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 Les textes sont immortels tant que l'on y prête attention.

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MessageSujet: Les textes sont immortels tant que l'on y prête attention.   Mer 6 Mar - 19:29

Je vais poster ici de cours textes ou poème que j'ai écrit moi-même. J'espère qu'ils vous plairont autant qu'il me plait à les écrire. Je vous inviterai aussi à laisser vos commentaires et impressions si vous en avez!

Texte simple:

Le Don


Si le savoir est source de pouvoir, alors l'ignorance sera mon cadeau, mon don, pour ce monde. Ainsi donc je commencerai par éradiquer toutes formes de science. S'ensuivra le meurtre par les flammes de chacune des grandes bibliothèques. Je poignarderai même jusqu'à l'ultime lettre noircie du dernier des parchemins antédiluviens. Je pourchasserai un à un tous les érudits et savant pour ensuite les immoler et faire d'eux des exemples de martyr. Je plongerai dans l'abysse même l'esprit des hommes pour en occire les connaissances immémorial de la tradition orale. Et lorsqu'il ne restera plus rien, lorsque l'espoir aura quitté le coeur des Hommes pour n'être remplacer que par un néant de ténèbres et de méprise, dans ma magnanimité je m'avancerais en sauveur à la limite de leur conscience prisonnière. Tel un rai de lumière chassant l'ombre d'une terreur viscérale qui leur dévore les entrailles, j'ouvrirai leur yeux devenu aveugle et sans plus, je m'imposerai en seigneur et maître. Alors, les masses ignares lèveront leurs yeux avides vers moi et d'un murmure ils m'appelleront Dieu et pour la première, la seule et la dernière fois de leur misérable et insipide existence, ils n'auront pas tort.


Nouvelle littéraire:

Le Corbeau de glace


On ne le connaît pas. Les passants le considèrent d’un œil aveugle. Si les gens le remarquaient, tout serait bien différent.

l est né à Oran et y a vécu tout au long de sa vie. Il ne lui est jamais venu à l’esprit de voyager. Son amour pour cette ville provient de son enfance. Alors qu’il entrait dans la petite école, il remarqua aussitôt la différence de comportement entre lui et ses camarades. Ainsi, pendant qu’il s’affairait à éjointer les oiseaux, les enfants étouffaient des exclamations dégoûtées. Ces derniers semblaient heureux comme des petits lapins sautillant dans l’herbe verte de la jeunesse. Or, lorsque le responsable proposait des activités, le petit garçon qu’il était restait inflexiblement sombre. Il était occupé à résoudre un imbroglio causé par deux de ses pensionnaires lorsqu’il reçut l’appel. Il prit soigneusement le combiné noir posé au mur et le plaça près de sa bouche rongée par un mal silencieux. Il prit le temps d’écouter son interlocuteur sans pour autant lui répondre. Mais, n’étant pas très enclin à écouter une personne complètement hystérique, il posa lentement le combiné sur son appui. Mais avant qu’il eût raccroché, il put entendre la voix nasillarde vociférer à l’autre bout du fil. Une fois le combiné muet, un long soupir rongea le silence troublant de la pièce. La peste. Chemin faisant, il ne put s’empêcher de sourire. Il perdit ce sourire lorsqu’il poussa la porte de l’épicier. Sa réaction s’apparentait à celle d’une hyène affamée, charognarde et flanquée d’un rictus méprisant, mais ce jour-là, tout cela lui semblait bien normal. Le lendemain, sa journée fut bien différente. Trois nouveaux clients arrivèrent, grelottants. En tant qu’hôte renommé, il s’empressa de fournir à ces derniers de quoi les réchauffer. Ils furent rassurés lorsqu’il prit le temps de prouver sa maestria. Une fois leurs chambres attitrées il trotta jusqu’aux lourdes portes du domaine. Lorsque le maire vint s’adresser à la population fébrile, il expliqua que le fléau devrait être enrayé d’ici quelques jours. Un murmure secoua la foule. Selon l’homme aux traits sombres situé à l’écart de la foule, l’isolat qu’ils étaient devenus était bénéfique pour tous et rien n’aurait la force de séparer sa nouvelle communauté. Lorsqu’il s’en retourna, douze nouveaux clients l’attendaient près des grilles, immolés par le froid brûlant de son domaine. Les jours passèrent. Plus d’une centaine de visages inconnus vinrent cogner à sa porte. Selon son livre, tout portait à croire que le maire s’était trompé, tout porte à croire que le maire est mort. Des nuages noirs planent sur Oran. Le voile sombre de la peste nous étouffe de plus en plus. Bientôt, il nous aura englouti. En tout cas, c’est ce que le maire lui a chuchoté dans un soupir ce matin alors qu’il déposait soigneusement un linceul sur son corps froid. On ne le connaît pas. Les passants le considèrent d’un œil aveugle. Si les gens le remarquaient, tout serait bien différent. Il vient de déposer sa plume. Son œuvre sera enfin partagée avec autres que ses pensionnaires. Demain, il ira vendre son livret à l’épicier, friand de lecture, qui y voit fantaisie d’un soudain poète. Les choses vont très bien pour sa petite entreprise. Maintenant, lorsqu’une âme avertie le croise dans le couloir silencieux qu’est devenu la rue, il est reconnu. Après tant d’années d’oubli, une main lente mais implacable ouvre les yeux de tous et désigne inlassablement celui qui a tant peiné pour attirer vers lui-même le plus anodin des regards. Il est fossoyeur.

