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 Quand la fin n'est que le début... (Privé Z. Seulement et A. si voulu)

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MessageSujet: Quand la fin n'est que le début... (Privé Z. Seulement et A. si voulu)    Mer 16 Oct - 1:39

J'avais cinq ans la première fois. L'air était lourd. Je courais sur un sol mou et humide. Je sentais cette terre coller à la plante de mes pieds. Je sentais plus que je voyais, la boue, voler autour. Je ne me souviens pas de ce qu'il y avait autour de moi, enfin pas vraiment... Je respirais avec difficulté, il fessait humide dehors. Mes souvenirs sont confus. Quelque chose coulait sur mes joues. De la boue, des larmes, du sang, ou tout cela à la fois? Peut-être. Je ne sais pas, je ne sais plus.

J'étais jeune la première fois. Les ombres dans mon dos, menaçantes. Elles gagnaient du terrain, si vite. Une terreur noire dans la quelle je me noyait. Je suffoquait. L'effort étant grand pour mon frêle corps. La puanteur, de ma peur et de ma crasse me suivait comme ces ombres d'horreurs. Et puis, une autre chose. Le froid, mordant. Terrible. Ma peau hérissé et secoué de frissons. Et toujours le même choc dans mes talons. La vibration du pas dans mes os. Comme le trémolo de la course.

Et puis... J'étais trop jeune enfant, la première fois. Et puis, le souffle court. Sifflant. Mourant. Une fatigue. Mes jambes ne portant plus rien. Et puis... La chute. Le bruit mou de mes genoux dans la boue collante. Et toujours, toujours le bruit.  Le sabot martelant le sol. Le bruit de la mort. La cadence du point final éternellement étirer dans une suspension sans fin. Ces trois petits points. Présage de la chute, de la fin. Et puis le calme, enivrant. D'une âme fessant corps avec le temps.

J'étais trop jeune la première fois. Quand l'espoir me quitta. Ne laissant que l'esquif vide, se jetant contre les brisants. Quand le vacarme environnant devint bruit blanc. Quand la survie devint inutile. Quand mon animal sauvage fut acculer et mâter. Quand la haine, me pris dans son étreinte. Quand mes mains tremblèrent devant mon sein. Quand les leurs, vinrent à moi. Quand le rire, pris le sens, de honnir. Quand folie pris un autre sens que maladie. Quand l'enfant, marcha sur l'étroite ligne de papier entre existence et démence.

Je n'étais qu'un nourrisson quand je les vis autour de moi. Égorgeant et tuant une bassecour. Crachant sur les uns, piétinant les autres. Arrachant l'or de la vie avec leur dents sales. Vomissant leur fiel à la face d'un indifférent ciel, vide. Le nourrisson avait cru être la cible. Mais à présent, le néant de son être semblait repousser les ténèbres loin de lui. Il sentait l'instant étrangement suspendu. Était-ce cela la mort?

Tout voir et tout sentir sans le vivre? Où était la lumière blanche, les chants de joie, les mains tendues, le parfum de fleurs, les... L'éclair le frappant! Douleur dans son crâne. Il vivait. Constat plate et morne. Décevant cru t'il. Puis, sonné, son instinct le poussant sous une charrette non-loin. Il se terra. Et se fut ensuite l'enfilade des heures et des minutes. Parmi les cris, ceux des mourants, des suppliciés, les supplications des femmes violés, les pleurs des enfants pétrifier. Au sol, se répandant tout autour, membres couper, vêtements déchirer, torches enflammés et tout ce sang. Luisant et lent, se répandant et teintant le sol de son enivrant parfum.

Fasciner le nouveau-né, regarda la vie jaillir de ces fontaines. Admira chaque goutte éclaboussé la toile de son existence. Il y goûta, le toucha et ne fit qu'un avec lui. Il devint le sang. Camouflage inusité s'il en ait. Il devint éponge, se gorgeant de tout ce que ses sens percevait ou pas. Il fut baigner de la mélopée de mort. Ce bal funeste, fut pour lui un départ nouveau. Une nouvelle naissance lui qui fut le fils de quelqu'un devint le rejeton de la mort.

