-même place sur son siège. Toujours sans le moindre mot, le Venari fit signe au serviteur de s'approcher. Ce dernier pose les coupes sur la table, ouvre la bouteille et verse le précieux et couteux liquide dans les coupes. Le serviteur dépose ensuite la bouteille sur la table, exécute une révérence avant de s’éloigne.

La Lettre plonge à nouveau son regard dans celui de la reine. Un regard d'une intensité flamboyante.

'' Pas une personne dans cet univers n'a pas entendu parler de vous ma reine. Peu de gens peuvent se targuer d'avoir survécu aussi longtemps à Crow. Vous êtes le couteau qu'il n'a pas été capable de détruire et qui un jour viendra l'achever. Je ne tarirais pas déloge à votre égard. Pour nous tous vous êtes un symbole. La preuve que le Grand Pacte n'est pas mort. Il subsiste et c'est grâce à vous. Même si l'alliance c'est développé pendant votre absence, n'oubliez jamais que cette dernière a été créer parce que nous vous savions encore en vie. Parce que nous savions, grâce à vous, que l'espoir subsistait encore. ''

L'homme s'éclaircit la voix, sa marche forcé ayant assécher sa gorge. Son plus beau sourire fait alors irruption sur son visage.

''Vous n'étiez pas beaucoup plus jeune que moi à l'époque de votre père. Voyez-vous, je me souviens très clairement de la jeune princesse que vous étiez! Déjà à ce moment, votre beauté et votre grâce détonnait aux yeux de tous. Vous étiez le joyaux du palais. Je ne suis pas vraiment surpris que vous ne vous souveniez pas de moi. En toute vérité, je crois bien que j'étais amoureux de vous. J'avais si peur que l'Empereur sans aperçoivent que je vous fuyait littéralement! ''

L'être s'exclame de son rire profond, cachant ainsi une partie de sa gêne.

''Votre père lui-même m'avait recruté comme conseillé alors que je n'avais que dix-huit ans. J'avais beaucoup de chose à prouvez au autres conseillers qui devaient tous avoir le double ou le triple de mon âge. Plus pour certain même! Déjà que beaucoup c'était montré défavorable à ma nomination malgré les résultats des test, je n'aurais certainement pas survécu à un scandale de la sorte. ''

Son sourire se fait tendre, son regard presque amoureux.

''À quoi pensais-je en partant aussi loin de vous? Encore maintenant je me le demande... Peut-être les choses auraient-elles été un peu différente? Au moins à ce que j'ai constaté, vous avez rencontrer un protecteur fort paternel. Je suis heureux de constater que mon absence n'a rien empêcher à votre sauvetage. ''


L'homme soupire.

'' Je sais très bien que les mes actions dans les Îles ont grandement aidé à créer la faille qui à permit à l'Alliance de vous sauvez, cependant... J'aurais aimé ouvrir moi-même la porte de la cage qui vous retenais prisonnière. ''


La lettre tend la main vers sa coupe et la lève à la hauteur de ses yeux.

''Bien... Avant d'aller plus loin, puis-je vous offrir de trinquer à votre honneur? Cette rencontre mérite bien d'être célébrer! De plus, je dois vous avouer en toute honnêteté que cette bouteille me semble irrésistible après une marche aussi longue! ''


L'être ponctua sa dernière phrase d'un grand sourire. La promesse d'une nuit intéressante se dessinait sur l'horizon.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Mer 6 Fév - 2:28

Je sentais qu'entre les deux hommes, il y avait une compétition. Ils s'affrontaient pour m'avoir, que c'était charmant. Nathaniel n'avait jamais eu cette chance, je le voyais plus comme un frère que comme un amant. Je savais qu'il était déçu et qu'il m'en voulait d'avoir toujours agis comme cela avec lui, après tout n'était-il pas celui qui m'avait délivrée des griffes d'Aliester. Il était le frère que je n'avais jamais eu, en plus d'être mon bras droit, je savais qu'il était fiable et que je n'aurais pas de problèmes avec lui, peu importe les évènements qui se passaient. Il était l'homme qui était toujours là en cas d'urgence, il était l'homme de la situation comme il dirait. La seule chose qui me troublait en ce moment était le sourire de Lord Abel qui semblait victorieux, alors qu'il n'y avait aucun concours.

Mon intuition m'indiquait qu'il y avait quelque chose de mauvais qui se tramait entre eux et que cela ne sera pas joli si jamais ils en venaient aux poings. Je savais d'ore et déjà à qui irait la victoire, sans aucun doute qu'elle irait à Lord Abel. Cette jalousie venant de Nathaniel me faisait plus de mal que de bien, car il était bien conscient du fait que je ne m'intéressais pas à lui et qu'évidemment je me serais choisi un autre homme. Son comportement était enfantin et n'avait pas sa place à la cour, c'est la raison pour laquelle je lui avais demandé de quitter. Je refusais d'endurer un homme qui réagissait si mal, après la venue d'une personne aussi importante qui pourrait nous aider à changer la face du monde. Avec son arrivée, peut-être le Pacte pourra-t'il aussi revivre, je l'espérais du moins.

« - Je vous prierais également, Lord Abel de calmer vos ardeurs nous allons parler de choses importantes avant d'aller dans les sujets plus personnels. Le Pacte passe avant tout, n'êtes vous pas d'accord? »

Je lui disais ces mots tout en gardant un sourire fier et empreint de sagesse. J'espérais qu'Aliester tremblerait quand il apprendrait la nouvelle que le pacte avait été recréé et qu'il perdait ainsi sa légitimité en tant qu'empereur et qu'il aurait l'obligation de me céder la place sans qu'il eut son mot à dire. La fin de son règne serait autant un bain de sang que lorsqu'il avait mis fin à la dynastie Vasileva, c'était au tour de celle des Crow de tomber. En cette nuit si jeune, le monde changerait et plus jamais nous allons avoir besoin de se cacher dans l'ombre de l'empire puisque nous allons le reprendre et que je pourrais enfin accéder à ce titre qui me revenait de droit.

Le serviteur qui tenait bouteille de vin et coupes de vin était là tout en attendant de recevoir des ordres de la part de ce cher Abel. Tout en ayant le bras accroché au sien, je le regardais faire, une fois ses ordres donnés, il me regarda avec un regard empli de tendresse qui me laissa pantoise. Sur ce regard, je le senti me guider vers la table où il me tira une chaise et avant que je ne m'asseois avait déjà repris ma main pour m'aider à m'exécuter. D'après les soupçons que je commençais à avoir, il devait être amoureux de moi, pour agir de la sorte alors que c'était là notre première rencontre. J'avais toujours eu cette impression qu'il m'avais évité tout le long qu'il travaillait pour mon père, alors je n'allais pas commencer à tomber sous le charme alors qu'il était encore un étranger, d'une certaine façon. Je devais me ressaisir, ne pas me laisser avoir par les apparences.

Les gens encore présents dans la salle nous avait regardé et comme je voyais à leur regard, nous avions été parfaitement en harmonie tout le long de notre petite marche jusqu'à la table et que selon leurs points de vue nous allions parfaitement ensemble. Le serviteur s'approcha alors encore afin de nous servir le vin avant de partir suite à une révérence en nous laissant la bouteille au centre de la table.

Le regard du Lord Abel était si intense que je pensais m'y brûler. Il était rare que je voyais une telle démonstration de passion venant d'un homme qui ne m'avait pas vu depuis plus de dix ans. Les mots qu'il me disait me rendait encore plus douce que je ne l'étais déjà, mais je l'écoutais quand même car je me disais qu'il ne me disait pas cela pour rien et qu'il avait vraiment une bonne intention. Je fermais les yeux avant de commencer à parler pour contrôler une montée de larmes.

« - En effet, j'ai survécu dix ans dans les conditions les plus pénibles qui soient, vous ne pourriez même pas imaginer à quel point cela était dur pour moi. Je suis bien un symbole, mais cela je le suis devenue sans le savoir, je ne l'ai su qu'après avoir été libérée. Tout ça c'est fait alors que je n'étais pas là et j'aurais préféré être présente pour tout cela. Je n'avais plus d'espoir là-bas, mais tout m'es revenu maintenant. »

Je rouvris les yeux et je vis alors un sourire éblouissant je sentais qu'il allait continuer sur une touche plus romantique sans toutefois le savoir, ce regard empli de tendresse ne pouvait être rien d'autre qu'un jeune homme qui avait le béguin pour moi.

« - N'exagérez pas, voyons, ma mère était encore plus belle que je ne l'étais et que dire de la prestance de mon père. Lui qui savait si bien choisir ces hommes, il a fait un mauvais choix une seule fois dans sa vie, et ça la lui a coûté. Mon père aurait même voulu que vous deveniez le prochain empereur si vous m'aviez épousé, il vous avait probablement choisi si jeune à cette fin et cela n'a pas plu à Aliester Crow. »

Je lui fis alors un sourire avec une pointe de langue entre mes dents, un petit sourire tendre et amical qui lui faisait froisser le nez en même temps. Le rire qui retentit dans la salle du trône était réconfortant et me faisait rire doucement, je ne devais pas trop en montrer après tout, je ne voulais pas qu'il puisse me déchiffrer pendant une seule rencontre. Alors mon intuition avait été la bonne quand je supposait qu'il m'avait vraiment fuit.

« - Il est vrai que les conseillers de mon père était en majorité des Nosphéras et ils avaient mal vu qu'un Humain soit parmi les conseillers de l'Empereur malgré le pacte, si alors ils avaient su que vous étiez amoureux de moi, ils auraient essayé de se débarrasser de vous de manière bien simple. Ils pouvaient être très cruels lorsque l'occasion se présentait, je l'ai su quand tous se sont retournés contre mon père. Lorsqu'ils m'ont enlevé à la fois, ma mère, mon père et ma liberté. »

Il était charmeur et plus il me parlait de lui, plus j'avais l'impression de le comprendre et de savoir ce sentiment qu'il avait longtemps refoulé.

« - Ne pensez pas au passé, quoi qu'il arriva, maintenant la seule chose qui manque est la famille Vasileva au pouvoir, j'ai été sauvée par Nathaniel, mais il ne semble pas comprendre qu'il n'est pas et ne sera jamais celui avec qui je partagerais mon coeur. »

Je vis alors l'air triste du Lord Abel lorsqu'il soupira, nous n'étions pas si loin l'un de l'autre que je leva ma main pour la poser sur sa joue afin de le réconforter un minimum. La chaleur sous ma main me réconfortait également et m'indiquait ainsi que la vie était toujours possible malgré la dynastie Crow qui cherchait à éliminer ces hommes qui pourtant sont si vaillants et méritent tous autant que nous de vivre.

« - Mais c'est quand même en partie grâce à vous que j'ai pu sortir de cet enfer, mais qu'est-ce qui vous a empêcher de revenir avant aujourd'hui? »

C'est alors que je le vois porter sa main à sa coupe et qu'il m'invite à en faire autant. Je lève donc mon verre avec un grand sourire. J'éclatais de rire après qu'il eu mentionné que la bouteille l'incitais à la boire après tout le chemin qu'il avait fait ainsi privé de quelconque source à boire. Je trinquais alors avec lui, pour célébrer cette rencontre.

« - Mais trinquons à votre santé également, car c'est vous qui avez le plus souffert pour venir me rejoindre ici! »

J'éclatais de rire après qu'il m'eut fait ce fameux sourire qui me rendait folle. Pendant quelques instants j'entrevis les barreaux de la cage dans laquelle j'avais été enfermée mais cela ne dura qu'une seconde je n'eut pas l'occasion de subir la torture alors je resta le plus calme possible de repris mon sourire assez rapidement pour ne pas inquiéter le Lord.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Sam 9 Fév - 0:06

Le sourire de la femme est chaleureux. Un sourire comme l'être n'en avait pas vu depuis longtemps. Si l'homme est de glace, alors ce sourire le fait fondre. La lettre doit avouer, la reine dépasse ses attentes. L'observation à porter fruit, mais ce n'était rien en comparaison à la vraie personne. L'homme comprend, personne n'obtient pareil aura de majesté en restant dans la soie. Personne n'apprend à devenir un souverain compétent sans connaitre les souffrances du peuple. Le fait est que, un roi n'ayant jamais vécu parmi son peuple, n'ayant jamais saigné avec son peuple, ne peut aucunement comprendre les besoins de la populace. Oui, l'homme comprend le pourquoi de sa surprise. Cette femme à saigné comme les autres, cette femme a souffert comme les autres. C'est pourquoi elle est si différente des autres. C'est pourquoi, la reine pique son intérêt de plus en plus. Un nouveau point de vue, une nouvelle vision des choses. L'esprit de la Lettre en lui, veut voir. Voir ce qui résulte de cette différence.

Le plan reste inchangé dans les grandes lignes. Cependant, des variables se modifie. La femme n'est pas qu'un pion dans l'échiquier. Katerina vient de changer de classe. De simple pion, elle devient reine. De reine elle deviendra bientôt une maitre de jeu, contrôlant sa propre table. Il est encore trop tôt pour en déterminer les répercussions. L'homme exécute un sourire. L'esprit de l'horloger tourne au rythme frénétique de la trotteuse de sa montre. Non, le plan ne change pas, la reine veut aussi la fin du règne de l'empereur. En ce sens, Katerina reste sa meilleure alliée. L'homme veut comprendre, veux la connaitre. L'horloger veut la voir changer, évolué! Le futur s'annonce savoureux, délectable.

Maintenant, c'est elle qui le complimente. La femme lui fait du charme, du moins, elle le fait à Abel, l'homme d'origine. Non, il n'y a pas de différence, l'être est Abel. Ce n'est pas qu'une question de point de vue, tout deux partages les mêmes souvenirs, la même magie, la même apparence... Les compliments lui sont dirigés. Il est vrai que le seigneur à l'étoffe d'un empereur. La Lettre doute cependant que le maitre du pacte l'est choisi pour devenir son successeur. Il est vrai que l'homme ne connait pas particulièrement bien le premier empereur. Il est maintenant trop tard de toute manière. Une chose est certaine, Katerina n'a certainement pas tord en disant que Lord Abel possède la capacité d'obtenir le rôle. Née roi, lui-même a été forgé dans le sang.