Personne ne connaît son nom.

Pour tous, il est «Le corbeau de glace».


P.S. Ceci n'est pas une autobiographie ><


Poème:

L'ange


L'oeil safran du dragon transpercé de vie
Fixe froidement celle qui s'envole en nuée
Au-delà des palais éphémères de cendres dorées
Rejoindre son amant aux mains étoilées de nuit

Près d'elle, un ange enivré d'humanité
Hurle des océans de folie silencieuse
Ses regards millénaires orbitent les promesses onctueuses
D'un départ pavé d'or et d'éternité

Larmes lunaires qui s'émiettent sur ces corps offerts
Détruits d'amour, crucifiés d'espoirs assassins
Tel un blanc reflet sur l'encre des noirs desseins
Un baiser lumineux dévoré à l'ombre de l'enfer

Il déplie l'extase, mais resserre son étreinte
Lorsque de sa plaie naissent les univers brûlant de visions
Au sein desquels le temps et l'espace déchirent la raison
Et bercent la solitude des âmes presque éteintes


La nuit tombe


Un Ciel S’Assombrit...
Et Revêt Manteau De Nuit.
Un Ciel S'Assombrit...
Et Sombre Dans L’Oublie.

La Noirceur À Naquit...
Dans L’Ivresse De La Folie.
La Noirceur À Naquit...
Au Coeur De L’Ennemi.

La Fleur Flétrie...
Faces Aux Ténèbres Infini.
La Fleur Flétrie...
Sous Le Fardeau De Sa Vie.

Rongé Par Des Songes Impies...
La Fleur Pleur Sa Vie.
Rongé Par Des Songes Impies...
Elle Se Demande Ce Qu'elle Fait Encore Ici.

Ou Est La Place D'Une Fleur Flétri?
Dans Cet Univers Complet Et Fini ...
Ou Est La Place D'Une Fleur Flétri?
Dans Un Monde Qui Sans Elle Resplendi...

Est-Il Temps De Partir D'Ici?
Pour Une Fleur Sans Vie...
Est-Il Temps De Partir D'Ici?
Pour Quelqu'un Qui Ne Tien Plus À La Vie...

Pour Celle Qui Fait Fit.
De Voir Que Sa Vie Vaut Autant Que Celle D’Autrui...
Pour Celle Qui Fait Fit.
Cruel Est La Vie..

Elle S’affaiblit...
La Fleur Qui Veut Mourir Ainsi.
Elle S’affaiblit.
À Se Laisser Rongé Par Ses Songes Impies.

Pour Celle Qui A Jamais Ne Vit...
La Lumière de Sa Vie.
Pour Celle Qui A Jamais Ne Vit...
Que Même La Nuit La Lumière N'était Pas Banni.

Pour Qui Peut À Peut Perd L’Espoir De Vie.
Vivre À La Lumière N'est Pas Interdit.
Pour Qui Peut À Peut Perd L’Espoir De Vie.
Sachez Que même Pour Une Fleur Flétri

La Lune Peut Éclairer La Plus Sombre Des Nuits.

_________________
/l、
(゚、 。 7
 l、 ~ヽ
 じしf_,)ノ



La seule foi qui peut vaincre, est celle qui ne s'arrête point devant les sacrifices.
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