Il était un tout jeune enfant de cinq lorsque la faucheuse disparu. C'est dans ce silence qu'il fut trouver. Errant sans parler, son regard gris terne, changeant sans rythme ou logique. Fouillant les cadavres pourrissant se nourrissant de pain rassis et de viande de chien putréfier. Un spectre hantant les reliques d'une caravane Occeyenne. Un orphelin de plus dans un pays de souffre et de douleur. De feu et de destruction. Dans le berceau de la blessure de la terre mère.

Il, je ne pouvait présager de la suite de mes jours dans ces instants. Vivre chaque jour après l'autre attendant... Attendant rien d'autre que la prochaine attaque, le prochain massacre. Puis ils me trouvèrent. Draper de capes larges, silencieux comme les serpents, leste comme les lézards de mon pays natal. Vicieux et dangereux comme les démons à cheval ayant tuer et détruit mon univers d'enfant. Porteur de masque immaculés aux expressions figés. Je les vis avancer sournoisement de loin et m'éclipsai comme le vent se meurt d'un coup, une fois le soleil coucher.

Et c'est sous cette pluie de cendre, que je les vis avancer vers ma cachette sans hésité. Sans même ralentir, lorsque le premier des démons surgit d'une faille tout près. J'en vis un lever la main attraper la tête du démon et l'enfoncer de ses paumes sans aucuns efforts! Sans même le regarder ou ralentir. Puis je vis les yeux bleu, foncés me fixer, moi. Alors que j'étais sûr d'être cacher. Mais cela était vain.

Il savait. Pendant que les autres se battaient en silence, avec pour seul accompagnement, les bruit d'os disloquer et les bruits mous de corps s'affalant au sol. Lui. Lui il venait à moi. Comment définir? Toute peur était morte la fatidique nuit du massacre. Ne laissant que la pulsion de survie. Alors, je sortis de mon trou sous la carriole. Et fessait face, les yeux triste et vide. Son masque blanc me souriait, avec un sadisme cruel.

La mort était là pour moi. Pour me cueillir. Du moins le croyais-je du haut de mes cinq ans. Mais la pensée ainsi formuler est une circonvolution d'adulte, dans mon esprit d'enfant ce fut beaucoup plus simple et cru. Moi aussi je verserai par ma bouche une jolie fontaine rouge, comme les femmes et les enfants de ma caravane, de mon univers.

Puis la vue de la silhouette au masque blanc fut remplacer par un grand monstre informe à tête d'insecte et au corps couvert d'écailles de poissons. Il était hideux et chuintait comme un diable. Puis tout ce que je vit fut une main traversant le torse de la bête de cauchemar. Et je sentis un brouillard ferreux et salé me fouetter le visage et les yeux. Je les fermai un instant. Puis les rouvris ne pouvant réprimer ma main de les frotter.

Pendant que le sang frais gouttait de mon front à mes joues et des mes joues à ma bouche ouverte et que l'élixir de vie, éveillait sur mes papilles milles nuances de mort. Je sentis le contact d'un linge de soie blanche sur mon visage. Je levais les yeux pour voir, la silhouette encapuchonner éponger le liquide poisseux et collant de mon faciès fatigué. Lorsque la main gantée, se dirigea vers le masque et commença de le soulever, je perdit connaissance.

Je ne me sentis pas toucher le sol. Entrouvrant une dernière fois mes paupières, je vis les derniers monstres mourir aux mains nus des compagnons de celui qui me tenait dans ses bras. Je quittai le sol de mes pieds. Et me laissai bercer par les pas cadencés de mon porteur...

Mon tout premier sourire de mémoire d'enfant fut pour le lambrissage de mon lit de baldaquin en noyer. Puis, mêmes ces souvenirs devinrent des chimères dans mon esprit. Ainsi fus-je apporter sur des berges silencieuses...

_________________
No victory without suffering, no freedom without sacrifice!

Mon thème

                                 

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