La main de la femme lui caresse la joue délicatement. Le contacte froid l'embrase tel une flamme. Étrange phénomène, la femme lui fait plus d'effet que prévu. Les subtilités de sa personnalité conjuguée à sa grande beauté, rend cette reine irrésistible.

L'homme boit une gorgée de sa coupe de vin. Le gout est surprenant, fruité. Une bouteille comme il en existe dans ses caves à vin. Le serviteur ne sait pas trompé, cette boisson est d'une qualité particulière, exceptionnel. Le Venari déguste encore quelques secondes tout en riant à la remarque de Katerina

'' Vous n'avez certainement pas tord ma reine, mes pieds ont avalé plus de routes dans le dernier mois qu'à durer mon voyage que dans tout le reste de ma courte vie d'humain! ''

Un nouveau sourire charmant, quoi que légèrement triste se dessine sur ses lèvres.

''Vous avez encore une fois raison, je ne devrais pas me lamenter. Lorsque je vous regarde et que je vois la magnifique souveraine que vous êtes devenues, je ne peux que me réjouir que mes actions ont permis la libération d'une personne aussi exceptionnelle que vous. ''

L'être dépose ses mains sur la table, son sourire a disparu. Ses yeux sont empreint de tristesse et de douleur. Un souvenir profondément désagréable refait surface. Ses mains trembles

''Ce qui m'a amené à rester aussi loin de vous durant tout ce temps... Avez-vous entendu parler de Lord Arak? Dans les archipels cet homme était bien connu. Il avait trahi votre père durant la grande guerre. Cette nuit là, la nuit de la chute, j'étais sur le grand mur à observer la nuit avec les soldats. À l'instant oû la lune avait atteint son zénith, l'armée d'Aliester était apparu devant les murs. Un puissant Meister les avaient cachés à notre vue par je ne sait trop quel moyen. Nous allions donner l'alerte quand les hommes autour de moi avait commencé à mourir, assassiner, cribler de flèches... C'était Arak. Il nous avait trahi. Il me laissa pour mort sur le chemin de garde et ouvrit la poterne de la grande porte. À mon réveille tout était terminé... Vous connaissez la suite...''

Une expression indéchiffrable se lit maintenant sur son visage. Un léger sourire vengeur se dessine, mêlé à une pointe de colère froide. Ses mains trembles.

''Grâce à ma magie, j'ai survécu. J'ai survécu en changeant d'apparence et j'ai retrouvé Arak avant qu'il ne quitte le continent pour les îles. J'étais persuadé que vous étiez morte ainsi que tous les anciens conseillés qui était resté fidèle à votre père... Il ne me restait que la vengeance. Je voulais faire payer Arak et Aliester. J'avais appris que le nouvel empereur avait récompensé Arak en lui offrant une île et un poste très important dans les archipels. En me faisant passer par un soldat du Lord, j'ai été capable de le suivre dans les îles. Puis, j'ai fait la seule chose que je pensais juste. Je tua Arak, prit sa place et pendant dix ans ma vie c'est résumé à saper les forces de l'Empire dans les Archipels. J'ai créé un vaste réseau d'information. J'ai attaqué les navires de l'Empire, freiné l'essor commercial, brisé des alliances, fait tomber d'importantes têtes. Tout cela en secret, sous le couvert de ma nouvelle identité.''

Une nouvelle gorgé de vin, plus courte. L'homme s'éclaircit légèrement la gorge, l'alcool lui délie la langue. Le Venari dépose la coupe sur la table

''La vie étant ce qu'elle est, j'ai commis l'erreur de ne pas diriger toutes les opérations moi-même sur le terrain. Ma magie me l'aurait sans aucun doute permis, mais j'avais préféré faire confiance à un Nosphéras que je considérai comme un ami. Je fus trahis et découvert. Peu de temps après, une information troublante me parvenait de mes espions. Aliester venait d'envoyer sa cadette, Malice, à la tête d'un contingent de soldat pour régler les problèmes dans les îles. Aliester et moi-même avions été conseillé à la même époque. Je l'avais déjà vu à l'action et je connaissais très bien sa manière de fonctionner. Je savais donc que ma fin approchait. L'armée de l'Alliance met une énorme pression sur Crow, il ne peut se permettre de faire la guerre dans les îles. Il ne pouvait pas se permettre de me faire la guerre dans les Archipels pendant longtemps, surtout sur un terrain sur lequel j'avais l'avantage.''

Son regard s'adoucit finalement, ses mains cesse de trembler de rage. Après la tempête d'émotion, le calme refait surface.

''Les Ailes Écarlates. Mon réseau m'en avait parlé, mais nous avions toujours cru que c'était un mythe. Il y a un mois, j'ai reçu la visite d'un d'entre eux. J'ai survécu de justesse et simplement parce que je m'étais très bien préparé. Durant les dix années qu'on duré cette vie dans les îles, mon réseau m'a bien informée des nouvelles de la terre ferme. Ainsi, je savais pour votre libération et pour la création de l'Alliance. D'ailleurs, sans l'attention portée pour l'Alliance par l'Empire, je n'aurais certainement pas été capable de faire autant de grabuge dans les îles pendant si longtemps! ''

Le silence tomba comme une épée de Damoclès. L'histoire prend bientôt fin. Une histoire lourde de conséquence et forte en émotion.

''J'ai brulé la demeure, détruit les preuves et j'ai abandonné l'apparence d'Arak pour revenir vers vous, ma reine. En dix ans la flamme de la révolte ne se sont jamais éteintes en moi. Dès lors que j'ai entendu à propos de votre survie, ce feu est devenu un incendie. Des lors que je vous es rencontré, cet incendie est devenu un soleil. Quand je regarde votre ville, Theiseith... Quand je vois les hommes et les Nosphéras travailler pour battît un avenir radieux. Quand je vous vois... La flamme du Pacte brule avec une ardeur incomparable! Ma reine, cette nuit je suis venus à vous pour une raison bien précise.''

L'homme se lève à nouveau, contourne la table lentement et s'agenouille à droite de la reine. L'être lève les yeux et plante son regard brulant de passion dans ceux de Katerina. Avec toute la douceur du monde, le Venari prend une fois de plus la main de sa reine.

'' Des îles majestueuses au désert brulant d'Ushiu... Des monts des cendres d'Occei aux pics de neige éternelle de Daoloth. Pas un endroit n'existe sur cette terre sur lequel je n'ai pas d'yeux. Cette nuit je suis venu vous offrir non pas ma seule assistance, mais bien celle d'un millier de personnes. Le cadeau que j'ai à vous offrir, le fruit de mon travail qui a durant dix longues années. Ce réseaux d'espions et d'assassins que je possède... Cette nuit, je suis venu vous l'offrir. Voici mon cadeau, ma vie et celle d'un millier de personnes. Nous croyons en vous. ''

L'être offre un nouveau sourire à sa reine, un sourire emplit d'espoir. Un sourire féroce, presque carnassier. Une joie profonde est lisible dans ses yeux.

''Aliester a peut-être brisé le Grand Pacte, mais il a oublié deux choses primordiales... La première erreur qu'il a commis fut de croire que l'espoir était mortel. C'est faux, vous en êtes la preuve, l'espoir ne meurt pas... Ma reine, cette nuit je suis venu à vous pour une raison bien précise. Cette nuit je... Non, pas je, nous. Nous sommes venus parce que la deuxième erreur d'Aliester fut d'oublier que les choses brisées peuvent être reforgé. ''

Le rythme est donné et l'aiguille tourne et tourne et tourne, au rythme du coeur des hommes.

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La seule foi qui peut vaincre, est celle qui ne s'arrête point devant les sacrifices.


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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Sam 9 Fév - 2:52

J'étais là à contempler Abel qui me regardait et qui semblait troublé par ce que je représentais. Il semblait déstabilisé et même surpris de voir que mon assurance était bien réelle. Après tout, je suis la fille de mon père, mais mon époque est plus dure encore que ne l'était la sienne. Je savais au moment de la révolte que cela ne serait pas un jeu d'enfant de récupérer ma place, ma fierté et d'arrêter de vivre dans l'ombre de ce traître. J'entendais encore les voix des jeunes enfants pleins d'énergie, la journée avant le retour d'Aliester et que lui et sa troupe commence à massacrer des innocents.

Il est vrai que j'avais souffert énormément, mais il n'y avait point une pire souffrance que d'être impuissante face à une action qui aurait pu être évitée. Je n'avais rien pu faire afin de protéger mon peuple et j'avais été enfermée, donc je n'avais aucunement eu la chance de pouvoir reconstruire ce qui avait été détruit. J'étais restée silencieuse pendant toutes ces années afin de ne pas compromettre ma vie. Mon existence était l'espoir même de ceux qui étaient venus me chercher. Le sentiment de délivrance que j'avais ressenti à ce moment-là était indescriptible, je savais seulement que j'allais rebâtir mon peuple sans que quiconque ne puisse m'en empêcher.

Le sang de mon peuple avait coulé, tout autant que celui de mes parents et le mien, je savais. Leur douleur était la mienne, j'étais proche de eux et je m'efforçais d'écouter chacun d'eux pour que tous soit satisfaits de leur reine. Il n'y avait rien de moins facile, pour se faire aimer, je ne voulais pas la haine dans Theiseth, je voulais la paix, mais celle-ci se brisera que lorsque je le déciderais, c'est à dire, à la tombée de cet empire corrompu. Leur sang devait couler pour que réparation soit obtenue, rien de moins, en plus de la tête d'Aliester, comme il avait fait avec le mien.

Abel voulait autant que moi voir l'empire tomber et je l'appréciais énormément, cette aide pourrait m'être précieuse et elle arrivait à un point où toute aide était la bienvenue. Pour l'instant, je menais la cour d'une main de fer et je ne me laissais pas marcher sur les pieds par quiconque, même le seigneur ne le pourrait pas. Il semble douter des mots que je venais de lui dire en rapport avec la succession, je savais que mon père ne recrutait pas n'importe qui et qu'il avait toujours choisi ses conseillers en fonction de l'âge et de l'expérience de vie. Le Lord avait l'étoffe de roi, d'un empereur, je le sentais, sa présence était empreinte de confiance et de sagesse. Je le respectais pour ce qu'il était, un homme au même niveau que moi, une possible complétion de la femme que j'étais.

Une fois que le contact de sa joue se fut fait avec ma main, je vis ses joues se colorer d'une douce couleur rosée, alors je savais que mon charme était bien présent et qu'il ne me mentait pas quand j'écoutais ses paroles mielleuses et charmantes. Mon sourire se fit plus grand après la constatation que le toucher avait été suffisant pour le réconforter et même le troubler légèrement. La satisfaction que je vis sur son visage après qu'il eut bu une gorgée du vin qui venait de mes meilleures réserves me fit sourire, j'avais fait un signe au serviteur pour qu'il en emmène une et ainsi surprendre mon invité, il avait mis du temps à aller les chercher puisque ces bouteilles sont à mon étage, j'avais fait un mouvement furtif que seul lui avait vu pour savoir combien de bouteilles il devait descendre. Je lui avait demandé d'en ramener trois, au cas où Abel aurait eu une grande soif.

Son rire me donnait chaud au coeur et je le regardais calmement. Je l'écoutais avec ce pincement au coeur, puisqu'il restait un homme qui avait été fidèle à mon père et qui avait également souffert, autant que moi. Lui séparé de moi et moi séparée de mon peuple, cela avait un lien dans mes pensées. L'absence de sourire sur son visage alors qu'il s'apprêtait à me raconter son histoire me troubla, je ne l'avais vu qu'avec un sourire depuis le début de la rencontre. Je vois ses mains qui tremblent et je m'empresse de les prendre dans les miennes pour les empêcher de trop bouger, car j'en aurais eu le tournis.

Je sentais mon sang bouillir à l'intérieur de moi, ma rage était indescriptible quand j'eu appris que le Lord Arak était également un traître. La haine était une chose qui s'activait facilement en moi, lorsque l'on parlait de la traîtrise dont ma famille avait été victime. Je l'écoutais attentivement tout en essayant de me calmer un minimum pour ne pas devenir agressive. Je ne pouvais pas me le permettre, je devais garder cette rancoeur pour le moment où je pourrais la libérer sur Aliester. Je souris légèrement quand il m'annonça qu'il avait éliminé ce traître de Arak et qu'il avait pris le contrôle là-bas. Il avait vraiment fait du bon boulot sous l'identité du traître et je ne pouvais que m'en réjouir, il me serait bien pratique de l'avoir à mes côtés. Je ne disais rien, je le laissais parler ne pouvant me résoudre à couper le récit de ses aventures, alors qu'il venait tout juste de réussir à atteindre le Grand Fortin.

Mon attention fut retenu lorsqu'il parla des Ailes Écarlates, cette organisation d'assassins au milieu de l'empire dirigée par nulle autre que Raven, mon ancienne amie. Je me demandais bien qui avait pu aller le voir pour qu'il éprouve tant de difficultés.

« - C'est vrai que les gens de l'Alliance ont beaucoup aidé quand vient le temps de parler des nouvelles révolutionnaires de l'empire. Il n'y a qu'une seule chose qui me titille, qui est donc cette personne venant des Ailes Écarlates qui a croisé votre chemin? »

Il y eu un silence qui selon moi durait trop longtemps après que j'eu posé cette question. On aurait pu dire qu'il y avait une sorte de malaise, un moment d'inconfort extrême qui faisait que j'avais des sueurs froides.

Mon regard se fit fixe pendant cet instant. Mon esprit me tourmentait encore. Je le voyais lui, comme toujours, il m'avait torturée une fois de plus, le sang dégoûtait sur le long de la lame qu'il avait utilisée pour me trancher la peau du dos et des cuisses. Mon sang ruisselait sur ce métal froid et ce regard sadique dans ces yeux qui me regardait, je ne pouvais qu'avoir plus peur. Mes poignets attachés, je ne pouvais que continuer de le fixer, ce traître. Les mots refusaient de sortir de ma bouche, je ne pouvais que crier. Il aimait se tenir à portée de mes pieds, il savait que même si je le voulais, je ne pourrais rien faire contre lui à ce moment là, blessée comme je l'étais. Il prenait plaisir à me voir souffrir tout en satisfaisant ses basses besognes. Il m'avait tout pris de mon innocence, ne me laissant que mon esprit pour me reposer et encore là, c'était s'il ne me torturait pas psychologiquement.

Quand je revins à moi, j'étais tombée au bas de ma chaise et je me couvrais la tête de mes bras. Je levais la tête et je vis Abel, une expression horrifiée toujours sur mon visage, les larmes qui coulaient sur mes joues étaient bien réelles. Je ne savais pas comment réagir, je regardais mes cuisses pour y voir les cicatrices que cet évènement m'avait laissées. Je me relevais assez rapidement comme si rien ne s'était passé et je repris ma place sur mon siège. Il ne devait pas comprendre cela, tout de suite, je lui en parlerais plus tard.

« - Continuez, je vous prie, ce n'était rien, ou du moins je vous expliquerais plus tard. »

Je vis la tête d'un serviteur se montrer dans l'entrebaîllement de la porte et je lui lança un regard pour qu'il s'en aille, il n'y avait rien de grave qui s'était passé. Abel ne m'avait pas blessée, c'était seulement le fruit de mon imagination encore une fois. Aliester devait tomber, il ne pouvait pas en être autrement. Je vis alors Abel qui se leva pour venir s'agenouiller à ma droite, j'écarquillais les yeux me demandant ce qu'il pouvait bien mijoter, jusqu'à ce que je l'entende prononcer les paroles qui scellaient un nouveau pacte, une nouvelle qui ma foi, était très réjouissante. Je le regardais en souriant, ayant encore ma main dans la sienne. Cette main si douce qui me réchauffait après ce qui venait de se passer dans ma tête.

« - Il y a une chose qui se doit d'être comprise malgré cette nouvelle réjouissante, c'est qu'Aliester avait tort de croire que les gens se laisseraient faire alors que la flamme était toujours présente dans la personne que je suis, bien que j'aille perdu l'espoir le temps de mon emprisonnement. Vous avez raison, la flamme était toujours présente, et depuis que je suis libre, cette flamme est la plus importante de toute, car je peux agir comme bon me semble. L'empereur n'a pas fini d'entendre parler de moi et cela le fait rager de savoir que je suis libre maintenant. J'ai perfectionné mon art et il verra bien ce que je pourrais lui faire. Je veux voir sa tête dans ma main, que je la montre à tous, comme il a montré celle de mon père à tous ces traîtres qui l'ont aidé à réaliser ce plan de destruction. »

Je disais ces mots tout en ayant la haine et la folie présente dans mes yeux, mon sourire était rendu carnassier et l'on pouvait voir que cette situation me changeait totalement, que la vraie personne que j'étais. C'était comme une double personnalité, mais cela n'était pas le cas. Je vois la joie présente dans le regard de Abel et mon sourire se fit plus tendre et mes lèvres se posèrent sur son front pour le remercier de m'être aussi fidèle qu'il ne l'était envers mon père, même si je soupçonnais qu'il l'était plus envers moi.

« - C'est avec plaisir que j'accepte, tous ces membres qui font désormais partie de l'Alliance et j'espère que cela nous sera d'une grande aide en toutes circonstances. Maintenant, je vous prierais de vous relever, sinon les gens qui nous espionnent depuis la porte, vont commencer à répandres des rumeurs, à moins que vous n'ayez autre chose à mentionner? »

Je le regardais en souriant tout en prenant une gorgée de ce délicieux vin qui était mien. Je lui tira légèrement la langue tout en éclatant de rire. Je glissa ma main le long de sa joue jusqu'à son épaule et descendit jusqu'à sa poitrine, pour sentir ce coeur qui battait empli de sentiment pour moi. Je regardais Abel dans les yeux avec ce petit sourire en coin qui était un signe que j'avais craqué pour lui, mais j'étais la seule à connaître ce signe, hormis Nathaniel. L'incendie de l'espoir renaissait maintenant dans son intégralité. Cette lueur de bonheur était ranimée dans mes yeux et mon sourire se faisait plus chaleureux qu'il ne l'avait été. J'étais heureuse d'avoir pu rencontrer ce Abel et j'espérais qu'il resterait plus longtemps.

« - Vous ne repartez pas de suite, je vous en prie! Je vous offre mon hospitalité et je refuse de vous voir partir avant que je sois d'accord! J'ai besoin de vous ici pour m'aider à élaborer de nouvelles stratégies! »

Je camouflais mes réelles intentions en lui disant que j'avais besoin de lui pour établir de nouvelles stratégies.

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Invité, je te guette, soit bien prudent.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Dim 10 Fév - 4:10

L'homme était consterné par la crise de la femme. Le Réseau lui a bien évidement apprit que la reine avait gardé quelques petites séquelles de ses dix années de torture, mais jamais l'être n'a crut être aussi atteint . Voir cette magnifique et délicate fleur se flétrir et tomber telle une simple pierre, était en soit un spectacle peu agréable. L'homme ne peut rien y faire, si lui est en mesure de guérir toutes blessures du corps, la guérison de l'âme reste un secret auquel le Venari n'a pas accès. Le spectacle est d'autant plus triste que l'être ne peut aucunement prendre la reine dans ses bras et la rassurer, car évidemment, lord Abel ne doit pas être encore au courant. De plus, leur relation actuel lui empêche de réaliser une telle action. La différence de caste est présentement trop grande, le moment mal choisis et les connaissances ne doivent pas y être.

En temps normal, l'homme n'aurait pas même daigné y réfléchir. Cependant, en cet instant l'être ressent quelque chose de peu commun, de la compassion. Un sentiment frivole que l'être rejette pratiquement toujours. Un sentiment d'une complète inutilité. Un sentiment qui cette fois ne peut pas être écarté. Est-ce les souvenirs du premier Abel qui interfère avec son fonctionnement habituel ou est-ce quelque choses de plus profond? Cette femme est similaire à Envy... Envy... La souffrance visible sur son visage, ses tremblements et ses pleures... Une fleure flétrit, souillé, à jamais brisé par la joug d'une créature malsaine. L'homme regarde la reine, cette fleure d'une incroyable beauté, cette incarnation de la délicatesse et de la douceur... Brisé.

L'homme est un volcan et sa colère un magma en fusion. Son impuissance et son incapacité d'action le ronge. Cette reine est la sienne. La brisé reviens à le briser lui. Ce monde est son jardin et personne n'a le droit de piétiner ses fleurs. Aliester est un envahisseur, un parasite. Les parasites doivent être détruis. L'homme est un jardinier, Aliester une mauvaise herbe. La conclusion d'une telle comparaison est claire. Aliester ne peut continuer à exister dans ce jardin. L'Empereur doit mourir. Non, la mort n'est pas suffisante. La mort est douce, salvatrice. Non, ce qu'Aliester mérite c'est d'être envoyer dans l'oublie, dans le néant complet. Son existence doit être effacer du monde et ce jusqu'à la dernière particule de son être.

La Lettre reprend contenance avant que la reine ouvre les yeux. La femme s'éveille à nouveau et comme si rien ne c'est passé, reprend le fil de la conversation. Elle lui demande de continuer, l'homme lui répond d'un regard emplie de tristesse, puis s'exécute en reprenant lui aussi le fil de la conversation.

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Elle lui embrasse le front et l'homme frémit. Électrifiant est probablement le mot le plus adapté et l'homme en connait beaucoup de mot. Malgré son immense vocabulaire, rien d'autre ne lui vient à l'esprit. Rien d'autre n'exprime la douceur de ce contacte.

Le Venari répondit à la remarque de la reine en riant de nouveau. Depuis combien de temps lui, avait été en mesure de rire autant durant une conversation? Ce n'est pas qu'Abel qui rit, mais bien A, l'original. Tout deux rissent de bon coeur. Katerina est une compagne agréable, ses paroles, ses petites manies... Sa verve, sa magnificence. Cette femme n'est au final pas simplement une compagne agréable, elle est plutôt la compagne idéal, parfaite.

'' Sans vouloir être discourtois, je dois avouer ma reine, que je serais très flatter que de telles rumeurs circule! Un homme aussi peu important que moi, ne peut que rêver qu'un jour dans sa vie, il pourra partager l’existence d'une fleur aussi splendide et radieuse que vous! La réalité étant ce qu'elle est et que les miracles sont par définition des évènements ayant des chances astronomiquement faible de se produire, les rumeurs reste le seul moyen de vivre un peu de cette romance impossible! ''

Son regard c'est légèrement assombrit et malgré son sourire et le léger rire qui l'accompagne, une profonde tristesse marque son regard. Ce sont les sentiments d'Abel. Par définition les reines ne sont pas destiné aux simples chevaliers. Tous le savent, c'est une évidence. Les hommes tel que lui, il y en a plusieurs. Combien y a-t-il de chances, qu'une reine arrête son choix sur un simple conseillé alors qu'elle à des centaines de prétendants, pouvant tous être possiblement plus riche, plus beau et même plus puissant?

La tristesse quitte en partie ses yeux quand elle lui tire la langue. Son humour est particulier, un humour qui sait lever un soleil de bonheur sur une nuit de peine. Elle lui sourit à nouveau et le désir fou d'embrassé ses lèvres rouges le prend par surprise. Une profonde passion l'anime, une passion presque euphorique. La Lettre constate alors toutes l'étendu de l'amour d'Abel pour sa reine, un amour qui est contagieux. D'autant plus que l'horloger comprends les raisons de cette adoration. Cette reine est une perle rare.

L'homme embrasse la main de sa reine et se relève en inclinant la tête en signe de respect, comme la coutume le veut. Ses pieds le reconduisent ensuite à sa chaise sur laquelle il reprend à nouveau place, face à son interlocutrice.

'' Je suis honoré par votre proposition! Après toute cette route et ce temps, un lit ne me ferait certainement pas de mal. De plus, je pense qu'il est judicieux que je revois mes anciens collègue du conseille qui vous ont suivis. Je suis persuadé qu'ils aimeraient entendre le récits détailler de mes actions dans les îles. Malheureusement, mon temps de repos ici n'en reste pas moins compté. Le Réseau a besoin de ma présence et je pense être beaucoup plus utile à ma reine et à l'Alliance sur les routes qu'ici. Ainsi donc, je ne pense pas être en mesure de rester beaucoup plus qu'une semaine, voir peut-être moins.''

La trahison du Nosphéras à apprit à l'homme que personne ne peut mieux le servir que lui-même. L'être sait que la reine à compris le sens de son histoire, l'homme doit prendre les reines de son réseau et donner les ordres sur le terrain, son métier est beaucoup trop délicat, les informations beaucoup trop dangereuse. Le seigneur Abel ne peut se résoudre à laisser un intermédiaire gérer les choses à sa place.

'' La vie d'un simple mortel est courte, beaucoup trop courte même. Dans quelques années, les rouages du temps m'auront rattraper... Je ne peux me permettre de prendre racine ici trop longtemps. Si je désire de mon vivant, vous voir reprendre le trône de votre père, alors je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir maintenant. Demain sera peut-être trio tard pour moi.

La bouteille de vin est levé, l'homme emplit sa coupe. Une nouvelle gorgé est prise, sa gorge l'en remercie. Son expression change légèrement, un air de nostalgie s’installe.

''Déjà que je perds toutes envie de partir à chaque fois que je plonge mon regard dans la profondeur de vos yeux de rubis, si je restais plus d'une semaine je serais bien capable de ne jamais repartir! ''

L'être accompagne sa dernière réplique d'un nouveau rire.

''J'ai donc une semaine pour vous expliquer le fonctionnement du Réseau et pour vous trouvez un ambassadeur du réseau digne de vous parmi les miens. Sans oublier de vous parlez de tout ce que j'ai apprit durant les dix dernières années. Suite à cela, je devrais repartir pour une durée de temps inconnue. J'ai prévu de retourner vers la capitale impérial, un endroit très dangereux j'en conviens, voir même mortel, mais il n'y a pas meilleur endroit pour obtenir les informations nécessaire à la victoire de l'Alliance. ''

L'homme prend une pause d'une seconde avant de reprendre, l'air légèrement absent, pensif.

'' Dans un monde idéal j'aurais écouter mon coeur et je serais rester ici, plutôt que d'écouter ma tête et de partir. Cependant, notre monde c'est détraqué et il nous incombe de le remettre sur le droit chemin.''


Le Venari dépose sa coupe sur la table, un léger sourire sur les lèvres.

''C'est bien dommage qu'il y est temps à faire cette semaine... Pardonné moi, mais je suis bien égoïste. J'aurais aimé profiter de vôtre présence plus longtemps. Puisse les cuisiniers prendre tout leur temps pour préparer le repas. Ainsi j'obtiens un moment seul à seul avec vous! Peut-être bien le dernier avant un très long moment. ''

Le seigneur rit à nouveau, mais cette fois plus doucement. Sans attendre il relève sa coupe.

''Profitons un peu de cette accalmie, car ma reine, à l'ouest une tempête se prépare!''

Le vin était bon, la compagnie encore meilleur, l'être ne pouvait pas demander plus pour le moment, sinon la promesse d'un jour meilleur.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Dim 10 Fév - 6:46

Sentir Abel trembler lorsque ma peau entra en contact avec la sienne, était pour moi un sentiment bien meilleur encore que le désir de vengeance qui fait ce que je suis maintenant. Non, je ne pouvais me résoudre à le laisser partir d'ici, avant que je sois satisfaite de son travail. De voir, si les paroles qu'il me dit soient réellement fondées et pas seulement des mots qu'il aurait prononcés sans toutefois avoir l'intention de les réaliser. Son sourire, son rire, n'avait pas seulement capté mon attention, il en avait pris le contrôle. La chaleur de son épiderme contre la mienne, ne m'avait jamais été procurée auparavant. Ce sentiment qui faisait que cet homme m'était plus important encore que n'importe lequel de mes sujets. Cet embrasement soudain, ce sentiment de revivre, d'avoir une autre raison que la destruction d'Aliester pour exister.

Je le regardais, j'étais sans voix, je ne savais pas comment gérer ces émotions qui n'avaient jamais fait surface en ma personne. Je me sentais comme une enfant, innocente qui en avait encore beaucoup à apprendre de la vie. Je ne pouvais dire si ces frissons qui me parcouraient affectaient aussi le Lord Abel. Je clignais des yeux d'une manière que seules les princesses et les reines en avaient le secret. Ce battement qui pouvait charmer n'importe quelle personne. Je n'avais pas l'intention de discuter de l'Alliance le temps qu'il serait ici, je voulais mieux le connaître, en faire mon homme, mon roi. Je ne me souciais pas des quelconques règles de bienséances qu'il y avait à respecter dans une situation comme celle-ci. Les gens le verraient-ils mal, si je choisissais un chevalier simple au lieu d'une grosse tête?

La douceur des paroles qu'il prononçait malgré la tristesse qui se lisait dans ses yeux me plongeait dans un état entre la passion et l'admiration, car il était simplement lui-même, il ne se cachait pas à moi. L'honnêteté qu'il dégageait en plus de son aura royale me captivait. Je n'avais jamais croisé une personne de cette envergure. Le miel qui s'écoulait de sa bouche, ce doux duvet qui me caressait et me faisait réellement sentir comme la reine que je devais être, me faisait espérer que cela pouvait être possible. La richesse et le pouvoir n'était pour moi que secondaire, le vrai bonheur se résout par la simple recette réalisée par l'addition de deux coeurs s'aimant réellement. En cet instant de tranquilité mentale, je me plaisais à m'imaginer avec lui sur le trône d'Ansil à maintenir la paix ensemble sur ce pays qui n'a que trop souffert.

Je pouvais rester moi-même avec lui et je le sentais, même avec Nathaniel je n'atteignais pas cet état de paix et de liberté. J'avais honte de ce qui m'était arrivé il y a peu, je n'aurais pas voulu qu'il voit cela avant longtemps, mais je ne choisissais pas quand cela arrivait malheureusement. Sinon, il y aurait longtemps que je ne souffrirais plus de ces hallucinations. Je souhaitais voir les lèvres si douces d'Abel se coller au mienne que je puisse goûter le bonheur qui s'y mêlerait. Mes pensées en ce moment était autres que celles que j'aurais dû avoir en ces circonstances. J'étais troublée par lui, par sa prestance, par la pureté de ces paroles qui me touchaient au plus profond de mon être, qui faisait vibrer mon âme.

Je le vis se lever tout en inclinant la tête pour aller reprendre sa place sur la chaise qu'il avait quittée. Il me disait qu'un peu de repos lui ferait du bien, mais qu'il devrait partir dans une semaine ou peut-être moins, j'eu l'air consternée pendant quelques secondes. Je ne voulais pas qu'il reste si peu de temps, je devais trouver un moyen de le garder prêt de moi, à tout prix. Même si cela devait impliquer que je parte avec lui, je ne pouvais me résoudre à être séparée de lui.

Je vis Nathaniel qui passait la porte et venait de dos à Abel, avec une arme, comme s'il était indésirable pour lui. Le regard dans ces yeux emplis de haine, de jalousie, ne me donnait pas le choix. J'utilisais la pointe de mon ongle de façon à ce que je puisse couper la peau pour pouvoir utiliser mon pouvoir. Je fus rapidement sur mes pieds tout en effectuant un saut,une pirouette pour aller de l'autre côté du Lord tout en ayant formé par le même moment, un lame de sang. Sur mon visage se voyait un sourire, la rage qui s'y dessinait le déformait et faisais alors ressortir le côté dangereux que j'essayais de dissimuler, mais je ne pouvais m'en empêcher, il essayait d'éliminer un allié. Il freina dans son élan, mais il était assez près pour que je puisse l'atteindre en modifiant encore une fois mon sang de façon à ce qu'il soit un fouet. Il se rendit compte alors de son erreur et essaya de se sauver, mais il n'en eu pas la chance je l'avais déjà attrapé, tout en effectuant une égratignure, grâce à une lame formée à la dernière seconde, sur le poignet que je libérais en même temps de ramener mon fouet à moi. Je figeais son sang de façon à ce qu'il ne puisse pas bouger. Je pris le contrôle du bras qui tenait la lame de façon à ce qu'il la retourne contre sa cuisse. La peur se lisait dans ses yeux et j'en pris plaisir.

« - Ne t'avise plus jamais d'agir de la sorte, ou la prochaine fois se sera la mort. Maintenant quitte cet endroit, Nathaniel, je ne veux pas te revoir avant que j'aille demandé à te rencontrer et crois moi tu attendras! »

Il savait que j'étais dangereuse et je le libérais de mon emprise tout en me passant la main dans les cheveux d'une manière aussi sensuelle que je le pouvais, avec toute la prestance que j'avais. Il sortit de la salle du trône tout en boitant suite à sa blessure à la cuisse. La lueur de satisfaction qui se lisait dans mes yeux suite à cette punition était indescriptible. Je retournais donc m'asseoir tout en faisant un sourire charmant à Abel.

« - Pardonnez-le, il est encore trop hors de lui pour qu'il agisse de façon normale. Quoiqu'il en soit, si vous quittez Theiseth, je vous suivrais sur le terrain, j'en ai marre d'être toujours ici, il me faut un changement d'air. Et pardonnez-moi également pour ce désagréement, j'en conviens que cela n'est pas digne d'une reine d'agir de la sorte, mais je ne pouvais m'en empêcher, il m'a simplement mise hors de moi. »

Je lui fis un sourire alors plus grand pour qu'il comprenne que cela était bien entendu inévitable.

« - Pour le temps qu'il vous reste il y a toujours des solutions et nous pourrions en profiter ensemble de façon à ce que vous puissiez continuer de me voir, même si vous êtes hors de la cité. Ces yeux que vous aimez tant pourrait être près de vous autant que vous le désiriez si seulement votre désir est de garder votre Reine auprès de vous. »

J'éclatais de rire sur ces dernières paroles que j'eu prononcée, il devait savoir que je ne le laisserais pas s'éloigner de moi si facilement. Cependant, quand il m'eut mentionné le lieu où il voulait aller, je le regardais avec un sentiment qui lui signifiait clairement que cela était impossible.

« - Il est hors de question, que vous vous jetiez dans la gueule du loup, ça je peux vous le garantir!! »

Tout en frappant de mon poing la table dans un emportement que je ne pouvais expliquer que par l'espoir qu'il avait mis en moi. Je repris mon calme, tout en prenant une gorgée de vin, après ma réaction à ses paroles qui furent prononcées. Je le regardais comme si ce qu'il venait de dire était pour moi l'équivalence de la fin du monde.

Je posa ma main sur la sienne qui était sur la table, après tout, il n'y avait pas une grande distance qui nous séparait. Je la pris et me leva pour me rapprocher de lui.

« - Je ne supporterais pas si vous deviez partir si loin en terres ennemies. Je me sentirais comme une femme dont son mari est parti à la guerre et qu'elle ne sait pas s'il va rentrer ou que l'on viendra lui apprendre que celui-ci avait péri. »

La tristesse se lisait dans mes yeux malgré le léger sourire qui était esquissé sur mes lèvres. Je pris place sur ses genoux pour qu'il comprenne ce sentiment de proximité qui m'unissait à lui. Une complicité comme je n'en avais avec personne. Je fis la moue, comme une enfant gâtée qui n'avait pas obtenu ce qu'elle convoitait.

« - Mais l'arc-en-ciel est bien visible derrière cet air de tempête qui s'élève là-bas. C'est pourquoi je vous demandes de rester bien plus longtemps qu'une semaine, car sinon je verrais ces belles couleurs s'éloigner de moi. Un soleil sans sa tempête, ne peuvent pas vivre bien longtemps, ne pensez-vous pas? »

Mon regard plongea dans le sien alors qu'un tendre sourire apparaissait sur mes lèvres. Quand j'étais près de lui, la douleur semblait être plus douce que le torrent qui m'envahissait quand il me disait qu'il allait devoir partir.

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On dit que le temps guérit les blessures, mais rien ne peux empêcher que les blessures auxquelles j'ai du faire face ne sont pas des illusions qui partent avec le temps. La vengeance de ma famille ne sera complète que lorsque Aliester sera mort et que j'aurais retrouvé mon vrai rôle.

Invité, je te guette, soit bien prudent.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Dim 10 Fév - 22:04

L'homme est un Venari, l'ultime prédateur. La légende veut qu'un seul Venari vaut dix hommes. La légende est fausse, un Venari vaut au minimum vingt personnes. De plus, cet être n'est pas simplement un Venari, il est l'un des meilleur en plus d'être une Lettre. Les gens pouvant se tarder de pouvoir le prendre par surprise, voir même de le battre, ne font pas légions. Malheureusement pour lui, le protecteur jaloux de la reine ne fait certainement pas partie de cette poignée de gens. Nathaniel est beaucoup trop bruyant, le bruit feutré de ses pas sonne comme une trompette à ses oreilles. Le léger froissement de ses vêtements n'est pas différent d'une tempête. De petits détails qui pour une oreille entrainé et attentive, ne sont rien de moins que des signaux d'alarme très révélateur. Le pire n'est cependant les sons, mais bien l'aura de meurtre que dégage son assaillant. La rivalité est lourde à supporter, surtout lorsque l'on sait que la victoire appartient déjà à l'adversaire. Sa réaction est la preuve que le protecteur à abandonné. L'espoir la quitté et maintenant il recours à des solutions désespéré. C'est la sa première erreur. Nathaniel a bougé ses pions incorrectement, sa colère et son désespoirs l'on poussé à manquer de jugement. Une erreur de manipulation, une simple erreur de calcul et son destin a été scellé. Le protecteur est hors jeu.

Le chasseur ne bouge pas, le chasseur n'a pas besoin de bouger. Pourquoi même faire le moindre mouvement? C'est inutile, le protecteur de la reine ne peut le blesser. Non, l'homme attend, les options sont claire et définie. Le regard de la reine est sans équivoque, la femme sait être dure avec ses hommes, c'est une qualité. Ainsi donc, pourquoi bouger quand la reine désire remettre elle-même ses sujets à leur place? L'homme prend une gorgé de vin, le gout corser de ce dernier lui donne l’appétit. Katerina saute par dessus lui pour intercepter son ancien protecteur. Elle est habile, c'est un fait. L'homme trouve toujours séduisant une femme sachant se battre. Sa magie est plutôt intéressante à voir, les magies du sang l'on toujours quelque peut fasciné. Après tout, l'hémomancie était un dériver de la biomancie, magie que lui-même pratiquait. Un autre point commun.

Une nouvelle gorgé de vin, un sourire se dessine sur ses lèvres. Un sourire de contentement. Non, bouger aurait été inutile, de plus la reine n'avait pas encore à voir l'étendu de son habilité à détruire. Lui-même est beaucoup plus brutal que la reine. Nathaniel a de la chance de ne pas avoir été seul avec lui. L'homme n'est pas cruel, non, simplement directe et expéditif. L'homme ne fait jamais de menace, l'être exécute sans demi-mesure. Les Venaris sont juges, jury et bourreaux. Lui, n'échappe pas non plus à cette image. Nathaniel ne peut probablement pas encore réaliser l'étendu de sa chance, il à perdu, mais la punition aurait pu être bien pire. Un jour cependant, ce fragment de chance vas disparaitre et ce jour...

La femme contourne à nouveau la table pour revenir prendre place en face de lui. L'homme reste calme, rarement cet être perd contenance. Seul deux personnes dans ce monde savent lui faire vraiment bouillir le sang, Z et R. L'un par ses inepties incompréhensible et l'autre par ses idées impossible à gérer. Ce n'est donc certainement pas la petite crise de jalousie d'un simple conseillé, qui peut bien le piquer à vif.

L'homme exécute un sourire en coin à l'intention de sa compagne. Les actions de la reine le font rire. Oui, c'est vrai. Sauté par dessus une table et entailler la jambe d'un homme n'est pas exactement ce que l'on attend d'une reine. Cependant, c'est ce que lui attend d'une reine. L'homme est d'action. Elle est une femme qui sait prendre par elle-même le contrôle de la situation, une femme qui n'a pas peur de se salir les mains. La reine mérite son respect, c'est indéniable. Ainsi donc la nobilité n'est pas qu'inaction et soie. Il semble donc que parmi les dirigeants de ce monde, certains savent encore vivre de la même manière que le peuple. Le monde ne c'est pas fait dans les douceurs et le velours, mais bien dans le sang et la guerre.

''Bien évidement ma reine. Je ne suis pas habileté à juger cet homme. Je connais ce sentiment de colère et de perte. Il me voit comme un concurrent, alors que je sais pourtant très ne pas avoir plus de chance que lui. Ainsi vas le monde. Je crois que nous sommes tous sur les nerfs avec cette guerre, le sang des hommes bouilles. Le siens bouille peut-être juste un peu plus. Au moins cela prouve qu'il tien vraiment à vous! ''

Les propos suivant de la reine le trouble légèrement. Elle veut le suivre sur le terrain? Surprenant, mais ce n'est pas vraiment un problème. La reine ne le peu pas, son rôle ne lui permet pas de quitter le palais, son peuple à besoin d'elle sur le trone.

''Certes, vous pourriez m'accompagner lors d'un petit voyage à travers le pays. Il est évidement normal qu'une souveraine se montre à son pays, cela pourrait être une très bonne occasion de montrer que vous avez les choses en mains. Peut-être pourrais-je organiser pareille voyage dans les mois à venir?''

Son regard s’assombrit doucement et une certaine lassitude pèse sur sa langue lorsque l'homme ouvre à nouveau la bouche.

''Cependant ma reine, bien que j'aurais aimer rester et vous le savez... Je ne peux pas. Nous le savons tout les deux très bien. Sans le Réseau, l'Alliance perd un grand avantage dans cette guerre. Sans moi, le Réseau perd sa force. Sans vous, l'Alliance s’effondre. Je dois repartir et vous devrez rester. Peut-être à une autre époque m’aurait-il été possible de vivre dans ce palais. Le destin en à malheureusement voulu autrement. Mes talents n'ont pas d'égale. ''

Pour prouvez ses dire, l'homme change la couleur de ses yeux et sa chaire prend une teinte doré. Un simple sort muet.

''Voyez-vous, comme je vous le disait, je sais changer de visage. Parmi le Réseau, personne n'est mon égale et ce simplement grâce à la magie que je pratique. Je ne puis me résoudre à sacrifier la vie de mes hommes pour un travail que je peux aisément réaliser en changeant de peau. J'ai déjà un Lord en vue dans la capitale. Un Nosphéras cruel qui ne mérite pas son immortalité... Cette personne est relativement importante auprès de l'empereur. Je sais de source sure qu'il sera en voyage dans dix jours, je dois le trouver d'ici la. Une telle chance ne se reproduira pas de si tôt. Pour le bien de tous je dois partir. ''

D'un mouvement de la main devant ses yeux, l'homme leur redonne leur couleur d'origine. Sa chaire reprend elle aussi sa couler plus blanche, caractéristique d'un homme qui vie plus souvent de nuit que de jours.

''À vrai dire je n'es vraiment pas envie de partir. Je ne pensais pas en revenant ici, tomber à nouveau amoureux de vous d'un seul regard! De plus... ''

L'homme exécute un nouveau sourire amusé.

''De plus vous êtes plutôt cruelle avec moi! Me proposer ainsi de rester si prêt de vous, une torture digne des plus grands tortionnaires de notre époque.''

L'être rit, bien que le seigneur agit comme si cela n'était qu'une plaisanterie, une petite dose de douleur dans son regard fait savoir que le fait de partir le peine réellement. De plus, en sa conscience, il ne faut pas oublier l'amour qu'Abel porte à sa reine. La voir ainsi tenter de le retenir alors que lui pense n'avoir aucune chance avec elle, le comble de souffrance. La Lettre lui pense autrement, les souvenirs d'Abel sont parasitaires, mais pas encore au point oû il ne discerne pas ses propres intentions. Non, c'est inévitable, la mission d'Abel autant que celle de l'homme l'empêche de rester en place trop longtemps.

L'attention de la reine le touche quand même, ainsi donc elle à peur que quelque chose lui arrive. Elle ne peut cependant pas connaitre l'étendu réelle de sa force. La Lettre ne peut lui révéler, cette information est inutile et peu peut-être engendrer certain conflit dans le plan.

''Vous vous en faites trop pour moi majesté. J'ai survécu dix ans à l'Empire seul et dans la peau d'un noble que je détestais. Personne n'est meilleur que moi dans ce domaine! J'ai beaucoup de ressource. Évidemment, si la moindre information qui pourrait détruire ma couverture venait à être découverte, je reviendrai ici sans demander mes restes! Avec mes capacités et mon Réseau pour me couvrir, je puis difficilement être prit par surprise.''

La reine se lève et contre toutes attentes viens prendre place sur ses cuisses. L'homme rougit grandement. Ses mains trembles légèrement, il est juste de dire que le seigneur ne sait pas exactement comment réagir.

''On peut dire que vous savez vous montrer plutôt convaincante quand vous voulez quelques choses'' Est la seule chose que l'homme trouve à répondre.

Rien pour l'aider, elle lui offre son plus magnifique sourire, celui-là même qui a sut le faire fondre quelque instant plus tôt. La Lettre comprend de plus en plus l'admiration qu'Abel lui porte. Cette femme est adorable et elle sait ce qu'elle veut. Dure est la vie sa vie, face à une telle adversaire. Évidemment, l'être sait très bien qu'elle devra le laisser partir. La reine aime son peuple plus que tout, retenir Abel en ce lieu n'est aucunement bénéfique pour l'Alliance. Une information peu changer le cour d'une guerre, tout les stratèges savent cela.

''Je pense que... Peut-être pourrais-je venir faire moi-même mon raport une fois de temps à autre quand l'occasion se présente... Mmmh. ''

Le seigneur est nerveux, réaction compréhensible. Comment réagir lorsque votre reine, que vous aimez, prend place sur vos genoux sans pré-avis? Intérieurement la Lettre ne peut s'empêcher de sourire, Abel a besoin d'aide. Ainsi donc, l'homme lève les mains et doucement et prend avec délicatesse la taille de la reine. Son regard rencontre celui de cette dernière et il s’empourpre à nouveau.

''Ma reine je... ''

Son visage est si prêt, son souffle si chaud...

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Lun 18 Fév - 4:09

La frustation, qui me parcourait suite à la décision stupide de Nathaniel d'attaquer le Lord Abel, était indescriptible, les mots me manquaient pour expliquer la réaction que j'avais eu. J'étais dans un état second qui m'avait fait sortir de mes gonds et qui semblait-il faisait rire ce cher homme. Je n'avais aucunement l'envie de me calmer et de voir Abel essayer de retenir ce rire, me mit un sourire sur les lèvres, alors que la frustration était toujours présente en moi.

Je n'avais pas voulu utiliser mon pouvoir, mais je l'avais fait de façon instinctive, toute naturelle. Après tout, avec l'enfer que j'avais vécu, je pouvais me permettre de sauter un plomb quelque fois afin de libérer cette rage intérieure. Nathaniel n'avait jamais agit comme tel, pourquoi avait-il eu cette envie soudaine de vouloir mettre fin aux jours d'un homme si charmant. La jalousie était un sentiment que je ne comprenais pas réellement puisque je n'avais jamais vraiment connu l'amour ou un quelconque dérivé de cela. La haine qui m'avait envahie à ce moment-là était bien signe que si je n'avais pas réagis cela aurait ête bien plus pire.

En tant que Reine, je ne pouvais permettre que les Alliés se battre entre eux, s'il y avait des problèmes c'est moi qui tranchait avec une solution équitable dans les deux cas, sauf cette fois-ci. Mon ancien bras droit allait en entendre parler longtemps, de ce faux pas qui l'avait conduit dans mes disgrâces. Il allait avoir beaucoup à faire avant de pouvoir redevenir ce qu'il était. Il avait beau être mon sauveur, je ne permettrais aucune écartade de sa part.

J'espérais en mon fort intérieur que Nathaniel ne tenterait pas autre chose contre le Lord dans un moment où je serais absente. Je ne voulais pas que cela finisse en massacre, alors que je n'aurais pas eu la chance d'intervenir.

Quand je vis que Abel était encore calme et qu'il n'avait quasiment pas bougé pendant que j'exécutais ma sentence, je reprenais tranquillement ma place sur le siège que j'avais quitté afin de corriger le fautif. Voir ce sourire en coin dirigé à mon intention, me fait sourire à mon tour, tout en ayant de petites étoiles pétillantes dans les yeux. Malgré toutes ces émotions fortes, je savais garder un calme confirmé lorsque venait le temps d'être impartiale. La vie calme de princesse gâtée, n'était pas la mienne, j'avais connu le sang et la guerre, la tristesse et la trahison, le rejet et la douleur, toutes les émotions négatives je les avaient vécues au cours de ma vie, à vingt-cinq ans ce n'était pas rien.

« - Cela ne pardonne pas les actes qu'il a commises, c'était tout a fait déraisonné et tout a fait hors de ma compréhension. Je ne comprends pas à quel point il peut vous haïr, pour avoir voulu vous faire du mal après seulement quelques temps depuis le moment où vous êtes arrivé. »

Je regardais le Lord pendant qu'il parlait afin de mieux comprendre les traits de son visage et à la fois bien saisir les mots qu'il prononçait. Je fermais les yeux quelques instants quand il m'eut dit que je ne pourrais le suivre car tout s'effondrerait si jamais nous étions éloignés de nos postes communs. Pour l'instant, je n'avais aucun intérêt envers le fait que ses talents n'avait aucun pareil, mais je changea d'avis quand je le vis changer sa peau et ses yeux de façon à ce qu'ils soient dorés. J'étais surprise et pas qu'un peu, je découvrais le pouvoir de cet homme, mon pouvoir n'était qu'un dérivé de la biomancie, mais d'en voir le changement qu'il a effectué aussi simplement que ce l'était lorsque j'utilisais ma rune unique.

« - Vous pouvez bien être le meilleur, mais cela ne change rien au fait que vous ne pouvez partir aussi facilement que cela. »

Mon regard se fit triste et l'implorait de rester.

« - Et puis, il y a souvent des sorties de nobles dans l'empire, vous pourriez être n'importe lequel d'entre eux! Je vous en conjure, restez pour moi... »

La douleur qui me pinçait le coeur était nouvelle pour moi, je souriais mais dans mes yeux on pouvait y lire la tristesse de le voir partir. Je me doutais que malgré tous mes efforts il refuserait de rester plus longtemps que ce qu'il m'avait dit.

« - Je ne vous donnerais même pas le choix de revenir ici en cas de danger pour vous, c'est une obligation que je vous donne, pas un ordre, seulement je m'en voudrais s'il vous arrivait quoi que ce soit alors que j'aurais tout fait pour vous en empêcher. »

Après avoir pris place sur ses genoux, je le vis rougir entièrement et sa réponse me fit éclater de rire. Je le regardais tendrement, sachant déjà que cela mettrais un poids dans la balance à mon avantage. Je glisse ma main dans ses cheveux tout en jouant avec ceux-ci.

« - Pas seulement de temps en temps, je veux que chaque rapport me soit apporté par vous et personne d'autre. C'est une de mes exigences, et ce n'est pas négociable! »

La nervosité qui s'empare de lui se fait ressentir et j'en vois les effets. Ses mains tremblantes qui viennent prendre place autour de ma taille me donne un frisson lorsque sa peau rencontre la mienne. Nos regards se croisent, il rougit, je souffle tranquillement pour retrouver mon calme, fait surprenant l'air qui sort de ma bouche est chaud et semble incertain. Je craque pour lui. Mes pensées s'entremêlent et pour la première fois, je sens les effets de l'amour, ce sentiment si vague que l'on ne peut le décrire, on le vit.

« - Mon Lord, je vous en pris ne dites plus rien où je vais fondre... »

Ces mots furent suivis d'un rapprochement subtil, mais bien réel. La chaleur de ses mains sur moi, me rassuraient et me faisait sentir bien. Le sourire qui se trouve si près de moi, ce regard séduisant, il avait tout pour lui et il avait sû me charmer sans effort. Ah, maudite faiblesse! Je plongeais alors mon regard dans le sien tout en gardant mon sourire.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Lun 8 Avr - 16:51

La reine agit en gamine gâtée, cette dernière fait effet à l'homme d'être un jouet d'on elle refuse de se séparer. Cette situation le fait sourire intérieurement malgré lui. Non, l'être n'a jamais pensé que son interlocutrice puisse aller si loin pour obtenir ce qu'elle désire. La jeune Vasileva n'a pas conscience du rôle qu'Abel doit jouer. Peut-être pense-t-elle qu'il est possible de gagner cette guerre sans user de tous les talents disponibles à leur meilleur? Cette guerre ne peut être gagnée aussi aisément.

Ce que la reine et le reste du monde semble oublié, c'est qu'Aliester possède encore une tête malgré ses crimes envers l'humanité, alors même que les Venaris ont jetés leur dévolu sur lui. Ce que ces personnes ont tous oublié, c'est que Crow a tué son prédécesseur, reconnu comme un des meisters le plus puissant du monde et ce sans le moindre effort apparent. Ce n'est pas qu'une simple guerre, ce conflit dépasse l'entendement, dépasse tout. Aliester n'est pas plus un simple nosphéra que l'homme n'est qu'un simple Lord.

La réalité est bien souvent mensongère, tel est la réfection de l'être. Tout comme le Venari se tient sous une apparence qui n'est pas vraiment sienne et même avec des souvenirs et une personnalité qui ne sont pas siens, le monde porte un masque. Un masque factice derrière lequel se cache un visage, la vérité. La Lettre ne sait pas plus ce qui fait la force de l'empereur, mais rien ne peut empêcher l'inéluctable de se produire. Les Lettres font lumière sur les secrets et les mensonges. Même le plus puissant des empereur ne peut rien contre cette vérité écrasante. Éventuellement, même les dieux peuvent tomber.

Les temps sont sombres. Bien trop sombre pour agir avec égoïsme. La reine est jeune, très peu d'être vivant de son âge sont en mesure de diriger une telle force armée et un royaume. Jeune, mais capable, car coule en ses veines le sang de l'un des plus grands dirigeant que ce monde a connu. Jeune, mais riches d'expérience et de vécus. Cependant, avec la jeunesse s'exprime bien souvent le manque de sagesse. Une reine reste une reine et les caprices sont l'apanage de la royauté. L'homme en sait quelque chose. Oui, elle est capricieuse. Cela rend en général l'être plutôt en colère, pourtant... Pourtant, l'homme est amusé par son interlocutrice. Elle est capricieuse, mais déterminé et féroce. Comment lui reprocher son caprice égoïste, alors que la reine est si exquise?

''J'ai bien peur de devoir encore une fois me confondre en excuse, mais il me sera impossible de venir faire moi-même mon rapport à chaque fois. Soyons réaliste, un noble conseiller de l'empereur ne peut pas partir en voyage aussi souvent. Cela éveillerait beaucoup trop les soupçons. J'ai oeuvré dans l'ombre pendant de très nombreuse années, vous pouvez me croire. Non, je le répète, il me sera impossible de venir à chaque fois. Je dois avouer, la situation me déplait, j'aurais aimé passer plus de temps ici avec vous ma reine. Vous savez vous faire très convaincante et mon coeur d'homme vibre à la seule pensé de sentir votre présence si proche... Mais... Mais si je devais quitter mon rôle souvent pour venir faire mes rapports, je ne vivrais surement pas assez longtemps pour vous revoir plus de deux fois...''

L'homme est clair. C'est une évidence. Pense-t-elle vraiment que les déplacements d'un membre influent de l'empire ne sont pas sous surveillance? Le simple fait de faire sois-même un rapport, reviens à pratiquement hurler que l'on est un espion. Les risques sont trop grands, les bénéfices trop petits. Se voir couper la tête est loin d'être un projet de l'homme.

''Je pense que je serais plus utile à ma reine si je reste en vie et donc je dois faire attention à ma couverture. Soyez rassuré, mon intendant est un homme de confiance, mon petit cousin. Un jeune homme fort charmant. Il saura faire le pont quand il me sera impossible de venir ici.''

Quelques instants plus tard, la reine se trouvait sur les genoux de l'être, lui susurrant des mots doux à l'oreille. Ainsi donc elle a craqué pour Abel? Les paroles de miel de la Lettre sont efficaces certes, son rôle est évidemment de la séduire pour gagner des faveurs. Cependant, malgré les années d'observation, l'homme apprend à l'instant que l'amour d'Abel n'est peut-être pas à sens unique. La reine à un faible pour ce dernier, un faible qu'elle transporte depuis quelques années il semble. Le choix du Venari s'impose encore plus comme étant le meilleur. Savoir choisir une cible est une chose, mais la situation actuelle relevait du miracle pur et simple.

L'homme sourit intérieurement, c'est une tragédie est l'idée qui lui traverse l'esprit. Le pauvre Abel est mort, seul ses souvenirs persistent, seul son visage. Son visage qui est devenu un masque, ses souvenirs une armure, tout ça pour les ambitions de l'homme qui se cache dessous, lui, la Lettre. Triste? Peut-être, ou peut-être pas. Après tout, Abel est vraiment mort sur cette ile, mort loin de son aimé, sans jamais savoir que cela est peut-être partagé. Cependant, ses souvenirs continuent d'exister à l'intérieur du Venari et à travers lui, la possibilité de vivre ses rêves à un point que le Lord ne peut même s'imaginer. Peut-être que l'action de l'être s'apparente plus à un cadeau qu'à autre chose en fin de compte. Une tragédie certes, mais jusqu'à quel point?

L'être n'est pas au bout de ses peines, c'est certain. Lui qui normalement la verve facile ne sait pourtant pas quoi répondre à la reine. Les souvenirs d'Abel son confus, sa personnalité le force à s'emballer. Qu'aurais fait le Venari à sa place? À bien y penser, le Venari ne se met jamais dans de telles situations en temps que lui-même. Que faire dans pareille situation? S'en retourner à une réaction typiquement Abel ou agir comme la Lettre qui se cache véritablement sous cette apparence?

Le coeur d'Abel semble vouloir exploser, que faire, que dire? Soudainement, un léger bruissement attire son attention aiguisé de chasseur, des pas. Les futurs arrivants sont aux nombres de trois en jugeant par le bruit étouffé. Les serviteurs qui apportent le repas, évidemment. Le temps est compté, il l'a toujours été. Son sang bat ses tempes. L'homme aime ce genre de pression. L'inéluctable est sur le point de se produire. Rien de mieux pour forcer un esprit brumeux à travailler. Pourquoi chercher une réponse dans ses songes impies, alors que la réponse apparait aussi claire et limpide qu'un ciel d'été? Ah! Les mots n'ont pas toujours lieux d'être! Un peu d'audace ne peut certainement pas tuer.

L'audace ne tue certes pas, mais l'amour le peut-il? Ses mains ne tremble plus, sa prise se raffermit. Le tic tac de sa montre semble devenir furieux, fiévreux. Oui, le temps à la fièvre, mais l'homme ne l'entend pas. Le monde, non son monde se détraque. Subtilement, minutieusement l'être l'attire à lui. Guidé part le souffle chaud de la femme, l'armure de l'homme se brise. Sa respiration se cale sur la sienne, leurs poitrines se soulèvent à l'unisson comme mue par une seule et même volonté. Un regard volé sur les lèvres de sa reine. Ses lèvres rouges pleines des promesses onctueuses d'un avenir d'éternité. Ses lèvres...

Détruis d'amour, crucifiés d'espoirs assassins, Abel plonge son regard dans celui de sa reine aux mains étoilées de nuit. Son coeur s'ouvre et de sa plaie naissent des univers brulant de vision. L'homme veut se noyer dans cet océan de désir silencieux et ne jamais en ressortir. Le temps déchire sa raison, l'espace se referme sur eux, sans un bruit, sans un mot. Puis... Un baisé lumineux dévoré à l'ombre de l'enfer, l'être déplie l'extase, mais resserre son étreinte.

Son être tout entier vibre, occis des flammes dévorante de son amour, son coeur, se consume dans une tempête de cendres dorées. Un brasier qui enfle et qui enfle sans fin, balayant la solitude de son âme presque éteinte jusqu'à ce qu'il n'y est plus rien. Puis. porté par une promesse d'or, renait inexorablement de ce néant dans un sursaut de splendeur. Au-delà de cet instant éphémères, rien d'autre n'existe.

Les serviteurs entre dans la pièce à l'instant où leurs lèvres se séparent, laissant un trou béant dans la poitrine du Lord. Le tic tac caractéristique de sa montre est à nouveau audible. Le temps arrêté, reprend son cours, c'est inéluctable. Et pourtant, pourtant... Le lord ne peut s'empêcher de ressentir un violent pincement au coeur maintenant que cet instant est terminé. Peut-on aimer à ce point? Abel est vraiment un être plein de surprise, réalise alors l'homme.

L'homme réalise aussi quelque chose d'autre. Ce dernier ne sait pas encore quoi dire. Les souvenirs d'Abel sont forts et l'écrase. Cet instant d'extase est le plus fort jamais vécu par un être investie. Reprendre un contrôle parfait sur cette personnalité est loin d'être difficile pour lui, mais plus compliqué qu'à l'ordinaire. Une fois de plus, le Venari sourit de l'intérieur, cette reine à un effet puissant sur ses sujets, c'est indéniable. L'homme comprend, lui aussi connait une personne qui occupe son esprit au grand complet. Lui aussi...

''Ma reine... Je mmh... Les serviteurs sont l'a avec le repas.''


La situation ne permet rien de plus frivole, même ses mots simples et indicatifs de la situation semblent vide de sens après l'émotion rapide qui l'a dévoré.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Mer 14 Aoû - 11:30

Malgré le fait que j'aurais aimé que le Lord Abel reste à mes côtés, je ne pouvais m'empêcher de penser que ce qu'il disait faisait du sens. Il n'y avait pas de place pour les caprices de la Reine que je suis et je me devais de respecter son choix même si cela était difficile. Je ne pouvais pas mettre en péril la couverture de ce charmant de peur de le perdre réellement. Je ne pouvais me passer de son sourire, sa politesse et surtout son sens des bonnes manières. J'étais toujours accroupie sur ses cuisses et je le regardais passionnément. Tout en le serrant dans bras, je lui fis un sourire avant de continuer ce que je lui disais.

« - Qu'il en soit ainsi alors, je ne pourrais prendre le risque de vous perdre. »

Je sentais la prise d'Abel se resserrer autour de moi, comme un désir qui s'embrasait en lui, qui lui permettait de se libérer de tous ces sentiments qui jusqu'à présent n'avaient été que vagues et sans buts. Mes lèvres proches des siennes semblaient l'appeller, lui ordonner de les coller aux miennes. La pression me montait jusqu'à la tête, comme un appel au secours, une nécessité pour m'aider à m'épanouir, m'échapper de l'enfer que j'ai vécu. Il m'apportait un confort que je n'avais jamais eu auparavant.

À l'instant où nos lèvres se sont touchés, j'ai senti comme une décharge électrique me parcourir, mais qui n'était pas douloureuse, plutôt comme un sentiment de bien-être, ce sentiment qui faisait que l'on savait ne plus pouvoir se séparer d'une personne, et bien je crois avoir trouvé cet homme pouvant faire battre mon coeur qui pourtant n'avait jamais senti ce pincement qui faisait que l'on ne pouvait pas s'en aller, un besoin de rester près de la personne que l'on aime. Un instant magique qui ne faisait qu'amplifier les émotions partagées par nos deux êtres.

Les bruits de pas des serviteurs se faisaient de plus en plus près, quelle déception, j'aurais aimé pouvoir prolongé ce moment de passion simultané et si confortable. Je croisais le regard d'Abel une dernière fois avant de me lever tranquillement après que le repas fut arrivé dans la salle. Ce pincement douloureux au coeur suite à cette séparation plutôt désagréable, me faisait croire en un avenir meilleur.

« - Je vous comprends parfaitement mon Lord, s'il en va de votre sécurité alors je tiens à vous dire qu'il faudra me faire un rapport au deux mois, venant de votre part sinon vous m'enverrez un messager par mois afin de limiter les contacts et qu'il n'y ai aucune chance de se faire découvrir. »

J'avais repris place sur mon siège avec une élégance sans pareil, mes mouvements plus fluides qu'ils ne l'étaient, semblaient insignifiants aux côtés d'un tel événement. Il n'y avait point de temps à perdre afin d'établir une stratégie viable pouvant fonctionner sans que cela ne mette en péril la vie du Lord ou la mienne, je ne pouvais imaginer qu'il puisse y avoir un si fort lien qui nous unissait, malgré que tout cela soit survenu si rapidement. Il en allait presque de la folie d'une reine cherchant son roi, mes caprices jusqu'ici avaient toujours été justifiés, mais je ne pouvais contrôler l'envie d'avoir Abel à mes côtés et en sécurité, plutôt que dans la tanière de ce monstre qu'est Aliester.

Je regardais les serviteurs s'affairer à déposer le dîner sur la table plus près du Lord et à poser la cruche m'étant destinée à ma portée afin que je puisse me servir moi-même si besoin, ils étaient bien au courant que je ne voulais pas les garder ici plus longtemps étant donné que c'était une réunion de la plus haute importance. Rien de ce qui se dirait pendant ce repas ne devait être entendu par les domestiques par souci de confidentialité, on se savait jamais quand il y aurait un intru parmi ceux-ci ou même parmi la garde.

Je vis la plus jeune des trois esquisser un sourire avant de quitter la salle. Je croisais son regard de façon sévère afin qu'elle n'ébruite aucune rumeur pouvant souvent être faussée par le bouche à oreille, son hochement de tête me fit comprendre qu'elle avait saisi l'obligation de se taire, sinon elle savait qu'elle serait punie et enfermée, ce n'était pas toujours rose au palais, je me devais de me faire respecter et de faire en sorte que mes serviteurs m'étaient fidèles.

Il ne fallait pas me mettre en colère, c'étais une chose qui était immédiatement acquise quand on entrait dans le service de chambre ou dans ce cas-ci afin de satisfaire les moindres besoins de mon cher ami. Mon sourire se fit des plus grands quand je posais mes yeux sur ce dernier. J'étais maintenant prête à écouter ce qu'il avait à me dire, portant la coupe, qui avait déjà été versée, à mes lèvres qui se teintèrent d'une jolie couleur vermeille. Essuyant ce qu'il avait dessus ces dernières du bout le langue, je commençais à bien me plaire de la présence de ce charmant homme.

« - Je dois vous dire, maintenant que nous sommes seuls, que j'apprécie énormément que vous soyiez à mes côtés en ce moment et que je profiterais au maximum du temps que je pourrais passer avec vous mon cher Lord. Vous ne pouvez me refuser cela, puisque vous devrez partir bientôt. J'en suis consciente et je suis prête à faire ce sacrifice afin que nous puissions avoir la victoire de notre côté. »

La tristesse pouvait quand même se lire sur mon visage et ce n'était pas évident de prononcer ces mots qui sonnaient faux à mes oreilles, comme si je n'étais pas honnête avec moi-même, ce qui était réellement le cas, je ne voulais pas me séparer de lui. Je souhaitais ressentir ces émotions tous les jours qui viendraient et que nous pourrions passer ensemble.

« - Nous devrons donc déterminer d'avance quand vous viendrez me voir, afin que je sache exactement quand vous serez de retour ici, afin que je fasse préparer une chambre en conséquence. Ainsi je pourrais attendre votre retour en étant alerte au moindre détail qui pourrait échapper à beaucoup d'autres. Je serais toujours disponible quand vous arriverez et rien ne pourra m'empêcher de passer du temps avec vous. »

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Jeu 22 Aoû - 21:15

À l'expression de la Reine, il est clair que cette dernière a compris l'ampleur du danger et par la même occasion, accepter les faits véritables comme ils le sont. Le danger est trop grand, le jeu n'en vaut simplement pas la chandelle. Affirmation encore plus véridique si on ne prend pas en considération qu'en fait, cet homme devant elle n'est pas vraiment Abel, mais bien quelqu'un de beaucoup plus fort et habile, une personne qui n'a absolument rien à craindre de se faire découvrir. Pourquoi donc? Il faut être réaliste, les Venaris commencent leur entraînement à l'âge de dix ans et le termine prêt de quinze ans plus tard sur Cyres, une île sur laquelle le temps lui-même à cesser d'exister. Un entraînements qui dure une vie d'homme entière. L'homme ne pèche certainement pas par excès de confiance, les Venaris sont franchement des créatures effroyables. Non, la Lettre n’a rien à craindre des hommes d'Aliester, mais pour Abel, la situation est bien différente... Abel n'est qu'un homme.

Mais la n'est pas la question, la réalité rattrape l'homme telle la tempête déferlant sur les côtes d'Ansil. La reine est toujours sur lui et la situation peut basculer d'une seconde à l'autre. Il est d'un naturel gênant de se retrouver dans pareille position au milieu de ses employé de maisons, avec un vieil ami disparut depuis dix ans. Dans un palais, les rumeurs se transmettent plus rapidement que la peste bubonique, dans une basse ville, possédant des égouts à ciel ouvert et trente fois sa population maximale.

La Lettre n'a cependant pas à expliquer ce fait à son interlocutrice, cette dernière le sait très bien et c'est avec un regret clairement partagé que cette dernière se relève. D'un rapide regard, la reine observe durement une servante, l'homme ce fait-tout sourire. Un soupçon de menace ne fait jamais de mal à ses employés. Une main de fer dans un gant de velours, voilà ce qu'est la reine. Un nouveau bon point pour cette dernière. À vrai dire, le Venari doit avouer apprécier de plus en plus son interlocutrice et cela n’a rien à voir avec les souvenirs de son rôle. À une autre époque, dans une autre situation peut-être...

'' Excuser mon manque de tact ma reine, mais croyez-moi je sais reconnaître un espion quand j'en vois un, vous n'avez pas grand-chose à craindre de cette demoiselle. ''

La conversation reprend étrangement, après l’événement qui la précède, la plus part des mots semblent vide de sens pour une raison ou une autre. Un événement éphémère qui d'un seul coup change complètement la nature de leur relation. La situation est des plus concasse, considérant que les sentiments entretenus par Abel toutes ses années sont en fait partager. Quelle ironie? Ce genre d'ironie que seul un écrivain de la trempe de l'homme sait apprécier à sa juste valeur.

Aux paroles de la femme, le Venari constate avec plaisir qu'Abel rougit. L'être constate aussi la difficulté qui semble nouer la langue de la reine. Cette dernière est triste, c'est un fait indéniable. La Lettre n'y peut pas grand chose, si le corps n'a aucun secret pour lui, les émotions appartiennent à tout autre champ d'action qui n'est pas le sien. De toute manière, l'homme est pragmatique et sait pertinemment que c'est un mal nécessaire. Abel ne peut rester, c'est aussi un fait, tous deux ont déjà fait le tour de la question.

L'homme porte la coupe as ses lèvres pour irriguer sa gorge sèche, Abel aussi est bien triste, l'assèchement de la bouche et de la gorge en est un bon signe. L'être dépose donc la coupe sur la table en portant un regard vide vers la nourriture, la faim se fait ressentir et pourtant, son estomac est noué. Un autre signe évident. Puis soudainement, l'homme dégrise légèrement et rit de bon cœur aux paroles de la reine.

'' Vous savez ma reine, je me contenterais d'une paillasse et d'un simple toit de chaume si besoin! Je ne vois aucun problème à vous avertir d'avance lorsque je pourrais venir, mais ne préparez rien pour moi, un banc de parc pourrait même très bien faire l'affaire! Je n'es aucune valise, n'y rien qui m'appartiennent sinon ce que je porte actuellement, je ne saurais même pas que faire d'un placard! Alors, imaginez avec une pièce complète! ''

Abel offrit un nouveau sourire à son interlocutrice, un sourire à la fois charmant et quelque peu gêné.

'' Sachez aussi que votre proposition me touche beaucoup... Ce serait un honneur et un bonheur de pouvoir passer du temps avec vous... J'ai passé la première partie de ma vie à vous admirer de loin, puis un quart à vous croire morte et puis un autre quart à l'autre bout du monde, sachant que vous étiez en vie. Depuis toujours j'imagine cette rencontre et maintenant que je suis ici, je dois avouer que je ne sais plus quoi dire. C'est étrange non? ''

Son visage exprime un incroyable mélange de contritions et de joie.

'' Bref. Veillez m'excuser, mais je dois... ''

L'homme prit une bouchée de la nourriture se trouvant face à lui, une bouchée plutôt titanesque à tout bien considéré. L'être toussote un peu et prend une nouvelle gorgée de vin.

''Après un tel voyage... Une chose est certaine, votre personnel de cuisine est tout à fait remarquable! Du poisson séché, du poisson salé, du poisson bouilli et même du poisson cru, voilà tout ce que nous mangions dans les îles. Oui donc... ''

Un nouveau sourire gêné.

''Assez parlé de poisson! J'ai beau avoir des yeux partout, rien ne vaut une histoire racontée par son auteur en personne! Comment avez-vous fait? '' Dis l'homme en désignant la pièce d'un grand geste théâtrale.

'' Tout ceci, en moins de dix ans et sous ne nez d'Aliester! C'est franchement incroyable. Je sais bien que vous recevez de l'aide de la part des magiciens d'Occei et même que les instructeurs de votre armée ont appris l'art de la guerre à Daoloth. La crème de la crème quoi! Mais c'est tout de même plutôt impressionnant, ce Fortin et même cette ville... Je ne suis pas un expert en gestion, mais le travail nécessaire qui a dû être généré pour en arriver à ce résultat, alors même que vous êtes en guerre ouverte en territoire ennemie! Et sans le Soleil Noir d'Ansil, rien de moins! ''

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Dernière édition par A. le Mer 30 Oct - 16:23, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Ven 23 Aoû - 17:45

En tant que Reine, je ne pouvais me permettre d'agir comme bon me semblait sur ce cas présent étant donné que cela nous donnerais un avantage face à l'empire qui a ruiné ma vie. Je me devais d'approuver ce que le Lord me proposait afin de pouvoir le revoir un jour. Je dirigeais mon royaume en étant à la fois douce et sévère, je ne pouvais me permettre d'avoir des traîtres parmi mon équipe de domestiques.

« - Je le sais, mais elle va passer le message à ceux qui ont vu la scène, en fait cette jeune femme m'est plus dévouée que n'importe quel autre serviteur. Je lui ai sauvé la vie avant que les Hurleurs ne la découpe en morceaux. Depuis, elle m'a toujours été reconnaissante et s'acharne à être au courant de tous les bruits qui courent dans le Fortin afin que je puisse savoir qui aurait pensé à me trahir. »

J'aimais voir le rouge se peindre sur les joues du Lord, tout en sachant que cela me liait la langue puisque je ne pouvais laisser mon coeur parler, je me devais de rester sérieuse puisque nous discutions d'un sujet concernant l'avenir de tous. Un avenir qui pourrait un jour être beau et beaucoup moins aggressif, un règne où il n'y aurait point de noirceur dans le coeur du prochain empereur, mais puisque j'étais la légitime héritière ce serait une Impératrice de grand calibre ayant vécu dans la terreur de ne pouvoir revoir le jour et pourtant j'étais là pour en parler.

Je portais ma coupe à mes lèvres exactement au même moment que lui sans même m'en apercevoir. Je lui fis un sourire à faire craquer n'importe qui.

« - Vous savez qu'il est hors de question que je vous laisse dormir sur une paillasse ou même un banc de parc, pour moi c'est inconcevable. Dans ce cas-ci vous aurez au moins une chambre avec un lit si vous n'avez pas besoin de commodes pour des vêtements, mais je ne puis accepter que vous refusiez l'hospitalité que je vous offre. »

Je plongeais mon regard dans le sien tout en essayant de rester calme et de ne pas retourner auprès de lui comme avant que le repas n'arrive.

« - Je vous comprends parfaitement sur ce point, puisque de mon côté il se produit la même chose sauf que pendant mon emprisonnement j'avais à peine le temps de penser, mais j'aurais aimé pouvoir vous connaître mieux à ce moment-là. »

Je le regardais manger et cela me fit sourire de voir à quel point il pouvait avoir faim, mais c'était compréhensible s'il n'avait pas beaucoup mangé lors de sa traversée jusqu'ici. J'étais même fière de savoir que la cuisine de mes serviteurs étaient excellentes, une fois que cette réunion serait terminée j'irais à la cuisine pour les féliciter. Ils avaient atteint les attentes que j'avais eues et cela se produisait rarement puisqu'il était rare que je recevais des humains dans la salle du trône, souvent ils étaient invités à changer de pièce pour aller manger, mais pour cette occasion j'avais fait une exception puisque je voulais être avec lui le plus possible avant qu'il quitte pour l'empire.

« - Il est vrai que cela doit faire toute une différence de goût face aux îles, du poisson, vous deviez être exaspéré de ne manger que ça. »

Maintenant, il voulait savoir comment j'avais réussi à faire cela, même si je n'y avait pas réellement participé.

« - En fait, je n'étais pas au courant à propos du Grand Fortin avant qu'on ne me libère de ma prison. On m'y a emmené une fois secourue. C'est Nathaniel qui est venu me chercher alors que j'étais dans une crise. Plusieurs personnes n'ont pu accepté cet acte de trahison envers mon père qui était un bon Empereur, mais cet Aliester est tout venu gâcher parce qu'on ne voulait pas briser le Grand Pacte. Ces gens ont eu tout le temps qu'il voulait afin de préparer mon évasion ainsi qu'une place forte afin que nous puissions partir en guerre une fois que je serais monté sur le trône de cette base-ci. Après que je sois arrivée, on m'a accueuillie avec chaleur et on m'avait emmenée dans cette salle afin que je fasse mon discours digne de l'Impératrice que je suis réellement, un évènement éprouvant, je vous le dis. »

Je pris une pause afin de boire une autre fois une bonne gorgée afin d'irriguer ma gorge sèche à force de parler.

« - Donc, quand je suis arrivée ici, les forces avaient déjà été entraînées à l'insu du paria qui usurpe le trône de l'empire. On m'a demander de redonner au peuple le bien-être qu'il avait avant que tout ne soit dévasté par l'armée d'un homme qui n'avait pas droit. Si seulement vous saviez à quel point ces gens sont courageux et pleins de bonnes volontés pour le faire tomber de ce règne. J'ai conclu l'alliance avec les magiciens d'Occei afin que nous puissions avoir une ligne de défense supérieure à celle que nous avions, seulement une muraille et une petite armée qui ne cesse de grossir. J'en suis ravie en fait que nous ayions réussi à faire cela avec l'absence du Soleil Noir. Les humains travaillaient le jour et une fois la nuit tombée il y avait une rotation et nous Nosphéras prenions la relève. »

Je regardais Abel tout en souriant lui tirant le bout de ma langue pour qu'elle dépasse à peine mes lèvres.

« - Et vous qu'avez-vous à me dire concernant votre mission dans les îles? »

Je posais mon menton dans le creux de la paume de ma main droite tout en continuant de lui sourire, me languissant du prochain baiser qui unirait nos lèvres.

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On dit que le temps guérit les blessures, mais rien ne peux empêcher que les blessures auxquelles j'ai du faire face ne sont pas des illusions qui partent avec le temps. La vengeance de ma famille ne sera complète que lorsque Aliester sera mort et que j'aurais retrouvé mon vrai rôle.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Mer 30 Oct - 23:20

D'un sourire à un geste, d'un geste gracieux à un nouveau sourire charmeur, le pas est donné pour une danse de séduction. Comment en est-on arrivé à cela? L'homme n'en sait rien, mais cela semble si naturel, le charme entraîne le charme et d'une telle connivence ne peut naître que l'exaltation. L'Exaltation des émotions et des sentiments, cette réponse positive de l'esprit qui d'un soubresaut déclenche une douce et plaisante réaction du corps. Ou est-ce l'inverse? L'homme est médecin, mais à quoi bon raisonner pareille chose, la pratique n'est-elle pas toujours plus intense et agréable que la théorie? Un enseignement clair des Venaris, n'y a-t-il rien de mieux que la pratique?

Que ce soit l'homme véritable ou Abel, une chose est certaine, la reine sait comment faire naître l'amusement chez lui. Évidemment, bien que la réflexion sur le banc de parc n'est pas tout à fait fausse, cela ne c'est jamais vu dans l'histoire, qu'un souverain, laisse dormir un de ses conseillés ou de proches collaborateurs, dehors sur de simples bancs. Il faut cependant l'avouer, rien n'est à l'abri d'un début! Étant une Lettre, l'homme sait pertinemment que le manque de référence n'épargne pas le commencement de traditions étranges. Après tout, ne faut-il pas une première fois à chaque chose? En vérité, le seigneur Nathaniel semble être un heureux candidat pour commencer cette merveilleuse, bien que froide, tradition.

D'un point de vue tout à fait opposé à la biologie et à la logique simple, les paroles de la reine semblent plus nutritives que la nourriture elle-même. Malgré sa faim, l'homme laisse donc son plat de côté pour se sustenter des mots de son interlocutrice. Bien sûr, le Grand Fortin s'est construit sans elle, point fort intéressant d'ailleurs. Aliester a encore une tête sur les épaules malgré son opposition claire aux Venaris. Aliester possède encore une tête malgré ses idées franchement aux antipodes de ceux des Lettres. Comment diable l'Alliance, aussi organiser et équipé puisse-t-elle être, à-t-elle réussie à construire ce fortin en plein territoire impérial? Une question d'une importance capitale s'il en est. Personne ne semble s'être jamais posé la question mis à part les Lettres et les Vénaris eux-mêmes. Quel est le secret de l'Alliance? L'espoir? Non, l'espoir est un puissant moteur, mais il est trop abstrait dans pareille situation. Un Fortin ne se construit pas d'espoir en territoire ennemi. De plus, l'homme sait que l'armée d'Aliester est beaucoup plus grande et mieux équipée. Alors pourquoi? L'être sait aussi que la reine ne peut l'éclairer sur la question, absente à ce moment de l'histoire, elle ne peut le savoir. Une question qui pour le moment demeure sans réponse. Il faut creuser pour trouver la vérité.

Le discours, touchant c'est un fait, approche de la fin. L'homme ne peut s'empêcher d'admirer la femme se trouvant devant lui. Cette dernière est passée par plus d'épreuves qu'il n'en faut pour forger quelqu'un, d'ailleurs cette dernière en a même gardé des cicatrices évidentes. Sans l'intervention d'Aliester Crow, Katerina aurait peut-être même été une meilleure souveraine que son père.

'' Ne vous en faites pas ma reine, j'ai vu le courage dont les hommes, crucifié d'espoir, sont capables d'accomplir. Comme je vous en fis la remarque plus tôt, personne mis as part vous n'aurais été en mesure de donner autant de force à un peuple. Même si vous n'étiez pas présente, c'est pour vous qu'ils ont construit ce Fortin. C'est aussi en votre nom que cette alliance a été forgée. Vous les avez inspirés, vous nous avez tous inspirés. Sans vous, nous ne serions pas ici aujourd'hui. Sans vous, nous ne serions pas à la porte d'Aliester. ''

Bien qu'imagés, les faits étaient les faits. Sans elle, l'Alliance n'aurait jamais atteint un tel niveau de notoriété. Le simple fait d'avoir obtenu quelque chose du roi-dieu Solaris, était en soi un événement historique.

'' Occei, pays du feu, a été fondé juste après la signature du Grand Pacte, par des hommes, non désireux de se joindre au pacte, mais pas assez fou pour rejoindre Ushiu et bloquer a l'extérieur de Daoloth par leur choix envers le roi-dieu Solaris. Quand nous regardons les faits comme il le sont, ils seraient évidents de dire que les gens d'Occei n'aiment pas beaucoup les Nosphéras et pourtant! Et pourtant, les mages de feu d'Occei sont maintenant avec vous. Ma reine, vous n'avez pas besoin de plus de preuve, vous êtes bien loin d'être ordinaire. Vous êtes l'inertie qui changera ce monde. ''

L'homme prend une nouvelle bouchée, plus petite cette fois, dans son plat.

''Maintenant... ''

La Lettre s'essuie légèrement la bouche sur la serviette prévue à cet effet.

'' Je ne pense pas que le mot mission soit bien adapté, puisque je ne travaillais pour personne, pas même pour l'Alliance... ''

Un étrange sourire flotte sur ses lèvres.

'' Non, ce n'était pas une mission, mais bien une vendetta. J'ai bien peur de ne pas être bien noble, au départ j'ai entrepris le voyage par pure vengeance. L'Alliance n'existait pas encore, je vous croyais morte et j'avais à ma portée le monstre qui avait ouvert les portes... Je n'ai pas hésité une seule seconde. J'ai vécu la vie de l'homme que je détestais le plus au monde juste après Aliester. Puis, en secret, avec au départ des esclaves humains, puis avec des Nosphéras fidèles à votre père, j'ai créé la Main. Mon réseau d'espion et d'assassin. Pendant dix ans, j'ai peaufiné la Main. J'ai fait assassiner de nombreux impériaux qui nous avaient trahis. J'ai aussi déstabilisé l'économie des îles. Pendant dix ans, j'ai forcé l'Empire à se battre sur deux fronts. Contre moi en mer et contre vous sur terre. Pendant dix ans en secret, j'ai tenté par tous les moyens à mettre une incroyable pression sur l'Empire et je crois.... Je crois que je ne me suis pas mal débrouillé. Après tout, sans cette pression dans les îles, il est fort probable que la situation sur terre aurait été différente. ''

Une gorgée de vin.

'' Non, j'ai bien peur de ne pas avoir fait cela par pure noblesse... Pendant dix ans, j'ai étendu mon réseau à l'extérieur des îles. Pas un pays ne possède aucun agent de la Main. Mes yeux se sont étendus de la mer à la terre. En toute vérité, même l'Alliance est truffée de mes espions. C'est ainsi que j'ai appris que vous étiez toujours en vie. À partir de ce jour, j'ai rêvé de revenir, mais je ne le pouvais pas. J'étais convaincu que j'étais beaucoup plus utile dans les Îles que n'importe ou ailleurs. De plus, l'Alliance avait vu le jour sans moi et pour tous, Abel était mort depuis très très longtemps. À quoi bon jouer au revenant? Dans les îles mon secret était bien gardé, j'étais beaucoup plus en sécurité si on me prenait pour mort! Du moins, je me croyais en sécurité... ''

L'homme pince légèrement les lèvres, définitivement frustré par un détail.

'' Mais un jour j'ai été moi-même trahi. Je déléguais trop de tâche, occupé à travailler l'expansion du réseau plutôt qu'à gérer moi-même la pression des îles. Le temps que je m'aperçois qu'on m'avait vendu, un navire avec à son bord la jeune princesse impériale Malice et les Ailes Écarlates, était déjà en route. La princesse pour mettre de l'ordre dans les affaires de l'Empire et l'assassin pour mettre un terme à ma vie, évidemment. ''

Sa langue claque dans son palais, nouveau signe d'agacement.

'' Nous avions toujours pensé que les Ailes Écarlates étaient une légende. Malgré la grandeur de la Main et la justesse de mes informations, Aliester avait quand même un as caché dans sa manche. Déjà, même sans l'assassin, j'aurais eu du mal à me cacher de Malice Crow. En toute honnêteté, j'ai toujours cru qu'elle n'était qu'une enfant capricieuse, mais en vérité... Seigneur... Rien ne lui échappe. Aliester n'aurait pas pu trouver meilleure représentante. Une semaine, en une petite semaine, tous mes méfaits étaient à jours, chiffre et preuve à l'appui. Le jour d'après, les Ailes Écarlates étaient à ma porte. ''

Ses épaules s'affaissent légèrement, mais son regard devient dur.

'' Les légendes ont toujours un fond de vérité. Mais la légende ne rend pas justice à son habileté. J'ai... Survécu. Mais seulement parce que je savais que quelqu'un viendrait. Après tout, Aliester n'aurait pas envoyé une armée tuer un ancien fidèle. Un assassinat discret était le choix évident. Cependant... Ma survie a eu des répercussions plutôt désagréables. Cette nuit-là, Arak est mort, mais pas Abel. Mon vrai visage venait d'être montré et le travail de Malice risquait de dévoiler plusieurs de mes agents... ''

Une franche dose de tristesse et de désespoir peint son visage.

''Rester dans les îles et imposter un autre noble était impensable. Ma vie dans les îles venait de prendre fin. J'ai fui, rejoint la côte et suis resté dans une cache pendant plusieurs jours. De cet endroit je fus en mesure de reprendre contrôle de la Main. Puis l'information tomba comme une épée de Damoclès. La branche du réseau dans les îles avait presque été entièrement détruite. Si je n'avais pas fui, je serais mort moi aussi. Mes hommes... Plusieurs de mes hommes sont morts pour rien, simplement parce que j'ai laissé à d'autres des tâches que je pouvais très bien faire moi-même... En temps de guerre, nous parlons toujours en terme de perte acceptable. Dans ce cas, la perte d'une trentaine d'hommes n'est rien comparativement au millier qui compose la Main, mais... Mais c'était mon erreur, mes hommes, mes amis. Nous connaissons tous les risques, la guerre reste la guerre, mais... Voilà... Bref... J'ai donc informé la Main de mon intention de vous rejoindre et... ''

Une ultime gorgée de vin.

'' Et me voilà. Bien que je n'agis plus par vengeance, pas depuis que je vous sais en vie, en toute franchise, j'en est bien peur ma reine, je ne suis pas aussi noble que vous. Pendant dix ans j'ai été animé par la vengeance et bien que cette époque soit révolue, je me devais d'être honnête avec vous. Je ne suis peut-être pas aussi noble que vos conseillés, je ne suis peut-être pas un grand général militaire, je ne suis pas le chef de l'une des douze armé de l'Alliance, mais je pense, du moins j'espère, pouvoir reprendre ma place auprès de vous, la place que votre père m'avait donnée. Je me dois donc de récidiver et de mettre mon réseau en valeur. Nous ne sommes pas une armée, mais nous sommes légions. Caché dans l'ombre, nous observons, et d'un simple mouvement de lame, sans un bruit, nous mettons fin à des conflits. Nous ne sommes pas très nobles, mais nous sommes vifs et efficaces. Nous sommes tel un murmure, faible et effacé en apparence, mais don la caresse à plus d'impacte qu'un coup de marteau. Dans ma jeunesse. j'ai toujours été le mouton noir du conseil... ''

L'ombre sur son visage se lève et un franc sourire éclaire ses yeux.

'' Et croyez-moi, je le suis encore! Autrefois je vous aidais en secret et maintenant, je vous offre mes secrets pour vous aider. Une telle ironie... ''

Fit l'homme, le regard plongé dans les yeux de sa reine, un léger, très léger sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: Un nouvel allié (PV A. le magnifique)   Ven 17 Jan - 14:35

Je me souvenais à quel point toutes ses épreuves à travers lesquelles j'étais passées avaient eu un but, celui d'un soulèvement, d'une rébellion. Grâce aux disciples que j'ai gagné sans même le savoir, j'étais devenue une martyre. Un modèle qui pour eux avait été la raison de cette révolte, Aliester était allé trop loin dans sa soif de pouvoir et maintenant le peuple réclamait vengeance. Là était né l'espoir, celui de vaincre le tyran qui avait occit le trône à mon père, qui l'avait tué devant mes yeux, sans que je puisse en changer le destin.

Je revins sur terre, fixant mon regard dans celui d'Abel, si doux, si calmant. Ma respiration repris un cours normal et je redevins sereine.

«- S'il fallait simplement que vous puissiez comprendre à quel point je suis fière de tous ces évènements, autant ma captivité que l'élévation de ce Fortin, j'aimerais moi-même comprendre ce qui a pu se produire alors que j'étais enfermée, cela restera sans doute un mystère pour aussi longtemps que je vivrais, je suis fière de ce peuple qui se serre les coudes afin de pouvoir mettre un terme à la folie de l'empereur, bien qu'il ne mérite pas ce titre c'est ce qu'il est malheureusement.»

Je l'écoutais parler tout en prenant soin de bien comprendre chaque mot franchissant ses lèvres. L'entendre faire des éloges sur la grandeur de mon pouvoir alors que j'étais enfermée était rassurant et me permettait ainsi d'avoir une plus grande confiance en mes subordonnés qui avaient tout sacrifié afin de pouvoir me faire sortir de ce trou duquel j'étais prisonnière. J'étais satisfaite de comprendre pourquoi Nathaniel s'était si vite attaché à moi, l'espoir, je suis la flamme qui anime maintenant bien des coeurs. Je suis celle qui triomphera, celle qui vaincra grâce à eux, j'allais pouvoir obtenir ce qui me revenait de droit. Le trône d'Ansil m'avait été destiné et on me l'avait enlevé injustement, seulement pour le désir de tuerie d'un homme qui se croyait plus haut que nous.

Il se rendrait bien vite compte que n'importe quel homme peut tomber quand son ennemi possède la volonté. Bien évidemment, on m'avait cru morte, mais sans confirmation l'espoir des gens grandissait, ceux-ci souhaitaient que je puisse leur revenir, encore plus forte et déterminée que jamais.

Entendre Abel me raconter ainsi ce qui lui était arrivé, me tourmentais, car je n'avais rien pu faire afin de pouvoir lui faire signe de vie. Je me sentais à la fois coupable et impuissante, rares ont été les occasions où je me sentais vide de sens. Le combat qu'il avait mené contre l'empire prouvait sa loyauté envers moi, cela m'attristais de savoir qu'il devrait bientôt partir afin d'infiltrer leurs rangs, position dans laquelle je ne pourrais que le voir très peu souvent. En mon for intérieur, j'espérais qu'il ne se ferait pas démasquer, si c'était le cas alors, je devais déjà préparer une solution afin de le faire sortir de là rapidement. J'étais accrochée à ses paroles, car ces informations étaient cruciales, voire même d'une très haute importance.
Il me parlait maintenant des Ailes Écarlates, j'avais déjà entendu ce nom, mais je ne me souvenais plus de qui il s'agissait, je l'ai probablement entendu alors que j'étais enfermée, sans plus.

«- Mais sachez mon cher Abel, que tout cela est arrivé afin que l'on puisse en arriver à se rencontrer après tout ce temps. En brisant la branche sur l'île, l'empereur a commis une erreur, celle de m'éliminer, moi, alors que j'étais enfermée, il aurait eu tout le temps qu'il voulait, mais n'en a rien fait. Il a contribué lui-même à sa chute, sachant qu'un jour l'on viendrait me secourir alors qu'il s'y attendrait le moins. »

Je souris tout en le regardant franchement.

«- Au diable la noblesse! Ce n'est pas elle qui vous a gardé en vie, mais bien votre espoir, comme je vous connais, je sais qu'en vous flotte plus de noblesse que dans la majorité des coeurs de mes conseillers. Vous aviez un but, votre soif de vengeance qui avec le temps s'est muée en désir de me revoir, un objectif qui faisait que vous seriez ici avec moi, alors que l'empire entame sa chute. Nous sommes puissants, nous avons la force, nous avons l'envie de retrouver une vie normale. Vous avez la Main, j'ai l'Alliance et les mages de feu d'Occei, nous sommes finalement prêts à triompher, il nous suffit seulement de prendre le temps de bien tout analyser, afin de frapper alors qu'il sera au plus faible de sa puissance. Nous devons réussir à éloigner les Ailes Écarlates et Malice afin de pouvoir s'en prendre directement à l'empereur.»

Je fis une pause afin de reprendre mon souffle, pour ensuite continuer mon discours si éloquent.

«- La trahison dont vous avez été victime n'est que le début, c'est pour cela que nous devons trouver les espions venus de l'empire qui se trouvent parmi nous. Nous devons les punir publiquement afin qu'Aliester comprenne enfin à qui il a affaire. Nous ne sommes plus ses pantins, nous sommes les marionnetistes. Certes nous n,avons plus les îles pour le déstabiliser, mais il y a toujours Ushiu, Occei, Daoloth, ce dernier à condition que le roi-dieu veuille bien nous aider, même s'il l'a probablement déjà fait. »

Je mis fin à ces mots tout en affichant un air de triomphe qui passa comme un éclair à travers mes yeux.

«- Sachez que je vais faire tout en mon pouvoir afin de vous faciliter la tâche que vous vous êtes attribuée. Nous ferons en sorte que les contacts soient réduits et nous trouverons un moyen de communiquer de façon secrète, même sans que vous ayiez à sortir d'Ansil, nous les aurons et éventuellement, je reprendrais mon trône.»

Mon regard plongé dans le sien dans une charmante harmonie de nos sourires. J'avais enfin obtenu un élément clé afin de pouvoir arriver à mes fins et j'allais faire en sorte que tous nos efforts ne soient pas gâchés par une tierce personne. Nous serons les seuls à savoir quand, où et comment, nous allions nous contacter, je ne pouvais me risquer à subir une trahison, cela serait probablement une erreur qui pourrait se révéler fatale dans nos rangs. Ma conscience ne pourrait être tranquille tant que je ne saurais pas comment nous allions élaborer ce plan qui ne devrait qu'être réservé à Abel et moi, nous allions être les maîtres de la danse et nous menerons nos troupes d'une poigne de fer, tout en vérifiant qu'il n'y ai pas de traîtres parmi mes citoyens.

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